épidémie, pandémie

  • Les mouvements sociaux face au Covid-19

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    SolifondsLa solidarité est une résistance

    Le Solifonds (Fonds de solidarité pour les luttes de libération sociale) lance un appel à la solidarité avec les organisations et mouvements qui apportent une aide indispensable aux populations les plus démunies face à la pandémie et au confinement. Et ces mouvements apportent cette aide tout en continuant à combattre pour les droits fondamentaux. Ces tâches de protection de la population contre la pandémie, mais aussi contre les conséquences du confinement, ils et elles les mènent à la place d'Etats défaillants ou indifférents, dans une situation que la pandémie a rendue encore difficile et plus périlleuse, qu'ils doivent affronter avec des moyens réduits par la crise sociale et économique, et en continuant de subir la répression : la solidarité est une résistance.
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  • Urgence solidaire

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    Solifonds.jpgCrise sanitaire : au Sud, les plus pauvres doivent se débrouiller sans l'Etat

    Des centaines de millions de travailleuses et de travailleurs, notamment dans l'agriculture et le textile, privés de leur emploi et de tout revenu, ou licenciés pour être ensuite réengagés à des conditions pire encore que celles qui leur étaient imposées avant leur licenciement, ou encore forcés de poursuivre ou de reprendre un travail sans aucune protection sanitaire; des droits fondamentaux foulés au pied; des populations laissées, dans les favelas, les townships, les bidonvilles, sans aide, sans protection, sans revenu, sans soins; des évacuations forcées, sans relogement : telles sont les conditions imposées aux plus précarisés de nos semblables, non par l'épidémie mais par l'incapacité des gouvernants, ou leur refus pur et simple, d'y répondre. Alors ces populationsse débrouillent par elles-mêmes  et leurs mouvements sociaux s'organisent, distribuent l'aide que l'Etat ne distribue pas, défendent les droits fondamentaux que les gouvernants ignorent, ou violent. Le Solifonds appelle à soutenir ces populations, ces mouvements et ces organisations dans leurs actions de solidarité, mais aussi dans leur revendication de suspension du paiement des intérêts de la dette publique, pour dégager des ressources à affecter à la construction d'un système de santé capable de répondre aux crise sanitaires. Répondez à cet appel : www.solifonds.ch, mail@solifonds.ch, PC-80-7761-7

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  • Déconfinement du 6 juin : Le jour le plus soûlon?

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    Pangolin au CM.jpgQuatre mois après l'annonce publique du premier cas de Covid-19 hors de Chine, on lève donc les mesures prises pour enrayer, puis maîtriser la pandémie. Et qui l'ont en effet, dans bien des pays dont la Suisse, réussi à l'enrayer et à la maîtriser. Sans évidemment faire disparaître un virus avec lequel nous venons seulement de commencer à apprendre à vivre -comme nous avons appris à vivre avec celui de la grippe. On déconfine, donc. Avec quel projet ? avec quelle place laissée aux urgences sociales et climatiques ? A l'inventivité politique ? Au volontarisme collectif ? Les Etats, les régions, les communes avaient pour un temps pris un pouvoir dont les dogmes d'avant le covid assuraient qu'ils étaient incapables de l'exercer. Qu'il ne fallait surtout pas faire de politique -que faire de la bonne politique, c'était refuser d'en faire et laisser les commandes à l'"économie", au marché, aux entreprises. On a d'ailleurs commencé à déconfiner pour que l'"économie" reparte, pas pour que la société se retisse... et moins encore pour que l'écosystème que le confinement avait ragaillardi (moins de bruit, moins de pollution, moins d'émissions réchauffant le climat) continue à se refaire une santé : dès que des autorités prennent des mesures, même provisoires, pour engager une ville, un canton, le pays, dans une autre voie que celle du retour à l'anormalité d'avant, on entend hurler les nostalgiques de ce monde qu'on espérait défunt, mais qui ne l'est qu'à la manière des zombies -en témoignent les clameurs outrées du PLR et du MCG à Genève après que le canton et la Ville ait tracé des bandes cyclables provisoires sur les voies de circulation, en les prenant sur celles auparavant réservées aux bagnoles et sur des places de stationnement. On a beaucoup titré, dans les media, sur le déconfinement annoncé pour le 6 juin en usant de la référence au débarquement du 6 juin 1944 en Normandie... On a eu droit au "Jour J" sous toutes ses formes... Le plus long ou le plus soûlon" ?

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  • Quand la pandémie a fait revenir la politique

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    pangolin de faced.jpgC'était donc possible...

    La crise pandémique a été marquée par un retour fracassant : celui du politique. On sortait de décennies de souveraineté de l'économique, de dépolitisation des débats, de substitution du sociétal au social -et voilà que reviennent les contradictions politiques majeures, et les contradictions de classe. Et l'urgence des choix, entre la poursuite d'un libéralisme réduit au libre-échange des marchandises et au "libre jeu du marché", une social-démocratie keynésienne, un despotisme orwellien (version chinoise)... et une rupture créatrice "écosocialiste"...  Répondant à l'épidémie, les Etats, les régions, les communes ont volontairement rompu avec le productivisme et le consumérisme pour sauver des vies. Et du coup, ont soulagé, pour quelques moins, l'environnement de tout ce qui le dégradait du fait des activités humaines : en 2019, sept millions de personnes sont mortes prématurément du fait de la pollution... mais pour le seul mois d'avril 2020, la chute de l'activité économique a provoqué une chute de la pollution qui, selon certaines estimations, aurait évité 10'000 morts prématurées... La politique de rupture que prônaient les décroissants a été mise en œuvre par les puissances publiques qui y étaient, foncièrement, opposées. C'était donc possible, jusque dans les détails -comme la création à Genève en quelques jours d'une dizaine de kilomètres de bandes cyclables qu'on attendait depuis dix ans... Mais tout ayant une fin, la question se pose quel air respirera-t-on lorsqu'on enlèvera nos masques ?

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  • Retour à l'âne normal

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    ane-qui-rit.jpg

    Fin du mois contre fin  du monde, comme d'hab'

    Donc, on déconfine. On n'était pas vraiment confinés, sauf quand on était hospitalisé, en prison ou en ems, mais peu importe : on déconfine quand même. Et ce à quoi il va falloir résister maintenant, c'est à la furieuse envie de tirer un trait sur l'épisode covidien, et d'en revenir au statu quo ante. Cette envie d'un retour à l'anormal, le monde d'avant, le monde de l'insouciance climatique, sociale, politique, économique, repose en apparence sur d'assez solides arguments :  le réchauffement climatique ? oui, bien sûr il va se poursuivre, la lutte contre la pandémie n'a été qu'un répit, le temps (que le Centre patronal vaudois nous enjoint d'oublier au plus vite) d'entendre les oiseaux en ville et de moins saloper l'environnement, mais l'urgence climatique, c'est du long terme. Le court terme c'est  l'économie, le chômage. La fin du mois contre la fin du monde, comme d'hab...  Comme dit encore le Centre patronal vaudois, "il faut que l'économie reprenne ses droits". Mais quels droits a-t-elle, "l'économie" ? Aucun, si on admet qu'elle n'est que l'organisation de la subsistance collective des sociétés humaines (subsistance à laquelle se sont, progressivement, ajoutés les droits fondamentaux que proclament aujourd'hui les grands textes du droit international et des constitutions démocratiques). L'économie n'a pas de "droits", elle n'a que ce devoir là : permettre, à toutes et tous, de se nourrir, se loger, se soigner, se vêtir, se déplacer (pas forcément en bagnole ou en avion), s'informer, se cultiver, se délasser. "Ce qui m'a atterré, c'est d'apprendre qu'il fallait qu'on s'adapte pour relancer l'économie. Normalement, ce devrait être le contraire", soupire Zep dans la "Tribune" d'hier. L'économie est au service de la population, pas le contraire -c'est la population qu'il faut soutenir d'abord, pas l'économie. La population, c'est-à-dire des personnes réelles. La population, c'est-à-dire la société -la société entière, y compris cette part d'elle que constituent les personnes et les tâches qu'en temps "normaux" elle préfère ignorer.

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  • Maintenant que la pauvreté est visible...

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    soupe populaire.jpgMieux que soulager : combattre

    On revient sur l'image qui rendit visible la pauvreté invisible, et que "Le Monde" décrit ainsi : "Jamais Genève, l’une des dix villes les plus riches au monde, n’avait imaginé accueillir une telle distribution de vivres. Une file, longue d’un kilomètre, soit près de 2 200 personnes, s’est formée samedi 2 mai aux abords de la patinoire des Vernets, en plein centre-ville. Au bout de trois heures d’attente, le Graal : des sacs qui contiennent des denrées alimentaires essentielles, riz, pâtes, huile, deux boîtes de sauce tomate et des produits d’hygiène courants, offerts par des particuliers et distribués par les bénévoles de l’association de La Caravane de la solidarité. Leur valeur n’excède pas 20 francs (19 euros). « C’est dire le dénuement de ces personnes, s’alarme un volontaire. On n’a jamais vu ça depuis la fin de la seconde guerre mondiale». Ou depuis les soupes populaires des années '30. A Genève, 7465 personnes ont bénéficié du dispositif d'urgence mis en place le 28 mars par les Colis du Coeur, Partage et le CSP... c'est trois fois et demi plus que quelques semaines avant... Les colis du coeur reçoivent des demandes de 1000 personnes supplémentaires chaque semaine. A Lausanne,  la soupe populaire distribuait chaque jour 250 repas jusqu’en décembre 2019. Elle en sert désormais près de 900 quotidiennement...Mais maintenant qu'elle est devenue visible, cette pauvreté, on devrait pouvoir faire mieux que la soulager : la combattre, elle, pas celles et ceux qu'elle frappe.

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  • Déjà pauvres, désormais démunis

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    caraL'image qui rend visible la pauvreté invisible

    2000 personnes faisant des heures de queue pour recevoir un sac de produits de première nécessité, dans une des villes les plus riches du monde : c'était à Genève samedi et l'image qui a rendu visible la pauvreté invisible a fait le tour de la Suisse -et au-delà. Depuis le début de la pandémie, la Caravane de la Solidarité distribue de la nourriture et des articles d'hygiène à de plus en plus de personnes qui en ont de plus en plus besoin. La Ville de Genève lui apporte son aide, et Médecins sans frontières était là, samedi. A Genève, pas dans un désert, une savane ou un bidonville. Ce ne sont pas ceux qui crient le plus fort qu'il faut que tout reparte "comme avant" qui sont les premières victimes de la crise sociale collatérale de la crise sanitaire : ce sont ceux pour qui "comme avant", c'était déjà la pauvreté, sans aucune possibilité de supporter une baisse, à plus forte raison une perte, de revenu. Invisibles, ils étaient déjà pauvres, les voilà démunis. Mais visibles.

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  • Confinement des résidents des EMS : Groupe à risque de solitude

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    Ma'Dalton.jpgMa' Dalton est en EMS. A 95 ans, elle en a le droit. Mais elle n'a plus le droit de voir ses proches, ni ses proches de la voir. Alors du coup, pour la première fois, Averell  a envie de célébrer la Fête des Mères, ce vieux machin pétainiste récupéré par les fleuristes. Il paraît que les plus de 65 ans font partie d'un "groupe à risque". Mais c'est un groupe à risque pour eux-mêmes, pas pour les autres. Ensuite,  à la mi-avril, l'âge médian des décès du Covid en Suisse s'élève à 84 ans. Mais quel est l'âge moyen des décès en général, pour toutes les causes possibles ? 83,6 ans en 2017. Autrement dit, quand on meurt du Covid, on en meurt plus vieux que si on meurt d'autre chose. Il est un groupe à risque qui ne l'est que de solitude...

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  • Les derniers sont les premiers

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    Bienvenue chez nous.jpgL'option préférentielle pour les pauvres du Covid-19


    D'où nous vient-elle, cette épidémie ? De Chine, sans doute, mais comment ? transbahutée par une armée, comme la grippe espagnole de 1918 ? non : diffusée par des cadres d'entreprises en voyages d'affaires, des représentants politiques en mission, des touristes en goguette, des supporters de foot en Italie, des teufeurs à Verbier et des fidèles évangéliques à Mulhouse... Et qui sont les premiers et les premières à la subir, le plus durement, ici et ailleurs ? celles et ceux qui n'y sont pour rien, qui n'ont jamais mis les pieds en Chine, ni à Verbier : les requérants d'asile, les précaires, les travailleuses domestiques "au gris", "au noir" ou clandestines, les travailleurs pauvres mis au chômage partiel, les petits indépendants, les sdf... toutes et tous ignorés des plans de relance du Conseil fédéral... Il y a en Suisse quand tout va bien pour "l'économie" et les finances publiques 660'000 personnes touchées par la pauvreté. Et maintenant, combien y ont-elles sombré ? Que les derniers soient les premiers fut à la fois une promesse évangélique et un programme socialiste. Que les derniers à propager une épidémie soient les premiers à y succomber n'est qu'une faillite sociale.

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  • Pétrole maudit !

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    dimanche sans voiture.jpgLe baril de brut à zéro dollars ? on va pouvoir s'en regoinfrer...

    Mardi matin, le prix du baril de brut WTI américain livrable en mai est carrément passé en-dessous de zéro à New York : Les traders offraient jusqu'à 40 dollars pour qu'on les débarrasse du brut dont ils ne savaient pas quoi foutre, ni où le stocker, tellement l'offre dépasse la demande : les terminaux de stockage sont pleins, et leur location coûte un saladier. Pour le brut livrable en juin, le prix atteignait seulement dix à douze dollars le baril à New-York, vingt dollars à Londres pour le Brent de le Mer du Nord. Avant la pandémie, la planète cramait 100 millions de barils par jour. Depuis, la consommation s'est effondrée : 40 % de moins au plan mondial (avec des mesures immédiatement perceptibles :  deux tiers de circulation en moins sur l'autoroute Genève-Lausanne la semaine, 85 % de moins le dimanche, entre 50 et 80 % de moins de demande dans les stations-service). Mais la production, elle, a continué à 88 % de ce qu'elle était. Et comme la demande s'est effondrée, les rares  lieux de stockage qui restent disponibles se louent quarante fois plus cher qu'à fin février. Que faut-il craindre le plus ? que cette crise de la consommation perdure et mette en danger l'industrie pétrolière, les grandes compagnies, et les pays dépendant du pétrole pour leur balance économique (l'Algérie, le Nigéria, le Vénézuéla), voire la politique pétrolière de Trump basée sur l'extraction (fort onéreuse) de l'huile et du gaz de schiste par des compagnies très endettées (elles avaient émis des obligations pourries, très rentables quand tout va bien mais calamiteuses quand en temps de crise) ? ou, au contraire, qu'une fois la pandémie maîtrisée, la goinfrerie de carburants fossiles reprenne*, et avec elle la dégradation environnementale qu'elle implique et provoque ?

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  • On n'était pas confinés, mais on sera déconfinés

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    évasion.jpgEn mai, lis ce qu'il te plaît

    Donc, en Suisse comme ailleurs, on déconfine. Par étapes. Pas parce que l'épidémie a pris fin : parce qu'on craint que l'économie prenne fin. Et on déconfine contradictoirement : les coiffeurs pourront rouvrir lundi prochain, pas les libraires. Et on ne pourra toujours pas rendre visite à nos vieux parents en ems. Eux étaient réellement confinés, comme les détenus des prisons et les patients des hôpitaux. Et on vient d'annoncer que, confinés, ils resteront deux mois. S'ils ne meurent pas avant, sans avoir pu retrouver aucun de leurs proches. Mais nous ? Le confinement, partiel, et en grande partie volontaire, était ici une gène, mais pas un drame : on est loin du "confinement presque complet" qui "détruit presque complètement notre économie" qu'évoque l'UDC : aucune des infrastructures indispensables au fonctionnement social n'a été arrêtée, toutes ont fonctionné, les unes au ralenti, d'autres en surchauffe, mais toutes ont fourni ce qu'on avait besoin qu'elles fournissent -et on a pu au passage distinguer nos besoins de nos envies... On n'a coupé ni l'eau potable, ni l'électricité. L'alimentation a été garantie. On n'a manqué d'aucune source d'énergie fossile (puisqu'on continue à s'en goinfrer). Les réseaux n'ont pas été coupés : ni le téléphone, ni l'internet. Les media ont continué de fonctionner. Les transports public aussi. Et même l'aéroport. On ne pouvait plus aller boire un pot sur une terrasse à Barcelone, à Paris, à Berlin ou au Molard, mais on pouvait s'en passer. On pouvait se passer de coiffeur pendant quelques semaines. Et si nous sommes quelques uns à avoir eu quelque peine à nous passer de libraires, nous savions que ce n'était qu'une sorte de moratoire sur la satisfaction de nos désirs de livres. En mai, on lira ce qu'il nous plaît. Aussi vite que possible, aussi lentement que nécessaire.

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  • ça y'est, cette fois c'est sûr, c'est la crise finale du capitalisme...

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    pangolin sujspendu.jpgMektoub !

    On a pris l'habitude d'annoncer, au moins une fois par génération, que la crise finale, définitive, du capitalisme était là, sous nos analyses pertinentes, et que ce matin, que c'était l'aube du Grand Soir. On s'est toujours trompés ? Oui, mais seulement dans la scansion, le timing. On a seulement eu raison trop tôt en 1914, en 1918, en 1929, en 1933, en 1939, en 1945, en 1974, au moment des "subprimes"... Mais cette fois, pas de doute, on y est : le Pangolin a mis à bas le néolibéralisme, la mondialisation, le mercantilisme. Et on sortira de la crise sanitaire, de l'épidémie, en sortant du capitalisme. Forcément. Mektoub.

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