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  • Des tweets pulsionnels de Trump aux selfies branleurs de Griveaux

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    "Ce qu'on espérait ne jamais voir se produire en France est devenu bien réel", éditorialise "Le Monde" (qui ne dit cependant pas pourquoi diable ne pouvait-ce pas se produire en France) : un candidat majeur à une élection majeure a renoncé à sa candidature parce que son comportement sexuel privé a été rendu public. Ce n'est peut-être la première fois qu'en France, certainement pas aux Etats-Unis. Et même en France, ou ailleurs, ce n'est sans doute pas la dernière fois. Les outils de communication dont nous disposons désormais facilitent l'exercice, et en renforcent l'audience, et donc l'impact, mais ne l'inventent pas. Des tweets pulsionnels de Trump au selfie branleur de Griveaux, on est entré dans la politique point zéro. ça ne date pas d'hier (on se souvient d'un Conseiller national vert et maire de Baden qui avait dû démissionner, sur pression de son parti, après que le même genre de selfies que ceux de Griveaux aient été balancés sur les réseaux), mais ça se confirme, quand l'élément le plus déterminant d'une campagne électorale dans une grande capitale européenne est le zob d'un candidat qui n'avait plus guère de chance d'être élu. Et que son parti n'a pas mis trois jours pour remplacer par une ministre (Agnès Buzyn, ministre de la Santé) envoyée au front pour que le parti présidentiel fasse tout de même acte de présence dans la capitale sans plus pouvoir espérer l'emporter contre la maire socialiste, Anne Hidalgo. C'est entendu, l'"affaire Griveaux" est le degré zéro, en-dessous de zéro, même, du débat politique. Mais est-elle si excentrique qu'on fait mine de le croire ? 

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    Lien permanent Catégories : France, moeurs, Politique 7 commentaires