temps libre

  • « Pont » de l'Ascension : vers quoi ascendre ?

    Imprimer

    Demain, c'est férié. Après-demain, c'est un jour de pont entre un jour férié et le week-end. Une bonne partie d'entre vous, estimables lecteurs et lectrices, vont donc se mettre en congé, en vacance (du latin vacuum : vide). En congé de quoi, en vide de quoi ? De la réalité ? Ne rêvez pas (ou plutôt, rêvez à autre chose) : la réalité n'aura même pas besoin de vous rattraper, vous ne l'aurez pas quittée. A quoi, vers quoi, allons-nous ascendre ce jeudi ? Notre société institue des congés, des féries, des vacances, mais pas des temps de liberté à son égard. On se saisira tout de même, ici, de cette apparence de suspension de vos obligations pour vous asséner un prêche. De lui, au moins, vous pourrez faire ce que vous voudrez; de vous, c'est une autre histoire... 

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Politique 4 commentaires
  • ça sent les vacances...

    Imprimer

    Se refaire, se défaire...

    On prend donc des vacances. Des quoi ? La vacance, étymologiquement, c'est le vide, l'absence, le manque. Les vacances, depuis un siècle, c'est le moment accordé aux travailleurs pour se refaire -c'est dire que leur travail les avait défait... La vacance, c'est le manque ? On ne sait pas (on en doute...) si on va vous manquer, mais on sait déjà qu'il ne tient qu'à nous que nos vacances soient un moment de vacuité béate ou de liberté curieuse, et que nous ne serons finalement absents que de quelques lieux, de travail ou de militance, que nous hantons sans trop savoir si nous y servons à quelque chose et à quelqu'un.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Travail 0 commentaire
  • Six semaines de vacances pour tous : Travailler moins pour travailler mieux ?

    Imprimer

    Le 11 mars prochain, on votera (aussi) sur l'initiative populaire lancée par « Travail Suisse », et soutenue par l'ensemble des syndicats et des partis de gauche, pour l'introduction de six semaines de vacances annuelles. Nous soutenons cette initiative. Mais pas avec les précautions de langage prises par ses auteurs et ses principaux soutiens : nous ne la soutenons pas parce qu'elle ne « coûtera rien », ni pour «récompenser la productivité accrue des travailleurs», ni pour « travailler mieux en travaillant moins ».  Nous la soutenons parce qu'elle permettrait à celles et ceux à qui elle est destinée (même s'ils et elles ne sont pas tous les travailleurs et toutes les travailleuses, mais seulement les salarié-e-s) de, pendant quelques jours de plus, ne pas travailler pour d'autres.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Travail 1 commentaire