Cause toujours - Page 2

  • Initiative populaire cantonale "23 francs, c'est un minimum" : pour vivre de son travail

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    vignette salaire minimum.jpgLe 27 septembre, à Genève, le peuple se prononcera sur une initiative populaire cantonale ("23 francs, c'est un minimum") instaurant un salaire minimum légal de 23 francs de l'heure (4860 francs par mois pour 41 heures de travail hebdomadaire) "Il est inadmissible que des travailleurs.euse.s ne parviennent pas à vivre de leur travail, quel qu'il soit", proclame la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS), faîtière de l'ensemble des syndicats genevoise, qui a porté l'initiative, soutenue par toute la gauche. 30'000 travailleuses (surtout) et travailleurs bénéficieraient d'une augmentation de salaire : elles et ils travaillent dans des secteurs (l'hôtellerie-restauration, le commerce de détail, la sécurité, le nettoyage, l'économie domestique, l'agriculture, notamment) où le salaire, même conventionnel (mais la moitié de l'ensemble des  salariées et des salariés genevois n'est pas protégée par une CCT) est encore souvent inférieur à 3500 francs par mois (3300 francs pour 45 heures hebdomadaires dans l'agriculture à Genève, par exemple), si bien qu'elles et ils  doivent recourir à l'aide sociale pour pouvoir vivre correctement.  Le montant proposé pour le salaire minimum correspond à la somme nécessaire à Genève pour pouvoir chaque mois couvrir ses besoins essentiels et ses charges sans devoir recourir à une aide sociale. Et que l'on ne nous dise pas qu'instaurer comme un minimum légal un salaire si modéré mettrait en danger l'emploi : cette vieille plaisanterie commence à sentir sérieusement le faisandé -surtout quand elle nous est servie par des gens qui gagnent trois, quatre ou cinq fois plus que ce qu'ils considèrent comme excessif de garantir aux autres... et, tel le directeur général de la Fédération des entreprises romandes, Blaise Matthey, accusent les initiants de "balayer d'un revers de la main la longue tradition de dialogue social qui a permis à notre canton d'offrir des conditions de travail particulièrement attrayantes. Du genre de salaires inférieurs à 3500 francs par mois pour un travail à plein temps et des tâches d'entre les plus pénibles ?

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  • Campagne contre l'initiative xénophobe de l'UDC : Tocsin et Dies Irae

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    exorciste.jpgSelon un premier sondage effectué avant noël 2019, l'initiative de l'UDC "pour une immigration modérée", dite "initiative de limitation" (de l'immigration), soumise au peuple le 27 septembre prochain, serait clairement rejetée par le peuple (à 58 % des personnes interrogées, contre 35 % qui soutiennent l'initiative). La prudence, nourrie de l'expérience, restant cependant de mise. L'initiative prétend donner à la Suisse les moyens de gérer l'immigration de manière autonome, et sans contrainte. Dès lors, la libre circulation des personnes entre l'Union Européenne et la Suisse devrait être abolie. Le Conseil fédéral, les syndicats et les organisations patronales ont lancé, ensemble, le 22 juin, la campagne contre l'initiative et hier, les cantons romands, unanimes, ont appelé à refuser l'initiative. Le souvenir  de la campagne de 2014, contre l'initiative (déjà de l'UDC) contre l'"immigration de masse", perdue faute d'engagement commun du gouvernement et des "partenaires sociaux" a enseigné : cette fois, syndicats, patrons partis (sauf l'UDC)  et Conseil fédéral vont faire campagne ensemble. quoique sur des partitions différentes -leur choeur est polyphonique. La Conseillère fédérale Karin Keller-Sutter met l'accent sur le risque de voir "tous les accords bilatéraux avec l'union européenne", premier partenaire économique de la Suisse sombrer; Hans-Ulrich Bigler, de l'Union suisse des arts et métiers (USAM), pourtant habituellement proche de l'UDC, annonce que l'initiative udéciste "est un danger pour la place économique"; Valentin Vogt, de l'Union patronale, rappelle que le pays qui profite le plus du marché de l'Union européenne, c'est la Suisse; Pierre-Yves Maillard, de 'Union Syndicale, affirme que la libre circulation a permis de réguler l'immigration et de combattre le dumping salarial grâce aux mesures d'accompagnement, dont l'abolition "est le but non avoué de l'UDC"; Adrian Wütrich, de Travail Suisse, ajoute que le marché suisse du travail n'a jamais été aussi contrôlé que depuis l'entrée en vigueur de la libre circulation. La démarche udéciste est si nuisible à la Suisse et aux Suisses que même un élu du MCG, le Conseiller d'Etat genevois Mauro Poggia, la combat et appelle à la refuser le 27 septembre : "Il n'y a pas d'alternative crédible à la voie actuelle" (les bilatérales et la libre-circulation des personnes) et aux avantages considérables que la Suisse en retire. Si l'initiative est acceptée, "Genève va à la catastrophe", tocsinne le Conseil d'Etat. Même Dies Irae chanté d'ailleurs par le patronat face à l'initiative cantonale pour un salaire minimum.

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    Lien permanent Catégories : Europe, Immigration, Suisse, votations 5 commentaires
  • Achat de nouveaux avions de combat : Que faire avec 24 milliards ?

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    combat aérien 14-18.jpgA en croire les derniers sondages publiés sur les votations fédérales du 27 septembre, les Suisses et les Suissesses accepteraient l'achat de nouveaux avions de combat (sans savoir quels avions acheter), avec d'assez fortes variations dans le soutien (et a contrario l'opposition) à la proposition entre Romandie et Alémanie, femmes et hommes, jeunes et vieux. La coronapandémie est certainement passée par là, avec ce qu'elle trimballe de désir de sécurité dans tous les domaines -celui-là comme dans les autres. Il nous reste un mois avant de faire mentir les sondages. En attendant quoi, on s'interroge : le virus vote-t-il ? Un avion de combat est-il de quelque utilité dans la lutte contre une pandémie ? Et après de nouveaux avions de combat, nous proposera-t-on l'achat de frégates pour patrouiller sur le Léman le Bodensee et le Ceresio ? Et avec les 24 milliards que coûteront finalement les nouveaux joujoux de notre Luftwaffe fédérale, n'aurait-on pas, en temps de crise sociale et sanitaire, quelque chose de plus utile à faire que se prendre pour une grande puissance aérienne ?

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    Lien permanent Catégories : Suisse, votations 2 commentaires
  • Aide sociale d'urgence : clause d'attente

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    Annotation 2020-08-01 153905.jpgL'UDC et le MCG osent tout, c'est même à cela qu'on les reconnaît

    Les mots ne manquent pas pour qualifier le référendum le plus minable lancé depuis longtemps, ce "référendum de la honte", comme le qualifie notre camarade Helena de Freitas, celui que  l'UDC genevoise et le MCG ont lancé  contre la loi, adoptée par le Grand Conseil, permettant l'indemnisation des travailleuses et des travailleurs précaires qui ont perdu leurs revenus pendant la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 et ne peuvent prétendre à aucune autre aide publique. Les mots ne manquent pas pour qualifier ce référendum et ses auteurs, mais ceux qui sans doute le qualifieraient le mieux siéent mal à une chronique estivale. On s'en tiendra donc à "minable" et "honteux", et à quelques euphémismes patauds.  Motif déclaré du référendum : "on ne peut pas donner  des indemnités pour perte de revenus pour du travail non déclaré". Comme si la loi consistait en cela (elle n'est pas un salaire de substitution, mais une aide sociale), comme si les travailleuses et les travailleurs au noir ou sans statut légal  choisissaient délibérément de l'être et d'être privés de tous droits : si elle ne conditionne pas l'aide qu'elle prévoit à un statut légal de qui la sollicite, la plupart (70 %) de celles et ceux qui pourraient y prétendre ont un statut et un travail légaux, sont  des travailleuses et des travailleurs sur appel, des employées et des employés domestiques, des travailleuses et des travailleurs du sexe, des ouvriers de la construction, des intermittentes et des intermittents du spectacle, des étudiantes et des étudiants égrainant les petits boulots... au total, 3000 personnes, dont aucune ne pourrait recevoir plus de 4000 francs (alors que le salaire brut médian en Suisse ascende à près de 7000 francs par mois). Ni plus de 80 % du revenu perdu. Ni pendant plus de deux mois.  On est bien loin des 2,7 millions obtenu à titre rétroactif par le Parrain de l'UDC pour sa  retraite personnelle de fugace Conseiller fédéral, mais peu importe à l'UDC et au MCG : sur les plus faibles, ces courageux osent tout.  C'est même à cela qu'on les reconnaît.

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  • Un autre monde est (toujours) possible

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    revolution.jpgRêve + évolution = révolution

    On avait applaudi depuis nos fenêtres, nos balcons, nos terrasses, les travailleuses (surtout) et les travailleurs de la santé, des magasins, du nettoyage, des transports publics, de la voirie... et même de la police. Et après ? On a engagé du personnel nouveau pour compenser les sous-effectifs à l'hôpital ? on a augmenté les salaires ? on a intégré les services de nettoyage dans la fonction publique ? A-t-on même suivi l'exemple du gouvernement espagnol et de son projet d'instaurer les premiers éléments d'un revenu universel (mais en le réservant dans un premier temps aux personnes laissées sans ressources par la pandémie, et en le fixant aux alentours de 400 euros) ?

    Pour un groupe de dix-huit personnalités d'horizons divers et de militantes et militants de gauche romands*, un autre monde est (toujours) possible après la pandémie. Toujours possible, et même désormais nécessaire : elles et ils, pour qui, comme en témoigne Michel Bühler, "une chose était sûre, il y aurait un après. Et cet après serait radicalement différent du monde d'avant". Et les voilà qui refusent d'en revenir à l'a-normalité du statu quo ante, alors que tout semble y concourir : "tout redémarrait comme en 14", soupire Michel Bühler, "ils n'ont rien compris, le choc de société n'a pas eu lieu", ponctue Nago Humbert.  Michel Bühler et Nago Humbert ont donc contacté quelques personnalités proches ou amies, et leur ont demandé de présenter, chacune dans son domaine, des pistes concrètes pour "bâtir un monde nouveau". On trouvera leur manifeste et leurs contributions sur https://www.manifeste2020.ch/

    * Cora Antonioli, Barrigue, Michel Bühler, Franco Cavalli, Liliane Christinat, Jacques Dubochet, Sergio Ferrari, Nago Humbert, Amanda Ioset, Alexandre Jollien, Vincent L’Epée, Pierre-Yves Maillard, Anne Papilloud, Philippe Roch, Sergio Rossi, Ana Ziegler, Jean Ziegler, Josef Zisyadis. 

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    Lien permanent Catégories : Politique 4 commentaires
  • Un printemps genevois de la mobilité douce ?

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    manifavélo.jpg

    Prise de conscience

    Mardi soir, au Conseil municipal, on a adopté trois propositions qui, toutes trois, participent du soutien à la mobilité douce et à la libération de la ville de l'emprise de l'automobile. Trois votes acquis au grand déplaisir de la droite (MCG, UDC, PLR) qui a presque tout tenté pour les éviter et qui, n'ayant pu les éviter, a quitté la salle très fâchée, et plus vexée encore. Trois propositions acceptées, donc : une proposition d'"Ensemble à Gauche" d'accorder un crédit de 500'000 francs pour subventionner l'achat ou la réparation de vélos par les habitants, une demande socialiste de négocier avec le canton la fermeture des quais à la circulation automobile (mais seulement le samedi et le dimanche et seulement jusqu'au 20 septembre), et une résolution proposée par les Verts, et s'opposant au projet de parking "Clé-de-Rive", soumis au vote populaire. Ces votes municipaux s'ajoutent à trois votes cantonaux, au Grand Conseil, début juin : une motion du MCG et une résolution du PLR qui demandaient le retrait des aménagements cyclables installés par la ville ont été refusées, et une résolution d'"Ensemble à Gauche" qui demandait non seulement leur maintien mais leur pérennisation et leur renforcement a été acceptée. Y'a des mois, comme ça, où on a l'impression que les vieux réflexes laissent place à quelque chose comme une prise de conscience : celle qu'il est temps de penser la ville sans la bagnole.

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  • Le Conseil municipal de la Ville vote un crédit de 6,9 millions pour l'hébergement d'urgence...

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    Et le canton ?

    Un crédit exceptionnel de 6’879’505 francs pour l'hébergement d'urgence a été voté "sur le siège" (sans passage en commission) lundi soir par une très nette majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève (seule l'UDC a voté contre). Le Conseil a ainsi suivi une proposition de la Conseillère administrative socialiste Christina Kitsos de prolonger durant l’été le dispositif d’urgence provisoire pour l’accueil des personnes sans-abri dans la caserne des Vernets. Pour Christina Kitsos, « il était fondamental de répondre à l’urgence sociale et de diminuer le risque de foyers infectieux en continuant d’accueillir les personnes sans-abri. En parallèle, il s’agit de trouver des solutions pérennes et en surface avec les communes, l’Etat et les associations ; le logement étant la condition préalable à toute réinsertion sociale. » Le  vote à plus des deux tiers du plénum de la clause d’urgence, qui soustrait ce crédit au référendum,  est le signe de la prise de conscience du Conseil municipal de l'urgence d'apporter une réponse concrète à l'aggravation de la précarisation d'une part croissante de la population. Le crédit voté a été assorti, par un amendement des Verts, d'une demande de partage des responsabilités et des charges de l'hébergement des sans abris entre la Ville, les autres communes... et le canton, l'objectif de la Ville étant celui de "zéro sans abris". Un objectif ambitieux, si la Ville devait le poursuivre seule, même à force précisément d'assumer à peu près seule l'hébergement des sans abri, et donc des plus pauvres d'entre les pauvres, la Ville est porteuse, dans le soutien aux plus précaires, d'une expérience dont ni le canton ni les autres communes ne disposent -le canton ayant même trouvé le moyen de perturber les premières distributions de nourriture en s'en prenant aux bénévoles de la Caravane de la Solidarité.

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    Lien permanent Catégories : Genève, pauvreté, exclusion, Politique 1 commentaire
  • Un "nouveau" parti pour la "gauche de la gauche" ?

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    Kolkhozianos.jpgLa nostalgie, camarades

    Ah, les années septante du gauchisme scissipare, avec ses dizaines de groupes concurrents et parfois adversaires (pour finir par devenir franchement ennemis), les maos d'un côté, les troskos dans un autre, mais tous s'attelant à créer le futur grand parti d'avant-garde de la classe ouvrière -on n'aura évidemment garde d'oublier le Parti du Travail dans son pré carré, et les anars partout et nulle part à la fois, comme d'hab'... Alors, une grosse bouffée de douce nostalgie nous a submergé en apprenant qu'un groupe de membres de SolidaritéS proposait de dissoudre la formation de la "gauchedelagauche" (en un mot) au profit d'une nouvelle formation, un "parti unique" (ses partisans mesurent-ils le poids symbolique d'une telle expression ?) de la "gauchedelagauche" (toujours en un mot) mieux implanté dans les quartiers et les couches populaires. Comme si dans l'espace politique se situant lui-même à la gauche du PS et des Verts, un "parti unique" était concevable. Comme si toutes les formations présentes dans cet espace allaient en rangs serrés se fondre dans ce "parti unique". Et comme si cette tentative de le créer était la première du genre et que, si même elle aboutissait, elle allait renouveler en quoi que ce soit le paysage de la gauche, ne fût-elle que de la gauche -et que genevoise.

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  • Urgence solidaire

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    Solifonds.jpgCrise sanitaire : au Sud, les plus pauvres doivent se débrouiller sans l'Etat

    Des centaines de millions de travailleuses et de travailleurs, notamment dans l'agriculture et le textile, privés de leur emploi et de tout revenu, ou licenciés pour être ensuite réengagés à des conditions pire encore que celles qui leur étaient imposées avant leur licenciement, ou encore forcés de poursuivre ou de reprendre un travail sans aucune protection sanitaire; des droits fondamentaux foulés au pied; des populations laissées, dans les favelas, les townships, les bidonvilles, sans aide, sans protection, sans revenu, sans soins; des évacuations forcées, sans relogement : telles sont les conditions imposées aux plus précarisés de nos semblables, non par l'épidémie mais par l'incapacité des gouvernants, ou leur refus pur et simple, d'y répondre. Alors ces populationsse débrouillent par elles-mêmes  et leurs mouvements sociaux s'organisent, distribuent l'aide que l'Etat ne distribue pas, défendent les droits fondamentaux que les gouvernants ignorent, ou violent. Le Solifonds appelle à soutenir ces populations, ces mouvements et ces organisations dans leurs actions de solidarité, mais aussi dans leur revendication de suspension du paiement des intérêts de la dette publique, pour dégager des ressources à affecter à la construction d'un système de santé capable de répondre aux crise sanitaires. Répondez à cet appel : www.solifonds.ch, mail@solifonds.ch, PC-80-7761-7

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    Lien permanent Catégories : épidémie, pandémie, Solidarité 0 commentaire
  • Journée mondiale des réfugiés ou de l'oubli des réfugiés ?

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    geneve_cite_refuge.jpg

    A l'urgence climatique, à l'urgence sociale, à l'urgence sanitaire, s'ajoute une urgence humanitaire et solidaire

    Demain, 2 Messidor, nous célébrerons la journée mondiale des réfugiés. Des réfugiés ou de l'oubli des réfugiés ? "La situation humanitaire est, en ce mois de juin 2020, toujours aussi tragique dans les camps de réfugié∙e∙s des îles grecque", rappelle Amnesty International : 32'500 demandeurs d'asile y sont entassés dans des conditions précaire, pour une capacité cinq fois moindre. Et le gouvernement conservateur, qui a choisi une ligne dure (aux migrants), veut en fermer plusieurs.  Amnesty invite la Suisse et l'Europe à prendre des mesures urgentes et à mettre en œuvre une solution européenne fondée sur la solidarité, et les autorités suisses  à prendre, dès maintenant, les mesures nécessaires pour qu'un large contingent de personnes en quête de protection puisse être admis le plus rapidement possible en Suisse. Le 23 juin, Amnesty International, l’appel de Pâques et la Charte de la migration remettront conjointement deux appels et une pétition, demandant à la Suisse d’accueillir des réfugié∙e∙s provenant des camps grecs. A l'urgence climatique, à l'urgence sociale, à l'urgence sanitaire, s'ajoute une urgence humanitaire et solidaire. Plus d'infos ici : https://extranet.amnesty.ch/fr/sengager/autres-actions/action-journee-mondiale-des-refugie-es-2020

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  • Le retour du sézoune ?

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    baraque de saisonnier.jpgLe 27 septembre nous sera servi un copieux menu de votations fédérales et cantonales. Rien que pour les fédérales, on aura à se prononcer sur l'achat fort dispendieux de nouveaux avions de combat fort inutiles, un modeste congé paternité combattu par un référendum qui n'a abouti qu'à force de mensonges, et sur une initiative vindicative de l'UDC, (dite "de limitation") contre la libre-circulation des personnes . C'est de cet objet là qu'il s'agit ici. Parce que l'enjeu est considérable : l'UDC s'attaque non pas tant à l'immigration elle-même qu'au dispositif assurant l'égalité des salaires entre les travailleurs immigrants et les travailleurs suisses et étrangers résidents. Elle a un rêve, l'UDC : le retour du statut du saisonnier. Des immigrants contingentés, privés du droit au regroupement familial, sans droit de séjour et moins encore de résidence, payés en dessous de tout minimum conventionnel et privés de la plupart des droits sociaux accordés aux autres travailleurs du pays.  C'est cela que propose, au fond, l'initiative udéciste. Et c'est cela qu'il importe de repousser, aussi massivement que possible, le 27 septembre prochain.

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  • On peut donc vider les prisons...

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    Champ-Dollon.jpgChamp Dolent

    Il y eut confinement dans le confinement : pendant deux ou trois mois, les 7000 détenus des prisons suisses ont vu leurs contacts avec le monde "extérieur" encore raréfiés au nom de l'urgence sanitaire : suspension des visites, des congés, des activité sportives, des ateliers, des cours (avec des différences selon les établissements) et les prisonniers devaient donc rester plus longtemps enfermés dans leurs cellules. Les prisons, il est vrai, risquaient d'être des "clusters" ravageurs. Certains cantons, comme Genève, ont en outre fait sortir de prison une partie des détenus (une centaine sont ainsi sortis de Champ-Dollon, la prison la plus surpeuplée de Suisse), en les faisant bénéficier de mesures alternatives à la détention : assignation à résidence (confinement "normal", en somme), bracelet électronique, obligation de signature, ou en renonçant à incarcérer les condamnés à des peines légères. Il est donc possible de vider les prisons, du moins en partie. Merci, camarade coronavirus, d'avoir sans doute d'avoir lu Foucault et Livrozet. en attendant sur une chauve-souris récidiviste d'être embarqué sur un pangolin libertaire.

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    Lien permanent Catégories : Genève, Justice, prison 1 commentaire
  • Manifestations joyeuses et combattives contre le racisme

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    races humaines.jpg

    L'aube de la rue

    Plus de 10'000, peut-être 12'000 manifestants contre le racisme (ce sont les chiffres de la police), à Genève mardi dernier, après trois mois de semi-confinement. Pour la troisième fois en un an, après les mobilisations climatiques et la grève des femmes, la rue s'est emplie d'un refus massif.
    Dix ou douze mille 12'000 personnes manifestaient mardi, trois s'en aigrissaient le lendemain sur Léman Bleu... Sans doute auraient-elles voulu que la manif' fût interdite et dispersée... riche idée : lancer la police contre dix ou douze mille personnes qui manifestent contre les violences policières. Ou alors, faire appel à l'armée et tirer dans le tas ? Comme il aurait fallu tirer dans le tas des 2000 cyclistes tournant autour de la plaine de Plainpalais le mois dernier ? ou des femmes manifestant sur la Plaine aujourd'hui ? Pour l'urgence climatique, pour l'égalité des droits, contre le racisme, ces manifestations à la fois joyeuses et combattives furent de grands moments, auxquels les quelques aigreurs exhalées dans quelques media ne peuvent attenter... L'aube de la rue concourt à dissoudre les monstres du racisme, et c'est tout ce qui nous importe.

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    Lien permanent Catégories : Suisse 7 commentaires
  • 14 juin, un an après

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    Grève féministe.jpgNe rien lâcher

    Un an après la Grève de 2019, le plus grand mouvement social que la Suisse ait connu depuis la Grève générale de 1918, on ne peut même pas dire que le combat féministe reprend : il continue. Et dimanche, une multitude d'événements sont organisés en Suisse -respectueux des normes de déconfinement encore en vigueur. Avec comme mot d'ordre celui d'une sortie féministe de crise. Car la crise sanitaire à été, du point de vue de l'égalité des droits entre femmes et hommes,du statut et de la situation des femmes, un moment de retour en arrière. Majoritaires dans les secteurs du nettoyage et des soins, les femmes étaient en première ligne du combat contre le virus et la menace de la contamination. Le confinement en a ramené de nombreuses autres "au foyer", au travail domestique, à la garde des enfants, avec ou sans télétravail à côté ou en entrelacs des tâches familiales. Les violences domestiques ont sans doute augmenté, comme de toute évidence (leur présence dans les files de distribution de nourriture en témoigne) la précarité des femmes sans statut légal et des employées domestiques. Le mouvement pour la grève féministe appelle d'ailleurs les femmes à faire dimanche la grève du travail domestique. A Genève, après une déambulation entre seize points de rencontre et une alerte en musique à Plainpalais à 15heures24 (l'heure à partir de laquelle les femmes ne sont plus payées), le rendez.-vous est donné à 17 heures sur la Plaine de Plainpalais. Vous en saurez plus là : https://www.facebook.com/GFgeneve/

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    Lien permanent Catégories : Femmes, Suisse 0 commentaire
  • "Multinationales responsables" :  parlement irresponsable...

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    multinationales.jpgAux urnes de parler !

    Après presque trois ans de débats parlementaires sur l'initiative pour des "multinationales responsables de leurs actes, la « conférence de conciliation » des deux chambres a échoué à trouver un compromis entre les deux contre-projets adoptés respectivement par le Conseil national et le Conseil des Etats. Les grandes multinationales et leurs associations de lobbying se sont à nouveau imposées sur tous les plans lors de cette dernière étape. La majorité de droite a choisi le contre-projet le plus creux, le plus inoffensif, le plus insignifiant : celui du Conseil des Etats, qui ne prévoit pas pas de réglementation à l’égard de multinationales comme Glencore et Syngenta et ne leur impose pas de répondre  de leurs actes lorsqu’elles polluent des fleuves ou détruisent des régions entières. Le parlement n’ayant pas réussi à adopter une solution acceptable, l’initiative ne sera donc pas retirée, et sera donc soumise à votation devant le peuple suisse. Comme d'ailleurs l'initiative du GSsA contre le financement des producteurs de matériel de guerre (refusée aussi par le parlement, mais sans contre-projet, celle-là). Il y a décidément de la cohérence politique dans les votes du parlement, même renouvelé l'année dernière, mais c'est la cohérence d'une revendication d'irresponsabilité. A laquelle il n'est de réponse que celle des urnes, et le vote pour les initiatives.

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  • Télétravail que vaille

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    grandesoreilles.jpgLibération provisoire ou peine de substitution ?
     
    Selon l'USAM (le syndicat patronal des PME), la productivité des entreprises suisses a augmenté jusqu'à plus de 16 % pendant la crise pandémique, soit une quinzaine de fois plus qu'en temps normal. Et qui pourrait douter de l'Usam ? Ce n'est pas que le coronaviurus soit tayloriste, c'est qu'avec moins de personnes au travail, la production globale s'est à peine tassée (le PNB n'a reculé que de 2,6 % pendant le premier trimestre), que les employés ont privilégié les travaux essentiels et rationalisé eux-mêmes leur travail et que le confinement a accéléré la diffusion du télétravail : en vingt ans, la part de celles et ceux qui pouvaient (ou devaient) s'y adonner est passée d'un salarié sur dix à un sur quatre. Au début du confinement, de grandes entreprises faisaient le pas : la Banque cantonale de Zurich a mis les deux tiers de ses 5000 employés en télétravail, La Poste 8000 de ses 40'000 employés, Coop et Migros une partie notable de ses employés administratifs. Mais avant la pandémie, plus d'un million de travailleuses et de travailleurs travaillaient déjà, au moins ponctuellement, à domicile, en Suisse (surtout des femmes, des jeunes, des personnes à la santé fragile ou des travailleuses et travailleurs sur mandat).  Selon un sondage de Colombus Consulting, fin mars, 80 % des employés travaillant à domicile depuis le début du confinement (ils sont 1,4 millions en Suisse à l'avoir pratiqué en cette période, en sus de celles et ceux qui le pratiquaient déjà avant)  souhaitent pouvoir continuer à pouvoir télétravailler, au moins partiellement  et comme leurs employeurs, ces télétravailleurs considèrent que les avantages du travail à domicile compensent largement ses désavantages : moins de temps de transport, moins de pollution, conciliation plus libre entre la vie privée et l'activité professionnelle d'un côté, moins de stress et moins de surveillance physique, mais confusion des lieux de travail et de vie, absence de lien social au travail, réduction de la capacité d'innovation et de l'intelligence collective, affaiblissement de la capacité d'action syndicale, de l'autre. Pour les employeurs, en outre, le gain est un gain de productivité : ils peuvent focaliser l'organisation du travail sur les objectifs à atteindre dans un délai donné, non plus sur la présence sur les lieux de travail. Et faire des économies sur les équipements du lieu de travail puisqu'il est équipé par le travailleur ou la travailleuse qui y habitent. La question se pose de savoir qui paie les communications nécessaires au télétravail, et si l'employeur ne devrait pas participer au loyer et aux charges du domicile de l'employé dès lors que ce domicile devient son lieu de travail ...
     

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    Lien permanent Catégories : Techno, Travail 5 commentaires
  • Retour de la question irlandaise

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    Sinn Féin.jpgCeltitude...

    Sur fonds de Brexit, les mêmes élections législatives qui ont donné à Boris Johnson une majorité absolue aux Communes ont offert une victoire écrasante aux nationalistes en Ecosse et, plus symptomatique encore, parce qu'inédite, une victoire aux Républicains en Ulster. Suivie d'une victoire du Sinn Féin aux Législatives irlandaises, La question de la réunification de l'Irlande, séparée depuis 1921, est donc remise à l'ordre du jour. Un référendum sur la question, prévu par l'accord de paix de 1998 et exigé par le Sinn Féin des deux côtés de la "non-frontière", semble inévitable, même s'il nécessite l'accord du gouvernement de Londres et que Johnson y est opposé. Et le résultat d'un tel référendum est totalement incertain. Et on mesure mal l'effet d'entraînement qu'il pourrait avoir en Ecosse sur un référendum d'autodétermination,  et en sens inverse l'effet d'un référendum écossais sur un référendum irlandais.  L'histoire a de ces ironies : la victoire des nationalistes anglais (les "brexiters") a entraîné celle des nationalistes écossais et des républicains irlandais. Ne manque plus que les Gallois (et les chats de l'Ile de Man) pour signifier, en toute celtitude, l'absurdité du vote anglo-saxon...

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  • "Contre l'extrême précarisation : l'urgente régularisation"

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    file d'attente.jpgDire l'évidence

    Le Conseil municipal de Genève a voté hier, à une forte majorité, contre l'opposition de la nouvelle alliance de droite (le MCG, l'UDC, le PLR) une résolution socialiste ("Contre l'extrême précarisation : l'urgente régularisation") demandant la régularisation de toutes les personnes sans statut légal (dites "sans papiers"). Il y avait à l'origine de cette proposition une image, un constat, un engagement. L'image, c'est celle des files aux Vernets lors de la distribution de sacs de nourriture. L'image des invisibles devenus visibles. Et gênants. Le constat, c'est celui fait par les enquêtes effectuées par Médecins sans frontières auprès des personnes présentes dans ces files : 65 % d'entre elles sont sans statut légal. Et donc sans droit à l'aide sociale. L'engagement, c'est celui que la Ville demande au canton, à la Confédération de prendre : les régulariser, leur donner un statut, et des droits. La Ville ne peut accorder un statut légal à ces personnes : c'est une compétence fédérale. Mais nous pouvons dire qu'elles en ont besoin, et qu'elle soutiendra toutes les mesures qui seront prises pour le leur accorder. A l'ouverture de toutes les séances du Conseil municipal, ses membres sont exhortés à travailler "pour le bien de la cité". Nous n'y avons ajouté que "toute la cité, tous ses habitants". Qu'ils aient ou non un statut légal. Parce qu'ils sont là. Rien que parce qu'ils sont là.

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  • Permanence du racisme aux USA... mais pas chez nous ?

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    Floyd.jpg I can't breathe

    Le 25 mai dernier, George Floyd mourait à Minneapolis, étouffé sous le pied d'un policier connu pour sa tendance à la brutalité, et considéré pour cela même comme un bon policier. Le nom de George Floyd a rejoint  la longue liste de victimes afro-américaines (mais aussi amérindiennes) de violences policières aux États-Unis, où les forces de police ont été impliquées dans la mort de plus de 1000 personnes en 2019 et de 1200 afro-américains depuis 2015. La mort de Georges Floyd a soulevé les ville américaines, et a eu un écho considérable partout dans le monde... sauf à la Maison Blanche. Fidèle à la fois à sa ligne politique et à sa nature, Trump a versé de l'huile sur le feu (en menaçant d'appeler l'armée et d'inscrire les antifascistes sur la liste des groupes terroristes -ce dont il n'a pas le droit), tout en se préservant de l'incendie en se terrant un moment dans un bunker quand les manifestants s'approchèrent trop près de la présidence où il s'était barricadé. Pendant quoi la Garde nationale a été déployée et des couvre-feux imposés. Et un restaurateur afro-américain a été abattu par la police dimanche à Louisville. Et deux voitures de police ont foncé sur la foule à New-York -où des policiers ont mis un genou en terre à côté des manifestants, pour protester avec eux.

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  • Mobilité : C'est parti comme en 14

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    tranchées.jpgGuéguerre de tranchées

    Un peu partout dans le monde (et donc, forcément, à  Genève, qui en est la capitale), dès les premières mesures de déconfinement, il est apparu nécessaire, d'abord pour des raisons sanitaires, puis pour des raisons de partage de l'espace public -et de réduction de l'emprise de l'automobile sur les voies de circulation, et enfin pour réduire les émissions de CO2, de développer à la fois les voies réservées aux vélos et les espaces réservés aux piétons. "Ne laissons pas la voiture reprend la place" qu'elle occupait avant la crise, plaide la ministre française de la "transition économique et solidaire", Elisabeth Borne. A Genève, le canton et la Ville, sous l'impulsion conjointe du Conseiller d'Etat PDC Serge Dal Busco et du Conseiller administratif de SolidaritéS Rémy Pagani, ont saisi l'occasion pour pratiquer ce qui était plutôt l'apanage des militants de la mobilité douce : un "urbanisme tactique" consistant à profiter de la libération d'un espace pour l'affecter à autre chose que ce à quoi il était voué. Ainsi sont nées des bandes cyclables prises sur les voies de circulation automobile et les places de stationnement des bagnoles. C'était pragmatique, opportun, et intelligent. Mais ces aménagements ont été placés sur fonds de polémique hargneuse. Parce qu'on est à Genève. Et qu'on a beau être la capitale mondiale du monde mondial, on a des traditions, des réflexes, une normalité quoi, à laquelle on ne va pas renoncer sous le futile prétexte qu'on sort d'une pandémie. Il est bon que dans un monde instable des permanences résistent, et rassurent. Comme une bonne vieille guerre de tranchées entre bagnolomaniaques et "cycloterroristes" (et on a choisi notre camp...)

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    Lien permanent Catégories : Genève, Transports 0 commentaire