Genève

  • Nouvelle Municipalité et urgence sociale : Passage de témoin

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    Bienvenue chez nous.jpgHier, les nouveaux exécutifs municipaux ont prêté serment. La semaine prochaine, ce sera au tour des nouveaux délibératifs, les Conseils municipaux. De nouvelles municipalités, donc, confrontées à la même urgence sociale comme enjeu prioritaire : la prise en charge des plus démunis. En Ville de Genève, ce fut le mandat d'Esther Alder, ce sera désormais celui de Christina Kitsos que de répondre à l'urgence sociale mise en pleine lumière par les files d'attente du samedi aux Vernets. Christina Kitsos hérite du bilan extrêmement positif d'Esther Alder, mais elle en hérite dans une situation particulièrement difficile. Ce bilan, c'est, pour s'en tenir à la lutte contre l'extrême précarité (sans oublier le reste : les crèches, les logements relais, les allocations sociales), deux fois plus de places d'accueil des sdf en hiver et l'ouverture de places en abri l'été, et, depuis des semaines, le soutien à l'action de la caravane du coeur). Toujours majoritaire au Conseil administratif, la gauche l'est à nouveau au Conseil municipal : elle y sera aussi jugée sur la réponse qu'elle donnera à l'urgence sociale. Une urgence qui ne s'impose d'ailleurs pas qu'en Ville de Genève, même si, forcément, la ville-centre la concentre.

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  • Fin de "législature municipale" : Ouf !

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    chute de mots.jpgUn nouveau Conseil municipal va entrer en fonction dans toutes les communes genevoises, le 2 juin. Et demain, le Conseil municipal de Genève élu il y a cinq ans tiendra sa dernière séance. Et rendra «hommage» à celles et ceux de ses membres qui ne se représentaient pas ou n'ont pas été réélus. Et aux Conseillères administratives et aux Conseillers administratifs qui ne se sont pas représentés. Et dont on va entendre chanter les louanges après avoir entendu le pire à leur sujet pendant cinq ans. Un grand bal des hypocrisies va s'ouvrir, les hommages vont pleuvoir sur la tête des partants comme la vérole sur le bas-clergé breton.  Quant au Conseil municipal qui tire sa révérence, on ne voit pas pourquoi on lui rendrait hommage. Parce que ses cinq ans de mandature ont été marquées par un fonctionnement si calamiteux qu'on n'a qu'une envie : les oublier. Et oublier la majorité de droite élargie, distendue, écartelée, qui y a sévi, en interrompant les débats par des motions d'ordre, en faisant procéder à des votes sans discussion, en suspendant les séances au prétexte que le Conseil administratif n'y assistait pas, et en prenant des décisions formellement ineptes et annulées ensuite par la surveillance cantonale des communes. Bref, on est bien contents de pouvoir tirer la chasse. Et de passer à autre chose. Et si possible à mieux.

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  • Après 75 ans de présence, le Parti du Travail quitte le Conseil municipal de Genève

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    cartes de membre PdT.jpgCinq ans de vacances ?

    Ce que vous allez (peut-être) lire aurait pu être dit lors de la dernière séance du Conseil municipal sortant, mais ne pourra l'être -faute à la restriction des possibilités d'intervention à l'"heure des hommages" (tous sincères, évidemment ) aux conseillères municipales et conseillers municipaux (toutes et tous méritantes et méritants, évidemment) qui quittent cet auguste cénacle. Je le publie ici à la première personne, en abandonnant pour l'occasion, le pluriel de majesté ou l'impersonnel d'humilité auquel je suis accoutumé. Parce que s'il y a un peu d'histoire dans tout cela, c'est que dans cette histoire, il y en a un peu de familiale. Donc de personnelle : il n'y a d'histoire que vécue par des gens. Et quand ces gens nous sont proches, leur histoire est aussi, forcément, la nôtre.  Donc la mienne : si je suis là, c'est que mes parents ont procréé juste avant de quitter le Parti du Travail. Si j'ai une soeur, c'est qu'ils ont récidivé, juste après avoir quitté le Parti du Travail. Et si j'ai un frère, c'est qu'ils ont encore récidivé, juste après que le Parti progressiste, scission du Parti du Travail opérée par Léon Nicole, ait échoué à le remplacer... On a, à gauche, un rythme quasi biologique, lancinant : au moins une scission par génération. Et là, le mot génération prend tout son sens...

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  • Applaudir les petites mains ne suffit pas

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    balayeuse.jpgLa pandémie de Covid-19 et les mesures prises pour la combattre ont mis en évidence le rôle central joué par les travailleuses et travailleurs du secteur du nettoyage dans le maintien d'un cadre de vie, de travail et de relations sociales sain. Ce rôle est assumé majoritairement par des femmes occupées à des tâches  pénibles et mal rémunérées, et qui ont été "externalisées", remise à des sociétés privées, c'est-à-dire privatisées.

    Cette externalisation a entraîné, inévitablement, un dumping salarial et social : il s'agit pour les entreprises soumissionnaires, en concurrence les unes contre les autres, de réduire au maximum les coûts de leurs prestations pour pouvoir faire des offres concurrentielles. Des économies ont ainsi été faites sur le dos des travailleuses, qui ont subi baisses de salaire, réduction de temps de travail avec réduction mécanique de la rémunération, pertes de temps de vacances, péjoration de leurs conditions de retraite, la perte  congé maternité...

    En outre, le secteur du nettoyage est marqué par les inégalités de genre. Les temps partiels sont accordés aux femmes alors que les rares postes à plein-temps sont réservés aux hommes, les femmes sont le plus souvent en charge du nettoyage d'entretien, moins bien rémunéré et moins reconnu que le nettoyage de chantier et le nettoyage spécifique. Ces inégalités se traduisent par de grandes différences de salaire et de retraite entre les nettoyeuses et les nettoyeurs.

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  • Pangolin fait du vélo

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    pangolin à vélo.jpgDu bon usage d'un temps de crise

    Un crédit est proposé au Conseil municipal actuel (qui devrait en débattre lors de sa dernière session ) par le Conseil administratif, à l'initiative de Rémy Pagani, pour subventionner l'achat et la réparation de vélos par les habitants de la Ville. En même temps, la Ville (le Conseil administratif) a obtenu du canton (le Conseil d'Etat) son soutien dans la création d'une dizaine de kilomètres de bandes cyclables, prises sur les voies de circulation dévolues aux bagnoles et, sans compensation ailleurs, sur une cinquantaine de places de stationnement pour bagnoles et une trentaine pour motos. Il était donc possible à Genève de mettre en oeuvre sans barguigner des mesures incitant à la mobilité douce... Le moment est bien choisi : celui de la "reprise" de l'activité économique, qu'on ne veut pas voir forcément se traduire par une reprise de l'encombrement automobile -les transports publics ne pouvant fonctionner jusqu'à la rentrée de septembre qu'à 40 % de leur capacité (sièges condamnés, distances de sécurité à respecter...), il convient d'éviter que leurs usagers se reportent sur le mode de déplacement urbain le plus absurde : la bagnole, précisément. Mais à peine dessinées, les nouvelles bandes cyclables, pourtant provisoires, font l'objet de la hargne de la droite et du lobby bagnolard, qui enjoignent le gouvernement cantonal et son petit frère municipal de freiner en torpédo, comme sur les vieux vélos militaires. Il convient donc, même si ce n'est pas forcément notre premier réflexe politique, de le soutenir, notre brave gouvernement cantonal, et de soutenir aussi, ce qui nous est plus spontané)notre au moins aussi brave gouvernement municipal. Et de les soutenir, en signant la pétition idoine (sur https://act.campax.org/petitions/oui-aux-nouvelles-bandes-cyclables-a-geneve) et en pédalant sur une de ces nouvelles bandes cyclables. Par exemple au croisement de l'avenue du Mail et de la rue de l'Ecole de Médecine, ce soir, lundi,à 18 heures... en gardant évidemment nos distances. Mais en prenant un pangolin sur le porte-bagage. Après tout, il y est pour quelque chose, dans la naissance de ces bandes cyclables...

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  • "Grève nationale pour l'avenir" : changement de forme, pas de fond...

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    sirène d'alarme.jpgAlarme, citoyens !

    Aujourd'hui devrait être un jour de grève pour le climat (une "grève pour le futur", si on traduit en français le titre anglais, comme si on pouvait faire grève pour le passé...). Mais aujourd'hui ne sera pas un jour de grève -ou alors virtuelle. Il est vrai que le coronavirus a plus fait pour le climat, dans l'immédiat, que toute grève de ce genre (mais le "déconfinement" va déconfire ce bénéfice transitoire). La trêve se terminant, le retour à l'anormale se dessinant, le combat pour la justice climatique va devoir reprendre, en même temps que le combat pour la justice sociale. Les transports sont la principale source d'émissions de gaz à effet de serre de la Suisse" rappelle l'ATE. La mobilisation pour  "le développement d'une mobilité durable, libérée de l'essence et du diesel" ne revêt pas moins d'urgence qu'il y a trois mois. La grève qui se justifiait avant l'arrivée du virus se justifie donc autant après, si elle va forcément devoir prendre d'autres formes que celles prévues. Mais on peut aussi sortir dans la rue et manifester, même si c'est interdit, en traçant autour de soi un carré de 2 mètres de côté, histoire de reprendre nos droits démocratiques, et pas seulement nos pulsions consuméristes. Pour toutes les autres initiatives à l'ordre du jour, actions décentralisées "symboliques et créatives", actions "surprise" et pour la webradio de la grève, c'est par là : www.challengeforfuture.ch

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  • Fin de "législature" municipale genevoise : Cohérence de la foirade

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    Bosch- nef des fous.jpgLa "législature" municipale genevoise se clôt donc comme elle a commencé et s'est poursuivie pendant cinq ans : dans la foirade. Le Conseil municipal de la capitale mondiale du monde mondial avait déjà produit une quarantaine de décisions annulées ou dévaluées par le bailli cantonal (à chaque fois pour des raisons formelles, puisque prises sans vérifier si elles étaient conformes au cadre légal...), il achève son mandat en bouquet final avec une session entière annulée avant même d'avoir pu commencer. Chapeau ! Chapeau du bailli, même, comme dans Guillaume Tell. D'ailleurs, il conviendra, pour la "législature" qui va s'ouvrir, de placer à l'entrée de la salle des séances un grand portrait du Conseiller d'Etat en charge des bailliages communaux, afin que nous ne puissions entrer dans les lieux de nos (d)ébats qu'en passant, humbles, sous lui. Il eût été en effet navrant qu'en ces temps de confinement, le respect de l'autorité se perdît.

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  • Du bon usage de deux mois de "confinement"

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    plan piéton Genève.jpgA pied dans Genève

    On a mieux respiré à Genève, ces dernières semaines. Et on s'y est mieux déplacé, malgré le confinement relatif auquel nous nous sommes soumis, et la réduction de l'offre des transports publics : marcher sans entrave et se déplacer à vélo sans risque fut l'étrange privilège de ce temps suspendu... Il ne faudrait pas que le "retour à la normalité" soit le retour à une situation où personne ne peut se déplacer librement  en ville, où les déplacements à pied sont constamment entravés par des ruptures de parcours (feux piétons aux rythmes absurdes, trottoirs obstrués par des deux roues ou des voitures etc...), où les déplacements cyclistes sont dangereux, où les automobiles s'embouteillent les unes les autres et où les transports publics sont piégés dans ces embouteillages... On pourrait mettre à profit l'expérience de ces deux derniers mois pour accélérer (autre paradoxe ?) le passage à la "mobilité douce" : en Ville de Genève, la nouvelle configuration du Conseil municipal, le renforcement des Verts, la solidité du PS (et même la sensibilité de la nouvelle conseillère administrative PDC, et du Conseiller d'Etat PDC dont elle était la collaboratrice...) le laissent espérer...

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  • Déjà pauvres, désormais démunis

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    caraL'image qui rend visible la pauvreté invisible

    2000 personnes faisant des heures de queue pour recevoir un sac de produits de première nécessité, dans une des villes les plus riches du monde : c'était à Genève samedi et l'image qui a rendu visible la pauvreté invisible a fait le tour de la Suisse -et au-delà. Depuis le début de la pandémie, la Caravane de la Solidarité distribue de la nourriture et des articles d'hygiène à de plus en plus de personnes qui en ont de plus en plus besoin. La Ville de Genève lui apporte son aide, et Médecins sans frontières était là, samedi. A Genève, pas dans un désert, une savane ou un bidonville. Ce ne sont pas ceux qui crient le plus fort qu'il faut que tout reparte "comme avant" qui sont les premières victimes de la crise sociale collatérale de la crise sanitaire : ce sont ceux pour qui "comme avant", c'était déjà la pauvreté, sans aucune possibilité de supporter une baisse, à plus forte raison une perte, de revenu. Invisibles, ils étaient déjà pauvres, les voilà démunis. Mais visibles.

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  • Nouvelle "législature" municipale : Interrègne confiné

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    pangolin de faced.jpgLes élections passées, leurs résultats validés, les instances politiques municipales devraient être en état de marche -celles qui terminent leur mandat le 31 mai, celles qui commencent le leur le 1er juin. Mais le 18 mars, le Conseil d'Etat avait demandé (ou plutôt imposé...) aux conseils municipaux de suspendre leurs travaux, tant en plénière qu'en commissions, et placé la gestion des affaires communales sous la seule responsabilité des exécutifs -conseils administratifs, maires et adjoints. Depuis, les Conseils municipaux trépignent, veulent se réunir à nouveau, fût-ce virtuellement, sans savoir si des décisions prises dans de telles conditions seraient juridiquement valides,  ni quelles décisions prises par eux sont réellement indispensables et ne peuvent être reportées en mai. Pendant quoi les élues et les élus dans les conseils administratifs négocient entre eux la répartition des dicastères et les partis politiques s'occupent comme ils peuvent à préparer la transition d'un délibératif en fin de course à un délibératif qui n'a pas encore prêté serment et ils alignent les fonctions comme des noix sur un bâton (qui présidera, vice-présidera, le futur Conseil municipal ? c'est le tour de quel parti ? de quelle élue ou de quel élu ? et puisqu'il paraît qu'il en faut un ou une, qui sera chef-fe du groupe parlementaire municipal ? et qui va dans quelle commission)... Etrange interrègne confiné, temps institutionnel un peu suspendu, qui devrait être propice à des réflexions sur les choix politiques fondamentaux plutôt que sur les titres et les postes, non ?

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  • Deuxième tour des Municipales genevoises : A gauche, les villes!

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    2eme tour.jpgBon, c'est fait (sous réserve évidemment de recours possibles des perdants) : les 21 dernières communes genevoises à n'avoir pas élu, activement ou tacitement, leurs exécutifs l'ont fait. A un taux de participation à quelques points en dessous de la norme déjà médiocre, les 5 % habituels de vote au local s'étant réduits à un petit pourcent avec la réduction de tous les locaux de vote à une boîte  unique pour tout le canton -ce qui nous rappelle de vieux souvenirs de nos premiers vote, lorsqu'un local unique pour tout le canton s'ouvrait au Collège Calvin le mercredi et le jeudi avant les locaux de quartier et de commune, le vendredi, le samedi et le dimanche (c'était avant l'introduction du vote par correspondance). Au passage, il nous semble que les conditions particulières de ces élections municipales coronapositives devraient suggérer à nos Magnifiques Seigneurs de réintroduire le vote par internet. Tout cela dit, on est très satisfait des résultats de ces élections (malgré la disparition du Parti du Travail du Conseil municipal de la Ville, où il siégeait depuis 70 ans, et de la gauche de la gauche du Conseil administratif, où elle siégeait depuis 50 ans) , avec des majorités de gauche en Ville de Genève, à Meyrin, Onex, Vernier, Lancy, Carouge, Versoix, Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries, et au Grand Saconnex.  Onex et Carouge ont même des exécutifs totalement féminins...

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  • Genève, terre de contrastes électoraux communaux

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    funambule.jpgMosaïque d'alliances

    Il vous reste deux jours, citoyennes et citoyens, pour voter au deuxième tour des Municipales genevoises. C'est court si on a attendu aujourd'hui pour s'apercevoir qu'il y a des élections, mais c'est  suffisant si on le savait et qu'on est prêt-e à déposer ou à faire déposer son enveloppe dans la boîte aux lettre du Service des votations et élections (25 Rte des Acacias, de 8 heurs à midi et de 14 à 16 heures).  La Cour de Justice ayant repoussé la demande de SolidaritéS et du MCG d'annuler le deuxième tour, et le taux de participation s'annonçant comme bien moins mauvais qu'on le pouvait craindre, on saura mardi soir qui composera les exécutifs des communes, et d'entre elles des villes, et d'entre elles celle de Genève : ces mêmes exécutifs qui auront dès le 1er juin à prendre les décisions nécessaires pour amortir les conséquences sociales et économiques de la crise sanitaire... En attendant quoi on constate  que Genève est une belle terre de contrastes électoraux communaux : en Ville, le MCG et l'UDC appellent à voter PLR mais à Vernier, c'est la gauche qui appelle à voter PLR. En Ville et à Chêne-Bougeries, les Verts libéraux soutiennent la candidate et les candidats du PDC et des Verts et à Onex la gauche appelle à voter pour la candidate du PDC. Et si en Ville les partis de gauche n'appellent à voter que pour leurs candidates et candidats, nombre de militantes et de militants socialistes et vert-e-s appellent à y ajouter, pour le cinquième siège à pourvoir, soit pour la candidate du PDC, soit (avec la Jeunesse Socialiste) pour celle du Parti du Travail, soit, plus discrètement, pour le candidat de SolidaritéS. Avouez que ça aurait été serait dommage d'annuler des élections aux alliances si foisonnantes...

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  • Elections municipales genevoises : Qu'on en finisse !

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    carte JS.jpgAinsi, la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour des Municipales genevoises fait toujours débat (et le recours lancé contre elle n'est toujours pas tranché, alors que depuis vendredi on compte déjà 2 % de participation chaque jour). Pourtant, "la campagne s'est surtout déroulée avant le premier tour. Les gens ont déjà eu l'occasion de se faire une opinion", observe la présidente du nouveau parti de droite onésien ECHO, l'ex-PLR Nathalie Keller (candidate au Conseil administratif). A Lancy, la candidate socialiste Salima Moyard ne dit pas autre chose : "la vraie campagne s'est déroulée avant le premier tour déjà. Nos arguments n'ont pas changé en trois semaines". En Ville aussi, où le seul enjeu réel semble bien être l'attribution du "cinquième siège" (celui de Guillaume Barazzone, celui que la gauche réserve à la droite) que se disputent la PDC Marie Barbey et le PLR Simon Brandt (avec, en embuscade, mais assez loin du terrain de jeu, le candidat UDC, les candidats MCG, la candidate du Parti du Travail et le candidat de SolidaritéS), tout a été dit, écrit, et fait au premier tour. Alors qu'on  en finisse : on a autre chose à faire pendant les mois qui viennent que mener une campagne interminable pour un deuxième tour de l'élection d'exécutifs municipaux de qui on a tout de même à attendre (pas trop longtemps) qu'ils puissent faire le boulot qu'on condescend à leur confier.

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  • Elections municipales genevoises : Qu'on en finisse !

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    carte JS.jpgAinsi, la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour des Municipales genevoises fait toujours débat (et le recours lancé contre elle n'est toujours pas tranché, alors que depuis vendredi on compte déjà 2 % de participation chaque jour). Pourtant, "la campagne s'est surtout déroulée avant le premier tour. Les gens ont déjà eu l'occasion de se faire une opinion", observe la présidente du nouveau parti de droite onésien ECHO, l'ex-PLR Nathalie Keller (candidate au Conseil administratif). A Lancy, la candidate socialiste Salima Moyard ne dit pas autre chose : "la vraie campagne s'est déroulée avant le premier tour déjà. Nos arguments n'ont pas changé en trois semaines". En Ville aussi, où le seul enjeu réel semble bien être l'attribution du "cinquième siège" (celui de Guillaume Barazzone, celui que la gauche réserve à la droite) que se disputent la PDC Marie Barbey et le PLR Simon Brandt (avec, en embuscade, mais assez loin du terrain de jeu, le candidat UDC, les candidats MCG, la candidate du Parti du Travail et le candidat de SolidaritéS), tout a été dit, écrit, et fait au premier tour. Alors qu'on  en finisse : on a autre chose à faire pendant les mois qui viennent que mener une campagne interminable pour un deuxième tour de l'élection d'exécutifs municipaux de qui on a tout de même à attendre (pas trop longtemps) qu'ils puissent faire le boulot qu'on condescend à leur confier.

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  • On ne reporte pas, on confirme...

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    Bulletin de vote.jpgLe deuxième tour est second : il suit le premier pas à pas


    Comme ils l'avaient annoncé, le MCG et SolidaritéS ont déposé recours contre la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour de l'élection des Conseils administratifs le 5 avril. Et comme le temps presse, ils ont demandé que l'élection soit suspendue avant même que le recours soit examiné. On est jamais trop prudent. Les deux partis expliquent qu'il est impossible de mener campagne en temps de confinement, même relatif, et que les citoyennes et les citoyens sont en ces temps incapables de se former une opinion. Même s'ils se l'étaient déjà formée pour le premier tour et que les candidats du deuxième l'étaient déjà au premier ? même. Et que la campagne se fasse malgré tout, que les candidates et candidats s'expriment dans les media et sur les réseaux sociaux, que leurs tracts soient distribués dans les boîtes aux lettres, ça ne permet pas aux  citoyennes et aux citoyens de se forger une opinion ? ils en sont incapables par eux-mêmes, il faut qu'on leur explique et réexplique tout sur des stands ou au porte-à-porte ?  A quoi ça tient, quand même, la démocratie...

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  • La Démocratie, malgré tout...

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    masques grippe espagnole.jpgFallait-il maintenir le 5 avril deuxième tour des Municipales genevoises ?

    Le deuxième tour de l'élection des exécutifs municipaux genevois aura lieu malgré le COVID-19 : le Conseil d'Etat a en effet refusé les demandes de le repousser, dont celle de SolidaritéS ,qui ne s'intéresse gère qu'à l'élection de l'exécutif de la seule commune  de Genève. On était d'ailleurs surpris de la modération de la demande initiale : Solidarités auait pu carrément demander au Conseil d'Etat de déclarer son candidat au Conseil administratif de la Ville, Pierre Bayenet élu sans élection. Mais comme sa demande consistait aussi à "prolonger par arrêté le mandat des magistrats en place dans les communes où le deuxième tour doit se tenir", elle impliquait le maintien de Rémy Pagani à son poste jusqu'à nouvel ordre. Ce serait toujours ça de pris. Il a bon dos, le coronavirus. Etait-il même possible, légalement, constitutionnellement, de repousser la date de l'élection du CA, sachant qu'il doit obligatoirement entrer en fonction le 1er juin ?  SolidaritéS  a annoncé qu'elle fera recours contre la décision de maintenir la date du 5 avril pour le deuxième tour des Municipales genevoises -mais on voit mal pourquoi on devrait renoncer à cette date : rien n'empêche ni l'exercice du droit démocratique d'élire, ni l'exercice préalable du débat politique, ces exercices prendront simplement d'autres formes -il n'ont cessé de se réformer, depuis qu'ils se sont imposés. On a pu à Genève voter en temps de guerre. On pourra voter en temps d'épidémie (on a d'ailleurs voté à Schwytz, dimanche, pour les élections cantonales). On votera, par correspondance (il n'y aura pas de local de vote), comme 95 % des votants le font déjà en temps normal (c'est ce qui différencie l'élection municipale genevoise de la française, qui se fait au local de vote). Même dans son expression la plus normative et rituelle, le vote, la démocratie peut ne pas céder devant un virus...

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  • Coronamajorité

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    Conseil municipal.jpg

    Une nouvelle ère en Ville de Genève :

    Gauche : 53,07 % des suffrages, 44 sièges

    Droite : 46,93 % des suffrages, 36 sièges

    Pangolin : 68 % d'abstention, 123 lits


    Etranges élections municipales genevoises : pendant des mois, avant, pendant et après les élections fédérales, on avait vécu sous le signe de deux mobilisations sociales considérables -celle pour l'urgence climatique, celle pour les droits des femmes. On s'attendait à pouvoir continuer sur cette lancée, mais un coronavirus intempestif a brouillé les cartes. Il a même dissipé les derniers relents de la picrocholine "affaire des notes de frais".  La participation (32 % en Ville de Genève) est minable, mais elle n'est guère qu'à quelques points de celle de 2015, et plus de 100'000 électrices et électeurs ont usé dans le canton (40'000 en Ville) de leur droit d'élire. En temps de pandémie, on pouvait craindre une abstention plus massive encore.  On comptait pouvoir donner au Conseil municipal une majorité de gauche, c'est fait. La gauche progresse, mais la droite, si elle recule, ne s'effondre pas. Du moins perd-elle en Ville de Genève une majorité dont elle n'a jamais rien su faire d'utile, ni même d'intelligent.Voilà une bonne chose de faite -ne reste plus qu'à transformer l'essai au deuxième tour de l'élection du Conseil administratif -à quelque date qu'il se tienne.

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  • Municipales : participation faiblarde

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    local de vote.jpgAux urnes ! (avec ou sans masque)

    25 % de participation (au plan cantonal, et sans doute moins encore en Ville) mercredi soir pour les Municipales genevoises : c'est bien peu, même si c'est grosso modo au niveau des Municipales précédentes, celles de 2015... Et comme il est trop tard pour voter par correspondance, il ne vous reste que la solution de vous rendre dans votre local de vote dimanche matin, de 10 heures à midi. A l'ancienne. Avec ou sans masque : de toute façon, si vous êtes malade, vous devez rester chez vous, et si vous ne l'êtes pas, le masque ne vous protégera pas. Que vous ayez voté ou non, votre commune aura élu son Conseil municipal dimanche à midi. Et contrairement au vote blanc ou nul, l'abstention n'est pas une opposition, même pas une marque de défiance -seulement le choix, car c'en est un, de laisser choisir les autres. Subversive, l'abstention ? Si elle l'était, elle serait interdite et les abstentionnistes en seraient punis...

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  • La gauche et les exonérations fiscales : Ethiques contradictoires

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    janus.jpgLa gauche et les exonérations fiscales : Ethiques contradictoires

    Le Conseil administratif de la Ville de Genève a donc  récemment donné au canton un préavis favorable à une exonération fiscale sur dix ans, au bénéfice d'une société (Komgo SA), créée par un consortium de banques et de sociétés actives dans le commerce des matières premières et dont les actionnaire vont de Shell à Paribas. Les deux magistrats socialistes ont soutenu ce préavis. Le Parti socialiste, municipal comme cantonal, a réaffirmé sa position, d'opposition à ce type d'exonérations fiscales, fussent-elles partielles et temporaires, surtout pour ce type d'entreprises. Les autres forces de gauche (les Verts, SolidaritéS, le Parti du Travail) ont défendu la même position. Et on se retrouve là, avec ces positions antagoniques prises par des magistrats et leur parti, dans une vieille contradiction : celle de l'éthique de vérité avec l'éthique de responsabilité. Sandrine Salerno  résume sa position (moins sa position politique personnelle que, sa position, son rôle, de magistrate municipale) ainsi : "Je dois appliquer la loi" -or un parti politique, non plus d'ailleurs qu'un Conseiller municipal, n'est pas tenu par une telle exigence, puisque n'étant ni l'un, ni l'autre, un agent de l'Etat. Ils peuvent donc dire "non" quand leurs magistrats disent "oui". L'auteur de ces lignes étant structurellement, pulsionnellement, oppositionnel, il choisira forcément l'éthique de vérité contre l'éthique de responsabilité. En étant cependant, en vieux lecteur (et praticien) du Droit à la Paresse, parfaitement conscient de ce que ce choix a de confortable. Et qu'il vaut mieux pour tout le monde qu'il puisse se draper fièrement dans la proclamation des fondamentaux du socialisme plutôt qu'avoir à gérer les finances de la capitale mondiale du monde mondial.

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  • Elections municipales genevoises : ébauche d'un bilan des sortants

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    Mairie.jpgPoursuivre, renforcer, radicaliser

    On sait bien qu'une élection ne se joue jamais principalement sur le bilan des personnes ou des équipes sortantes, mais il n'est tout de même pas inutile de tenter d'en établir un, en raison ou au prétexte des élections municipales genevoises. Si, en Ville de Genève, le bilan du Conseil municipal est pour le moins incertain (la droite élargie, aléatoirement majoritaire, a voté d’un front commun des coupes budgétaires, s’attaquant aux prestations publiques et à la qualité de vie, et multiplié pour le surplus les votes sur des propositions illégales, cassées par le Bailli cantonal), on pourrait, si le funeste George Marchais n'avait utilisé cette expression pour porter un jugement sur l'Union Soviétique, estimer "globalement positif" le bilan du Conseil administratif -quoi qu'il en soit des comportements individuels de certains de ses membres. Tout n'a certes pas été fait de ce qui pouvait être fait, et de ce qui a été fait, tout n'est évidemment ni parfait, ni définitif. Il convient donc de poursuivre et de renforcer les efforts engagés, et s'agissant de la justice sociale et de l'urgence climatique, de les radicaliser. C'est pour cela que la gauche a besoin d'une double, voire d'une triple majorité : au Conseil municipal (où la droite élargie du PDC au MCG a été majoritaire pendant cinq ans), au Conseil administratif (où la gauche est majoritaire, et doit le rester -pour le moins), et au sein du peuple (où les majorités changent selon les objets). La Municipalité de gauche n'a pas fait la révolution ? elle ne le pouvait guère -et de toute façon une vraie révolution ne vient pas des gouvernements, ne fussent-ils que municipaux... Mais de n'avoir pas constaté la révolution ne justifie pas la résignation à la réaction...

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