charrottons

  • Déclassement de terrains agricoles, mobilité douce : 58ha de ville vivable en plus...

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    Le déclassement des terrains agricoles de la plaine de l'Aire accepté assez nettement et la mobilité douce acceptée, de justesse, grâce au vote de la Ville et des grandes communes : nos propres pronostics craintifs ont été heureusement déjoués par les votes genevois de ce week-end. Si on y ajoute les bons résultats vaudois (acceptation des allocations complémentaires pour personnes à faibles revenus, presque acceptation du revenu minimum), on aura finalement vécu un dimanche référendaire assez heureux. Reste que ce n'est pas parce qu'un déclassement, ou une loi sur la mobilité, ont été acceptés que les actes politiques les concrétisant vont suivre comme par miracle. Gagner un vote, c'est affaire de rapport de force. Le faire respecter aussi : les logements sociaux n'ont pas encore poussé dans la plaine de l'Aire, et les bagnoles n'ont pas encore quitté la ville... N'empêche : 58 hectares de ville en plus, et d'une ville que la mobilité douce va rendre plus vivable, c'est toujours ça de pris, qui fera du bien par ou ça passera...

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  • Qui, des légumes ou des humains, logera-t-on dans la plaine de l'Aire ?

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    Kolkhoze toujours...


    Quel qu'en soit le résultat (et si on devait se risquer à un pari, tout en espérant vivement le perdre, ce serait plutôt celui d'un refus du déclassement des 58 hectares de Cherpines-Charrottons) le vote de dimanche ne réglera rien par lui-même.. Certes, en cas d'acceptation du déclassement, on pourra s'atteler à la négociation d'un projet sérieux permettant de réduire l'écrasante pression à la concentration de l'habitat sur un territoire dont une part excessive est affectée à autre chose qu'au logement des humains. Ce sera affaire de rapports de force politique, comme dans le cas du projet Praille-Acacias-Vernets. Mais que tombe sur la plaine de l'Aire, au début de l'après-midi dominicale un  « oui » ou un  « non »  à la proposition d'y loger autre chose que des légumes, la ville continuera d'avancer, la zone agricole d'être grignotée et englobée. Il en subsistera toujours bien assez pour qu'elle joue son rôle -mais si le « oui » l'emporte, on aura simplement cessé de la sanctuariser.  Pour le reste : Kolkhoze toujours...

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  • Loger les humains ou les légumes ?

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    Loger les humains ou les légumes ?

    A Genève, le taux de vacance des appartements (autrement dit : le taux de logements disponibles) est dix fois inférieur à celui qui serait nécessaire pour seulement équilibrer l'offre et la demande de logements, on construit chaque année 1000 logements de moins qu'il faudrait pour seulement répondre à l'augmentation de la population et maintenir la crise à son niveau actuel, et ce déficit est cumulatif d'une année sur l'autre. Les loyers grimpent (de 60 % en dix ans), les « congés-ventes » réapparaissent, la spéculation immobilière produit des plus-values gigantesques... Quant à la logique du développement régional, elle consiste à exporter la population à la périphérie et à importer les emplois au centre, en multipliant les mouvements pendulaires entre l'une et l'autre -et donc en aggravant la circulation automobile et son cortège de nuisances. Le vote cantonal genevois du 15 mai prochain sur le déclassement de terres agricoles dans la Plaine de l'Aire s'inscrit dans ce contexte de crise du logement et de crise du développement régional : que faire des espaces disponibles, notamment des zones agricoles qui occupent la moitié du territoire genevois ? Y loger les humains, ou les légumes ?

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