Solidarité

  • Soutenir les travailleuses et les travailleurs du Pakistan  face à l'austérité, la corruption et l'intégrisme

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    Capture d’écran 2021-09-15 020253.jpgMême dans un pays ravagé par la corruption et l'intégrisme religieux, des mouvements sociaux se constituent et luttent pour le respect des droits fondamentaux. D'entre ces pays, il y a le Pakistan, sur le peuple duquel pèse au surplus le programme d'austérité imposé par le FMI, et la crise engendrée par la coronapandémie. Au Pakistan, la fédération syndicale NTUF forme des syndicalistes pour qu'elles et ils puissent intervenir dans des conflits du travail, aux côtés des travailleuses et des travailleurs, pour les épauler juridiquement. Renforcer les mouvements sociaux face à l'austérité imposée, à la corruption et à l'intégrisme sévissant de concert et se nourrissant l'un de l'autre , former leurs cadres et leurs militantes et militants, c'est un objectif de solidarité internationale. C'est ce à quoi nous invite le Solifonds, en lançant un appel au soutien à la NTUF. Répondons à cet appel !

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  • Action du Premier Mai du Solifonds

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    solifonds.jpgDes fraises et des luttes

    La province espagnole de Huelva est le centre de la culture des petits fruits, comme les fraises, dont la production est assurée par une main d'oeuvre essentiellement féminine et immigrée, venue du Maroc, et ne disposant que de permis de travail saisonniers. Ces travailleuses surexploitées (au lieu du salaire minimum de 48 euros par jour, elles n'en touchent souvent que 32), hébergées dans des baraquements, souvent victimes de violences sexuelles, soumises à des interdiction de travail de plusieurs jours lorsque leur rendement est jugé insuffisant par leur employeur, licenciées et expulsées quand elles se plaignent, sont défendues par un syndicat, le SOC-SAT, qui mène une lutte dans des conditions extrêmement précaires, mais qui a acquis leur confiance et leur permet désormais de déposer plainte et de signaler les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations. Le SOLIFONDS (fonds suisse de solidarité avec les luttes sociales) apporte au SOC-SAT un soutien indispensable, qui rend nécessaire notre propre soutien au SOLIFONDS :

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  • Action sociale d'urgence en Ville de Genève : Détournement de faits

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    bulle.jpgLors du vote du budget de la Ville de Genève pour 2021, le Conseil municipal a accepté de prélever sur un fonds (le fonds Zell) voué à soutenir financièrement l'action du Service social de la Ville en faveur des personnes âgées, 960'000 francs pour soutenir deux institutions (la Nouvelle Roseraie et Trajets). Les prestations des deux institutions ainsi soutenues étant principalement destinées aux personnes âgées, le prélèvement les finançant est parfaitement conforme à la mission du fonds. Et comme le soutien à ces deux institutions était auparavant assumé directement sur le budget de la Ville, le faire assumer par le fonds Zell a permis d'affecter, avec l'accord du Conseil municipal, une somme équivalente à l'action sociale d'urgence, et plus précisément à l'hébergement des sans-abris, sans péjorer le résultat final du budget, ce que le cadre cantonal imposé aux communes (mais que le canton se garde bien de s'imposer à lui-même) ne permet pas. Jusque là, pas de problème. Sauf qu'en temps de covid et de vacance politique (vacance devant ici être pris au sens étymologique : un vide),  on se fait mousser avec ce  qu'on peut. Une petite polémique bien crapoteuse fera  l'affaire. Et donc un Conseiller municipal PLR passé à l'UDC est allé pleurnicher auprès de la Surveillance des communes (le SAFCO), ses pleurnicheries auto-promotionnelles ont ému un Conseiller d'Etat socialiste (on a bon coeur, au PS) et sur Léman Bleu, Le Journaliste, autoproclamé chef de la résistance patriotique à l'écosocialisme et au Conseil administratif de gauche, a embrayé devant deux comparses UDC et PLR dans un joyeux passage réciproque de pommade : utiliser un fonds destiné à financer une action sociale pour financer une action sociale, c'est frauduleux. Et voilà comment on procède à un détournement de faits pour inventer un "détournement de fonds"...

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  • Solidarité avec les syndicats indépendants de Biélorussie et d'Algérie

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    Biélorussie.jpgAlgérie.jpgBraver la répression

    En Biélorussie et en Algérie, les syndicats indépendants, autonomes du pouvoir et des syndicats officiels, sont à la pointe des mouvements populaires de contestation des régimes en place et de la corruption. Ils sont donc aussi les cibles de la répression de ces mouvements, qui revendiquent, dans la rue quand c'est encore possible, et sur les réseaux sociaux, de profondes réformes des institutions et de la société. Des militantes et des militantes, et d'entre elles et eux des syndicalistes, sont arrêtés, condamnés, emprisonnés. Les mouvements populaires ne baissent pas les bras, les syndicats indépendants non plus, mais ils ont un besoin urgent de soutien. Ce soutien, le SOLIFONDS veut le leur apporter, et nous sollicite pour y contribuer : donnons aux syndicats indépendants les moyens et la force de poursuivre leur lutte pour les droits fondamentaux des peuples dont ils sont l'émanation :

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  • Genève : Référendum de la honte contre l'aide d'urgence aux plus démunis

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    tetemurrouge.jpgRetour au XIXe siècle ?

    D'entre les enjeux de la votation du 7 mars, il en est un, cantonal genevois, qu'on devrait prendre garde à ne pas laisser être voilé par ce qui tient  lieu de débat autour de la burqa, du niqab et du passe-montagne : la création d'un fonds de 15 millions de francs pour venir en aide aux plus démunis, mis par la pandémie encore plus à mal qu'il ne le sont d'ordinaire. La création de ce fonds est contestée par un référendum lancé par la droite de la droite (l'UDC et le MCG), pour la seule raison que l'aide qu'il financerait ne serait pas discriminatoire à l'encontre des personnes sans statut légal. Cette aide irait prioritairement aux salariés et salariées,indépendants et indépendantes, étudiants et étudiantes exerçant ponctuellement des activités rémunérées, travailleuses et travailleurs du sexe, artistes indépendants, toutes et tous privés d'accès aux soutiens financiers fédéraux, cantonaux et municipaux ou ne recevant de tels soutiens qu'au terme d'un délai trop long pour leur permettre de ne pas sombrer tout à fait dans la pauvreté.  Pourquoi fallait-il une loi ? Parce que le droit ordinaire ne prévoit aucune aide publique pour celles et ceux qui n'ont pas d accès aux prestations de l'Hospice Général. Et les renvoie donc à la charité privée. Comme au XIXe siècle. On dira évidemment OUI à une loi du XXIe siècle et à la plus élémentaire des solidarités avec les premières victimes de la crise, qui étaient déjà les plus démunies avant et le sont plus encore depuis.

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  • Action sociale d'urgence : Dialogues de sourds

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    vive-la-commune.jpgLe débat sur le partage de la responsabilité de l'action sociale d'urgence, entre toutes les communes et entre elles et le canton, est récurrent -cela fait des années qu'on l'a au Conseil municipal de la Ville et qu'on s'y plaint de ce que l'hébergement des sans-abris et l'aide sociale d'urgence reposent en partie démesurée sur la Ville. D'autres communes y participent, mais de loin pas toutes et les plus riches ne sont pas celles qui s'illustrent le mieux par cet effort de solidarité. Le Conseiller d'Etat Thierry Apothéloz a, sur le fond, parfaitement raison de constater le "manque de coordination pour assurer un nombre de place suffisant". Et parfaitement raison, aussi, de proposer la création d'un fonds intercommunal pour l'assurer. La preuve qu'il a raison de le proposer ? on le propose aussi : une motion de gauche (PS-Parti du Travail) pour la création d'un fonds intercommunal de soutien à l'action sociale a été déposée au Conseil municipal de la Ville de Genève,  a été adoptée en commission de la cohésion sociale et est à l'ordre du jour de la prochaine séance du Conseil municipal (reste à savoir s'il consentira à en traiter...). De son côté, ou sur son trône, le Conseil d'Etat a concocté un avant-projet de loi pour, selon lui, "clarifier les responsabilités" entre les communes et l'Etat. Mais en fait de clarification, on a surtout un conflit de plus entre un canton qui veut faire payer les communes, et des communes qui ne sont d'accord de payer qu'en échange de compétences réelles, dans un canton qui est celui, en Suisse, qui leur en accorde le moins.

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  • Initiative pour des "multinationales responsables" : Une évidence à soutenir

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    WORLD-CO.jpgLe 30 septembre dernier, deux conférences de presse de droite engageaient la campagne sur l'initiative "pour des multinationales responsables" : une conférence de presse pour combattre l'initiative, une autre pour la soutenir. Les présidents du PLR,du PDC et de l'UDC ont sonné le tocsin contre l'initiative, ceux du PBD et du Parti évangélique  et des élus Verts libéraux et démocrates-chrétiens l'angelus pour l'initiative. On va vivre une étrange campagne, à droite du champ politique (à gauche, pas de problème, tout le monde est pour). Ce que l'initiative demande tient de l'évidence : les entreprises qui ont leur siège en Suisse doivent rendre compte de leurs actes à l'étranger , et celles qui causent des dommages à l'environnement et violeraient des droits humains doivent en être tenues pour responsables devant la justice.  Autrement dit : les multinationales doivent assumer leurs actes. Celles qui n'ont pas à se reprocher des violations des droits fondamentaux n'ont rien à craindre, seules celles qui se comportent comme des gougnafières, et seules les multinationales (les PME ne sont pas concernées) sont visées : comme le rappelle le démocrate-chrétien fribourgeois Dominique de Buman, "seuls quelques groupes ne respectent pas les droits humains. Il faut les empêcher d'agir de la sorte". Et seule l'initiative peut y contribuer, pas le contre-projhet insipide des Chambres fédérales, du Conseil fédéral et des multinationales elles-même.

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  • Les mouvements sociaux face au Covid-19

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    SolifondsLa solidarité est une résistance

    Le Solifonds (Fonds de solidarité pour les luttes de libération sociale) lance un appel à la solidarité avec les organisations et mouvements qui apportent une aide indispensable aux populations les plus démunies face à la pandémie et au confinement. Et ces mouvements apportent cette aide tout en continuant à combattre pour les droits fondamentaux. Ces tâches de protection de la population contre la pandémie, mais aussi contre les conséquences du confinement, ils et elles les mènent à la place d'Etats défaillants ou indifférents, dans une situation que la pandémie a rendue encore difficile et plus périlleuse, qu'ils doivent affronter avec des moyens réduits par la crise sociale et économique, et en continuant de subir la répression : la solidarité est une résistance.
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  • Aide sociale d'urgence : clause d'attente

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    Annotation 2020-08-01 153905.jpgL'UDC et le MCG osent tout, c'est même à cela qu'on les reconnaît

    Les mots ne manquent pas pour qualifier le référendum le plus minable lancé depuis longtemps, ce "référendum de la honte", comme le qualifie notre camarade Helena de Freitas, celui que  l'UDC genevoise et le MCG ont lancé  contre la loi, adoptée par le Grand Conseil, permettant l'indemnisation des travailleuses et des travailleurs précaires qui ont perdu leurs revenus pendant la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 et ne peuvent prétendre à aucune autre aide publique. Les mots ne manquent pas pour qualifier ce référendum et ses auteurs, mais ceux qui sans doute le qualifieraient le mieux siéent mal à une chronique estivale. On s'en tiendra donc à "minable" et "honteux", et à quelques euphémismes patauds.  Motif déclaré du référendum : "on ne peut pas donner  des indemnités pour perte de revenus pour du travail non déclaré". Comme si la loi consistait en cela (elle n'est pas un salaire de substitution, mais une aide sociale), comme si les travailleuses et les travailleurs au noir ou sans statut légal  choisissaient délibérément de l'être et d'être privés de tous droits : si elle ne conditionne pas l'aide qu'elle prévoit à un statut légal de qui la sollicite, la plupart (70 %) de celles et ceux qui pourraient y prétendre ont un statut et un travail légaux, sont  des travailleuses et des travailleurs sur appel, des employées et des employés domestiques, des travailleuses et des travailleurs du sexe, des ouvriers de la construction, des intermittentes et des intermittents du spectacle, des étudiantes et des étudiants égrainant les petits boulots... au total, 3000 personnes, dont aucune ne pourrait recevoir plus de 4000 francs (alors que le salaire brut médian en Suisse ascende à près de 7000 francs par mois). Ni plus de 80 % du revenu perdu. Ni pendant plus de deux mois.  On est bien loin des 2,7 millions obtenu à titre rétroactif par le Parrain de l'UDC pour sa  retraite personnelle de fugace Conseiller fédéral, mais peu importe à l'UDC et au MCG : sur les plus faibles, ces courageux osent tout.  C'est même à cela qu'on les reconnaît.

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  • Urgence solidaire

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    Solifonds.jpgCrise sanitaire : au Sud, les plus pauvres doivent se débrouiller sans l'Etat

    Des centaines de millions de travailleuses et de travailleurs, notamment dans l'agriculture et le textile, privés de leur emploi et de tout revenu, ou licenciés pour être ensuite réengagés à des conditions pire encore que celles qui leur étaient imposées avant leur licenciement, ou encore forcés de poursuivre ou de reprendre un travail sans aucune protection sanitaire; des droits fondamentaux foulés au pied; des populations laissées, dans les favelas, les townships, les bidonvilles, sans aide, sans protection, sans revenu, sans soins; des évacuations forcées, sans relogement : telles sont les conditions imposées aux plus précarisés de nos semblables, non par l'épidémie mais par l'incapacité des gouvernants, ou leur refus pur et simple, d'y répondre. Alors ces populationsse débrouillent par elles-mêmes  et leurs mouvements sociaux s'organisent, distribuent l'aide que l'Etat ne distribue pas, défendent les droits fondamentaux que les gouvernants ignorent, ou violent. Le Solifonds appelle à soutenir ces populations, ces mouvements et ces organisations dans leurs actions de solidarité, mais aussi dans leur revendication de suspension du paiement des intérêts de la dette publique, pour dégager des ressources à affecter à la construction d'un système de santé capable de répondre aux crise sanitaires. Répondez à cet appel : www.solifonds.ch, mail@solifonds.ch, PC-80-7761-7

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  • Journée mondiale des réfugiés ou de l'oubli des réfugiés ?

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    geneve_cite_refuge.jpg

    A l'urgence climatique, à l'urgence sociale, à l'urgence sanitaire, s'ajoute une urgence humanitaire et solidaire

    Demain, 2 Messidor, nous célébrerons la journée mondiale des réfugiés. Des réfugiés ou de l'oubli des réfugiés ? "La situation humanitaire est, en ce mois de juin 2020, toujours aussi tragique dans les camps de réfugié∙e∙s des îles grecque", rappelle Amnesty International : 32'500 demandeurs d'asile y sont entassés dans des conditions précaire, pour une capacité cinq fois moindre. Et le gouvernement conservateur, qui a choisi une ligne dure (aux migrants), veut en fermer plusieurs.  Amnesty invite la Suisse et l'Europe à prendre des mesures urgentes et à mettre en œuvre une solution européenne fondée sur la solidarité, et les autorités suisses  à prendre, dès maintenant, les mesures nécessaires pour qu'un large contingent de personnes en quête de protection puisse être admis le plus rapidement possible en Suisse. Le 23 juin, Amnesty International, l’appel de Pâques et la Charte de la migration remettront conjointement deux appels et une pétition, demandant à la Suisse d’accueillir des réfugié∙e∙s provenant des camps grecs. A l'urgence climatique, à l'urgence sociale, à l'urgence sanitaire, s'ajoute une urgence humanitaire et solidaire. Plus d'infos ici : https://extranet.amnesty.ch/fr/sengager/autres-actions/action-journee-mondiale-des-refugie-es-2020

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  • La servitude en temps de pandémie

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    Sindomestico.jpgSolidarité avec les travailleuses domestiques

    Le SOLIFONDS n'a pas renoncé à mener, comme chaque Premier Mai, une action de solidarité avec des travailleurs et des travailleuses engagés dans une lutte inégale pour la défense de leurs droits. Cette année, cette action est de solidarité avec les employées de maison brésiliennes. Et le Covid-19 n'y est pas pour rien : dans le pays de Bolsonaro et des évangélistes négateurs de l'épidémie elle-même, son impact risque d'être dévastateur, et les employées de maison, sans droits, sans accès au système de santé, menacées à tout moment d'être licenciées, victimes de violences sexuelles, comptent parmi les personnes les plus menacées d'être à la fois victimes et propagatrices du coronavirus.

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  • Soutenir les luttes contre l'accaparement et l'empoisonnement des terres

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    zemlya-i-volya.jpgTerre et liberté

    Au Brésil, au Zimbabwe, en Colombie, des paysans, des communautés indigènes, des familles, luttent contre l'accaparement de leurs terres par des multinationales, des gros propriétaires, voire l'Etat. Au Brésil, après la rupture d'un barrage, les sinistrés luttent pour un développement sans "extractivisme" minier; en Colombie, c'est contre des projets d'extraction de pétrole que des communautés villageoises se sont mobilisées; au Zimbabwe, des centaines de familles de petits paysans expulsés refusent de quitter les terres où elles vivent depuis des générations. Toutes ces luttes se mènent dans des conditions incroyablement difficiles, face à des entreprises puissantes, des gouvernements autoritaires, des milieux disposant de ressources considérables. La solidarité est donc indispensable aux mouvements qui combattent pour la défense des droits des populations locales, et pour un autre mode de "développement" que celui imposé par les détenteurs du pouvoir et de la richesse. Le Solifonds est acteur de cette solidarité : il appelle au soutien de ses actions :

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  • Les femmes de Colombie se mobilisent contre les violences

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    Capture.JPG¡Basta Ya!

    Dans le monde entier, les femmes se sont levées, pour l'égalité des droits, contre les violences dont elles sont les victimes. Dans le monde entier, en Suisse comme ailleurs : la grève du 14 juin a été un moment d'une force incontestable -et d'ailleurs presque incontestée. Dans le monde entier, en Colombie aussi. A Cabidjo (sud-ouest), l'agression violente subie par une militante a suscité la mobilisation de femmes (paysannes, autochtones, africolombiennes, urbaines et rurales), et donné naissance à mouvement de lutte contre toutes les violences sexistes, violences homophobes et transphobes comprises, largement répandues en Colombie. Le Solifonds vous invite à soutenir ce mouvement, et en particulier la plate-forme d'information alternative Columbia Informa (http://www.colombiainforma.info/):
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  • Hébergement des sans-abris à Genève : D'une urgence, l'autre

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    Sans-abri-dans-l-Herault-cri-d-alarme-d-acteurs-de-l-urgence-sociale.jpg

    Hier soir, au Conseil municipal, une majorité écrasante formée du Parti socialiste, du Parti démocrate-chrétien, des Verts, d'Ensemble à Gauche, du Mouvement des citoyens genevois et du PLR a voté en deuxième débat un crédit de 1,8 million pour renforcer les capacités d'hébergement d'urgence des sans-abri de toute la région. L'UDC a tenté vainement d'exclure les sans-papiers des lieux de cet hébergement d'urgence. Exclure les exclus de l'hébergement des exclus : c'est tout l'UDC, ça...
    Le Conseil municipal a également décidé, à la même majorité, de traiter en urgence une motion socialiste demandant la création d'un fonds intercommunal pour inciter à une réelle implication et une meilleure coopération entre les communes genevoises, et avec le canton, les premières et le second ayant pris l'habitude de se reposer lourdement sur la Ville pour assumer cette tâche. Le crédit voté répond à une urgence sociale, et la motion encore à voter à une urgence politique : répartir la tâche et la charge de l'urgence sociale.

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  • Le sale goût des fraises de Huelva

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    récolte des fraises.jpg

    Fraises amères

    Le Solifonds lance une action de soutien au syndicat espagnol de la main d'oeuvre agricole, le SOC-SAT. Une main d'oeuvre essentiellement immigrée, saisonnière, féminine et marocain, surexploitée, harcelée, victime de xénophobie. Comme, par exemple, les cueilleuses de fraises de Huelva.

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  • "Déli de solidarité" : un pasteur jugé à Neuchâtel

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    geneve_cite_refuge.jpgGrüninger, Herrou, Valley, Lucano : Respect !

    La pénalisation de la solidarité envers les migrants frappe aussi la Suisse : le pasteur Valley comparaît en justice ce matin à Neuchâtel pour avoir nourri et logé un Togolais menacé d’expulsion. On ne peut pourtant pas dire qu'on soit envahis: 15'255 demandes d’asile ont été déposées en 2018 en Suisse -c'est 15,7% de moins qu’en 2017 et le chiffre le plus bas enregistré depuis 2007. Mais cela ne change rien : le «délit de solidarité» fait surface aussi chez nous -notre pays étant par ailleurs le dépositaire de la Convention de Genève sur le droit d'asile, ce qui n'empêche pas la «justice» d'y poursuivre celles et ceux qui, tels Anni Lanz, Norbert Valley. ou Lisa Bosia Mirra viennent en aide à des réfugiés ou à des migrants. Comme en son temps le fit Paul Grüninger, à Saint-Gall, lorsque, chef de la police, il fit entrer illégalement en Suisse des juifs fuyant l'Autriche annexée par l'Allemagne nazie. Lui aussi fut condamné, dégradé, révoqué. Avant, quarante ans plus tard, d'être réhabilité et honoré.

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  • Soutenir les mouvements sociaux au Brésil

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    MST Bresil.jpgQui sont les "terroristes" selon Bolsonaro ?

    Fin janvier, un barrage industriel rompait, ensevelissant 300 personnes. Peu après, le Mouvement des Sans-Terre (MST) contactait le Solifonds : occupant des terrains dans la région sinistrée, il y avait envoyé des équipes de secours et de solidarité, notamment pour rétablir l'approvisionnement de la population en eau potable. Pour le désormais président du Brésil, Jair  Bolsonaro, le Mouvement des Sans Terre est un mouvement "terroriste".  Donner un toit et une terre à ceux qui n'en ont pas, donner des droits à ceux qui en sont privés, sont donc des actes "terroristes". Forcément : les méthodes du MST, fondées sur la solidarité et le respect de l'environnement, sont aux antipodes de celles par lesquelles le gouvernement Bolsonaro veut mener sa politique d'expansion agro-industrielle et d'exploitation des ressources naturelles, y compris en détruisant le cadre de vie des peuples indigènes.
    Dès bien avant soin arrivée au pouvoir, Bolsonaro, en bon militaire d'extrême-droite (et ce n'est pas un pléonasme) s'en était pris aux deux principaux mouvements sociaux du pays celui des paysans sans terre (le MST) et celui des habitants sans toit (MTST), et ses partisans avaient multiplié les agressions contre les militants de ces mouvements, contre les autochtones (305 groupes ethniques différents, répartis sur 12 % du territoire mais que Bolsonaro et son gouvernement veulent chasser de leurs terres pour en faire des "citoyens" conformes), contre la gauche et les LGBT. Et son élection n'a évidemment pas arrangé les choses : il a abaissé le salaire minimum, transféré la délimitation des territoires autochtones au ministère de l'Agriculture pour bien signifier que les intérêts de l'agro-industrie prévalaient désormais sur ceux des Indiens et que leurs terres doivent pouvoir être livrées à l'agrobusiness. Et son ministre de l'Economie (membre d'un gouvernement dont un tiers des portefeuilles sont détenus par des militaires, auxquels s'ajoutent des pasteurs évangélique sultra-réactionnaires) entend privatiser massivement et réduire tout aussi massivement les prestations sociales et les protections au travail instituées sous les gouvernements du Parti des Travailleurs. Qui sont les "terroristes" ?

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  • Aquarius Helveticus

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    Aquarius2.jpgPour une fois que le drapeau de l'Etat peut être utile...

    25'000 personnes ont signé une pétition au Conseil fédéral, déposée mardi à Berne, demandant que la Suisse accorde son pavillon au dernier navire de sauvetage des migrants en Méditerranée, l'Aquarius, mouillé à Marseille dans l'attente d'en retrouver un -temps d'attente pendant lequel il ne peut assumer sa mission auprès des migrants en détresse.
     une dizaine de personnalités, dont une ancienne présidente de la Confédération, un ancien président du CICR, une ancienne procureure du Tribunal pénal international, un Prix Nobel, un évêque, ont lancé un appel faisant la même demande, également soutenue au Conseil national par une interpellation déposée par des élus de gauche, du centre et de droite. Mardi, on proposera au Conseil Municipal de Genève de se souvenir que cette ville est le siège du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, et que la convention qui proclame le droit fondamental à l'asile porte le nom de Genève, comme celles qui proclament le droit international humanitaire. On proposera donc à son parlement communal d'exprimer son soutien à la demande faite à la Suisse d'accorder son pavillon à l'Aquarius. Pour une fois que le drapeau d'un Etat peut-être utile aux hommes...

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  • 60 millions de travailleuses domestiques sans droit

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    balayeuse.jpgSortir du servage

    A Genève, l'opération "Papyrus" -dont nous persistons à savoir gré à Pierre Maudet de l'avoir rendue possible- a permis à des centaines de travailleuses domestiques sans statut légal d'en trouver un, et avec lui d'obtenir les protections légales auxquelles elles ont droit -en même temps que les obligations qui leur sont liées. Mais dans le monde, 90% des travailleuses domestiques (et elles sont plus de 60 millions) restent privées de sécurité sociale, de rente de retraite, d'indemnités de chômage, travaillent sept jours sur sept, et souvent plus de douze heures par jour. Les syndicats d'employées de maison ont réussi à faire adopter en 2011 par l'Organisation internationale du travail une convention (N° 189) protégeant travailleurs et travailleuses domestiques et définissant leurs droits. Ce texte toutefois n'a pas été ratifié par tous les Etats, et nombre de ceux qui l'ont ratifié mne l'appliquent pas. Les syndicats de travailleurs et travailleuses domestiques luttent dans des conditions extrêmement précaires. Le SOLIFONDS lance une campagne pour les soutenir, et soutenir ainsi l'accession de dizaines de millions de travailleuses et travailleuses à des droits humains minimaux, et pour que le travail domestique cesse d'être un servage.

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