avortement

  • La Cour Suprême des USA abroge la légalisation fédérale de l'avortement : Post Lucem Tenebrae

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    chasse aux sorcières.jpgL'assaut trumpiste contre le Capitole avait échoué en janvier 2021 ? Celui contre la Cour Suprême a réussi après que Trump y ait porté trois juges conservateurs et y ait fait basculer la majorité : la semaine dernière, elle a révoqué son propre arrêt "Roe versus Wade", rendu il y a un demi-siècle (1973), légalisant l'avortement sur tout le territoire des USA. Désormais, chaque Etat légifère comme il veut : interdiction totale, restriction maximale, légalisation... Sept Etats ont d'ores et déjà interdit totalement l'avortement sur leur territoire, une dizaine d'autres promettent d'en faire autant. Le tiers des Etats  "unis" se met ainsi en marche arrière en brandissant la Bible, vers l'instauration d'une théocratie. La semaine dernière, on chantait à Genève les vertus de Sébastien Castellion, adversaire de Calvin lors de la condamnation et de l'exécution de Michel Servet. Castellion, c'est celui qui écrivit que "ceux qui veulent contraindre les hommes à la foi sont comme celui qui voudrait introduire de force, à l'aide d'un bâton, de la nourriture dans la bouche d'un malade qui s'y refuse"... Et c'est aussi celui qui se demandait "Est-ce que nous ne quitterons jamais les ombres de la loi, pour venir à la lumière ?" Aux USA, aujourd'hui, on a déjà aux USA 40 % de créationnistes prenant la Genèse biblique à la lettre et les vindictes de l'Exode, du Lévitique et du Deutéronome pour lois.. De toute évidence leur devise n'est pas celle de la République de Genève, "Post Tenebras Lux", mais celle, sinon des fous, du moins des crétins de Dieu : "Post Lucem Tenebrae".

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  • Une croisade contre les femmes : l'interruption volontaire de solidarité

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    antiIVG.jpgIl y a quelques jours, des milliers de manifestants réclamaient, à Washington et à Paris (avant que le parlement français abolisse la « clause de détresse » dans la loi) la fin du droit des femmes à interrompre leur grossesse, et dans quelques jours on votera en Suisse sur une initiative lancée par des milieux très chrétiens  très réactionnaires, en tout oécuménisme intégriste catholique-protestant (les églises protestantes, cependant, appellent à voter NON), initiative qui demande que les interruptions volontaires de grossesse ne soient plus remboursées par l'assurance-maladie de base. Le débat fait rage également en Espagne, où le gouvernement de droite, soutenu par l'église catholique et son pape, veut rendre illégales plus de 90 % des IVG actuellement pratiquées -certains voulant carrément en revenir à la criminalisation sans exception prévalant sous Franco -en même temps qu'y prévalait la peine de mort...  Bienvenue dans le passé...

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  • Le droit à l'avortement en votation, le 9 février : Une initiative hypocrite

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    L'initiative populaire des milieux intégristes (catholiques et protestants, l'oecuménisme ne posant aucun problème aux intégriste pour autant qu'il se fasse sur le corps des femmes) s'avance masquée, jusque dans son titre : « Financer l'avortement est une affaire privée ». But de l'opération : dénier à l'interruption de grossesse le statut d'un droit, pour en refaire ce qu'elle était avant sa dépénalisation, c'est-à-dire un privilège. Un privilège qui se paie, par la prise d'une assurance complémentaire, facultative, dès lors que l'IVG ne serait plus remboursée par l'assurance de base, obligatoire. Cette méthode, parfaitement hypocrite, les milieux religieux fondamentalistes qui sont à l'origine de l'initiative, ne l'ont pas inventée : c'est la même qui est utilisée partout où les conquêtes des femmes sont remises en cause (même par des femmes. Au nom de la «responsabilité individuelle», on prétend faire ddu droit à l'avortement une « affaire privée », en laquelle la société n'aurait pas à intervenir autrement qu'en posant des limites, et surtout pas en garantissant matériellement ce qu'on proclame rhétoriquement comme un droit : celui d'interrompre une grossesse par un acte médical accompli dans les conditions d'une société développée.

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