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  • Action sociale d'urgence en Ville de Genève : Détournement de faits

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    bulle.jpgLors du vote du budget de la Ville de Genève pour 2021, le Conseil municipal a accepté de prélever sur un fonds (le fonds Zell) voué à soutenir financièrement l'action du Service social de la Ville en faveur des personnes âgées, 960'000 francs pour soutenir deux institutions (la Nouvelle Roseraie et Trajets). Les prestations des deux institutions ainsi soutenues étant principalement destinées aux personnes âgées, le prélèvement les finançant est parfaitement conforme à la mission du fonds. Et comme le soutien à ces deux institutions était auparavant assumé directement sur le budget de la Ville, le faire assumer par le fonds Zell a permis d'affecter, avec l'accord du Conseil municipal, une somme équivalente à l'action sociale d'urgence, et plus précisément à l'hébergement des sans-abris, sans péjorer le résultat final du budget, ce que le cadre cantonal imposé aux communes (mais que le canton se garde bien de s'imposer à lui-même) ne permet pas. Jusque là, pas de problème. Sauf qu'en temps de covid et de vacance politique (vacance devant ici être pris au sens étymologique : un vide),  on se fait mousser avec ce  qu'on peut. Une petite polémique bien crapoteuse fera  l'affaire. Et donc un Conseiller municipal PLR passé à l'UDC est allé pleurnicher auprès de la Surveillance des communes (le SAFCO), ses pleurnicheries auto-promotionnelles ont ému un Conseiller d'Etat socialiste (on a bon coeur, au PS) et sur Léman Bleu, Le Journaliste, autoproclamé chef de la résistance patriotique à l'écosocialisme et au Conseil administratif de gauche, a embrayé devant deux comparses UDC et PLR dans un joyeux passage réciproque de pommade : utiliser un fonds destiné à financer une action sociale pour financer une action sociale, c'est frauduleux. Et voilà comment on procède à un détournement de faits pour inventer un "détournement de fonds"...

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    Lien permanent Catégories : budgets publics, Genève, Solidarité 2 commentaires
  • Pour les 300 à 1000 sans-abris de Genève : Le logement, plus que l'hébergement

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    sdf geneve.jpgOn estime le nombre de sans-abris à de 300 à 1000 personnes à Genève, et une étude sur le "sans-abrisme" (ce barbarisme est récent)  va être lancée par la Ville pour en faire un état des lieux... La Ville assure leur hébergement d'urgence. Elle répond ainsi à une urgence sociale, mais cette réponse ne permet pas la réinsertion sociale des personnes concernées.  Nous (des conseillères et conseillers municipaux socialistes et du Parti du Travail) avons  donc déposé une motion demandant  au Conseil administratif de Genève d'étudier la mise en place egt le coût d'une politique de réinsertion sociale complémentaire et préventive de l'accueil d'urgence, de mise en place d'une structure d'hébergement et de prise en charge sociale personnalisée des sans-abris, ouverte toute l'année dans un bâtiment en surface, de création d'une équipe pluridisciplinaire pour l'accueil des sans-abris et d'établissement d'un programme pour prévenir la perte de leur logement par les personnes en situation de précarité.

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    Lien permanent Catégories : Genève, Logement, pauvreté, exclusion 2 commentaires
  • Quand la Ville seule assume l'hébergement d'urgence

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    soupirail.jpgOtages sans-abris

    On avait plutôt pris l'habitude, et s'était fait sinon une raison, du moins une résignation, de ce que la droite du Conseil municipal de Genève ferraille contre toute tentative de la Ville de mener une politique sociale, et toute proposition du Conseil administratif de donner des moyens (financiers et humain) à une telle politique. La droite municipale s'était opposée à ce que la Ville accorde des allocations complémentaires aux allocations cantonales versées aux retraités et aux invalides les plus modestes. Elle s'était opposée à ce que la Ville accorde une allocations de rentrée scolaire aux familles les moins argentées -puis avait réussi à transformer cette allocation, versée sur un compte postal ou bancaire comme toute allocation, en octroi d'une carte de débit valable seulement dans certains commerces. On ne boudera donc pas notre soulagement à la voir se préoccuper du sort des sans-abris vivant dans les rues, sur les places, dans les sous-sols de la ville -et ils sont des centaines. Les prochaines élections municipales n'y sont pas pour rien ? Qu'importe : on votera (après l'avoir étudiée en commission) sa proposition d'un crédit de 1,8 million de francs. Reste que cet engagement supplémentaire de la Ville dans l'hébergement des sans-abris pose un problème politique : celui du désengagement des autres communes et du canton de cette responsabilité. Un désengagement qui fait de la Ville et des sans-abris les otages d'une non-répartition de la tâche de répondre à une urgence sociale.

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