mariage pour tous

  • Mariage civil pour toutes et tous : De la marche au vote

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    mariage, mariage pour tous30'000 personnes ont défilé, joyeusement, à Genève samedi, dans le cadre de la "Marche des fiertés", tous drapeaux arc-en-ciel dehors (la Ville en avait pavoisé le pont du Mont-Blanc). La Marche de samedi était, l'agenda politique s'imposant, un formidable appel à soutenir le projet de "Mariage pour toutes et tous" soumis à votation dans dix jours. Tous les partisans du projet étaient là, ou représentés, même les Jeunes PLR (ils venaient de retourner leur veste et de décider de soutenir le "mariage pour toutes et tous" qu'ils avaient auparavant fait mine de vouloir combattre). Reste que le vote n'est pas gagné :  le premier parti de suisse, l'UDC, combat le projet avec une rhétorique explicitement homophobe. Et il n'est pas seul : avec les milieux religieux conservateurs, voire intégristes, il considère que la possibilité de conclure un partenariat enregistré suffit (on est tout de même surpris que ce partenariat plaise à ce point à ce milieu -il est vrai qu'on ne l'y soutient désormais que pour l'opposer au mariage, un peu comme si on considérait que droit au concubinage rendait inutile celui au mariage)... Or le partenariat n'offre pas les mêmes droits que le mariage, notamment s'agissant de l'adoption, de la procréation médicalement assistée et de la naturalisation. Il s'agit donc bien, avec le "mariage pour toutes et tous" d'établir une égalité entre les couples, qu'ils soient homo ou hétéros.

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  • Mariage civil pour toutes et tous : La loi, l'amour, le genre

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    Capture d’écran 2021-09-05 001431.jpgLe 26 septembre, la Suisse mettra sans doute fin à l'une des dernières discriminations explicites de ses lois, en acceptant le mariage civil "pour toutes et tous", c'est-à-dire l'extension aux couples homosexuels du droit au mariage civil (et à l'adoption conjointe, au don de sperme et à la naturalisation facilitée. A trois semaines de la votation, les derniers sondages donnent une majorité confortable (autour de 65 %) au projet, avec une acceptation plus forte chez les femmes (71 à 75 %) que chez les hommes (57 à 62 %), à gauche (jusqu'à 89 % au PS et chez les Verts) qu'à droite (jusqu'à 61 % de refus à l'UDC), dans les villes (autour de 75 % d'acceptation) que dans les campagnes (autour de 65 %), en Romandie et en Alémanie qu'en Suisse italienne, chez les jeunes (autour de 80 % des 18-39 ans) que les plus de 65 ans (autour de 55%). Le "mariage pour toutes et tous" est un "jalon historique" dans une lutte émancipatrice, écrit le PS suisse. Un jalon, certes,. même si ce n'est pas le plus fondamental, le mariage en tant que tel, qu'il soit pour toutes et tous ou seulement pour les hétéros, restant ce qu'il est : la réduction des sentiments à un contrat... "L'amour ne connaît pas de genre", nous assure le PS. Il n'a "jamais, jamais connu de loi", chantait déjà Carmen. Hélas, il se heurte souvent aux lois -et c'est, avec le respect du principe d'égalité, la raison essentielle de notre soutien au changement de loi qui nous est proposé : la loi n'a rien à nous dire sur nos amours... 

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  • "Mariage pour tous" en Suisse aussi

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    mariage, mariage pour tousLa loi suit la société

    Le Conseil des Etats a suivi le Conseil national (à une nuance près) dans la reconnaissance du droit des homosexuel.le.s à une union civile (un mariage, quoi...) et, pour les couples lesbiens, au don de sperme. Le Conseil des Etats a également décidé de ne pas inscrire le "mariage pour tous" dans la constitution (ce qui aurait rendu le référendum obligatoire) mais dans la loi (ce qui permet toutefois un référendum facultatif, qui a déjà été annoncé). Dans un sondage récent, 80 % des personnes interrogées en Suisse se disaient favorables au "mariage pour tous". C'est une double reconnaissance : de la réalité (les couples homosexuels existent) et de droits (ces couples ont droit de se marier et à constituer une famille au sens le plus courant du terme). La Suisse est l'un des derniers Etats européens à ne pas autoriser le mariage pour toutes et tous, elle est désormais prête à rattraper ce retard. Et comme elle l'a fait pour rattraper, tardivement, son retard sur l'élargissement des droits politiques aux femmes, c'est par un vote populaire qu'elle rattrapera celui sur l'élargissement des droits civils aux homosexuel.le.s.

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  • Vers l'égalité des droits entre homos et hétéros ?

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    mariage pour tous.jpgA petits pas comptés...

    Le 28 février dernier, les votantes et tants ont repoussé, à une très faible majorité, une initiative démocrate-chrétienne à l'intitulé alléchant (il s'agissait d'équité fiscale), mais au contenu plombé par une référence explicite et normative au mariage dans sa conception traditionnelle, et donc forcément hétérosexuel, ce qui aurait, si l'initiative avait été acceptée, inscrit cette référence dans la constitution fédérale et fermé la porte à toute modification de la loi accordant également aux homosexuel-les le droit de se marier. Cette casserole sociétale traînée par l'initiative démo-chrétienne n'a sans doute pas été le premier motif de son refus (elle était également coûteuse pour les finances publiques, et socialement injuste puisqu'elle favorisait les couples mariés à hauts revenus. Mais si le PDC n'avait pas commis la maladresse (et cédé à ses réflexes conservateurs) en produisant un texte mélangeant réforme fiscale et blocage sociétal, ce texte aurait sans doute obtenu la double majorité nécessaire à son adoption. Son refus rend désormais possible une évolution de la conception même du mariage, vers le "mariage pour tous". Du moins pour tous ceux et toutes celles qui tiennent à se marier... et le parlement fédéral commence, à petit pas comptés, par réalisme, à prendre ce chemin, au grand désespoir des conservateurs.

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