fraude fiscale

  • Suppression de l'impôt anticipé sur les obligations : Un gros cadeau aux fraudeurs fiscaux

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    Capture d’écran 2022-09-22 010658.jpgOn saura dimanche non seulement si les Suisses auront réussi à obliger les Suissesses à travailler un an de plus pour avoir droit à une (petite) retraite entière, mais aussi si les Suisses et les Suissesses auront en même temps accepté de faire aux fraudeurs et évadés fiscaux le cadeau la suppression de l'"impôt anticipé" sur les obligations, pour les sociétés ayant leur siège en Suisse et les investisseurs domiciliés ou ayant leur siège à l'étranger. La gauche appelle à voter "non" à ce cadeau, la droite  à y voter "oui". Et dans la "Tribune de Genève" de vendredi, elle s'explique, la droite : le comité genevois pour la suppression de cet impôt nous explique que ce n'est "pas vraiment un impôt" et le comité suisse (page 15) qu'il faut le supprimer parce que ça sera "un impôt en moins pour gagner plus". Bon, faudrait savoir : c'est un impôt ou pas ? C'est un impôt. Dont la suppression entraînera d'abord une perte d'un milliard de francs pour la Confédération et les cantons, puis une diminution de recettes allant pendant plusieurs années de 215 à 375 millions de francs par an selon les partisans du projet (la droite), jusqu'à 800 millions selon ses adversaires (la gauche). Soit autant que ce que devrait rapporter le report d'un an de l'âge de la retraite des femmes, soumis au vote populaire en même temps (et en même temps que l'augmentation de la TVA) Le gros cadeau que la droite suisse veut faire aux fraudeurs fiscaux, ce sont les contribuables lambdas qui le paieront. Vous, donc, honnêtes lecteurs...

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  • « Offshore Leaks » : Les crapauds, le nénuphar et le marécage

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    Deux millions et demi de pièces concernant 120'000 sociétés  « offshore », examinées par près de 90 journalistes d'une trentaines de media : cela s'appelle « Offshore Leaks » et c'est un chapelet de mines prêtes à exploser sous les pas des puissants de partout et de leurs commis d'à peu près toutes les places financières. Dont, évidemment, la Suisse, et en particulier Genève. Au moins 300 personnes et 70 sociétés suisses (dont une vingtaine de banques ayant ouvert des sociétés dans des paradis fiscaux et légaux) sont concernées. Et comme il ne s'agit là que du résultat de l'étude de documents issus de deux intermédiaires sur les centaines de crapauds actifs dans le marécage dont  «Offshore Leaks» n'est que le nénuphar, on imagine l'ampleur des pratiques d'évasion, de soustraction et de fraude fiscales, d'évasion de capitaux et de blanchiment d'argent douteux, que les sociétés  « offshore » recouvrent et permettent : par elles, de riches particuliers détiendraient au total une trentaine de milliers de milliards de dollars -l'équivalent du produit intérieur brut des USA et du Japon réunis...

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