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  • Energie : un paquet ficelé de bonnes intentions

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    Energie : un paquet ficelé de bonnes intentions

    Le 7 mars, le vote populaire fera un sort à une « loi sur l'énergie » largement approuvée au Grand Conseil par la droite et les Verts et dont on veut bien croire qu'elle part de bons sentiments, mais qui, à l'arrivée, fera payer l'assainissement énergétique des immeubles, et donc leur plus-value, non par les propriétaires mais par les locataires. Si le projet soumis au vote s'en tenait à ses objectifs proclamés (les économies d'énergie, le développement des énergies alternatives), le « oui » serait unanime. Mais à la question qui fâche (« qui paie » ?), le projet répond : pas les propriétaires, mais l'Etat et les locataires. La loi encourage les rénovations pour réduire la consommation de chauffage ? C'est très bien. Mais elle permet de répercuter le coût des travaux sur les loyers bon marché, les hausses pouvant atteindre jusqu'à 15 %, alors que les économies d'énergie permises par l'assainissement des immeubles pourront être utilisées par les propriétaires pour payer les travaux, au lieu d'être traduites par une baisse des charges pour les locataires...  Ce petit tour de passe-passe a été intégré dans la loi sur l'énergie, où les milieux immobiliers comptaient bien qu'il passe inaperçu. C'est raté, ça s'est vu, le paquet ficelé a été ouvert.

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  • Virer l'emmerdeur et garder les potiches ?

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    Eric Stauffer révoqué du Conseil d'administration des S.I. :
    Virer l'emmerdeur et garder les potiches ?


    Le Conseil d'administration des Services Industriels voulait sa tête, le Conseil d'Etat la lui donne : le gouvernement a décidé de révoquer Eric Stauffer de son mandat d'administrateurs des SIG, pour avoir " gravement manqué, et à de nombreuses reprises (...) à ses devoirs de confidentialité, de légalité, de diligence (...) de fidélité, de loyauté et de réserve ". Eric Stauffer était l'un des représentants du Grand Conseil au Conseil d'administration des SIG. Non pas le représentant de son parti, le MCG, mais le représentant du parlement cantonal. En le révoquant, c'est donc une décision et une représentation du parlement que le gouvernement révoque. On dira et pensera ce qu'on veut des méthodes du Conducator du MCG, mais l'épisode pose tout de même une question essentielle: à quoi peuvent bien servir les représentants d'un parlement dans des institutions ou des entreprises publiques si l'on exige d'eux qu'ils ferment leur gueule, et ne représentent plus le parlement dans l'institution mais l'institution au parlement et dans leur parti ?

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