fonction publique

  • Budgets publics genevois : Couleuvres au menu

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    couleuvre.jpgLe débat sur le budget cantonal genevois s'est terminé hier par l'adoption du projet amendé par la commission des finances, le débat sur budget le municipal de la Ville commencera samedi 12 et pourrait se poursuivre jusqu'à mardi (mais sera sans doute bouclé samedi soir). Au Grand Conseil, un accord présomptueusement qualifié d'"historique" avait été passé entre les cinq partis gouvernementaux (PLR, PS, Verts, PDC, MCG)  pour  accepter le projet de budget de la commission, malgré un déficit prévu de 850 millions, ce qui imposait l'approbation du budget par au moins 51 députées et députés. Cet accord (un "pacte républicain", pour la présidence du Conseil d'Etat, Anne Emery-Torracinta) a été passé au prix d'un renoncement du Conseil d'Etat à réduire les salaires de la fonction publique de 1 %, et d'un compromis accepté par la gauche et d'un autre accepté par la droite : la gauche a accepté le blocage de mécanismes salariaux du personnel, la droite a accepté la création de 352 postes de travail (plus la pérennisation de 136 poste), mais c'est le Conseil d'Etat, et pas la gauche, qui les demandait. Le Grand Conseil aura également refusé de ponctionner les communes pour réduire le déficit du canton (les communes acceptaient des charges supplémentaires, à condition de recevoir des compétences supplémentaires). Bref, le budget cantonal a été accepté par les cinq groupes des partis gouvernementaux et refusé par "Ensemble à Gauche" (qui estime qu'il "n'apporte aucune réponse à la crise sociale majeure que nous traversons") et l'UDC (qui veut abolir le statut de fonctionnaire et proposait neuf coupes dans les subventions aux associations actives sur le terrain social). En Ville de Genève, le projet de budget du Conseil administratif, amendé par la commission des Finances  sera lui aussi certainement accepté, sans doute (espérons-le) avec quelques amendements renforçant notamment le soutien de la Ville aux secteurs culturels les plus frappés par la crise sanitaire et les mesures prises pour la combattre. Le déficit prévu par le budget cantonal finalement adopté ascende à 860 millions (350 millions de plus que prévu initialement), pour plus de 9,3 milliards de dépenses. Le déficit du budget proposé au Conseil municipal se situera à un peu plus de 49 millions, pour près de 1,2 milliard de dépenses. Autrement dit, le déficit municipal se situe, proportionnellement au budget, à moins de la moitié du déficit cantonal...

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  • Les fonctions publiques genevoises face à l'austérité budgétaire

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    Mobilisations

    Le Conseil d'Etat genevois n'a pas retiré son budget et s'accroche à sa proposition de faire payer une partie des conséquences de la crise au personnel de la fonction publique, y compris à celles et ceux qui sont au front de la lutte contre la pandémie depuis ce printemps. Le Conseil administratif de la Ville, lui, n'exclut pas de revenir sur les propositions du même genre (quoique plus modérées, sans ponction sur les salaires, mais avec aussi un blocage des mécanismes salariaux) contenues dans son projet initial. On ne criera pas victoire trop tôt, le personnel de la Ville a d'ailleurs tenu hier aux Bastions, devant la Mairie, une assemblée générale qui a décidé de maintenir l'exigence d'un retrait de la proposition de modifier le statut du personnel pour permettre la suspension des mécanismes salariaux,et a déposé un préavis de débrayage pour le 12 novembre,  Quant au personnel de la fonction publique cantonale, dont le personnel municipal soutient la mobilisation, il a maintenu son préavis de grève jeudi, toute la journée, sa manifestation (14 heures 30, Place Neuve) et son assemblée générale au terme de la manifestation, place des Nations. Enfin, dans toute la Suisse, le personnel de santé manifeste pour dénoncer les conditions de travail qui lui sont imposées, et revendiquer une revalorisation salariale, plus de droits sur les lieux de travail, et de meilleures conditions de travail. Parce que les applaudissements et les bonnes paroles compatissantes (genre "je comprends le courroux et le désarroi du personnel soignant", Nathalie Fontanet dixit) ne suffisent pas. Surtout quand les actes les démentent.

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  • La fonction publique genevoise, variable d'ajustement budgétaire

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    Service_Public.jpgPonctions publiques

    Le projet de budget 2021 du canton de Genève est lourdement déficitaire. Et encore pourrait-il l'être plus lourdement encore, si le Conseil d'Etat ne proposait un paquet de mesures touchant directement la fonction publique, au sens large : baisse linéaire de 1 % du traitement, suspension de l'annuité, alourdissement de la cotisation à la caisse de pension, non-indexation du salaire -et tout cela, en ne faisant aucune différence entre les hautes et les basses classes des échelles de traitement : on tape aussi fort (autrement dit : plus fort encore) sur les plus bas salaires que sur les plus hauts. Bref, la fonction publique n'est plus le moyen pour la République d'agir dans tous les domaines où le peuple lui demande d'agir, elle n'est plus qu'une variable d'ajustement budgétaire. Ce qui présage, pour les années à venir, d'une succession de mesures du genre de celles proposées pour 2021, d'une détérioration des conditions de travail de celles et ceux qu'on ne s'était pas privé d'applaudir ce printemps précisément pour leur travail face à la pandémie, et d'un report massif de charges cantonales sur les communes -sans évidemment donner aux communes la compétences de définir ces charges.  La gauche et les syndicats appellent à manifester contre les projets gouvernementaux cet après-midi de jeudi, dès 15h30 à la Place Neuve (départ du cortège à 16h30), le Cartel syndical de la fonction publique appelant à un débrayage cet-après-midi et le 29 octobre, à moins que le Conseil d'Etat retire son projet.

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  • Ville de Genève : La droite s'attaque au statut du personnel

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    Ubu.jpgPrise d'otage

    Prenant les 4000 employée de la Ville en otage de l'animosité qu'elle cultive à l'égard du Conseil administratif, la droite municipale veut imposer, sans négociation, sans discussion même au Conseil Municipal, une modification du statut de ce personnel, et s'autoriser elle, et elle seule, à ne pas accorder aux salariés de la fonction publique l'indexation de leurs salaires. Et cela sans concertation, sans discussion, sans débat, sans négociation avec le personnel, sa commission et ses syndicats. Rien, strictement rien, ni financièrement, ni règlementairement, ne justifie qu'on modifie ainsi un statut résultant d'une négociation, en méprisant totalement le "partenariat social" pourtant rituellement invoqué à chaque grève (pour la condamner). Rien ne le justifie, mais une pulsion l'explique : le besoin désespéré (et désespérant) de la droite municipale genevoise d'exister face à un Exécutif de gauche.

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    Lien permanent Catégories : fonction publique, Genève, Politique 4 commentaires