temps de travail

  • Réduction du temps de travail : On ne lâche rien. Même en vacances.

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    plage.jpg.jpgLes écoles sont en vacances. Et nous ? Nos agendas s'allègent, nos horaires se dissolvent, on peut se poser quelque part un verre à la main, sur une terrasse, au bord d'un chemin, sans portable à portée de main, sans rendez-vous urgent, sans séance de travail, de commission, de parlement. On peut -mais le fait-on ? C'est en tout cas le moment idéal, dans l'année, où parler du temps de travail et de sa réduction. Sans doute peut-on en parler à d'autres moments, en parler constamment même, et lasser nos interlocuteurs de notre parlure, mais là, ici et maintenant, on peut tout de même en parler sans autre enjeu que celui de rappeler quelques idées, quelques projets, quelques principes... ainsi aura-t-on fait des vacances, contre l'étymologie, autre chose qu'un vide. L'enjeu est toujours, s'agissant du temps de travail, le même : le réduire. On ne lâchera rien. Même en vacances.

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  • Réduction du temps de travail :  Ce-n'est-qu'un-début-continuons-le-combat !

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    Capture d’écran 2022-06-16 014040.jpgNous avions demandé par motion au Conseil municipal de Genève que le Conseil administratif ouvre des négociations sur le passage aux 32 heures de travail hebdomadaire pour la fonction publique municipale, sans aller plus loin dans la concrétisation de ce passage, laissant cette concrétisation à la négociation avec les syndicats et la commission du personnel de la Ville. Cette proposition a été refusée, quoique le Conseil municipal (comme le Conseil administratif) soit à majorité de gauche : les Verts ont voté contre, avec toute la droite, au prétexte qu'on ne pouvait opérer une réduction du temps de travail des seuls employés de la fonction publique municipale. Or c'est pour eux seuls que le Conseil municipal pouvait -et peut encore, puisque nous avons redéposé la proposition, opérer le passage aux 32 heures (ou aux 35 heures, ou à la semaine de quatre jour, comme on voudra). Ou le passage aux 38 semaines de congé parental. D'ailleurs, les Verts cantonaux ont inscrit  la semaine de 32 heures dans leur programme et les Verts municipaux ont soutenu le congé parental de 38 semaines. Toujours pour la fonction publique municipale -parce que nous n'avons pas le pouvoir de l'imposer au-delà :  nous ne pouvons en effet, en tant que parlements, agir que sur la fonction publique, et sur la part de cette fonction publique qui dépend du statut du personnel. Quelque regret que nous en cultivions, nous ne pouvons régir le temps de travail ou le congé parental de toute la population active de la Ville ou du canton, de la Suisse, de l'Europe, du monde ou de la galaxie, mais seulement de la part que la Ville ou le canton emploie, soit tout de même des milliers de personnes personnes, ce qui fait de la Ville de Genève l'un des principaux employeurs du canton et du canton le premier employeur... du canton . On commence par là où on peut commencer. Parce qu'en 2022 comme en 1918, l'important, c'est de commencer.  Pour finir là où on veut finir...

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  • Négocier les 32 heures...

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    temps de travail,32 heuresNi le droit à la paresse, ni travailler deux heures par jour...

    Nous allons, demain, au Conseil municipal de Genève, nous prononcer sur la proposition d'introduire la semaine de 32 heures dans le statut de la fonction publique municipale -ou plutôt, dans la formulation d'un amendement à cette proposition, de demander à l'exécutif municipal, le Conseil administratif, d'engager des négociations avec les syndicats sur cette réduction du temps de travail, sans aller plus en détail  dans sa concrétisation, la laissant précisément cette concrétisation à la négociation avec les syndicats et la commission du personnel de la Ville. Au fond, notre proposition est plus plus modérée, réformiste, pragmatique, empirique... bref, modeste et frustrante que celles du "droit à la paresse" de Paul Lafargue ou du "travailler deux heures par jours" du collectif Adret, proche du syndicat CFDT, dans les années septante du siècle dernier. Il est vrai que nous ne sommes que la Commune de Genève de 2022, pas la Commune de Paris de 1871 : nous ne proposons de faire qu'un petit pas que nous pouvons faire. 

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  • De la réduction du temps de travail en temps de crise

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    D'un mal, faire sortir un bien

    La Suisse a déjà la durée légale de travail la plus longue d'Europe (45 heures par semaine, limite qui n'en est pas vraiment une puisqu'on peut la dépasser, en la compensant), mais le patronat et la droite voudraient bien l'allonger encore et ont lancé fin 2018 une offensive pour "flexibiliser" le temps de travail, et remettre en question le compromis de 2015 plafonnant à 45 heures par semaine la durée légale du travail, sauf pour les salaires supérieurs à 120'000 francs et les branches couvertes par une convention collective. Le patronat voudrait passer d'une limite hebdomadaire à une limite annuelle pour tous les salariés exerçant une fonction dirigeante et les spécialistes disposant d'une large capacité de décision. L'Union suisse des arts et métiers (USAM, syndicat patronal des PME) demande que la durée hebdomadaire maximale du travail soit portée à 50 heures, voire 54 "dans certaines conditions"., en même temps que la règle des onze heures de repos entre deux période de travail soit assouplie, voire réduite à huit heures deux fois par semaine. Pour le dessert deux initiatives parlementaires, l'une du PDC l'autre du PLR, veulent élargir le nombre de salariés qui ne seraient plus soumis à l'obligation de saisir leur temps de travail pour définir leur salaire -histoire de ne pas payer la totalité du temps qu'ils y consacrent, ce que le télétravail, généralisé partout où c'était possible depuis le printemps pandémique de 2020, facilite aussi, de toute évidence... Quant à nous, on se demande maintenant, à l'inverse si la crise actuelle ne serait pas le bon moment pour ranimer la vieille revendication d'une réduction du temps de travail. Faire sortir d'un mal (la crise) un bien (la libération du temps) pourrait certes paraître cynique -mais au fond, n'est-ce pas tout bêtement de l'opportunisme pragmatique ?

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  • Les lieux et les temps changent...

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    Les lieux et les temps de production prennent des formes nouvelles, chacune de ces formes nouvelles devenant terrain nouveau de lutte, et produisant des formes nouvelles, ou redécouvrant des formes anciennes, de lutte. Le temps de production a dévoré le lieu de production, et s'y est substitué comme critère déterminant des rapports de production, et des choix économiques des forces de production.

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