pierre maudet

  • Election partielle au Conseil d'Etat genevois : A dans deux ans !

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    Capture d’écran 2021-03-28 233124.jpg

    Genève, Lausanne, Yverdon, Nyon, Renens, Moutier, et même en Valais -et en plus, il faisait beau : on a passé un beau dimanche... Pour en revenir au centre du monde,contrairement aux craintes de beaucoup et aux espoirs de quelques uns, on n'a "pas peu" voté, à Genève, hier (42,74 % de participation). Et vu le résultat, on s'autorisera à ajouter qu'on a "bien voté", dans une élection qui, au terme d'une étrange campagne, et pour un étrange enjeu, a plus mobilisé qu'attendu.  Au premier tour de cette élection partielle au Conseil d'Etat, la participation avait déjà dépassé 48 %, un record depuis 25 ans -mais on se prononçait sur une palanquée d'objets, dont un objet fédéral (l'initiative "antiburqa") et un objet municipal (le parking de  Rive) mobilisateurs. Et lors de l'élection générale du Conseil d'Etat, en 2018, la participation n'avait été que de 35 % au second tour. Vendredi, on l'avait déjà dépassée...  On a donc repourvu par Fabienne Fischer le siège laissé vacant par la démission de Pierre Maudet, qui entendait bien s'y rasseoir. Mais on ne l'a repourvu que pour deux ans. Toutes les cartes de ce jeu de bataille seront rebattues en 2023, avec, aujourd'hui, une gauche à 41,8 % (mais à plus de 50 % dans ses bastions de la Ville, comme les Pâquis, la Jonction, Plainpalais, les Acacias, Saint-Gervais) et une droite à 58.2 % (toutes familles recomposées ensemble, mais les scores de Delphine Bachmann et d'Yves Nidegger sont presque anecdotiques...). Des trois majorités qui nous sont nécessaires pour pouvoir vraiment "changer les choses", on  en gagné une, la gouvernementale. Nous restent donc les deux autres à conquérir, dans les urnes et dans la rue : la parlementaire et, surtout, la populaire. A dans deux ans !

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  • Nous avons voté pour Fabienne Fischer, sans aucune hésitation...

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    votez!.jpgEn principe, vous avez toutes et tous reçu (enfin) votre bulletin de vote. Il vous reste à en faire bon usage (jusqu'à jeudi soir par correspondance, dimanche matin au local de vote) pour participer à l'élection partielle au Conseil d'Etat. Vous avez le choix entre deux candidates et deux candidats au deuxième tour de l'élection partielle au Conseil d'Etat genevois. Avec une candidate verte,  Fabienne Fischer, soutenue par le PS, le Parti du Travail, le DAL, les Jeunes Verts, socialistes et Verts libéraux, ainsi que l'Avivo et Pro Velo (SolidaritéS appelle plus jésuitiquement à "faire barrage à la droite"). Derrière elle, à bonne distance au premier tour,  Pierre Maudet. Fabienne Fischer et Pierre Maudet sont sortis du premier tour avec une large avance sur leurs concurrents, dont il ne reste qu'Yves Nidegger, de l'UDC. A ces trois s'est ajoutée in extremis une candidate du PDC, qui au premier tour soutenait le candidat du PLR, mais profite de sa débandade pour faire au moins un tour de piste en espérant rallier à sa candidate, Delphine Bachmann, toutes celles et tous ceux qui à droite ne veulent ou ne peuvent se résoudre ni à voter pour Fabienne Fischer ou Yves Nidegger, ni à voter pour Pierre Maudet, "disqualifié pour exercer une fonction dans un collège gouvernemental". "Disqualifié" ? L'expression est étrange : "disqualifié" par qui ? Ce sont les électrices et les électeurs qui qualifient ou disqualifient une candidature. Ce sont donc eux qui diront dimanche ce qu'ils pensent de celle de Maudet. Espérons avoir fait comprendre ce que nous en pensons, nous, en ayant voté pour Fabienne Fischer, sans aucune hésitation...

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  • Les habits neufs du président Maudet

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    poster Mao.jpgQui va-t-on élire à Genève le 28 mars ?

    Dans la "Julie" de samedi, son ancien rédac'chef, Pierre Ruetschi titre sa chronique : "A Genève, la politique peut rendre fou"... Peut-être, en effet... et quand elle ne rend pas fou (ou folle, soyons inclusifs.ves), elle peut atout de même rendre idiot (ou idiote...), ce qui ne vaut guère mieux.  D'où, sinon, nous tomberait ou nous sourdrait ce besoin de chef, cette fascination de l'homme fort droit dans ses bottes, que trimballent le quarteron d'officiers en retraite et le chœur de groupies qui s'épanchent dans les media et les réseaux sociaux pour chanter les mérites de Pierre Maudet (qui se compare lui-même à un char d'assaut) en convoquant, qui Winkelried, qui Bonaparte au Pont d'Arcole, qui De Gaulle le 18 juin 1940 à Londres (on leur saura gré de nous avoir tout de même évité Achille, Hector, Attila, Gengis Khan, Guderian et Joukov, et préféré le Pont d'Arcole à celui de la Berezina), qui le capitaine dont on voit la grandeur dans la tempête (juste avant le naufrage) ? Et on ne vous parle même pas de la réintroduction par les maudétistes du délit de blasphème : s'en prendre à leur candidat équivaudrait à s'en prendre au Prophète... Mais qui diable élit-on dans deux semaines et pour deux ans ?  Un sauveur, un Grand Timonier ?  non : tout simplement, une Conseillère d'Etat ou un Conseiller d'Etat.. quelqu'un qui ne se prenne pas pour le centre du monde, ne considère pas qu'abaisser les autres soit un moyen de se grandir et refuse qu'en 2021, dans une démocratie, un Etat puisse encore fonctionner sur le mode du garde-à-vous, de l'injonction "alignez-couvert" et de l'ordre de marche. Les habits neufs du président Maudet ressemblent tout de même trop à d'anciens uniformes...

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  • Election partielle au Conseil d'Etat genevois : Façon puzzle ou bonneteau

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    Pierre Maudet se hissant à la deuxième place de l'élection partielle au gouvernement genevois, loin devant le candidat officiel de son ex-parti (le PLR), Cyrl Aellen (mais aussi loin derrière la candidate des Verts et du PS, Fabienne Fischer), ce fut la surprise de cette élection. La batterie de casseroles trimballées par Maudet n'a pas dissuadé une part considérable de l'électorat radelibe de continuer à voter pour lui, comme il le fait depuis quinze ans. Son succès, Maudet l'a en effet construit dans cet électorat et dans les communes et les arrondissements PLR : il cartonne à Cologny,  ou Vandoeuvres, pas  à la Jonction ou aux Pâquis. En face, Fabienne Fischer rassemble l'électorat du PS et des Verts et Morten Gisselbaek celui du Parti du Travail. Entre les deux, le vert libéral Michel Matter double le score de son parti, et sur la droite de tous les autres, l'UDC Yves Nidegger double aussi le score du sien. Au deuxième tour, le PLR et les Verts libéraux ne présentant ni ne soutenant plus personne, on va retrouver face à face Fabienne Fischer, pour qui le PdT a retiré son candidat, et Pierre Maudet, mais on va aussi retrouver Yves Nidegger, et trouver une candidate du PDC (qui était sensé soutenir le candidat du PLR ou premier tour, mais qui a peut-être plutôt soutenu le candidat des Verts libéraux), Delphine Bachmann. Orphelin de son candidat et de tout mot d'ordre, l'électorat du PLR va donc arbitrer, non sans doute l'élection elle-même, mais la course à la primature à droite. La course, ou le bonneteau. Car c'est bien à droite que campe Maudet... Une droite façon puzzle dont, encore sans parti, il est la plus grosse pièce...

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  • Procès Maudet : Juger un homme plutôt qu'un système ?

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    Maudet.jpgUn Conseiller d'Etat en procès, deux semaines avant le premier tour d'une élection où il est candidat à sa propre succession ? c'est sans doute une première suisse -il était logique qu'elle soit genevoise : le procès de Pierre Maudet (et de quatre comparses) s'ouvre aujourd'hui devant le Tribunal de Police. Maudet est accusé d'acceptation d'avantages (un voyage à Abu Dhabi et un sondage). Ses avocats plaideront l'acquittement. Depuis bientôt trois ans, à la faveur des révélations successives dans les media, on a jaugé Maudet, et la semaine prochaine on va le juger. Mais on va juger un homme quand on devrait juger un système, celui qui l'a produit et que décrit en ces (justes) termes l'édito du "Courrier" de vendredi (on pourrait citer la "Tribune de Genève", mais on préfère citer un quotidien qui n'a jamais porté Maudet aux nues avant de le vouer aux Gémonies) : "tout un système fait de réseautage, de connivences et de cadeaux plus ou moins intéressés". Un système dont Pierre Maudet n'est de loin pas le seul à être à la fois le produit et l'acteur. Mais le seul acteur politique important à devoir répondre devant un tribunal.

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  • Genève : Pierre Maudet part pour mieux revenir

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    sparadrap Haddock.jpgL'importun sparadrap

    Pierre Maudet, précuseur, a décidé de s'autoconfiner politiquement juste après avoir été privé de l'ultime service qu'il présidait, et juste avant que le Conseil d'Etat décide (et annonce sans lui)  de reconfiner partiellement Genève. Déjà privé d'une bonne partie de ses capacités d'action après l'éclatement de l'"affaire" de son voyage à Abu Dhabi (et des autres "affaires" qui ont suivi), Pierre Maudet a perdu le peu qui lui en restait après que ses collègues aient pris connaissance d'un rapport d'audit, partiel et provisoire (l'audit a été lancé à la fin de l'année dernière), sur la situation de l'ultime service dont il était responsable, celui du développement économique, dont une bonne partie du personnel serait en souffrance physique et psychique à cause des méthodes de management "militaire" de Maudet (un management "basé sur la peur et le dénigrement"), du type de relations instaurées dans le service (genre : une cheffe de cabinet se comportant en cheffe de service) et de l'utilisation du personnel (il lui en restait peu après le premier dépècement de son département : une trentaine de personnes) pour la communication du magistrat. Six des sept conseillères et Conseillers d'Etat ont donc transformé le septième en "ministre sans portefeuille" façon troisième et quatrième républiques françaises, pour éloigner de lui ses collaborateurs. N'acceptant pas cette décision qu'il juge "humiliante" et résultant d'une "cabale", Maudet a donc démissionné du Conseil d'Etat, non sans préciser que cette démission n'entrerait en force qu'au jour de l'élection de son successeur -lui entendant bien se succéder à lui-même, puisqu'il a aussi annoncé qu'il se présentait à sa propre succession. Affamés qu'on est de campagnes électorales, on déprimait en se disant qu'on on allait se faire chier, sans élection jusqu'au printemps 2023, mais c'était sans compter sur Pierre le Grand, se la jouant sparadrap du capitaine Haddock. Qu'importe : son choix redonne, sur son destin politique la parole au peuple -mais dans un processus électoral auquel seule une minorité du peuple participera.

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  • "Affaire Maudet" : Comprendre la GrundGenferei grâce aux grands auteurs

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    Baron noir.jpg

    Il faut bien l'avouer : on commence sérieusement à perdre pied dans l'"Affaire Maudet", et nos ricanements ne suffisent plus à masquer la triste réalité de nos insuffisances d'analyse et de commentaires Alors, dans le doute, il a bien fallu nous résoudre à consulter nos maîtres, nos oracles. On s'est mis sous la lumière de leurs phares. Pour comprendre. Pour savoir quoi dire de nouveau et d'intelligent sur la Genferei des Genferei. La Mère des Genferei. La GrundGenferei. Et voilà ce qu'ils nous ont livré. On n'en est peut-être pas plus avancés, mais on est rassurés : on n'est pas les seuls à patauger.

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  • Comment dire qu'on n'en a rien à foutre de l'"Affaire Maudet" sans passer pour un traître à la cause ?

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    balle dans le pied.jpgEt la politique, bordel ?

    Donc, selon le Ministère public genevois, le président du gouvernement genevois, Pierre Maudet, a menti : son voyage à Abu Dhabi n'était pas un voyage privé, cadeau d'un ami, mais un voyage officiel, à l'invitation du prince héritier, dont la Maison a pris à sa charge le vol en classe affaire et l'hébergement du Conseiller d'Etat, de sa petite famille et de son chef de cabinet ("des sociétés actives à Genève dans l'immobilier, en contact régulier avec Pierre Maudet (...) ont activement pris part à la mise sur pied de ce voyage", ajoute le Ministère public). Soit "un montant de plusieurs milliers de francs" selon le Ministère public, qui demande au Grand Conseil la levée de l'immunité du président du Conseil d'Etat, pour pouvoir le mettre en prévention d'"acceptation d'un avantage". Pas encore l'en inculper (comme il a été fait de son ancien chef de cabinet), mais presque. "La faute", titre la "Tribune de Genève", dont le nouveau rédacteur en chef (Pierre Ruestchi ayant été dégommé par les tamédiacrates), Frédéric Julliard, est "abasourdi" par la maladresse du premier de classe. A force d'être sacré "surdoué de la politique", Maudet a énervé tout ceux qui se fatiguent à ramer pour qu'enfin on les prenne au sérieux. C'est la malédiction du premier de classe : tant qu'il ne commet aucune "faute" (ou qu'il arrive à les celer), on en chante les louange. Mais au premier faux pas (par exemple avoir tenté de dissimuler la véritable source de financement de son équipée) gare à lui. Nous, les cancres, on peut faire toutes les conneries sans que personne ne nous en fasse grief. Mais au fond de la classe, près du radiateur, on attend quand même qu'on nous parle politique.

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