antimilitarisme

  • Quand tout le monde (ou presque) est pacifiste...

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    Si vis pacem...


    En janvier prochain, le Groupe pour une Suisse sans armée déposera son initiative populaire pour l'abolition de la conscription (mais pas, ou plus, celle de l'armée). C'est l'occasion de nous interroger sur ce que signifie, aujourd'hui, le pacifisme. Car si tout le monde, à quelques fous furieux près, veut la paix, ou dit la vouloir, nombreux sont ceux qui s'abritent derrière le vieux sophisme latin : si tu veux la paix, prépare la guerre. De quelle paix parle-t-on ? La paix des cimetières, celle imposée par le vainqueur, le conquérant ou le colonisateur, n'est pas celle que construit la justice sociale. Le socialisme est pacifiste. Mais il l'est, ou veut l'être, en construisant la possibilité de la paix sur la justice, l'égalité, les libertés, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Or ces principes, sauf à se contenter de leur proclamation rhétorique, se conquièrent et se concrétisent dans des combats d'où la violence n'a jamais été absente et où les socialistes n'ont pas, et c'est un euphémisme, toujours été du bon côté : c'est un gouvernement dominé par les socialistes qui a engagé la France dans la Guerre d'Algérie et couvert la torture.

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