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  • Le CEVA, malgré tout

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    Accepté, financé, mais pas encore parti :  Le CEVA,  malgré tout

    Bon, voilà, c'est fait, le financement cantonal additionnel du CEVA  est acquis. C'est non seulement la première fois que les Genevois votaient sur le CEVA, mais c'est aussi, sauf erreur, la première fois qu'ils votaient sur une infrastructure transfrontalière de transports publics -et donc, indirectement, sur la région elle-même. Et ce vote sonne clair et net : 61,2 % d'approbation, et une opposition confinée dans un parc à bourges du côté de Champel. Une opposition qui s'appuyait, tout en faisant mine de s'en distancer, sur les campagnes antifrontaliers du MCG et l'agitation par l'UDC de la menace d'un déferlement de la " racaille d'Annemasse " sur la paisible Genève... Le comique de répétition a ses limites : en acceptant le CEVA deux mois après avoir fait un triomphe au MCG, Genève accepte sa propre région. La mise en réseau d'une quarantaine de gares en Suisse et en France, l'implantation de cinq gares à Lancy, au Bachet, à Champel, aux Eaux-Vives et à Chêne-Bourg va pouvoir démarrer, une fois que les 57 recours déposés par les opposants auront été levés, traités ou retirés. Le Tribunal administratif fédéral avait refusé de lever leur effet suspensif, retardant ainsi de plusieurs mois les travaux, et les renchérissant de plusieurs millions…

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  • CEVA : et si le crédit additionnel était refusé ?

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    Et j'entendrai (malgré tout) siffler le train...

    Le CEVA c'est une vieille histoire : celle de l'incapacité de Genève à boucler son réseau ferroviaire. La nécessité de ce bouclage, et de la liaison que propose le CEVA, est reconnue depuis 1876 et a fait l'objet d'une convention qui fêtera son siècle d'existence en 2012. Deux guerres mondiales et trois crises économiques plus loin, on en est toujours à se demander si on va pouvoir prendre à Cornavin le train d'Annemasse, et à Annemasse le train pour Cornavin. Dimanche, on vote. Pas sur le principe du CEVA mais sur un crédit additionnel de 115 millions, représentant moins d'un douzième du coût total d'un projet qui coûtera trois fois moins que la traversée routière du Petit Lac, le fétiche de la droite (et des opposants au CEVA)... Du coup, une question insidieuse nous taraude : puisque le CEVA est considéré comme fondamental par une écrasante majorité des forces politiques et sociales de la République et des collectivités publiques circonvoisines, qu'on a a tout en main pour le réaliser, les terrains, la volonté politique, l'essentiel du financement, le soutien des partenaires français et de la Confédération, et qu'on ne vote pas sur le CEVA lui-même mais sur une petite partie de son financement, pourquoi ne le réaliserait-on pas de toute façon ? Que finance donc, dont on ne pourrait se passer, le crédit additionnel soumis au vote populaire ce dimanche ? Les boules Quies des riverains de la future gare Champel-Hôpital ?

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