socialisme

  • Une bonne question du "Monde Diplomatique" : "Pourquoi la gauche perd" ?

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    "droite-gauche.jpgLa social-écologie est l'avenir de (la) social-démocratie", proclamait en 2018 le philosophe Raphaël Glucksmann, tête de liste du PS aux  Européennes de 2019. La "social-écologie", version Canada-Dry de l'écosocialisme ? "il faut des réponses de gauche aux problèmes engendrés par la crise"... certes, quelles réponses ? "il faut faire basculer les sociaux-démocrates traditionnels vers la défense du climat et de l'environnement"... oui, bien sûr, mais il faudrait surtout que ce "basculement" ne soit pas qu'une posture rhétorique, et qu'en basculant vers l'environnementalisme et l'urgence climatique, on ne laisse pas choir l'urgence sociale. Et qu'on n'oublie pas l'urgence démocratique. La dernière édition du "Monde Diplomatique" consacre un passionnant dossier à répondre à la question qui le taraude : "Pourquoi la gauche perd ?". Et si on n'est pas forcément convaincus par toutes les réponses données, on salue la question... ne serait-ce que parce qu'on se la pose aussi... même si en cet étrange pays, cet étrange canton, cette étrange ville qui sont les nôtres, la gauche ne perd pas...

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  • A propos d'un 10 Mai d'il y a quarante ans

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    mots socialistes.jpgPost Lucem Tenebrae

    En France, le 10 mai est, comme le 18 Brumaire ou le 18 juin, une date dont on n'a pas besoin de donner l'année. Pour Jack Lang, reprenant (vraisemblablement sans le savoir) la devise de la parvulissime République, avec l'élection de François Mitterrand à la présidence de la Ve République, la France passait carrément des ténèbres à la lumière. C'était tout de même un peu trop dire de l'événement, mais c'était bien dire l'attente d'un changement. Et, en creux, dire à quel point cette attente manque à la gauche française pour qu'elle renaisse de ses cendres dispersées...  36 ans après la victoire de Mitterrand à la présidentielle, suivie d'une victoire du PS aux législatives, le candidat socialiste à la présidentielle de 2017 obtient, au premier tour, et péniblement... 6 % des suffrages. De Post Tenebras Lux à Post Lucem Tenebrae...

    Un droit d'inventaire du mitterandisme et du parti socialiste au pouvoir s'impose, en tenant compte des différences de contextes politiques : en 1981, le clivage gauche-droite structure sans contestation le paysage politique : on est de gauche ou de droite, si on n'est ni l'un, ni l'autre, on n'est rien. Aujourd'hui, pour être quelque chose politiquement, il faut commencer par se dire "ni de gauche, ni de droite", "au-dessus du clivage gauche-droite", ou "de gauche ET de droite". Et puis, enfin, il y a un comportement unitaire, à gauche, quand il n'y reste plus qu'un désir d'unité. Un désir impuissant, peut-être faute d'une force politique centrale (on dit bien "centrale", pas "centriste"...) autour de laquelle se fasse cette unité : ce fut, de 1974 à 1981, le PS. Et quarante ans après ? La gauche française pèse toujours, si elle se rassemble, assez pour être présente au deuxième tour d'une élection présidentielle. Si  elle ne rassemble pas, elle ne pèsera que le poids de son impuissance, et devra se contenter de choisir, à nouveau, entre Macron et Le Pen.

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