Politique

  • Nouvelle Municipalité et urgence sociale : Passage de témoin

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    Bienvenue chez nous.jpgHier, les nouveaux exécutifs municipaux ont prêté serment. La semaine prochaine, ce sera au tour des nouveaux délibératifs, les Conseils municipaux. De nouvelles municipalités, donc, confrontées à la même urgence sociale comme enjeu prioritaire : la prise en charge des plus démunis. En Ville de Genève, ce fut le mandat d'Esther Alder, ce sera désormais celui de Christina Kitsos que de répondre à l'urgence sociale mise en pleine lumière par les files d'attente du samedi aux Vernets. Christina Kitsos hérite du bilan extrêmement positif d'Esther Alder, mais elle en hérite dans une situation particulièrement difficile. Ce bilan, c'est, pour s'en tenir à la lutte contre l'extrême précarité (sans oublier le reste : les crèches, les logements relais, les allocations sociales), deux fois plus de places d'accueil des sdf en hiver et l'ouverture de places en abri l'été, et, depuis des semaines, le soutien à l'action de la caravane du coeur). Toujours majoritaire au Conseil administratif, la gauche l'est à nouveau au Conseil municipal : elle y sera aussi jugée sur la réponse qu'elle donnera à l'urgence sociale. Une urgence qui ne s'impose d'ailleurs pas qu'en Ville de Genève, même si, forcément, la ville-centre la concentre.

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  • Fin de "législature municipale" : Ouf !

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    chute de mots.jpgUn nouveau Conseil municipal va entrer en fonction dans toutes les communes genevoises, le 2 juin. Et demain, le Conseil municipal de Genève élu il y a cinq ans tiendra sa dernière séance. Et rendra «hommage» à celles et ceux de ses membres qui ne se représentaient pas ou n'ont pas été réélus. Et aux Conseillères administratives et aux Conseillers administratifs qui ne se sont pas représentés. Et dont on va entendre chanter les louanges après avoir entendu le pire à leur sujet pendant cinq ans. Un grand bal des hypocrisies va s'ouvrir, les hommages vont pleuvoir sur la tête des partants comme la vérole sur le bas-clergé breton.  Quant au Conseil municipal qui tire sa révérence, on ne voit pas pourquoi on lui rendrait hommage. Parce que ses cinq ans de mandature ont été marquées par un fonctionnement si calamiteux qu'on n'a qu'une envie : les oublier. Et oublier la majorité de droite élargie, distendue, écartelée, qui y a sévi, en interrompant les débats par des motions d'ordre, en faisant procéder à des votes sans discussion, en suspendant les séances au prétexte que le Conseil administratif n'y assistait pas, et en prenant des décisions formellement ineptes et annulées ensuite par la surveillance cantonale des communes. Bref, on est bien contents de pouvoir tirer la chasse. Et de passer à autre chose. Et si possible à mieux.

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  • Après 75 ans de présence, le Parti du Travail quitte le Conseil municipal de Genève

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    cartes de membre PdT.jpgCinq ans de vacances ?

    Ce que vous allez (peut-être) lire aurait pu être dit lors de la dernière séance du Conseil municipal sortant, mais ne pourra l'être -faute à la restriction des possibilités d'intervention à l'"heure des hommages" (tous sincères, évidemment ) aux conseillères municipales et conseillers municipaux (toutes et tous méritantes et méritants, évidemment) qui quittent cet auguste cénacle. Je le publie ici à la première personne, en abandonnant pour l'occasion, le pluriel de majesté ou l'impersonnel d'humilité auquel je suis accoutumé. Parce que s'il y a un peu d'histoire dans tout cela, c'est que dans cette histoire, il y en a un peu de familiale. Donc de personnelle : il n'y a d'histoire que vécue par des gens. Et quand ces gens nous sont proches, leur histoire est aussi, forcément, la nôtre.  Donc la mienne : si je suis là, c'est que mes parents ont procréé juste avant de quitter le Parti du Travail. Si j'ai une soeur, c'est qu'ils ont récidivé, juste après avoir quitté le Parti du Travail. Et si j'ai un frère, c'est qu'ils ont encore récidivé, juste après que le Parti progressiste, scission du Parti du Travail opérée par Léon Nicole, ait échoué à le remplacer... On a, à gauche, un rythme quasi biologique, lancinant : au moins une scission par génération. Et là, le mot génération prend tout son sens...

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  • Quand la pandémie a fait revenir la politique

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    pangolin de faced.jpgC'était donc possible...

    La crise pandémique a été marquée par un retour fracassant : celui du politique. On sortait de décennies de souveraineté de l'économique, de dépolitisation des débats, de substitution du sociétal au social -et voilà que reviennent les contradictions politiques majeures, et les contradictions de classe. Et l'urgence des choix, entre la poursuite d'un libéralisme réduit au libre-échange des marchandises et au "libre jeu du marché", une social-démocratie keynésienne, un despotisme orwellien (version chinoise)... et une rupture créatrice "écosocialiste"...  Répondant à l'épidémie, les Etats, les régions, les communes ont volontairement rompu avec le productivisme et le consumérisme pour sauver des vies. Et du coup, ont soulagé, pour quelques moins, l'environnement de tout ce qui le dégradait du fait des activités humaines : en 2019, sept millions de personnes sont mortes prématurément du fait de la pollution... mais pour le seul mois d'avril 2020, la chute de l'activité économique a provoqué une chute de la pollution qui, selon certaines estimations, aurait évité 10'000 morts prématurées... La politique de rupture que prônaient les décroissants a été mise en œuvre par les puissances publiques qui y étaient, foncièrement, opposées. C'était donc possible, jusque dans les détails -comme la création à Genève en quelques jours d'une dizaine de kilomètres de bandes cyclables qu'on attendait depuis dix ans... Mais tout ayant une fin, la question se pose quel air respirera-t-on lorsqu'on enlèvera nos masques ?

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  • "Grève nationale pour l'avenir" : changement de forme, pas de fond...

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    sirène d'alarme.jpgAlarme, citoyens !

    Aujourd'hui devrait être un jour de grève pour le climat (une "grève pour le futur", si on traduit en français le titre anglais, comme si on pouvait faire grève pour le passé...). Mais aujourd'hui ne sera pas un jour de grève -ou alors virtuelle. Il est vrai que le coronavirus a plus fait pour le climat, dans l'immédiat, que toute grève de ce genre (mais le "déconfinement" va déconfire ce bénéfice transitoire). La trêve se terminant, le retour à l'anormale se dessinant, le combat pour la justice climatique va devoir reprendre, en même temps que le combat pour la justice sociale. Les transports sont la principale source d'émissions de gaz à effet de serre de la Suisse" rappelle l'ATE. La mobilisation pour  "le développement d'une mobilité durable, libérée de l'essence et du diesel" ne revêt pas moins d'urgence qu'il y a trois mois. La grève qui se justifiait avant l'arrivée du virus se justifie donc autant après, si elle va forcément devoir prendre d'autres formes que celles prévues. Mais on peut aussi sortir dans la rue et manifester, même si c'est interdit, en traçant autour de soi un carré de 2 mètres de côté, histoire de reprendre nos droits démocratiques, et pas seulement nos pulsions consuméristes. Pour toutes les autres initiatives à l'ordre du jour, actions décentralisées "symboliques et créatives", actions "surprise" et pour la webradio de la grève, c'est par là : www.challengeforfuture.ch

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  • Campagne pour des "multinationales responsables" : Chaude sera la fin de l'été

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    multinationales responsables.jpgLa coronapandémie a retardé le vote sur l'initiative populaire fédérale pour des "multinationales responsables", mais ne l'a pas annulé : on votera cet automne. Et si la coalition qui soutient l'initiative est prête à la campagne, le lobby des multinationales aussi. Il a agi au parlement fédéral pour couler un éventuel contre-projet qui ait quelque contenu, il va agir sur l'opinion publique pour essayer d'inverser la tendance favorable à l'initiative que révèlent les sondages. Soutenue par la gauche et 120 organisations non gouvernementales, l'initiative propose d'imposer dans la Constitution fédérale un devoir de diligence et une responsabilité juridique des multinationales en matière de droits de l'homme et de l'environnement dans toutes leurs activités et celles de leurs filiales à l'étranger. On se doute que cette perspective ne les enthousiasme guère. Leur lobby a donc commencé à faire campagne, surtout en Alémanie : elles vont, avec l'aide de l'agence de relations publiques proche de la multinationale Glencore, et la complicité du groupe de presse Tamedia  (que la coûteuse pub des multinationales nourrit) consacrer des millions (au moins huit) à tenter de convaincre le peuple (et les cantons) à les exonérer de toute responsabilité sociale et environnementale. La fin de l'été sera politiquement chaude...

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  • Fin de "législature" municipale genevoise : Cohérence de la foirade

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    Bosch- nef des fous.jpgLa "législature" municipale genevoise se clôt donc comme elle a commencé et s'est poursuivie pendant cinq ans : dans la foirade. Le Conseil municipal de la capitale mondiale du monde mondial avait déjà produit une quarantaine de décisions annulées ou dévaluées par le bailli cantonal (à chaque fois pour des raisons formelles, puisque prises sans vérifier si elles étaient conformes au cadre légal...), il achève son mandat en bouquet final avec une session entière annulée avant même d'avoir pu commencer. Chapeau ! Chapeau du bailli, même, comme dans Guillaume Tell. D'ailleurs, il conviendra, pour la "législature" qui va s'ouvrir, de placer à l'entrée de la salle des séances un grand portrait du Conseiller d'Etat en charge des bailliages communaux, afin que nous ne puissions entrer dans les lieux de nos (d)ébats qu'en passant, humbles, sous lui. Il eût été en effet navrant qu'en ces temps de confinement, le respect de l'autorité se perdît.

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  • Naissance du Collège de Patapolitique et de l'Ouvroir de politique potentielle

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    Notre Premier Mai

    Je suis Pangolin.jpg

    Notre Premier Mai

    Le Collège de Patapolitique et l'Ouvroir de politique potentielle sont heureux de vous annoncer leurs naissances en parfaite gemélité, ce Premier Mai 2020, jour de la Réprobation du Travail,  à 0 heure.

    Que le Collège et l'Ouvroir nés en ce jour du 1er Pangolin nous portent conseil pour la "législature" municipale qui s'ouvrira le 2 juin...

     

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  • Trois ans de Macron... et après ?

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    Macron masqué.jpgUne présidence jouée à la roulette russe


    Dans une semaine, il y aura trois ans qu'un personnage apparemment (mais seulement apparemment) sorti de nulle part était élu à la présidence de la République française, sur les décombres de PS et des Républicains. Tous deux, il est vrai, s'étaient littéralement suicidés : le PS en se réduisant à un parti de gouvernement gouvernant contre son programme de parti, les Républicains en présentant un candidat, Fillon, d'abord incapable de rallier le "centre", puis piégé par ses propres pratiques de politicien "à l'ancienne". Bref, Emmanuel Macron était élu. Parce qu'il n'y avait personne en face de lui,. sinon Marine Le Pen. Et qu'un choix politique déjà réduit  par une élection au scrutin majoritaire se réduisait encore plus par l'identité, personnelle et politique, des deux protagonistes. De sorte que si on ne voulait pas de Le Pen on ne pouvait que voter pour Macron, que si on ne voulait pas de Macron on ne pouvait que voter pour Le Pen, et que si on ne voulait ni de Macron, ni de Le Pen on ne pouvait que voter blanc, nul, ou s'abstenir. Et donc sortir du jeu et laisser le terrain aux deux seuls joueurs qui y restaient. Et trois ans plus tard, où en est-on ? malgré tout ce à quoi s'est heurté Macron, des "gilets jaunes" à la pandémie en passant par la mobilisation contre la réforme des retraites, on est est presque au même point, avec comme horizon une présidentielle en 2022 se jouant vraisemblablement, au deuxième tour, entre Macron et Le Pen... A moins que...

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  • Israël : Coronaccord de gouvernement

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    Israel.jpgPalestiriens

    Dimanche soir, des milliers de manifestants portant masques de protection et brandissant des drapeaux noirs (en signe de deuil des libertés), se sont rassemblés sur la place Yitzhak Rabin à Tel Aviv, en respectant entre eux la "distance sociale" de deux mètres des temps de pandémie, pour une manifestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qualifié de "Ministre du crime". "Laissez la démocratie gagner", exigeaient les manifestants. Prescients, ils dénonçaient par avance un accord de coalition passé sous prétexte d'union nationale entre Netanyahu et son concurrent (plus que son opposant) centriste Benny Gantz, des négociations qui ont provoqué le départ de deux partis de la coalition centriste Kakhol lavan. L'accord laisse Netanyahu au poste de Premier ministres, Benny Gantz sera ministre de la défense puis,après 18 mois,devrait prendre la place de Netanyahu. Si Netanyahu ne s'accroche pas à son poste. A la manif de dimanche, le chef de Yesh Atid, Yair Lapid, qui avait appelé à voter pour Gantz, a accusé Netanyahu d’avoir détruit la démocratie israélienne et  Gantz de l’avoir laissé faire. « C’est ainsi que les démocraties meurent au 21e siècle. Elles ne sont pas anéanties par des chars envahissant le Parlement. Elles meurent de l’intérieur. Il y a cinq ans, la Turquie était encore une démocratie qui fonctionnait. Il y a quatre ans, la Hongrie était encore une démocratie. Elles sont mortes de l’intérieur. Parce que les bonnes personnes étaient silencieuses et les faibles se sont rendus". Ou se sont vendus. On ne se demande même pas, ni leur demande-t-on,  ce que pensent les Palestiniens de cette escroquerie politique, ils ont bien d'autres sujets d'indignation : ni la pandémie, ni la crise politique n'ont entravé la colonisation et l'accaparement, sous divers prétextes, de leurs terres, leurs maisons, leur espaces palestiniens... avec la bénédiction de Trump.

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  • Nouvelle "législature" municipale : Interrègne confiné

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    pangolin de faced.jpgLes élections passées, leurs résultats validés, les instances politiques municipales devraient être en état de marche -celles qui terminent leur mandat le 31 mai, celles qui commencent le leur le 1er juin. Mais le 18 mars, le Conseil d'Etat avait demandé (ou plutôt imposé...) aux conseils municipaux de suspendre leurs travaux, tant en plénière qu'en commissions, et placé la gestion des affaires communales sous la seule responsabilité des exécutifs -conseils administratifs, maires et adjoints. Depuis, les Conseils municipaux trépignent, veulent se réunir à nouveau, fût-ce virtuellement, sans savoir si des décisions prises dans de telles conditions seraient juridiquement valides,  ni quelles décisions prises par eux sont réellement indispensables et ne peuvent être reportées en mai. Pendant quoi les élues et les élus dans les conseils administratifs négocient entre eux la répartition des dicastères et les partis politiques s'occupent comme ils peuvent à préparer la transition d'un délibératif en fin de course à un délibératif qui n'a pas encore prêté serment et ils alignent les fonctions comme des noix sur un bâton (qui présidera, vice-présidera, le futur Conseil municipal ? c'est le tour de quel parti ? de quelle élue ou de quel élu ? et puisqu'il paraît qu'il en faut un ou une, qui sera chef-fe du groupe parlementaire municipal ? et qui va dans quelle commission)... Etrange interrègne confiné, temps institutionnel un peu suspendu, qui devrait être propice à des réflexions sur les choix politiques fondamentaux plutôt que sur les titres et les postes, non ?

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  • A la recherche d'une "sortie de crise"

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    avion à Genève.jpgVol au dessus d'un nid de Covid

    Pour atteindre l'objectif de l'Accord de Paris, la quantité d'équivalents CO2 émis en moyenne par personne et par année à Genève (actuellement 10 tonnes) devrait être réduite... de 90 %. C'est ce que le  COVID-19 est en train de provoquer... Et le Léman Express aurait sans doute commencé à réduire le trafic en Ville de Genève de 12 %... si un virus malin ne l'avait arrêté à la frontière et n'avait réduit ses cadences à celles d'un dimanche. Reste que le trafic aérien a chuté et que la fréquentation des aéroports s'est écroulée -or l'aviation représente 19 % de l'impact climatique. Et que la sortie de crise sanitaire pourrait être une entrée de ce secteur (comme bien d'autre) dans une réduction directe (pas par compensation hors de lui) de ses émissions. D'ailleurs, une lettre ouverte au Conseil fédéral va dans le sens d'une réelle maîtrise environnementale du trafic aérien, avec à la clef, par exemple, un  impôt sur le carburant des avions et un soutien au retour des trains de nuit.  Signée notamment par la Conseillère aux Etats genevoise Lisa Mazzone, elle lui a valu d'être accusée de trahir les intérêts du canton qu'elle est supposée défendre, comme si une sénatrice était fonctionnaire. La position qu'elle défend est pourtant d'entre celles qui lui ont permis d'être la mieux élue, au Conseil des Etats l'automne dernier. Et, cerise sur le gâteau, c'est une position ratifiée par le peuple lors de l'acceptation de l'initiative pour un "pilotage démocratique de l'aéroport", inscrivant dans la Constitution cantonale la limitation  des nuisances pour les riverains et l'environnement. Bref, Lisa Mazzone n'a peut-être pas défendu les intérêts du Conseil d'administration de l'aéroport, mais elle a défendu ceux des Genevoises et des Genevois -autrement dit, en démocratie et en République, celles de Genève...

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  • Deuxième tour des Municipales genevoises : A gauche, les villes!

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    2eme tour.jpgBon, c'est fait (sous réserve évidemment de recours possibles des perdants) : les 21 dernières communes genevoises à n'avoir pas élu, activement ou tacitement, leurs exécutifs l'ont fait. A un taux de participation à quelques points en dessous de la norme déjà médiocre, les 5 % habituels de vote au local s'étant réduits à un petit pourcent avec la réduction de tous les locaux de vote à une boîte  unique pour tout le canton -ce qui nous rappelle de vieux souvenirs de nos premiers vote, lorsqu'un local unique pour tout le canton s'ouvrait au Collège Calvin le mercredi et le jeudi avant les locaux de quartier et de commune, le vendredi, le samedi et le dimanche (c'était avant l'introduction du vote par correspondance). Au passage, il nous semble que les conditions particulières de ces élections municipales coronapositives devraient suggérer à nos Magnifiques Seigneurs de réintroduire le vote par internet. Tout cela dit, on est très satisfait des résultats de ces élections (malgré la disparition du Parti du Travail du Conseil municipal de la Ville, où il siégeait depuis 70 ans, et de la gauche de la gauche du Conseil administratif, où elle siégeait depuis 50 ans) , avec des majorités de gauche en Ville de Genève, à Meyrin, Onex, Vernier, Lancy, Carouge, Versoix, Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries, et au Grand Saconnex.  Onex et Carouge ont même des exécutifs totalement féminins...

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  • Les élections passées, place aux choses sérieuses

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    Ubu.jpgFaites vos jeux !

    On ne connaîtra sans doute le résultat de l'élection des exécutifs municipaux genevois que demain, mais n'espérez pas pour autant pouvoir échapper à nos commentaires : ils tomberont à leur heure. On se contentera aujourd'hui de se dire qu'un peu de démocratie dans ces temps de confinement et d'exécutifs régnants sans contre-pouvoirs, ça ne pouvait pas faire de mal,et qu'exercer un droit démocratique est au moins aussi important que faire des stocks de papier de chiotte. Qu'on cesse alors de geindre sur les entraves à la campagne électorale en temps de confinement relatif : il y a beau temps que les partis politiques n'avaient pas été placés dans une situation aussi égalitaire en période électorale, et que les campagnes des plus démunis n'étaient si ressemblantes à celles des plus riches... La participation est médiocre (29,12 %)  ? Certes, mais elle n'est que médiocre, comme à son habitude... et après tout, dans la majorité des communes il n'y avait pas plus de candidatures que de sièges à pourvoir... L'élection passée, on peut donc passer aux choses sérieuses : la création imminente, à partir de la Gauche Dugong, de l'Oupopo (l'ouvroir de politique potentielle) et du Collège de patapolitique.

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  • Genève, terre de contrastes électoraux communaux

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    funambule.jpgMosaïque d'alliances

    Il vous reste deux jours, citoyennes et citoyens, pour voter au deuxième tour des Municipales genevoises. C'est court si on a attendu aujourd'hui pour s'apercevoir qu'il y a des élections, mais c'est  suffisant si on le savait et qu'on est prêt-e à déposer ou à faire déposer son enveloppe dans la boîte aux lettre du Service des votations et élections (25 Rte des Acacias, de 8 heurs à midi et de 14 à 16 heures).  La Cour de Justice ayant repoussé la demande de SolidaritéS et du MCG d'annuler le deuxième tour, et le taux de participation s'annonçant comme bien moins mauvais qu'on le pouvait craindre, on saura mardi soir qui composera les exécutifs des communes, et d'entre elles des villes, et d'entre elles celle de Genève : ces mêmes exécutifs qui auront dès le 1er juin à prendre les décisions nécessaires pour amortir les conséquences sociales et économiques de la crise sanitaire... En attendant quoi on constate  que Genève est une belle terre de contrastes électoraux communaux : en Ville, le MCG et l'UDC appellent à voter PLR mais à Vernier, c'est la gauche qui appelle à voter PLR. En Ville et à Chêne-Bougeries, les Verts libéraux soutiennent la candidate et les candidats du PDC et des Verts et à Onex la gauche appelle à voter pour la candidate du PDC. Et si en Ville les partis de gauche n'appellent à voter que pour leurs candidates et candidats, nombre de militantes et de militants socialistes et vert-e-s appellent à y ajouter, pour le cinquième siège à pourvoir, soit pour la candidate du PDC, soit (avec la Jeunesse Socialiste) pour celle du Parti du Travail, soit, plus discrètement, pour le candidat de SolidaritéS. Avouez que ça aurait été serait dommage d'annuler des élections aux alliances si foisonnantes...

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  • ça y'est, cette fois c'est sûr, c'est la crise finale du capitalisme...

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    pangolin sujspendu.jpgMektoub !

    On a pris l'habitude d'annoncer, au moins une fois par génération, que la crise finale, définitive, du capitalisme était là, sous nos analyses pertinentes, et que ce matin, que c'était l'aube du Grand Soir. On s'est toujours trompés ? Oui, mais seulement dans la scansion, le timing. On a seulement eu raison trop tôt en 1914, en 1918, en 1929, en 1933, en 1939, en 1945, en 1974, au moment des "subprimes"... Mais cette fois, pas de doute, on y est : le Pangolin a mis à bas le néolibéralisme, la mondialisation, le mercantilisme. Et on sortira de la crise sanitaire, de l'épidémie, en sortant du capitalisme. Forcément. Mektoub.

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  • Elections municipales genevoises : Qu'on en finisse !

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    carte JS.jpgAinsi, la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour des Municipales genevoises fait toujours débat (et le recours lancé contre elle n'est toujours pas tranché, alors que depuis vendredi on compte déjà 2 % de participation chaque jour). Pourtant, "la campagne s'est surtout déroulée avant le premier tour. Les gens ont déjà eu l'occasion de se faire une opinion", observe la présidente du nouveau parti de droite onésien ECHO, l'ex-PLR Nathalie Keller (candidate au Conseil administratif). A Lancy, la candidate socialiste Salima Moyard ne dit pas autre chose : "la vraie campagne s'est déroulée avant le premier tour déjà. Nos arguments n'ont pas changé en trois semaines". En Ville aussi, où le seul enjeu réel semble bien être l'attribution du "cinquième siège" (celui de Guillaume Barazzone, celui que la gauche réserve à la droite) que se disputent la PDC Marie Barbey et le PLR Simon Brandt (avec, en embuscade, mais assez loin du terrain de jeu, le candidat UDC, les candidats MCG, la candidate du Parti du Travail et le candidat de SolidaritéS), tout a été dit, écrit, et fait au premier tour. Alors qu'on  en finisse : on a autre chose à faire pendant les mois qui viennent que mener une campagne interminable pour un deuxième tour de l'élection d'exécutifs municipaux de qui on a tout de même à attendre (pas trop longtemps) qu'ils puissent faire le boulot qu'on condescend à leur confier.

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  • Elections municipales genevoises : Qu'on en finisse !

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    carte JS.jpgAinsi, la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour des Municipales genevoises fait toujours débat (et le recours lancé contre elle n'est toujours pas tranché, alors que depuis vendredi on compte déjà 2 % de participation chaque jour). Pourtant, "la campagne s'est surtout déroulée avant le premier tour. Les gens ont déjà eu l'occasion de se faire une opinion", observe la présidente du nouveau parti de droite onésien ECHO, l'ex-PLR Nathalie Keller (candidate au Conseil administratif). A Lancy, la candidate socialiste Salima Moyard ne dit pas autre chose : "la vraie campagne s'est déroulée avant le premier tour déjà. Nos arguments n'ont pas changé en trois semaines". En Ville aussi, où le seul enjeu réel semble bien être l'attribution du "cinquième siège" (celui de Guillaume Barazzone, celui que la gauche réserve à la droite) que se disputent la PDC Marie Barbey et le PLR Simon Brandt (avec, en embuscade, mais assez loin du terrain de jeu, le candidat UDC, les candidats MCG, la candidate du Parti du Travail et le candidat de SolidaritéS), tout a été dit, écrit, et fait au premier tour. Alors qu'on  en finisse : on a autre chose à faire pendant les mois qui viennent que mener une campagne interminable pour un deuxième tour de l'élection d'exécutifs municipaux de qui on a tout de même à attendre (pas trop longtemps) qu'ils puissent faire le boulot qu'on condescend à leur confier.

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  • On ne reporte pas, on confirme...

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    Bulletin de vote.jpgLe deuxième tour est second : il suit le premier pas à pas


    Comme ils l'avaient annoncé, le MCG et SolidaritéS ont déposé recours contre la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour de l'élection des Conseils administratifs le 5 avril. Et comme le temps presse, ils ont demandé que l'élection soit suspendue avant même que le recours soit examiné. On est jamais trop prudent. Les deux partis expliquent qu'il est impossible de mener campagne en temps de confinement, même relatif, et que les citoyennes et les citoyens sont en ces temps incapables de se former une opinion. Même s'ils se l'étaient déjà formée pour le premier tour et que les candidats du deuxième l'étaient déjà au premier ? même. Et que la campagne se fasse malgré tout, que les candidates et candidats s'expriment dans les media et sur les réseaux sociaux, que leurs tracts soient distribués dans les boîtes aux lettres, ça ne permet pas aux  citoyennes et aux citoyens de se forger une opinion ? ils en sont incapables par eux-mêmes, il faut qu'on leur explique et réexplique tout sur des stands ou au porte-à-porte ?  A quoi ça tient, quand même, la démocratie...

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  • La Démocratie, malgré tout...

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    masques grippe espagnole.jpgFallait-il maintenir le 5 avril deuxième tour des Municipales genevoises ?

    Le deuxième tour de l'élection des exécutifs municipaux genevois aura lieu malgré le COVID-19 : le Conseil d'Etat a en effet refusé les demandes de le repousser, dont celle de SolidaritéS ,qui ne s'intéresse gère qu'à l'élection de l'exécutif de la seule commune  de Genève. On était d'ailleurs surpris de la modération de la demande initiale : Solidarités auait pu carrément demander au Conseil d'Etat de déclarer son candidat au Conseil administratif de la Ville, Pierre Bayenet élu sans élection. Mais comme sa demande consistait aussi à "prolonger par arrêté le mandat des magistrats en place dans les communes où le deuxième tour doit se tenir", elle impliquait le maintien de Rémy Pagani à son poste jusqu'à nouvel ordre. Ce serait toujours ça de pris. Il a bon dos, le coronavirus. Etait-il même possible, légalement, constitutionnellement, de repousser la date de l'élection du CA, sachant qu'il doit obligatoirement entrer en fonction le 1er juin ?  SolidaritéS  a annoncé qu'elle fera recours contre la décision de maintenir la date du 5 avril pour le deuxième tour des Municipales genevoises -mais on voit mal pourquoi on devrait renoncer à cette date : rien n'empêche ni l'exercice du droit démocratique d'élire, ni l'exercice préalable du débat politique, ces exercices prendront simplement d'autres formes -il n'ont cessé de se réformer, depuis qu'ils se sont imposés. On a pu à Genève voter en temps de guerre. On pourra voter en temps d'épidémie (on a d'ailleurs voté à Schwytz, dimanche, pour les élections cantonales). On votera, par correspondance (il n'y aura pas de local de vote), comme 95 % des votants le font déjà en temps normal (c'est ce qui différencie l'élection municipale genevoise de la française, qui se fait au local de vote). Même dans son expression la plus normative et rituelle, le vote, la démocratie peut ne pas céder devant un virus...

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    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 6 commentaires