droit du sang

  • A propos du droit de la nationalité en Suisse...

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    droit du sol, droit du sangDroit du sang ? Droit du sperme...

    Le parlement fédéral, a, comme on pouvait s'y attendre (et on s'y attendait), refusé de substituer au "droit du sang", qui reste le fondement du droit de la nationalité dans notre pays, le "droit du sol", concept doublement suspect puisque républicain et français. Et si la gauche (suisse et française) peut tirer fierté de le défendre, il y a en même temps de quoi être inquiet de son abandon par une droite républicaine française (car elle existe, ou elle existait) de plus en plus à droite et de moins en moins républicaine, puisque à la poursuite de cette part de son électorat passée dans les escarcelles de Le Pen ou Zemmour -l'une et l'autre proposant d'ailleurs l'abolition du droit du sol et le retour vichyste au droit du sang. Le "droit du sang", c'est celui de la transmission de la nationalité par héritage de la nationalité des parents -et, traditionnellement, du père, même si cet transmission par le sperme a été privée de son caractère exclusif au fur et à mesure qu'on acceptait de faire quelques pas en direction de l'égalité de la mère et du père -ne serait-ce que parce que si on ne peut guère avoir de doute sur l'identité de la mère, on peut toujours en avoir un sur celle du père. Reste que le "droit du sang", droit du sperme, est bien un héritage, celui du patriarcat.  Et de la tribu. Le "droit du sol", que résume la formule "je suis né.e ici, je suis citoyen.ne d'ici", c'est la réponse républicaine à cet héritage. La réponse de la nation à la tribu.

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  • Naturalisation un peu facilitée des petits-enfants d'immigrés : Et nous, on est intégrés, vous êtes sûrs ?

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    naturalisation, intégration, droit du sol, droit du sang"On prend le risque d'attribuer un droit de cité à la légère, à des personnes qui ne sont pas intégrées", fulmine l'udéciste vaudois Michaël Buffat lorsqu'on lui demande ce qu'il pense de la naturalisation un tout petit peu facilitée pour les "étrangers de la troisième génération" (c'est-à-dire à 25'000 personnes nées en Suisse, dans leur très grande majorité italiennes, espagnoles ou portugaises de passeport, et dans leur très grande majorité nées de parents eux-mêmes nés en Suisse de parents immigrants en Suisse pour y travailler). Mais que fait-on d'autre qu'"attribuer le droit de cité à la légère" quand on pratique, comme en Suisse, le "droit du sang" ? Ne nous l'a-t-on pas attribué à nous, Suisses "de souche", "à la légère", à la naissance, avant même qu'on soit capable de dire un mot et de pouvoir nous intégrer à quoi que ce soit ? Et en quoi diable l'auteur de ces lignes se trouverait-il par miracle plus "intégré" qu'un employé de banque qui a voté PLR (ou UDC, ou MCG) aux dernières Municipales, qui est né en Suisse de parents nés en Suisse, qui a fait toutes ses écoles en Suisse, qui parle mieux français que la plupart des membres du Conseil Municipal ou du Grand Conseil -mais qui est encore de nationalité française (ou italienne, ou portugaise) ?

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