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  • Loi Covid : une bonne claque aux mauvaise odeurs, mais...

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    avuedenezilestcinqheures.jpgUn "oui" sans euphorie

    La nouvelle version de la Loi Covid a donc été adoptée à 62 % des suffrages, malgré une campagne tonitruante, dispendieuse et quasiment trumpiste de ses adversaires, qui subissent un échec d'autant plus rude que la majorité acceptante a progressé, avec un taux de participation record, et que des cantons qui avaient, au début de l'année, refusé la première version de la loi ont basculé dans le camp de l'acceptation de la deuxième. D'où, sans doute, la rogne des perdants : après les menaces, les slogans nauséabonds, les amalgames inacceptables, on a eu droit au refus, trumpiste toujours, de reconnaître le résultat pourtant on ne peut plus clair du scrutin. Peu importe : la Suisse ayant été sans doute le seul pays à se prononcer par un vote populaire national sur les mesures de lutte contre la pandémie et de gestion sociale et économique de ses effets, elle s'est prononcée clairement. Une bonne claque aux mauvaises odeurs. On devrait en être euphoriques, et pourtant on ne l'est pas. Parce qu'on n'a pas vraiment de raisons de l'être. Et que cette loi ne nous suffit pas.

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  • Loi Covid : on votera "oui", comme il y a quatre mois

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    Quasimodo.jpgL'urgence et les grelots

    Le 13 juin, 60 % des votantes et votants acceptaient la première loi  Covid. La refuser n'aurait pas empêché le Conseil fédéral de continuer à prendre des mesures de lutte sanitaire (fermeture de magasins, interdiction de manifestations, port du masque, vaccination), ces mesures relevant d'une autre loi (la loi Covid sur les épidémies), mais de nombreuses mesures de soutien nécessaires n'auraient plus eu de base légale.  Battue dans les urnes, l'opposition à la loi n'a pas désarmé,  elle a lancé un référendum contre les modifications de la loi concernant le pass sanitaire, mais contenant aussi les aides pour les cas de rigueur, les indépendants, le secteur de l'événementiel ou les indemnisations en cas de chômage partiel. Le référendum ayant abouti, on est reconvoqué au vote le 28 novembre. Et on votera "oui". Pour la même raison qu'il y a quatre mois : pour répondre à une urgence qu'on ne fera pas disparaître en se secouant les grelots dans des manifs.

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  • L'après Covid : Relance de restauration plutôt que de (r)évolution ?

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    Coronavirus.jpgUne occasion manquée ?


    On ne sait pas au juste si on vit la fin de la première vague ou le début de la seconde de la pandémie de Covid, mais en même temps qu'on commence à trouver un peu lassantes les mesures de prudence assez élémentaire qu'on nous impose (le masque, la distance, la désinfection), il nous vient d'étranges bouffées de nostalgie d'un passé immédiat -passé depuis quelques mois seulement : Le chef de mission de Médecins sans Frontière-Suisse, Patrick Wieland, se souvient que le confinement "a aussi généré des choses merveilleuses : le calme et le silence, la ville complètement vide dans une ambiance irréelle, l'aéroport sans un seul avion, des biches arrêtées au bord de l'autoroute Genève-Lausanne... Le monde animal et végétal avait repris un peu ses droits, et c'était beau". Beau, mais fugace... La routine, masquée, distancée, désinfectée, a repris bon nombre de ses droits, et on n'a pas franchement l'impression que le monde ait changé, ni que la volonté de le changer se soit renforcée par la pandémie. Et on ne peut que constater que les plans de relance qui se succèdent et s'additionnent visent tous à relancer le statu quo ante plutôt qu'à lancer un changement. Même pas forcément révolutionnaire (encore qu'il faudrait qu'il le soit). La pandémie ne serait-elle qu'une occasion manquée de "changer la vie" ?

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    Lien permanent Catégories : Politique 21 commentaires