externalisation

  • Applaudir les petites mains ne suffit pas

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    balayeuse.jpgLa pandémie de Covid-19 et les mesures prises pour la combattre ont mis en évidence le rôle central joué par les travailleuses et travailleurs du secteur du nettoyage dans le maintien d'un cadre de vie, de travail et de relations sociales sain. Ce rôle est assumé majoritairement par des femmes occupées à des tâches  pénibles et mal rémunérées, et qui ont été "externalisées", remise à des sociétés privées, c'est-à-dire privatisées.

    Cette externalisation a entraîné, inévitablement, un dumping salarial et social : il s'agit pour les entreprises soumissionnaires, en concurrence les unes contre les autres, de réduire au maximum les coûts de leurs prestations pour pouvoir faire des offres concurrentielles. Des économies ont ainsi été faites sur le dos des travailleuses, qui ont subi baisses de salaire, réduction de temps de travail avec réduction mécanique de la rémunération, pertes de temps de vacances, péjoration de leurs conditions de retraite, la perte  congé maternité...

    En outre, le secteur du nettoyage est marqué par les inégalités de genre. Les temps partiels sont accordés aux femmes alors que les rares postes à plein-temps sont réservés aux hommes, les femmes sont le plus souvent en charge du nettoyage d'entretien, moins bien rémunéré et moins reconnu que le nettoyage de chantier et le nettoyage spécifique. Ces inégalités se traduisent par de grandes différences de salaire et de retraite entre les nettoyeuses et les nettoyeurs.

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  • Ville de Genève : Une grève prend fin, un combat continue

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    Une question de dignité et de cohérence

    La grève des nettoyeurs des toilettes publiques de la Ville de Genève, employés par l'entreprise privée Onet et non par la Ville puisqu'elle a "externalisé" (sous-traité) ce service, durait depuis la mi-février. Elle a pris fin, les exigences des grévistes ayant été satisfaites. Le Conseil administratif propose au Conseil municipal un crédit de 158'000 francs destiné à "étoffer la prestation liée à l'entretien des toilettes publiques", afin de permettre à ceux qui assument cette prestation de pouvoir être payés à plein temps. Reste une revendication, qui est aussi la nôtre : que ce qui a été "externalisé" soit "réinternalisé", que celles et ceux qui travaillent pour la Ville soient employés par la Ville. S'agissant du nettoyage des toilettes publiques, il lui en coûterait entre un million et un million et demi de francs. En gros, un millième de son budget. Une grève prend fin, un combat continue. Pour que la Ville de Genève ne soit pas seulement l'employeur exemplaire de son directeur général mais aussi celui de ceux qui nettoient ses toilettes publiques, et qui ne demandent qu'une chose : pouvoir vivre dignement de leur travail. Une question de dignité pour les travailleurs, de cohérence pour la Ville.

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