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  • Hébergement des sans-abri : les communes genevoises acceptent de payer

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    sdf geneve.jpgL'urgence, seulement ?

    Réunies en assemblée générale de leur association, l'ACG, les communes genevoises  ont accepté le 6 avril de verser ensemble 6,2 millions de francs pour financer 200 places d'hébergement d'urgence pour les sans-abris, et de verser cette somme à la Ville de Genève, qui assume quasiment seule l'hébergement d'urgence pour tout le canton depuis vingt ans. Depuis novembre, la loi cantonale attribue aux communes la compétence exclusive de l'hébergement collectif d'urgence (y compris les repas et les soins élémentaires d'hygiène, l'appui social, l'orientation de premier recours). La compétence, et la charge financière, le canton n'assumant guère que le suivi sanitaire, les soins infirmiers, les consultations ambulatoires et l'accompagnement social des personnes ayant droit à des prestations sociales. La décision de l'ACG de débloquer 6,2 millions pour l'hébergement des sans-abri a suscité l'opposition des conseils municipaux de Thônex, Satigny et Hermance, qui ont fait usage de leur droit d'opposition pour protester contre la méthode utilisée par le canton et l'ACG pour débloquer des fonds et rouvrir des locaux, et contre le fait que la proposition de la Ville de Genève a été la seule à être soumise aux communes. Ces oppositions ne suffisent toutefois pas à remettre en cause la décision, même si d'autres conseils municipaux devaient eux aussi s'y opposer, puisqu'il faudrait une double majorité des 45 communes et de la part de leur population totale sur celle du canton pour que le vote de l'Assemblée générale de l'ACG soit contrecarré. Mais rien n'est résolu pour autant : la contribution des communes répond à une urgence, mais sa pérennité reste à assurer.

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  • Le Conseil municipal de la Ville vote un crédit de 6,9 millions pour l'hébergement d'urgence...

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    Et le canton ?

    Un crédit exceptionnel de 6’879’505 francs pour l'hébergement d'urgence a été voté "sur le siège" (sans passage en commission) lundi soir par une très nette majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève (seule l'UDC a voté contre). Le Conseil a ainsi suivi une proposition de la Conseillère administrative socialiste Christina Kitsos de prolonger durant l’été le dispositif d’urgence provisoire pour l’accueil des personnes sans-abri dans la caserne des Vernets. Pour Christina Kitsos, « il était fondamental de répondre à l’urgence sociale et de diminuer le risque de foyers infectieux en continuant d’accueillir les personnes sans-abri. En parallèle, il s’agit de trouver des solutions pérennes et en surface avec les communes, l’Etat et les associations ; le logement étant la condition préalable à toute réinsertion sociale. » Le  vote à plus des deux tiers du plénum de la clause d’urgence, qui soustrait ce crédit au référendum,  est le signe de la prise de conscience du Conseil municipal de l'urgence d'apporter une réponse concrète à l'aggravation de la précarisation d'une part croissante de la population. Le crédit voté a été assorti, par un amendement des Verts, d'une demande de partage des responsabilités et des charges de l'hébergement des sans abris entre la Ville, les autres communes... et le canton, l'objectif de la Ville étant celui de "zéro sans abris". Un objectif ambitieux, si la Ville devait le poursuivre seule, même à force précisément d'assumer à peu près seule l'hébergement des sans abri, et donc des plus pauvres d'entre les pauvres, la Ville est porteuse, dans le soutien aux plus précaires, d'une expérience dont ni le canton ni les autres communes ne disposent -le canton ayant même trouvé le moyen de perturber les premières distributions de nourriture en s'en prenant aux bénévoles de la Caravane de la Solidarité.

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