jaurès

  • Querelle d'héritage dans la gauche française : Mais foutez lui la paix, à Jaurès !

    Imprimer

    Jaurès.jpgLe mois dernier, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon ont chacun, mais séparément, déposé au pied de deux statues différentes de Jean Jaurès, deux gerbes de fleurs, en commémoration du bientôt centenaire de son assassinat, le 31 juillet 1914, à la veille de la Grande Guerre, par un sicaire d’extrême-droite. Hommages sincères, ou nécrophilie récupératrice ? Sans doute un peu des deux. Et voilà donc Flamby et Méluche se disputant l’auguste dépouille, la tirant l’un sur la droite pour justifier sa politique et l’autre sur la gauche pour justifier sa dénonciation de la social-trahison. Après les cloches de Bâle célébrées, en 1912, par Jaurès, au grand congrès de l’Internationale socialiste contre la guerre, les cloches de Carmaux. Quand elle est divisée, la gauche française se dispute Jaurès ? Certes, cela a plus de gueule que se disputer Mollet ou Thorez, mais c'est tout de même une sorte d’accaparement politicien d'un mort plus éloquent que les vivants qui s’en réclament.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : France, Histoire, Politique 0 commentaire
  • Il y a un siécle : Les Cloches de Bâle

    Imprimer

    internationalisme.jpgNotre unique rédacteur, aujourd'hui, se nomme Louis Aragon. Ce n'est pas que nous ayons une tendresse politique particulière pour ce vieil équilibriste, successivement dadaïste, surréaliste et stalinien, mais le poète et l'écrivain est de génie. Son roman, « Les Cloches de Bâle », le premier de son cycle politiquement correct du « Monde réel », mérite d'être lu. Et surtout, il se clôt par l'évocation hugolienne d'un grand moment de l'histoire socialiste (et pacifiste). Un moment sans autre suite que sa propre trahison, une histoire sans autre héritage que celui de la capitulation de l'Internationale devant les mobilisations chauvines, mais un grand moment tout de même, raconté ici par de grands mots, et par l'évocation de grands personnages (Jaurès, Zetkin...) : le congrès socialiste international de Bâle, en novembre 1912, avec comme mot d'ordre « Guerre à la guerre ».
    Ecoutez les Cloches de Bâle...

    Lire la suite