ville de genève

  • Genève : Les projets de budgets du canton et des communes sont connus

    Imprimer

    bulle.jpgRoutines parlementaires et rhétoriques

    Dans notre bon vieux calendrier républicain, aujourd'hui est le jour de la quatrième fête sans-culotte, la fête de l'Opinion (ce qui nous autoriser à donner la nôtre). Et mercredi, on sera le premier jour de l'automne. Une jolie saison, l'automne, avec de jolies couleurs de feuilles sur les arbres. Ou sous les arbres. Parce qu'elles commencent à tomber, les feuilles. Et avec les feuilles, les projets de budgets. Le Grand Conseil a reçu celui du Conseil d'Etat pour le canton, le Conseil municipal celui du Conseil administratif pour la Ville. Et aujourd'hui, le Conseil municipal décidera d'entrer (ou non) en matière sur ce projet, et de le renvoyer (ou non) pour examen en commission des finances et dans les commissions spécialisées du Conseil. Il ne s'agira pas d'approuver (ou non) le projet de budget, il ne s'agira, pour le Conseil municipal, pour chacun de ses groupes, chacune et chacun de ses membres, que de condescendre à l'étudier (ou de s'y refuser). Ce débat d'entrée en matière pourrait donc être bref, puisqu'il ne s'agit que de faire notre boulot, de faire ce pour quoi nous avons été élu.e.s. (et sommes payés). Pour autant, le Conseil Municipal de LA Ville étant ce qu'il est, et ses groupes ce qu'ils sont, on se gratifiera sans doute d'un débat long et ennuyeux, consistant pour l'essentiel en une exposition de postures politiques et de routines  rhétoriques aux pieds de nos totems respectifs. Le PDC nous invoquera la "classe moyenne", l'UDC dénoncera l'immigration et le MCG les frontaliers, le PLR sanglotera sur la féminisation des noms de rues, le PS célébrera les municipalisations ("Vive la Commune", quoi...), les Verts les arbres et "Ensemble à Gauche" les droits acquis de la fonction publique. La routine, quoi...

    Lire la suite

  • Budgets publics  genevois : Tournis de la rigueur ?

    Imprimer

    droite-gauche.jpgOn vous parle d'un temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître : en 1983, les socialistes français, au pouvoir depuis deux ans, annoncent un changement de politique : on se pliera désormais aux cadres, aux règles, aux normes des équilibres économiques libéraux. On continuera à faire des réformes, sans doute, mais seulement si elles peuvent rentrer dans ces cadres, ces règles, ces normes. Et ce fut le début de la fin du PS français. Pas le début de la fin de la gauche au pouvoir, puisqu'elle s'y accrochera encore, mais le début de la fin d'un pouvoir de gauche, c'est-à-dire d'un pouvoir menant une politique de gauche sur les enjeux qui font le clivage entre la gauche et la droite. Une politique "progressiste" sur des enjeux sociétaux restait possible, elle ne l'était plus sur ce qui la différencie d'une politique de droite : la fiscalité, la redistribution, le service public, la propriété privée des moyens de production. Ce virage de 1983 en France, on l'appela le "tournant de la rigueur" (parce que "rigueur", ça sonne moins mal qu'"austérité"). A notre petit niveau local, municipal,  une gauche majoritaire opérera-t-elle lors des votes budgétaires semblable "tournant", avec pour conséquence même tournis ? A moins que... A moins qu'elle se décide à donner corps politique à sa belle proclamation, devenue rituelle, de l'indissociabilité de l'urgence climatique et de l'urgence sociale. Et se donne les moyens, politiques et financiers de les relever les deux.

    Lire la suite

  • Comptes 2020 de la Ville : quand la RFFA et la Covid sévissent

    Imprimer

    Capture d’écran 2021-04-20 232149.jpgLa pandémie et l'endémie

    Le Conseil administratif de Genève a transmis les comptes 2020 de la Ville au Conseil municipal. Et ils sont mauvais, mais on s'y attendait : la réforme fiscale RFFA est passée par là, suivie de la pandémie covidienne. Résultat : sur un budget de près de 1,2 milliards, un déficit de 47,1 millions de francs (au lieu des 29,8 millions prévus), réduit à 17,1 millions par un prélèvement sur la réserve conjoncturelle. Un déficit provoqué par des des revenus (taxes, redevances, loyers, billetterie) non perçus et par des dépenses extraordinaires liées à la crise sanitaire et à l'aide apportée aux victimes des mesures prises pour y répondre : la commune a fait le choix politique de répondre à l'urgence sociale, et de maintenir, et même de hausser un peu  le niveau des investissement (139,4 millions), et ces choix coûtent. Mais ne pas les faire aurait coûté sans doute plus encore, et aurait coûté à la population -or c'est par ses prestations à ses habitants qu'une commune se légitime auprès d'eux. En les maintenant, en les renforçant même auprès des habitants les plus précarisés, la Ville a assumé son rôle. Reste que pour pouvoir continuer à le faire, il va bien falloir résister aux tentations de la droite cantonale de la priver de plus de cent millions de rentrées fiscales (la taxe professionnelle, que la droite veut supprimer) et du canton de reporter sur elles et sur toutes les autres communes des charges dont il entend par contre rester maître de la définition. Et cela, ce n'est pas pandémique, mais endémique.

    Lire la suite

  • Un peu de soutien aux acteurs culturels genevois les plus fragiles

    Imprimer

    Capture d’écran 2020-12-14 040537.jpgDéconfinement budgétaire...

    "Pour la culture (...) l'argent est une chose, mais il ne faut pas négliger la souffrance induite par l'impossibilité de se produire sur scène", plaide la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga. A cette souffrance, qu'est-ce qu'une commune, fût-elle la deuxième ville de Suisse, peut apporter comme remède ? Elle ne peut pas, lors même qu'elle le voudrait, rouvrir les lieux qui ont été fermés sur décisions fédérales et cantonales : elle n'en a pas la compétence légale... Et donc, la commune fait ce qu'elle peut  : elle accorde des moyens, elle maintient ou accroît des subventions, elle maintient ou renforce des lignes budgétaires générales à disposition pour des soutiens ponctuels à la création et aux manifestations, elle facilite l'accès aux aides apportées par d'autres. C'est ce que la Ville de Genève va faire, grâce à un budget adopté samedi soir, et dans lequel nous (la gauche, parfois avec le soutien du MCG et du PDC) avons renforcé autant qu'on pouvait le faire le soutien aux secteurs, aux champs, aux formes d'expression les plus précarisés par la crise. En somme, nous avons un peu déconfiné financièrement l'espace culturel genevois. En attendant que les espaces culturels réels le soient : "Le monde du spectacle a été le premier confiné, il sera le dernier déconfiné", résume amèrement Jean Lhermier, directeur du Théâtre de Carouge...  Et son redémarrage, comme celui du monde musical, repose, outre les moyens que les collectivités publiques leur auront accordé,  sur la confiance du public dans l'absence de risques des contacts sociaux. Mais aussi sur un minimum de cohérence dans les prescriptions imposées par les autorités fédérales et cantonales : quelle acceptation de ces prescriptions peuvent-elles attendre de la population et des acteurs sociaux et culturels, quand elles alternent ou juxtaposent sans justification crédible confinements et déconfinements, autorisations et interdictions, ouvertures et fermetures ? qu'elles autorisent l'ouverture des centres commerciaux et des stations de ski (tire-fesses compris), mais pas celle des théâtres, des salles de cinéma et des salles de concert, alors qu'ils étaient de tous les espaces accessibles au public les plus respectueux des mesures de prévention de la contagion covidienne ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : budgets publics, Culture, Genève 0 commentaire
  • Fin de "législature municipale" : Ouf !

    Imprimer

    chute de mots.jpgUn nouveau Conseil municipal va entrer en fonction dans toutes les communes genevoises, le 2 juin. Et demain, le Conseil municipal de Genève élu il y a cinq ans tiendra sa dernière séance. Et rendra «hommage» à celles et ceux de ses membres qui ne se représentaient pas ou n'ont pas été réélus. Et aux Conseillères administratives et aux Conseillers administratifs qui ne se sont pas représentés. Et dont on va entendre chanter les louanges après avoir entendu le pire à leur sujet pendant cinq ans. Un grand bal des hypocrisies va s'ouvrir, les hommages vont pleuvoir sur la tête des partants comme la vérole sur le bas-clergé breton.  Quant au Conseil municipal qui tire sa révérence, on ne voit pas pourquoi on lui rendrait hommage. Parce que ses cinq ans de mandature ont été marquées par un fonctionnement si calamiteux qu'on n'a qu'une envie : les oublier. Et oublier la majorité de droite élargie, distendue, écartelée, qui y a sévi, en interrompant les débats par des motions d'ordre, en faisant procéder à des votes sans discussion, en suspendant les séances au prétexte que le Conseil administratif n'y assistait pas, et en prenant des décisions formellement ineptes et annulées ensuite par la surveillance cantonale des communes. Bref, on est bien contents de pouvoir tirer la chasse. Et de passer à autre chose. Et si possible à mieux.

    Lire la suite

  • Fin de "législature" municipale genevoise : Cohérence de la foirade

    Imprimer

    Bosch- nef des fous.jpgLa "législature" municipale genevoise se clôt donc comme elle a commencé et s'est poursuivie pendant cinq ans : dans la foirade. Le Conseil municipal de la capitale mondiale du monde mondial avait déjà produit une quarantaine de décisions annulées ou dévaluées par le bailli cantonal (à chaque fois pour des raisons formelles, puisque prises sans vérifier si elles étaient conformes au cadre légal...), il achève son mandat en bouquet final avec une session entière annulée avant même d'avoir pu commencer. Chapeau ! Chapeau du bailli, même, comme dans Guillaume Tell. D'ailleurs, il conviendra, pour la "législature" qui va s'ouvrir, de placer à l'entrée de la salle des séances un grand portrait du Conseiller d'Etat en charge des bailliages communaux, afin que nous ne puissions entrer dans les lieux de nos (d)ébats qu'en passant, humbles, sous lui. Il eût été en effet navrant qu'en ces temps de confinement, le respect de l'autorité se perdît.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : commune, Genève, Politique 0 commentaire
  • Elections municipales genevoises : ébauche d'un bilan des sortants

    Imprimer

    Mairie.jpgPoursuivre, renforcer, radicaliser

    On sait bien qu'une élection ne se joue jamais principalement sur le bilan des personnes ou des équipes sortantes, mais il n'est tout de même pas inutile de tenter d'en établir un, en raison ou au prétexte des élections municipales genevoises. Si, en Ville de Genève, le bilan du Conseil municipal est pour le moins incertain (la droite élargie, aléatoirement majoritaire, a voté d’un front commun des coupes budgétaires, s’attaquant aux prestations publiques et à la qualité de vie, et multiplié pour le surplus les votes sur des propositions illégales, cassées par le Bailli cantonal), on pourrait, si le funeste George Marchais n'avait utilisé cette expression pour porter un jugement sur l'Union Soviétique, estimer "globalement positif" le bilan du Conseil administratif -quoi qu'il en soit des comportements individuels de certains de ses membres. Tout n'a certes pas été fait de ce qui pouvait être fait, et de ce qui a été fait, tout n'est évidemment ni parfait, ni définitif. Il convient donc de poursuivre et de renforcer les efforts engagés, et s'agissant de la justice sociale et de l'urgence climatique, de les radicaliser. C'est pour cela que la gauche a besoin d'une double, voire d'une triple majorité : au Conseil municipal (où la droite élargie du PDC au MCG a été majoritaire pendant cinq ans), au Conseil administratif (où la gauche est majoritaire, et doit le rester -pour le moins), et au sein du peuple (où les majorités changent selon les objets). La Municipalité de gauche n'a pas fait la révolution ? elle ne le pouvait guère -et de toute façon une vraie révolution ne vient pas des gouvernements, ne fussent-ils que municipaux... Mais de n'avoir pas constaté la révolution ne justifie pas la résignation à la réaction...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 0 commentaire
  • Conseil municipal de la Ville de Genève : D'une majorité à l'autre...

    Imprimer

    balayeuse.jpg

    Ides de mars

    La majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève a refusé hier soir, avec obstination, les propositions de la gauche pour concrétiser la transition écologique (rénover les bâtiments, renforcer la mobilité douce, protéger les sols, replanter des arbres, favoriser des projets innovants par le fonds G’innove, etc.), et tout aussi systématiquement les propositions socialistes destinées à rendre plus transparents le financement des groupes politiques et la rétribution des élus au Conseil municipal, renforcer l'efficacité du fonctionnement même de cet illustre parlement et rationaliser l'octroi d'une aide sociale et le règlement des piscines... Et pourquoi diable cette majorité a-t-elle refusé des propositions qui relèvent pour les unes de l'urgence, pour d'autres de la logique, pour d'autres encore de l'urgence et de la logique ? La réponse est simple : parce que cette majorité est de droite (elle va du PDC au MCG en passant par l'UDC et le PLR). La nécessité d'une majorité de gauche ? Cette droite hétéroclite, distendue, incohérente, devrait à elle seule vous en convaincre...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 2 commentaires
  • Pour un nouveau millésime moins navrant que le précédent

    Imprimer

    ane-qui-rit.jpgBonne ânée

    Nous sommes le jour de la Fête des Rois dans le calendrier grégorien, celui de l'an nouveau dans le calendrier julien, celui de la marne (le 17 Nivôse) dans le calendrier républicain et celui de la Dormition de Jacques Vaché (le 9 Décervelage) dans le calendrier pataphysique. Qu'est ce que cela nous dit ? qu'ayant le choix de nos calendriers, nous avons celui de nos festivités et de nos références. Et de nos échéances, de nos agendas, des défis que nous avons à relever ? c'est plus incertain. Nous avons en tout cas une échéance électorale en tête -non qu'elle nous obsède, mais comme notre vision politique s'arrête à la Versoix (au-delà de quoi vivent les rupestres) et à la Seymaz (au-delà de quoi sévissent les racailles), cette échéance est celle des élections municipales genevoises.  "L'heure de vérité pour la politique genevoise" titrait la dernière "Tribune de Genève" de l'an désormais passé. Est-ce-à-dire que jusqu'à ces élections nous égrainions  des heures de mensonges ? C'est en tout cas dire qu'on peut espérer de l'année qui vient de s'ouvrir qu'elle soit politiquement moins navrante que celle dont le passage du temps nous a débarrassés...

    Lire la suite

  • D'une élection l'autre : dans six mois, les Municipales

    Imprimer

    Groupe PS municipal 2.jpg

    Groupons-nous et demain...

    Changement d'élections réjouit les militants : hier soir, en pleine cam pagne pour les élections fédérales, le Parti socialiste de la Ville de Genève a décidé en assemblée générale de sa liste pour les élections municipales du 15 mars 2020, conduite par Sami Kanaan et Christina Kitsos, que le parti présente au Conseil administratif : 47 candidates et candidats au Conseil municipal, présentés selon l'habituelle méthode socialiste, d'autant plus égalitaire qu'elle est le fruit du hasard : par ordre alphabétique à partir d'une lettre tirée au sort (cette fois, le "I"), femmes et hommes en alternance. Elles sont 20, ils sont 27. En décidant de sa liste pour les Municipales, le PS de la Ville de Genève a réaffirmé ses objectifs : "répondre aux défis de l'urgence sociale et climatique; pour cela, reconstruire une majorité de gauche au Conseil municipal et garder une majorité de l’Alternative au Conseil administratif".

    Lire la suite

  • Budget 2020 de la Ville de Genève : Le prix de la RFFA

    Imprimer

    rien.jpgLe Conseil administratif de la Ville de Genève propose au Conseil Municipal un projet de budget se soldant par un déficit net de 29,9 millions de francs. Pourquoi ce déficit ? Parce que les recettes de l'imposition des entreprises ont baissé de 33,8 millions. Et pourquoi ont-elles baissé ? A cause de la réforme cantonale de l'imposition des entreprise (RFFA), acceptée par le peuple en mai dernier (contre l'avis de la gauche). Le déficit toutefois a été anticipé, puisque la baisse des ressources fiscales, inhérentes à la RFFA, était prévue (c'était même l'une des raisons de notre opposition à cette réforme) : la Ville s'était dotée d'une "réserve conjoncturelle" lui permettant d'absorber en cinq ans les déficits prévus, en étant alimentée par les excédents des exercices budgétaires, tels que révélés par les comptes Des excédents qui pourraient certes être utilisés plus utilement que pour compenser les pertes fiscales provoquées par des réformes nuisibles, mais des excédents qui témoignent tout de même de la qualité de la gestion financière de la Municipalité. Ce qui n'empêche pas (les conneries continuent (à moins qu'il s'agisse de comique de répétition) la droite de refuser rituellement ces comptes. Un vote sans enjeu puisqu'au final, même refusés par la majorité de la commission des finances puis par le plénum du Conseil municipal, les comptes sont validés par le Conseil d'Etat à partir des critères habituels de tenue des comptes : la véracité et la sincérité. Pour le reste, comme l'a résumé une conseillère municipale PDC "le combat politique se mène lors du budget, pas lors des comptes". Ben ouais, mais mener un combat politique sur un enjeu politique, c'est sans doute trop difficile pour la majorité de droite du Conseil municipal de Piogre.

    Lire la suite

  • Le PS de la Ville de Genève a désigné son candidat et sa candidate à la Municipalité

    Imprimer

    candidats PS CA.jpgUn coup de deux

    Hier soir, le Parti socialiste de la Ville de Genève, qui dispose de deux des cinq sièges de l'Exécutif municipal, y a désigné son candidat (Sami Kanaan) et sa candidate (Christina Kitsos) à l'élection du printemps 2020. C'est le premier parti de gauche à le faire. Il avait le choix entre cinq candidatures à la candidature qui toutes ont été inscrites par celui et celles qui les posaient dans une volonté de r4econquête d'une majorité de gauche au Conseil Municipal, et de maintien de celle au Conseil administratif. Mais au-delà de cette double volonté de reconquête et de maintien, il y a, également partagée, celle de défendre d'abord, d'étendre ensuite, la capacité de la Ville de Genève à mener une politique différente, alternative, à celle du canton -c'est-à-dire de la majorité politique qui la détermine (pour l'essentiel). Le PS a joué hier soir un coup de deux qui n'abolit certes pas le hasard de toute élection, mais lui permet dès aujourd'hui d'entrer en campagne.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique, PS 0 commentaire
  • Frais professionnels des magistrats de la Ville de Genève : "Tous pourris (sauf moi)" ?

    Imprimer

    avuedenezilestcinqheures.jpgDernière nouvelle du front (on va faire semblant de croire que c'en est un) de la polémique sur les notes de frais des conseillers administratifs de la Ville de Genève : une procédure pénale est ouverte contre inconnu pour "gestion déloyale des intérêts publics" (cette procédure pénale suspend toute procédure disciplinaire), les bureaux de quatre Conseillers administratifs ont été perquisitionnés, le Conseil administratif a publié les notes de frais de tous ses membres depuis dix ans (y compris Manuel Tornare, Patrice Mugny et Pierre Maudet...) et le Conseil d'Etat annonce qu'il "sera transparent sur ses notes de frais". "Sera"... il ne l'était donc pas ? Enfin, ne boudons pas notre plaisir de constater que tout le petit monde politique genevois réclame désormais la transparence du financement des activités politiques. Même la droite ? même. On ne doute donc pas qu'elle finira par soutenir l'initiative populaire pour "plus de transparence dans la vie politique", que, comme le Conseil fédéral, elle rejette actuellement totalement...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Politique 2 commentaires
  • Rentrée scolaire à Genève, "ville sociale et solidaire" : Zavez demandé votre Carte de pauvre ?

    Imprimer

    Carte de pauvre.jpg

    C'est la rentrée scolaire. En Ville de Genève, les familles les moins friquées (2571 familles en 2016, pour 3838 enfants) reçoivent une modeste allocation de rentrée scolaire (130 francs par an par enfant à l'école primaire, 180 francs par enfant au Cycle d'Orientation). Cette allocation, la droite n'en voulait pas, la gauche l'avait imposée, la droite, donc la sabote : Au Conseil municipal, une majorité formée des élus du PDC, du PLR, de l'UDC et du MCG a décidé de ne plus la verser sous forme monétaire, par virement bancaire ou postal, mais de la faire distribuer sous forme de bons valables chez les commerçants de la Ville de Genève qui condescendent à les accepter. Manque de pot, la méthode choisie (les bons valables seulement dans des commerces de la Ville) pour réduire une allocation en aumône ne pouvait être appliquée : de l'avis de la Commission de la concurrence (COMCO), la restriction aux commerces de la Ville de Genève de la validité des bons (ou des cartes) que le Conseil municipal avait décidé de substituer aux versements était contraire au droit fédéral. Du coup, le prétexte du soutien aux commerces genevois, allégué par les auteurs de la modification du règlement relatif aux aides financières du service social, se retrouvait dissout dans sa propre insignifiance. Il ne reste donc comme motivation de cette modification que celle de bien faire comprendre aux bénéficiaires de ces aides en quel mépris on les tient.

     

    Lire la suite

  • Dulcis in fundo

    Imprimer

    Na!.JPGUne votation budgétaire annulée ? une autre s'annonce...

    Le vote municipal sur le budget de la Ville de Genève a donc été annulé, trois jours avant le scrutin, par la Cour constitutionnelle cantonale, sur demande de la droite municipale, not'bon Maire ayant trouvé utile de tripatouiller la brochure officielle de présentation de l'enjeu pour en faire un tract de campagne contre les coupes budgétaires opérées par la droite coagulée dans le projet de budget du Conseil administratif. Résultat : au moins 25'0000 habitantes et habitants de la Ville auront voté pour des pruneaux du Jeûne.  La commune tient donc là un bel argument pour récupérer le prix Genferei, indûment capté cette année par le canton. Mais patience, le vote populaire sur le budget municipal n'est que partie remise : la nouvelle procédure budgétaire municipale à Genève finit toujours par un vote populaire, puisqu'elle commence toujours par un refus de la droite de faire son boulot. On n'aura pas pu voter sur le budget 2017 ? On se rattrapera sur le budget 2018... Dulcis in fundo : le meilleur est pour la fin...

    Lire la suite

  • Coupes budgétaires en Ville de Genève : Non, non, non et non...

    Imprimer

    On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc.jpgPlus de 25'000 électrices et électeurs de la Ville de Genève (soit 20 % du corps électoral) ont déjà voté pour (il en faut, mais pas trop) ou contre (il en faut beaucoup plus) les coupes opérées dans le budget de la Ville, sans autre raison que le besoin pressant de manifester son existence, par la droite municipale coagulée (du PDC au MCG en passant par le PLR et l'UDC). Il vous reste deux jours pour envoyer votre bulletin de vote par la poste. Il vous restera ensuite le dimanche matin de dix heures à midi pour aller le déposer dans l'urne de votre local de vote. Et pour dire, en votant quatre fois NON aux quatre questions posées en Ville de Genève, qu'un budget municipal n'est pas un jeu à disposition de celles et ceux qui, n'en comprenant pas les règles et n'y voyant pas d'autre utilité que celle de leur offrir un moment de défoulement, le triturent sans autre projet politique que celui de dire à un exécutif municipal (élu par le peuple) qu'il n'est pas de leur goût... Comme critère de définition d'une politique budgétaire, on conviendra que c'est un peu sommaire.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Politique, votations 1 commentaire
  • Budget municipal genevois 2017 : Couper pour couper ?

    Imprimer

    bandeau budget.jpg

    Le 24 septembre, on votera à nouveau, en Ville de Genève, sur le budget municipal -plus précisément, sur les coupes que la droite coagulée (du PDC au MCG) a décider d'opérer dans un budget pourtant à l'équilibre (il dégage même un petit excédent de recettes). L'année dernière déjà cette droite s'était livrée à cet exercice. Et l'année dernière déjà, la gauche avait lancé un référendum contre la traduction budgétaire de cette pulsion sécatoriale. Et le peuple avait annulé les coupes opérées par la droite. Errare humanum est. Perseverare ? la droite a remis la compresse : coupes de droite, référendum de gauche, le peuple décidera. C'est la nouvelle procédure budgétaire en Ville de Genève : le Conseil municipal ne fait pas son boulot ou le fait mal, c'est au corps électoral d'y suppléer. Il y suppléera donc dans un mois. A moins que la droite réussisse à faire annuler (et reporter) la votation au prétexte que la brochure officielle de présentation de l'enjeu favorise la gauche référendaire au détriment de la droite raboteuse. Il ne reste à cette année budgétaire que quatre mois à vivre : le bon peuple se prononcera-t-il sur le budget de la Ville avant que soit totalement consumée l'année qu'il concerne ? Au fond, ce vote inutile serait la conclusion logique d'un processus qui aura vu une majorité inutile opérer des coupes budgétaires inutiles pour le seule raison de prouver qu'elle peut le faire.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Politique, votations 0 commentaire
  • Quatre référendums contre les coupes budgétaires en Ville de Genève : pour la cohérence du geste

    Imprimer

    Pina Bausch.jpgLes socialistes de la Ville de Genève et les Verts sont invités par leurs assemblées générales respectives à signer les quatre référendums lancés contre les coupes budgétaires opérées par la droite coagulée (PLR, PDC, UDC, MCG) dans le projet de budget du Conseil administratif, fin avril dernier*. Ce soutien des socialistes et des Verts à un quadruple référendum décidé par "Ensemble à Gauche" toute seule, sans consultation des autres formations de gauche du Conseil municipal (PS, Verts), ni des milieux culturels qui avaient été des acteurs déterminants du référendum lancé il y a un an contre les précédentes coupes budgétaires imposées par la droite coagulée, est logique : même si en l'occurrence l'arme référendaire n'est pas la plus efficace (si les référendums aboutissent, on ne votera qu'en novembre, un mois avant d'entrer dans un nouvel exercice budgétaire, ce qui relativise considérablement l'effet concret de l'exercice référendaire), elle n'exprime après tout que la même opposition que celle que les élues et élus socialistes au Conseil municipal avaient exprimée lors des débats d'avril, comme lors de ceux de l'année dernière. Un soutien pour la cohérence du geste d'opposition, en somme. Après quoi, les socialistes lanceront (nous en déciderons fin mai) des initiatives municipales pour ancrer dans la durée des allocations budgétaires auxquelles la droite a pour réflexe pavlovien de s'attaquer. Là encore, la cohérence du geste, et là encore, la sollicitation d'un arbitrage de la population, mais non plus sur le mode défensif propre aux référendums : sur le mode offensif, contenu dans la démarche même de l'initiative populaire.

    * le premier référendum est lancé contre une coupe linéaire de un million de francs (sur un budget de près de 1,2 milliard) sur les dépenses de fonctionnement de chaque département municipal (y compris celui du seul magistrat de droite, Guillaume Barazzone); le deuxième contre une coupe de 340'000 francs dans la solidarité internationale, le troisième contre une coupe de 963'000 francs dans l'encouragement à la culture, le quatrième contre une coupe de 150'000 francs dans le financement de l'allocation de rentrée scolaire, que la droite tente de transformer en aumône délivrée sous forme de bons en monnaie de singe. Le délai de récolte des signatures est au 19 juin : il en faut 4000 pour chaque référendum.

    Lire la suite

  • Politique sociale ou asociale du logement ?

    Imprimer

    masques.jpgLes masques tombent...

    Il faut remercier les gens qui nous font des cadeaux. Alors on remercie la droite municipale de nous en avoir fait hier soir deux, sous forme de propositions de démantèlement de la politique du logement menée par la commune. Peut-être même n'aurait-on pas dû les refuser, ces cadeaux politiques que nous faisait cette droite-là (sans le MCG). La première proposition voulait porter à 30 % (au lieu de 5 %)I la part des loyers libres dans le total des logements loués par la Ville. La seconde voulait confier à des régies privées la gestion de 10 % du parc immobilier de la Ville. Pouvait-on mieux dire qui la droite élargie défend, pour qui elle roule, ce qu'elle défend ? Et, a contrario, qui la gauche défend, pour qui elle se bat, et ce qu'elle défend ? Les masques tombent...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Logement, Politique 2 commentaires
  • Débat budgétaire tardif en Ville de Genève

    Imprimer

    tete réduite.jpgAccouchement d'indigence

    Le débat budgétaire devrait être le grand moment de l'année parlementaire. En Ville de Genève, cette année, il ne sera qu'un long moment de vacuité et d'ennui, clos par un vote sans plus aucune importance : ça ressemble à quoi, de voter (ou non) un budget annuel quatre mois après le début de l'année, huit mois après en avoir reçu le projet, et quatre mois avant de recevoir le projet de budget de l'année suivante ? ça ressemble au Conseil municipal de la Ville de Genève. Et à la politique d’équarrisseurs monomaniaques d'une majorité de droite dilatée jusqu'à l'extrême-droite, dont on va pouvoir mesurer (mais il va y falloir un microscope) la pertinence, la cohérence et l'intelligence dès ce soir, et peut-être, si on y prend goût, tous les soirs suivants jusqu'à la nuit de vendredi à samedi : le Conseil municipal de la Ville de Genève se réunit en séance extraordinaire pour approuver (ou non) le budget annuel de la commune. Plus de quatre mois après le début de l'exercice budgétaire : il fallait bien ce temps pour que la majorité de la commission des finances du parlement communal accouche de quelque chose. Quant à évaluer de quoi elle a accouché, un seul mot est requis : l'indigence...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Politique 0 commentaire