ecosse

  • Retour de la question irlandaise

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    Sinn Féin.jpgCeltitude...

    Sur fonds de Brexit, les mêmes élections législatives qui ont donné à Boris Johnson une majorité absolue aux Communes ont offert une victoire écrasante aux nationalistes en Ecosse et, plus symptomatique encore, parce qu'inédite, une victoire aux Républicains en Ulster. Suivie d'une victoire du Sinn Féin aux Législatives irlandaises, La question de la réunification de l'Irlande, séparée depuis 1921, est donc remise à l'ordre du jour. Un référendum sur la question, prévu par l'accord de paix de 1998 et exigé par le Sinn Féin des deux côtés de la "non-frontière", semble inévitable, même s'il nécessite l'accord du gouvernement de Londres et que Johnson y est opposé. Et le résultat d'un tel référendum est totalement incertain. Et on mesure mal l'effet d'entraînement qu'il pourrait avoir en Ecosse sur un référendum d'autodétermination,  et en sens inverse l'effet d'un référendum écossais sur un référendum irlandais.  L'histoire a de ces ironies : la victoire des nationalistes anglais (les "brexiters") a entraîné celle des nationalistes écossais et des républicains irlandais. Ne manque plus que les Gallois (et les chats de l'Ile de Man) pour signifier, en toute celtitude, l'absurdité du vote anglo-saxon...

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  • Post-Brexit : les Celtes font de la résistance

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    Braveheart.jpg

    Saorsa beò fada !

    Depuis le 1er février, le Royaume-Uni est hors de l'Union Européenne. Mais le drapeau européen flotte toujours devant le parlement écossais,qui a renouvelé sa demande au gouvernement britannique de pouvoir organiser un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. Une demande que le Brexit rend, pour la première ministre écossaise Nicola Sturgeon et pour son parti, le SNP (parti national écossais), encore plus légitime qu'il ne serait au seul nom du droit des peuples (ou des nations) à l'autodétermination : "ce qui arrive se passe contre notre gré" : l'Ecosse en effet avait voté à 62 % pour rester dans l'Union Européenne, et ne la quitte que parce qu'elle y est contrainte par le fait qu'elle est "unie" à l'Angleterre (et au Pays de Galles et à l'Irlande du Nord) dans un "Royaume-Uni" en l’occurrence  plutôt désuni (l'Irlande du Nord aussi a voté pour rester dans l'Union Européenne, et si une majorité s'est dessinée au Pays de Galles pour la quitter, c'est grâce ou à cause du vote des Anglais qui y sont établis). Dès lors, pour revenir dans l'Union Européenne, l'Ecosse doit forcément quitter le Royaume-Uni pour (re)devenir indépendante, comme l'Irlande du Nord doit le quitter pour se réunifier avec la République d'Irlande.  Les Celtes font de la résistance aux anglo-saxons ? c'est arthurien...

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  • Brexit : ils sortent. Sans jamais vraiment être entrés.

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    brexit,grande bretagne,angleterre,ecosse,union européenneBrexcitation

    -Alors comme ça, ils partent...
    - qui c'est qui part, et d'où ?
    - ben les Anglais, de l'Europe, tu suis l'actu ou quoi ? parait que c'est un séisme...
    - ah, parce qu'ils étaient en Europe, les Anglais ?
    - ben faut croire, puisqu'ils en partent......
    - et ils vont où ?
    - chais pas... en Amérique, peut-être...
    - et ils partent tout seuls ?
    - non, avec les Gallois...
    - ah. Et les Ecossais et les Irlandais ?
    - eux, ils veulent rester...
    - ah bon, Alors les Anglais et les Gallois partent, les Ecossais et les Irlandais restent... c'est comment le nom officiel de l'Etat, déjà ? ah oui, "Royaume Uni"...

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  • Brexit ? dhol air adhart !

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    Brexit, Union Européenne, UE, EcosseComment sortir de l'Union Européenne sans jamais y être vraiment entré ?
      

    Il paraît (c'est en tout cas ce que tous les media du continent s'acharnent à nous en convaincre) que le 23 juin, jour du vote des britanniques (et des nord-irlandais) sur la "sortie" ou non de l'Union Européenne, est un rendez-vous avec l'Histoire. Pas moins. En Grande-Bretagne, en tout cas, on y croit. Ou on feint d'y croire. Au point qu'une députée travailliste, partisane du statu-quo (le maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne, pour autant que l'on considère qu'il y soit), vient d'être assassinée par un trépané d'extrême-droite. Mais que changerait, fondamentalement, le "Brexit" ? Ses partisans (essentiellement anglais, essentiellement de droite, voire d'extrême-droite, et dont le discours "souverainiste" s'alimente plus à la source de la xénophobie qu'à celle de l'autodétermination nationale) affirment qu'il faut quitter l'Union Européenne pour restaurer la souveraineté du Royaume-Uni. Mais quelle souveraineté, quand depuis septante ans, le Royaume est sous la coupe des Etats-Unis, et que ce qui le fait en différer tient désormais plus du folklore que de l'indépendance ? Et puis,  que signifie vouloir quitter un ensemble (l'Union Européenne) dont on n'est concrètement qu'à moitié membre (la Grande-Bretagne n'est membre ni de la zone euro, ni de l'espace Schengen) ? Brexit ? Chiche...

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  • Elections britanniques : la gauche au nord du mur, la droite au sud...

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    Mémoires d'Hadrien

    Un parti travailliste qui souffre, non sans qu'il y ait quelque justice à l'en faire souffrir, des années de dérives blairistes et de son alignement sur les conservateurs lors du référendum écossais, et un parti conservateur qui triomphe, mais dont la base électorale se concentre de plus en plus dans une partie congrue de la Grande-Bretagne, laissant l'Ecosse, le Pays de Galles, le nord ouvrier et la plupart des grandes villes à l'opposition travailliste ou "séparatiste" écossaise ou galloise : Le Mur d'Hadrien est un mur politique -la gauche au nord du mur (le parti national écossais est le plus à gauche des grands partis en lice), la droite au sud du mur (et même au sud du sud). Et les travaillistes ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes de leur défaite, et de la victoire, non pas conjointe, ni partagée, mais parallèle, de leurs adversaires conservateurs et de leurs concurrents écossais : ils n'ont pas convaincu de leur capacité d'être redevenus une alternative de gauche aux premiers, et ils paient leur opposition aux seconds lors du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, gagné par Londres grâce au Labour. Résultat : le grand vainqueur des élections est le Parti National Ecossais, le Premier ministre conservateur est reconduit dans ses fonctions sans majorité populaire et les chefs des trois partis défaits, les travaillistes, les libéraux et les europhobes, ont rendu leur tablier, chargé de trop de vestes...

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  • Ecosse : l'indépendance à portée d'urnes

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    Breith ar Ecosse, référendum, SNP, indépendance, nationNáisiún ?*
     
    *oui, d'accord, c'est approximatif, vu que c'est de l'irlandais, pas de l'écossais, mais on va pas chipoter : c'est quand même du gaëlique. Et ça veut dire "naissance d'une nation"...

    Le "non" à l'indépendance de l'Ecosse est majoritaire, mais c'est le "oui" qui est vainqueur ? La politique n'est pas un dérivé de l'arithmétique, surtout au pays du whisky et du Loch Ness. 97 % de celles et ceux qui en avaient le droit s'étaient inscrits sur les listes électorales et plus de 80 % d'entre elles et eux ont voté (c'est  le plus haut taux de participation de tous les scrutins organisés en Grande-Bretagne depuis l'instauration du suffrage universel) : c'est une première victoire des partisans de l'Indépendance : ils ont forcé au débat, forcé à admettre la légitimité de leur projet. Pour arracher un "non" à l'indépendance, le gouvernement britannique et son opposition travailliste ont beaucoup promis en même temps qu'ils menaçaient beaucoup. Les menaces étaient de pure tactique, mais les promesses, il va bien falloir les tenir... Au pire, le vote écossais aboutira à une autonomie très élargie. Au mieux, à l'indépendance -mais non à une indépendance de bastion, d'isolement, de forteresse : le Parti national écossais n'a jamais eu l'intention de reconstruire le Mur d'Hadrien.

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