dérèglement climatique

  • Un changement climatique "sans précédent" et "irréversible" :

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    terre en feu.jpgLe feu au lac

    Le 29 juillet dernier était le "jour du dépassement", ce jour où l'humanité a consommé, ou consumé, toutes les ressources que la Terre lui fournit en un an. De ce jour jusqu'à la fin de l'année, l'humanité creuse sa dette environnementale. Sa dette, et son tombeau ? Dix jours plus tard, le 9 août, le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat, le GIEC, publiait son rapport (co-écrit par 234 scientifiques de 66 pays)  sur l'état actuel du climat, et ce qu'on peut attendre pour le futur proche : un changement climatique "aux conséquences "irréversibles" : Toutes les régions du monde sont déjà affectées par des déréglements "sans précédent" depuis au moins 2000 ans, canicules, sécheresses, pluies diluviennes sont plus fréquentes, plus intenses, moins saisonnières, les vagues de chaleur marine sont deux fois plus fréquentes qu'il y a quarante ans, la dilatation de l'océan par la chaleur, la fonte des calottes glacières (8 milliards de tonnes de glace fondent chaque jour rien qu'en  arctique) élève le niveau moyen mondial de la mer et le réchauffement climatique dépasse les prévisions : le seuil de +1,5° de température moyenne par rapport à l'époque industrielle sera franchi d'ici vingt ans. Les concentrations de CO2 dans l'atmosphère sont les plus élevées depuis deux millions d'années, la décennie actuelle est la plus chaude depuis 100'0000 ans. Et ces déréglements ne sont explicables, par leur rapidité et leur ampleur, que par l'action humaine. Or nous en tenons pour une position héritée de l'humanisme de la Renaissance : l'Homme (l'humain...) est un animal responsable de ses actes. Il lui incombe donc de les réparer lorsqu'ils sont nuisibles. D'éteindre le feu au lac, puisque c'est lui qu'il l'a allumé...

     

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