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  • Pour les 300 à 1000 sans-abris de Genève : Le logement, plus que l'hébergement

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    sdf geneve.jpgOn estime le nombre de sans-abris à de 300 à 1000 personnes à Genève, et une étude sur le "sans-abrisme" (ce barbarisme est récent)  va être lancée par la Ville pour en faire un état des lieux... La Ville assure leur hébergement d'urgence. Elle répond ainsi à une urgence sociale, mais cette réponse ne permet pas la réinsertion sociale des personnes concernées.  Nous (des conseillères et conseillers municipaux socialistes et du Parti du Travail) avons  donc déposé une motion demandant  au Conseil administratif de Genève d'étudier la mise en place egt le coût d'une politique de réinsertion sociale complémentaire et préventive de l'accueil d'urgence, de mise en place d'une structure d'hébergement et de prise en charge sociale personnalisée des sans-abris, ouverte toute l'année dans un bâtiment en surface, de création d'une équipe pluridisciplinaire pour l'accueil des sans-abris et d'établissement d'un programme pour prévenir la perte de leur logement par les personnes en situation de précarité.

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    Lien permanent Catégories : Genève, Logement, pauvreté, exclusion 2 commentaires
  • Quand la Ville seule assume l'hébergement d'urgence

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    soupirail.jpgOtages sans-abris

    On avait plutôt pris l'habitude, et s'était fait sinon une raison, du moins une résignation, de ce que la droite du Conseil municipal de Genève ferraille contre toute tentative de la Ville de mener une politique sociale, et toute proposition du Conseil administratif de donner des moyens (financiers et humain) à une telle politique. La droite municipale s'était opposée à ce que la Ville accorde des allocations complémentaires aux allocations cantonales versées aux retraités et aux invalides les plus modestes. Elle s'était opposée à ce que la Ville accorde une allocations de rentrée scolaire aux familles les moins argentées -puis avait réussi à transformer cette allocation, versée sur un compte postal ou bancaire comme toute allocation, en octroi d'une carte de débit valable seulement dans certains commerces. On ne boudera donc pas notre soulagement à la voir se préoccuper du sort des sans-abris vivant dans les rues, sur les places, dans les sous-sols de la ville -et ils sont des centaines. Les prochaines élections municipales n'y sont pas pour rien ? Qu'importe : on votera (après l'avoir étudiée en commission) sa proposition d'un crédit de 1,8 million de francs. Reste que cet engagement supplémentaire de la Ville dans l'hébergement des sans-abris pose un problème politique : celui du désengagement des autres communes et du canton de cette responsabilité. Un désengagement qui fait de la Ville et des sans-abris les otages d'une non-répartition de la tâche de répondre à une urgence sociale.

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