eurofoot

  • Plus que quatre jours de diarrhée footeuse...

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    Tenir, tenir...

    Une demie-finale de tirée, en reste une demain, et dimanche, on en aura donc enfin, et c'est pas trop tôt, fini avec l'Eurofoot. Mais pas avec le sport professionnel, ses jeux du cirque, ses préparations médicamenteuses, les masses de pognon qui s'y investissent et la décérébration collective qui l'accompagne. On en aura fini avec l'Eurofoot, mais Juillet, c'est le mois du Tour de France. Et du pot belge. Bah, au moins, à la télé, les retransmissions de la «  grande boucle »  nous font voir de beaux paysages, et c'est toujours ça que celles des matches de foot dans les cuvettes des stades ne peuvent nous proposer...

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  • L'Eurofoot débute dans deux jours en Pologne et en Ukraine : Du pain, des jeux, des prisons

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    Hier soir, au Conseil Municipal de la Ville de Genève, une majorité a refusé de traiter avant l'ouverture de l'Eurofoot, vendredi, une résolution socialiste exprimant, en termes pourtant mesurés, la distance que peut prendre une ville comme Genève avec l'état des libertés politiques dans l'un des deux pays organisateurs de la grande fête du ballon rond : l'Ukraine. Elle ne mangeait pourtant pas de pain, ni d'ailleurs de jeux, la résolution : elle demandait simplement que les retransmissions des matches se déroulant en Ukraine, sur écran géant à Genève soient complétées d'un avertissement du genre: « le match que vous regardez se déroule dans un pays ne respectant pas les libertés démocratiques ». Ben non : apparemment, dire l'évidence, ce serait déjà trop dire en pleine footerie européenne.


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  • Retour sur l'Eurofoot : MAIN BASSE SUR LA VILLE PRIVATISEE

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    Les matches de l'Eurofoot se sont joués dans des villes " hôtes " de Suisse et d'Autriche que leurs autorités, les autorités de leurs cantons et provinces et les autorités de leurs deux pays ont littéralement " louées ", à défaut sans doute de pouvoir les vendre, à l'UEFA, à ses sponsors, et aux " mandataires " plus ou moins prébendiers choisis pour les " animer " (et animer toutes les autres villes du pays, grâce par exemple aux " UBS Arena " ayant métastasé un peu partout). Mais cette privatisation de l'espace public est particulière : alors qu'habituellement, on privatise pour en retirer de l'argent, pour l'Eurofoot ce sont les collectivités publiques qui ont payé pour brader leur propre espace public. Et payé cher. Le brave comte de Sacher-Masoch n'a pas fait à Genève des émules que chez les banquiers privés : chez les responsables politiques aussi. Mais eux survivront.

    Ville-hôte-toi de là que j'y mette mon sponsor
    Ce que rendit visible l'Eurofoot à Genève (puisque nous y sommes), c'est la perfection d'un processus à l'œuvre depuis l'avènement du " sport-pognon " : ce règne du marketing, du petit et du gros commerce de tout ce qui peut se commercer (légalement ou non), aboutit logiquement à la privatisation de tous les espaces publics disponibles jusqu'à la ville elle-même, devenue marchandise. Dans les espaces publics gardés par des polices privées après avoir été vendus aux organisateurs des jeux du cirque et à leurs sponsors, on ne choisit pas la bière que l'on boit, on ne porte pas un vêtement à l'effigie d'une marque concurrente de celle du sponsor. Et pour que cette privatisation se fasse, se maintienne et puisse se répéter, pour que la ville puisse être vendue, il faut lui donner l'image que l'acheteur souhaite : on la purgera donc de ses mendiants, de ses marginaux, de ses dealers, de ses lieux culturels alternatifs. Ainsi se dessine des modèles de villes, d'habitants, d'activités. Le modèle de la ville, c'est Disneyland. Le modèle d'habitant, c'est le consommateur ne cherchant pas à consommer autre chose que ce qu'on lui offre. Le modèle d'activité, c'est le centre commercial. Et tout cela se fait avec au minimum l'accord, et souvent la participation active et revendicatrice, des autorités élues. " L'ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses : c'est ainsi qu'on grimpe dans la même posture que l'on rampe" disait Jonathan Swift. Rien n'a changé -sinon que l'on ne grimpe plus que dans les loges VIP, dans la même posture que l'on rampe devant l'UEFA.

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