Genève

  • Cité de la Musique  et musiques de la Cité

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    prova d'orchestra.jpgOn s'échauffe beaucoup, en ce moment, à Piogre, autour du projet de Cité de la Musique dans le quartier des Nations. On s'échauffe même jusqu'aux insultes et aux menaces, partisans et opposants dénonçant fort équitablement, les uns sur leur site Facebook, les autres par communiqué de presse, les attaques personnelles fusant des autres sur les uns et des uns sur les autres. Ambiance "prova d'orchestra" fellinienne, dont il ne nous souvient pas qu'elle accompagna d'autres projets d'envergure, comme la Nouvelle Comédie...  Objectivement, il ne s'agit pourtant que de voter sur un préavis municipal à  un plan localisé de quartier, préavis sur lequel le canton pourrait parfaitement, avec toute la délicatesse que nos communes lui connaissent, s'asseoir. Si on peut douter qu'il y pose son séant, c'est en raison du rapport des force entre le canton et une commune qui à elle seule pèse 40 % de la population et de l'électorat du canton, et qu'il convient de ménager à deux ans d'élections cantonales. Sauf à vouloir s'asseoir sur un gros clou. Le rapport de force entre le clou municipal et la fesse cantonale décidera... Reste la question qui devrait nous tarauder : sur quoi s'échauffe-t-on ? les arbres ? la villa des Feuillantines ? les musiques ? la Fondation des montre-que si-t'en-as-pas-une-à-50-ans-t'as-raté-ta-vie ? A quelques jours de la votation, le mystère nous reste entier, et on doute qu'il soit dissipé dimanche à midi, vu l'ambiance de la campagne... En attendant quoi, que l'on s'écharpe sur les réseaux nous aura au moins permis de prendre une posture commode, celle du sage, mi-cynique mi-stoïcien, planant au dessus des bas règlements de compte...

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  • "1000 Emplois" : Un monde d'après

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    Capture d’écran 2021-06-03 020920.jpgCréer des emplois, réduire le temps de travail, sortir de la crise

    Sortir de la crise ? Tout le monde est d'accord. Mais comment ? Et en sortir pour aller vers quoi ? le monde d'avant ? Pour sortir de la crise autrement qu'en revenant en arrière, l'initiative "1000 emplois" lancée par les syndicats genevois et soutenue par les partis de gauche propose la création, dans les domaines sanitaires, sociaux et de la transition écologique, par les collectivités publiques et les institutions à but non lucratif poursuivant des buts d'intérêt public, de mille emplois utiles chaque année lorsque le  taux de chômage dépasse 5 % (le nombre d'emplois à créer étant réduit en proportion du taux de chômage lorsqu'il est inférieur à ces 5 %). Il doit s'agir d'emplois"normaux", à durée indéterminée, stables, aux conditions du personnel des collectivités publiques et des institutions sans but lucratif. Pour recevoir une feuille de signatures, c'est par ici : www.1000emplois.ch

     

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  • Langue épicène, inclusive, féminisée...

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    langue inclusive.jpgAdoncques, causons !

    Nul ne nous ayant sollicité de donner notre avis sur ce débat fondamental, et nul n'attendant qu'on le donne pour savoir quoi penser de ce dont on débat, on s'empresse de le donner, cet avis. En prenant soin toutefois de tenter de le formuler en remontant aux sources de la langue française moderne, quelque part et quelque temps entre Rabelais et Montaigne, avant que la funeste Académie française n'y mette son grain de testostérone.

    Adoncques, causons ! Nous comprenne qui pourra ou voudra, et nous corrige qui s'y plaira.

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    Lien permanent Catégories : Culture, Femmes, France, Genève, langue 13 commentaires
  • Traversée du Petit-Lac (de Genève) : Plus en rade, mais en Berne

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    Cesar à Genève.jpgLe Conseil d'Etat genevois a transmis à la Confédération le dossier de la traversée routière du Petit-lac :  800 pages d'études d'un projet qui a de moins en moins de sens et que Genève n'a pas les moyens de réaliser (il coûterait dans les cinq milliards). Cela fait des décennies qu'on nous bassine avec une traversée dont on ne sait plus si elle est de la rade ou du (petit) lac. On a étudié on ne sait plus vraiment combien de projets, on a fait voter  les Genevois et voises sur un principe assez flou pour qu'ils et elles puissent l'accepter, ce qu'elles et ils ont fait, pour balayer ensuite le premier projet présenté de concrétisation de ce désir inassouvi (et qui le restera). Puis on a remis ça : on les a fait revoter sur un principe, et on a étudié de nouveaux projets, évalué leur coût, de plus en plus élevé, compris qu'on n'avait pas les moyens de se payer ce monstre lacustre, et qu'il était illusoire d'espérer que des privés le financent (même la Fondation Wilsdorf ? même...). On a donc décidé de se tourner vers Berne. Le temps passe, et va continuer de passer (une hypothétique traversée du Petit-lac ne se ferait pas avant 2040...)  il apparaît de plus en plus évident qu'en sus d'être financièrement ruineux, le projets devient parfaitement inutile, dès lors que les déplacements en bagnoles individuelles, de moins en moins gérables dans les zones urbaines, suburbaines, périurbaines et rurbaines, vont forcément se réduire. Pendant quoi, à réitérées reprises, les Genevoises et voix soutiennent dans les urnes le développement de la mobilité douce et les forces politiques qui la défendent et s'opposent aux projets d'urbanisation dans des zones villageoises, ou résidentielles, du genre de celles qui, sur la rive-gauche, devraient précisément être urbanisées pour qu'une traversée routière du Petit-lac y prenant pied se justifie.

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  • Irminsûl contre la Cité de la Musique

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    Capture d’écran 2021-05-06 160421.jpgPrédire le résultat d'un scrutin est toujours hasardeux (surtout avant ledit scrutin...), mais à humer l'air du temps, on ne donnera pas cher du projet de Cité de la Musique, indirectement soumis à la sagacité des habitantes et habitants de a Ville de Genève le 13 juin prochain. Certes, ils ne se prononceront pas sur le projet lui-même mais sur le préavis, consultatif, donné par la Ville au plan localisé de quartier le rendant possible, mais ce préavis va forcément, dès lors qu'il sera donné par le corps électoral d'une commune qui pèse à elle seule 40 % de la population du canton, lourdement peser sur la décision cantonale. Le débat, pour cette même raison, est d'ailleurs un débat cantonal. Or  il semble moins porter sur le contenu du projet, et ce dont il témoigne des enjeux de politique culturelle à Genève,  que sur le sort des arbres que son édification condamnerait à l'abattage (même suivi d'un remplacement par d'autres, plus jeunes). Si la Cité de la Musique devait succomber dans les urnes municipales, ce serait au culte d'Irminsûl et d'Yggrdasil, les arbres sacrés des Saxons et des Vikings, bien plus qu'à la critique des choix culturels qu'elle manifeste et de la répartition qu'elle implique des tâches, des compétences, des pouvoirs et des charges dans leur mise en oeuvre.

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    Lien permanent Catégories : Culture, Genève, votations 2 commentaires
  • Prolongation des ouvertures des magasins : Une illusion politiquement utile, économiquement absurde, et socialement nuisible.

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    Capture d’écran 2021-05-05 010019.jpgLe 30 avril, la majorité de droite du Grand Conseil genevois a successivement refusé d'accorder une prime au personnel infirmier et une prime au personnel des EMS pour les remercier de leur engagement pendant le pic de la pandémie, puis, dans un vote droite contre gauche,  autorisé trois ouvertures dominicales des magasins de plus, et une heure d'ouverture en plus le samedi, ce qui profitera essentiellement aux grands magasins et aux chaînes, à commencer par Migros et Coop (les petits magasins pouvaient déjà, à quelques conditions, ouvrir le dimanche et rester ouvert plus longtemps les autres jours, ce qui leur offrait l'un des rares avantages concurrentiels face aux grandes surfaces). Et tout cela sans maintenir la condition, posée en 2016 par le peuple, de la conclusion d'une convention collective de travail garantissant les droits des salariées et des salariés du commerce de détail. Le prétexte de cette rupture du "partenariat social" ? l'entrée en vigueur du salaire minimum. Lui aussi accepté par le peuple. Le parlement genevois a choisi son camp -et ce n'est évidemment pas celui du personnel de la vente. Ce n'est même pas celui de la clientèle. Ni celui du respect d'un vote populaire. Ce n'est même pas celui de la raison : c'est aussi cultiver l'illusion, ou la nourrir intentionnellement, que si les consommateurs genevois s'en vont consommer en France, c'est parce que les magasins de Genève ferment plus tôt que ceux de France, alors que c'est seulement parce que les prix y sont plus bas.D'ailleurs, le même Grand Conseil qui a prolongé l'opuverture des magasins le samedi et l'a autorisée trois dimanches de lus par a abandonné l'ouverture prolongée (jusqu'à 21 heures) du jeudi soir, parce que seuls trois pelés et deux tondus en profitaient, qui ne faisaient-ils d'ailleurs que se rendre plus tard dans un magasin où ils se seraient rendus plus tôt s'il avait fermé plus tôt.  Avec la prolongation des ouvertures des magasins la droite cultive une illusion, sans même y croire, juste pour que sa clientèle la partage. Une illusion politiquement utile, économique absurde, et socialement nuisible.

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  • Initiative législative cantonale "Climat urbain" : Conquête de l'espace

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    Climat urbainA Genève, "Actif-trafic" lance une initiative législative cantonale "Climat urbain", pour rendre l'espace urbain aux mobilités douces et à la végétation, au rythme de reconquête annuelle de 1 % de la surface dévolue au trafic motorisé. Soutenue par les partis de gauche, les Verts libéraux et une vingtaine d'associations et mouvements (dont l'ATE, l'AVIVO, la Grève du Climat), l'initiative prolonge, et d'une certaine manière relance, celle sur la mobilité douce, acceptée par le peuple il y a dix ans mais toujours pas appliquée. Elle s'inscrit aussi dans une démarche nationale, puisque des textes semblables sont ou seront proposés à Bâle, Saint-Gall, Winterthur, Zurich et Berne. Elle s'inscrit enfin dans une tendance marquée des votes populaires : en septembre, les Genevois du canton acceptaient la suppression de places de stationnement, et en mars ceux de la Ville refusaient un nouveau parking à Rive... et un sondage de l'année dernière, en pleine première vague de pandémie, indiquait que les habitants des villes avaient l'intention, une fois les restrictions de déplacement levées, de s'y déplacer le plus possible à pied, à vélo ou en transports public.  Reste à leur en donner la possibilité sans leur imposer des risques et des nuisances qui en dissuadent encore beaucoup. La conquête de l'espace est une longue marche, comme dirait Gagarine. Même celle de l'espace urbain.

    On peut obtenir des feuilles de signatures ici : https://www.actif-trafic.ch/node/963#besoin-de-vous

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  • Une motion pour la gratuité des transports publics en Ville de Genève

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    gratuité des transports publicsPour toutes et tous, sans privilège

    A Zurich, à Fribourg, à Neuchâtel, dans le canton de Vaud, des pétitions, des initiatives populaires ou parlementaire lancées par la gauche (la Jeunesse socialiste à Zurich, la gauche de la gauche dans le canton de Vaud, le PS à Fribourg, les jeunes du Parti du Travail à Genève) ont porté la revendication de la gratuité des transports publics, pour tout ou partie de la population, sur le territoire cantonal ou celui de la ville-centre. Ces initiatives font souvent suite, comme dans le canton de Vaud, à des refus des parlements de même seulement étudier la possibilité de la gratuité. Ainsi, le comité d'initiative vaudois, issu de la gauche de la gauche (le POP, SolidaritéS) et soutenu notamment par les Jeunes Verts, le Parti Pirate, la Grève du Climat et l'Avivo, a-t-il décidé de faire appel direct au peuple. A Genève, exceptionnellement, on est plus modestes : on se contente d'une motion au Conseil municipal. Pour l'instant.

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  • Genève : il faut sauver les soldats PLR et EàG

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    Coup-de-sac-e1585077939445-825x510.jpgCoup de sac !

    Mercredi soir, le PLR tenait assemblée virtuelle à huis clos. La clôture des huis des assemblées politiques, à Genève, est déjà toute relative quand elles se tiennent normalement, avec de vraies gens réunis dans une vraie salle -alors imaginez ce qu'il peut en être lorsqu'elles sont virtuelles : il ne se passe pas deux heures sans qu'on en ait un compte rendu sur facedebouc et touitère, et pas six heures sans qu'il soit complété dans la "Tribune" ou dans "Le Courrier", les deux quotidiens s'étant intelligemment  répartis l'étude ethnologique des tribus politiques locales, à la première celles de droite, au second celle de gauche. Bref, de l'assemblée virtuelle à huis clos du PLR, si on ne sait pas tout, on sait l'essentiel. Et on peut d'ores et déjà en tirer l'enseignement que nous en tirerons ici : un vigoureux coup de sac s'impose au loto politique genevois, ne serait-ce que pour sauver les soldats PLR et d'"Ensemble à Gauche", Champel et la Jonction, de la désespérance, et notre paysage politique de leur disparition.

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    Lien permanent Catégories : Genève, Politique 3 commentaires
  • Comptes 2020 de la Ville : quand la RFFA et la Covid sévissent

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    Capture d’écran 2021-04-20 232149.jpgLa pandémie et l'endémie

    Le Conseil administratif de Genève a transmis les comptes 2020 de la Ville au Conseil municipal. Et ils sont mauvais, mais on s'y attendait : la réforme fiscale RFFA est passée par là, suivie de la pandémie covidienne. Résultat : sur un budget de près de 1,2 milliards, un déficit de 47,1 millions de francs (au lieu des 29,8 millions prévus), réduit à 17,1 millions par un prélèvement sur la réserve conjoncturelle. Un déficit provoqué par des des revenus (taxes, redevances, loyers, billetterie) non perçus et par des dépenses extraordinaires liées à la crise sanitaire et à l'aide apportée aux victimes des mesures prises pour y répondre : la commune a fait le choix politique de répondre à l'urgence sociale, et de maintenir, et même de hausser un peu  le niveau des investissement (139,4 millions), et ces choix coûtent. Mais ne pas les faire aurait coûté sans doute plus encore, et aurait coûté à la population -or c'est par ses prestations à ses habitants qu'une commune se légitime auprès d'eux. En les maintenant, en les renforçant même auprès des habitants les plus précarisés, la Ville a assumé son rôle. Reste que pour pouvoir continuer à le faire, il va bien falloir résister aux tentations de la droite cantonale de la priver de plus de cent millions de rentrées fiscales (la taxe professionnelle, que la droite veut supprimer) et du canton de reporter sur elles et sur toutes les autres communes des charges dont il entend par contre rester maître de la définition. Et cela, ce n'est pas pandémique, mais endémique.

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  • Pour une carte d'habitants à Genève

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    city card,carte d'habitantC'EST QUOI, C'EST QUI, UNE VILLE ? NOUS TOUS...

    C'est quoi, une ville ? un espace bâti, une histoire, un territoire politique, oui, bien sûr. Mais se demander "c'est quoi, une ville ?", c'est mal se poser la question. Bien se la poser, c'est se demander "c'est qui, une ville ?". Parce qu'une ville, c'est d'abord, toujours, surtout, des gens. Des habitantes et des habitants. Une ville, c'est un peuple. "Celles et ceux qui". Qui ont des droits politiques ou n'en ont pas, ou ne les ont pas tous, ou ne les ont pas encore. Qui ont une adresse ou qui n'en ont pas, mais qui sont là même quand ils n'ont pas d'adresse. Qui ont des papiers ou qui n'en ont pas, mais qui eux aussi sont là même quand ils n'en ont pas. Qui sont riches ou qui sont pauvres, ou ni l'un ni l'autre. Qui croient au ciel ou qui n'y croient pas. Des gens, donc. Tous les gens possibles et imaginables. Une ville, c'est toujours toutes celles et ceux qui y sont. Celles et ceux à qui nous voulons proposer, à Genève comme dans une dizaine d'autres villes suisses, une carte attestant qu'ils sont habitants de nos ville, et les constituent.

    Ces gens, dans l'ancienne République genevoise, on les avait répartis en trois classes : les citoyens (forcément des hommes, forcément propriétaires, forcément protestants), qui disposent de tous les droits politiques; les natifs et les natives, qui sont nés et nées à Genève mais n'en ont pas la citoyenneté, et ne disposent donc que des droits civils; les habitants et les habitants, qui sont nés et nées ailleurs, qui vivent, et travaillent, et paient des taxes ici mais n'ont aucun droit politiques et pas tous les droits civils. Les révolutions genevoises (et la première révolution française) ont aboli cet ordre de classes-là. Parce que deux siècles après cette abolition, on se retrouve toujours avec des citoyens (et désormais des citoyennes), des habitantes et des habitants. Et des sans statuts. 

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    Lien permanent Catégories : Genève, Politique 8 commentaires
  • Préavis municipal sur le projet de Cité de la Musique : Un NON politique

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    Cité de la Musique, maquette.jpgLe 13 juin, les habitantes et les habitants de la Ville de Genève y disposant du droit de vote se prononceront sur le préavis municipal au plan localisé de quartier devant permettre l'installation dans le quartier des Nations d'une "Cité de la Musique" largement financée par la Fondation Wilsdorf. L'installation d'une institution culturelle importante dans un quartier qu'on ne peut guère qualifier que de trou du culturel de la Ville,  lui donnerait en effet un sens et une vie, quand il n'en a guère. L'implantation du projet de la Cité de la Musique est son meilleur argument, et vouloir le déplacer ailleurs, par exemple au PAV, n'a aucun sens. Tout le reste est, ou doit être, ou devenir, discutable, négociable. A commencer par la place donnée aux différents acteurs accueillis (dans le projet actuel, la Haute Ecole de Musique et l'OSR s'y taillent la part du lion) et à ceux qu'il n'est pas prévu d'accueillir. Et à continuer par le sort à réserver au bois privatif (évoquer une forêt serait excessif) qui occupe une grande partie de l'espace prévu pour la Cité de la Musique, et à la villa "La Feuillantine". Ce n'est donc pas un raisonnement environnemental, ni un raisonnement architectural qui nous convainc de nous préparer à voter "NON" au préavis municipal au projet de Cité de la Musique, c'est, qu'on nous pardonne, un raisonnement politique :   ce "NON" est le seul moyen de pousser à une évolution du projet, qui fasse, avant la décision cantonale, une plus large place à d'autres musiques que celles patrimoniales.

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  • Election partielle au Conseil d'Etat genevois : A dans deux ans !

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    Capture d’écran 2021-03-28 233124.jpg

    Genève, Lausanne, Yverdon, Nyon, Renens, Moutier, et même en Valais -et en plus, il faisait beau : on a passé un beau dimanche... Pour en revenir au centre du monde,contrairement aux craintes de beaucoup et aux espoirs de quelques uns, on n'a "pas peu" voté, à Genève, hier (42,74 % de participation). Et vu le résultat, on s'autorisera à ajouter qu'on a "bien voté", dans une élection qui, au terme d'une étrange campagne, et pour un étrange enjeu, a plus mobilisé qu'attendu.  Au premier tour de cette élection partielle au Conseil d'Etat, la participation avait déjà dépassé 48 %, un record depuis 25 ans -mais on se prononçait sur une palanquée d'objets, dont un objet fédéral (l'initiative "antiburqa") et un objet municipal (le parking de  Rive) mobilisateurs. Et lors de l'élection générale du Conseil d'Etat, en 2018, la participation n'avait été que de 35 % au second tour. Vendredi, on l'avait déjà dépassée...  On a donc repourvu par Fabienne Fischer le siège laissé vacant par la démission de Pierre Maudet, qui entendait bien s'y rasseoir. Mais on ne l'a repourvu que pour deux ans. Toutes les cartes de ce jeu de bataille seront rebattues en 2023, avec, aujourd'hui, une gauche à 41,8 % (mais à plus de 50 % dans ses bastions de la Ville, comme les Pâquis, la Jonction, Plainpalais, les Acacias, Saint-Gervais) et une droite à 58.2 % (toutes familles recomposées ensemble, mais les scores de Delphine Bachmann et d'Yves Nidegger sont presque anecdotiques...). Des trois majorités qui nous sont nécessaires pour pouvoir vraiment "changer les choses", on  en gagné une, la gouvernementale. Nous restent donc les deux autres à conquérir, dans les urnes et dans la rue : la parlementaire et, surtout, la populaire. A dans deux ans !

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  • Réponses à l'urgence sociale et culturelle :  La Ville(et les villes)  à l’œuvre

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    Ballet.jpgPour répondre, à son niveau, à la situation d'urgence sociale et culturelle dans laquelle se trouvent artistes et activistes culturels, le Conseil municipal de Genève a accepté la proposition que lui faisait le Conseil administratif, de trois mesures concrètes (auxquelles s'ajoutent l'étude de plusieurs "pistes de travail", notamment s'agissant du statut  social des artistes). Des mesures qui s'ajoutent à celles que la Ville avait déjà prises et qu'ont prises le canton et la Confédération, les complètent -mais aussi suggèrent à ces deux niveaux institutionnels "supérieurs", s'agissant des soutiens à apporter au milieu culturel, d'aller un peu loin dans l'inventivité que ce dont ils se sont contentés jusqu'à présent. Les mesures proposées par le Département de la Culture et acceptées par le Conseil municipal, assorties du financement nécessaires (quatre millions), consistent  d'abord en la réalisation par une septantaine d'artistes d'oeuvres sur des emplacements d'affichage en Ville : ce fut fait en décembre dernier. Ensuite, des résidences musicales rémunérées sont proposées à des groupes, en partenariat avec l'Usine, la Cave12, l'Alhambra et l'AMR. Ces résidences devraient aboutir à des concerts. Enfin, des résidences d'artiste, elles aussi rémunérées, sont proposées à des artistes en partenariat avec les musées publics et les bibliothèques de la Ville.  (la "Tribune de Genève" d'hier a consacré une pleine page à la première concrétisation de cette expérience, où les artistes sont à la fois en résidence et devant le public des musées (le Museum, le MEG, l'Ariana, le Jardin Botanique, le Musée d'histoire des sciences) et des bibliothèques).

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  • Le PS de la Ville de Genève soutient le projet de Cité de la Musique

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    Cité de lamusique.jpgQue se fasse le débat...

    Le référendum  lancé contre le préavis favorable donné il y a six mois par le Conseil Municipal de la Ville de Genève au plan localisé de quartier devant permettre la construction par la Fondation Wilsdorf d'une Cité de la Musique près de la place des Nations, ayant abouti, les habitantes et habitants adultes de la Ville se prononceront le 13 juin, sur ce préavis favorable à un projet que le PS a décidé hier soir de soutenir. Le référendum a été lancé  pour des raisons aussi diverses que les forces qui le soutiennent : associations de quartier, défenseurs des arbres (130 devraient être abattus et remplacés, les plus anciens étant préservés), défenseurs du patrimoine (la villa La Feuillantine, datant de la fin du XIXe siècle, serait détruite), artistes indépendants, partis politiques de droite (UDC) ou de gauche (SolidaritéS, Parti du Travail, Verts), les uns dénonçant le "gigantisme" du projet, d'autres l’abattage d'arbres et la destruction de la villa, d'autres encore le fait que cette Cité de la Musique sera surtout celle de deux institutions musicales, l'OSR et la Haute école de Musique, alors que d'autres formes de musique et d'autres musiciens auraient besoin d'un soutien accru, d'autres enfin craignent que les frais de fonctionnement de l'institution (au moins 14 millions par année) ne retombent sur les collectivités publiques (le vote favorable du Conseil municipal était d'ailleurs assorti d'une double recommandation, s'opposant à tout engagement financier de la Ville pour la Cité de la Musique et recommandant un soutien accru aux musiques de création). Le préavis du Conseil municipal étant consultatif, la votation le sera aussi. Ce qui ne la rend certainement pas inutile pour autant : le peuple de la Ville ne décidera pas, mais il donnera son avis. Et avant cela, un débat public  s'engagera sur les priorités de la politique culturelle genevoise, les moyens dont elle dispose, les rôles respectifs des privés et du public dans sa mise en oeuvre -et les choix de soutenir tel mode d'expression musicale plutôt que d'autres, les grandes institutions plutôt que les musiciens indépendants, les grosses structures plutôt que les petites... Que se fasse ce débat  : si consultatif qu'il soit, le scrutin municipal du 13 juin devrait le permettre... avant, sans doute, si le canton (le Conseil d'Etat, le Grand Conseil) adopte le projet, un vote cantonal après un référendum cantonal...

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  • Nous avons voté pour Fabienne Fischer, sans aucune hésitation...

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    votez!.jpgEn principe, vous avez toutes et tous reçu (enfin) votre bulletin de vote. Il vous reste à en faire bon usage (jusqu'à jeudi soir par correspondance, dimanche matin au local de vote) pour participer à l'élection partielle au Conseil d'Etat. Vous avez le choix entre deux candidates et deux candidats au deuxième tour de l'élection partielle au Conseil d'Etat genevois. Avec une candidate verte,  Fabienne Fischer, soutenue par le PS, le Parti du Travail, le DAL, les Jeunes Verts, socialistes et Verts libéraux, ainsi que l'Avivo et Pro Velo (SolidaritéS appelle plus jésuitiquement à "faire barrage à la droite"). Derrière elle, à bonne distance au premier tour,  Pierre Maudet. Fabienne Fischer et Pierre Maudet sont sortis du premier tour avec une large avance sur leurs concurrents, dont il ne reste qu'Yves Nidegger, de l'UDC. A ces trois s'est ajoutée in extremis une candidate du PDC, qui au premier tour soutenait le candidat du PLR, mais profite de sa débandade pour faire au moins un tour de piste en espérant rallier à sa candidate, Delphine Bachmann, toutes celles et tous ceux qui à droite ne veulent ou ne peuvent se résoudre ni à voter pour Fabienne Fischer ou Yves Nidegger, ni à voter pour Pierre Maudet, "disqualifié pour exercer une fonction dans un collège gouvernemental". "Disqualifié" ? L'expression est étrange : "disqualifié" par qui ? Ce sont les électrices et les électeurs qui qualifient ou disqualifient une candidature. Ce sont donc eux qui diront dimanche ce qu'ils pensent de celle de Maudet. Espérons avoir fait comprendre ce que nous en pensons, nous, en ayant voté pour Fabienne Fischer, sans aucune hésitation...

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  • Répartition des tâches et des pouvoirs à Genève : "ça ne se présente pas bien"

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    répartition des tâchesDans son "programme de législature 2020-2025", le Conseil administratif de la Ville de Genève se donne pour objectif, ambitieux, d'obtenir "une plus grande autonomie légale de la Ville et un accroissement de ces compétences vis-à-vis du canton", accroissement qu'elle ne pourra d'ailleurs obtenir (et la Municipalité en est parfaitement consciente) que si toutes les autres communes du canton l'obtiennent aussi, la Ville n'ayant pas d'autre statut constitutionnel que celui d'une commune égale aux autres -même si elle est la commune centre, abrite 40 % de la population du canton, qui cultive à son égard méfiance aussi vieille que lui, au point d'avoir tenté de l'abolir purement et simplement en 1815 -elle sera rétablie par une révolution trente ans plus tard, une bonne partie de la droite cantonale rêvant toujours d'une ré-abolition.  Les négociations avec le canton sur la répartition des tâches entre lui et les communes, dont la Ville "ce sera la bataille de la législature" municipale (2020-2025), prévient le Maire de Genève, Sami Kanaan. Qui ajoute : "cela ne se présente pas bien. La réforme est en train de se faire sur le dos des villes avec une menace sur les prestations. Pour la Ville de Genève, les reports de charge pourraient représenter des dizaines de millions de francs", qui manqueront au financement des actions sociales, de la politique culturelle, de l'aménagement du cadre de vie. Si le canton ne revient pas sur ses envies de puiser dans les ressources des communes sans leur donner de compétences supplémentaires, un référendum est pratiquement inévitable. Ce ne sera pas un référendum de la Ville, mais des communes. Parce que la répartition des tâches, si elle n'est pas seulement un transfert des charges, est aussi un partage des pouvoirs.

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  • Les habits neufs du président Maudet

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    poster Mao.jpgQui va-t-on élire à Genève le 28 mars ?

    Dans la "Julie" de samedi, son ancien rédac'chef, Pierre Ruetschi titre sa chronique : "A Genève, la politique peut rendre fou"... Peut-être, en effet... et quand elle ne rend pas fou (ou folle, soyons inclusifs.ves), elle peut atout de même rendre idiot (ou idiote...), ce qui ne vaut guère mieux.  D'où, sinon, nous tomberait ou nous sourdrait ce besoin de chef, cette fascination de l'homme fort droit dans ses bottes, que trimballent le quarteron d'officiers en retraite et le chœur de groupies qui s'épanchent dans les media et les réseaux sociaux pour chanter les mérites de Pierre Maudet (qui se compare lui-même à un char d'assaut) en convoquant, qui Winkelried, qui Bonaparte au Pont d'Arcole, qui De Gaulle le 18 juin 1940 à Londres (on leur saura gré de nous avoir tout de même évité Achille, Hector, Attila, Gengis Khan, Guderian et Joukov, et préféré le Pont d'Arcole à celui de la Berezina), qui le capitaine dont on voit la grandeur dans la tempête (juste avant le naufrage) ? Et on ne vous parle même pas de la réintroduction par les maudétistes du délit de blasphème : s'en prendre à leur candidat équivaudrait à s'en prendre au Prophète... Mais qui diable élit-on dans deux semaines et pour deux ans ?  Un sauveur, un Grand Timonier ?  non : tout simplement, une Conseillère d'Etat ou un Conseiller d'Etat.. quelqu'un qui ne se prenne pas pour le centre du monde, ne considère pas qu'abaisser les autres soit un moyen de se grandir et refuse qu'en 2021, dans une démocratie, un Etat puisse encore fonctionner sur le mode du garde-à-vous, de l'injonction "alignez-couvert" et de l'ordre de marche. Les habits neufs du président Maudet ressemblent tout de même trop à d'anciens uniformes...

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    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 2 commentaires
  • Election partielle au Conseil d'Etat genevois : Façon puzzle ou bonneteau

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    Pierre Maudet se hissant à la deuxième place de l'élection partielle au gouvernement genevois, loin devant le candidat officiel de son ex-parti (le PLR), Cyrl Aellen (mais aussi loin derrière la candidate des Verts et du PS, Fabienne Fischer), ce fut la surprise de cette élection. La batterie de casseroles trimballées par Maudet n'a pas dissuadé une part considérable de l'électorat radelibe de continuer à voter pour lui, comme il le fait depuis quinze ans. Son succès, Maudet l'a en effet construit dans cet électorat et dans les communes et les arrondissements PLR : il cartonne à Cologny,  ou Vandoeuvres, pas  à la Jonction ou aux Pâquis. En face, Fabienne Fischer rassemble l'électorat du PS et des Verts et Morten Gisselbaek celui du Parti du Travail. Entre les deux, le vert libéral Michel Matter double le score de son parti, et sur la droite de tous les autres, l'UDC Yves Nidegger double aussi le score du sien. Au deuxième tour, le PLR et les Verts libéraux ne présentant ni ne soutenant plus personne, on va retrouver face à face Fabienne Fischer, pour qui le PdT a retiré son candidat, et Pierre Maudet, mais on va aussi retrouver Yves Nidegger, et trouver une candidate du PDC (qui était sensé soutenir le candidat du PLR ou premier tour, mais qui a peut-être plutôt soutenu le candidat des Verts libéraux), Delphine Bachmann. Orphelin de son candidat et de tout mot d'ordre, l'électorat du PLR va donc arbitrer, non sans doute l'élection elle-même, mais la course à la primature à droite. La course, ou le bonneteau. Car c'est bien à droite que campe Maudet... Une droite façon puzzle dont, encore sans parti, il est la plus grosse pièce...

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    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 3 commentaires
  • Clé-de-Rive : les habitants archivent le projet de parking

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    Rond-point de Rive.jpegR.I.P

    Le projet de parking "Clé-de-Rive", vendu comme un projet de zone piétonne, a été balayé (à deux contre un, aucun arrondissement de la Ville ne l'ayant soutenu) par les habitants de la Ville. C'est un message sans ambiguïté : nous voulons des zones piétonnes, nous soutenons la mobilité douce, les déplacements piétons, les parcours cyclables, les transports publics, nous ne voulons payer ni les unes, ni les autres, par de nouveaux silos à bagnoles. Le projet de parking Clé-de-Rive expédié aux archives par les habitants y attend désormais celui de traversée routière de la rade ou du Petit-lac. Et le quartier de Rive, lui, attend un nouveau projet. Il existe : c'est celui défendu par une initiative municipale qui a abouti : une vaste zone piétonne, sans parking supplémentaire, sans "hub" de transports publics. Bref, là encore, on peut reprendre le mot d'ordre d'Yvette Jaggi qu'on reprenait déjà hier à propos de l'élection partielle au Conseil d'Etat: "c'est pas le moment de mollir"...

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