élections

  • Biden et Harris élus, Trump et Pence battus, une bonne chose de faite ?

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    Capture d’écran 2020-11-08 184756.jpgEvacuation pour Restauration

    Comme d'habitude aux USA (et dans la quasi totalité des démocratie électives), ce sont les media qui ont annoncé le vainqueur de l'élection présidentielle américaine, des jours, peut-être des semaines, avant que soient tombés, Etat après Etat, les résultats définitifs et officiels. Entre l'annonce médiatique et la confirmation officielle, le temps est plus long aux Etats Unis qu'ailleurs, mais la première précède toujours et partout la seconde : en France, on connaît le nom du président élu à 20 heures, alors que le dépouillement n'a même pas encore commencé... Il est vrai qu'en Chine le problème ne se pose pas... Donc, avec (toujours selon les media) 75 millions de votes populaires et au moins 290 "grands électeurs", Joe Biden est président élu des Etats-Unis, contre Donald Trump (71 millions de votes populaires et 220 "grands électeurs"), alors qu'il reste quatre Etats où le résultat est incertain. L'élection annoncée du candidat démocrate et de sa colistière a suscité des scènes de liesses dans les rues des grandes villes, qui ont fait leur élection, pendant que le président sortant se confinait dans son bunker politique et le déni de sa défaite. Partons donc de l'hypothèse que Joe Biden sera effectivement le 46e Président des USA. Pour faire quoi ? lui-même l'a dit : pour restaurer le "rêve américain", le prestige des USA, la démocratie américaine, autoproclamée comme la plus grande du monde. L'évacuation de Trump de la Maison-Blanche n'est donc pas une révolution, mais une restauration. Même si, dans le sillage de Joe Biden, l'élection de Kamala Harris, première femme vice-présidente, est sans doute plus significative des changements sociaux (et donc politiques) en cours aux USA : des centaines de milliers d'électrices et d'électeurs ont probablement voté pour Biden pour pouvoir voter pour elle... en attendant peut-être de voter une fois encore pour elle en 2024 -mais à la présidence, cette fois...

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  • USA, trois jours avant le 18 Brumaire...

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    dindon.jpgQui est le dindon de la farce ?

    Nous sommes, aujourd'hui, dans le calendrier républicain, le 15 Brumaire. Naguère, ce fut trois jours avant un coup d'Etat. Et le 15 Brumaire, c'est le jour du dindon. Pas la dinde du Thanksgiving, le dindon d'une farce électorale. On a toutefois encore un doute sur l'identité du dindon : Trump ou Biden ? Avec une participation bien plus importante (67 %) que lors des précédentes scrutins, le résultat final du vote pourra difficilement être délégitimé, mais on ne le connaîtra sans doute que le 8 décembre. En attendant quoi, on constate que les résultats par Etats ont reproduit en gros la carte traditionnelle des votes, sans la "vague bleue" qu'espéraient les Démocrates. Au final, si Biden devait, comme cela semble l'hypothèse la plus probable, vaincre, ce sera sans triomphe, et sans déroute pour Trump. Et si le candidat démocrate aura rassemblé son camp, ce fut moins derrière lui que contre Trump, qui sans la pandémie aurait sans doute été nettement réélu . La campagne en demi-teinte, en quart de teinte, de Joe Biden ne fut pas à la hauteur des espérances de ses partisans, malgré l'entrée en scène de Barack Obama. L'"antitrumpisme" n'a donc pas suffi pour creuser un écart définitif en faveur du candidat démocrate, non plus que la mise en valeur de la stature "présidentielle" de Biden, par contraste avec Trump, dont Obama dit qu'il ne s'est "pas élevé à la hauteur de la fonction" présidentielle "parce qu'il ne le peut pas". Ce diagnostic, les partisans de Trump ne l'entendaient pas, ne pouvaient pas l'entendre, n'acceptaient pas de l'entendre...  pas plus qu'ils n'acceptent l'hypothèse même d'une défaite de leur prophète...

    Le trumpisme survivra à Trump

    "Pour la première fois de notre histoire, une élection va se transformer en référendum sur l'attachement de notre nation à la démocratie", annonçait l'ancienne procureure générale du Michigan Barbara McQuade. La démocratie à l'américaine, Trump et son gang l'ont réduite à un simulacre : c'est ainsi que le Sénat s'est retrouvé muselé et réduit à la servilité par sa majorité républicaine. Et les Etats, qui sont maîtres chez eux de l'organisation des scrutins fédéraux ont, quand ils sont aux mains des républicains, multiplié les entraves à l'exercice du droit de vote par les "classes dangereuses" : suppression de bureaux de vote, purges des listes électorales, empêchement du décompte anticipé des bulletins de vote par correspondance. A quoi s'ajoutent les tentattives d'intimidation des  électeurs par des groupes d'électeurs de Trump, armés et postés près des locaux de vote,comme en Arkansas. Couronnement de ce processus : le refus, de plus en plus explicite au fur et à mesure qu'on s'approchait du jour du vote, de Trump de garantir qu'il respectera le verdict des urnes, jusqu'à ce que hier il annonce carrément que s'il devait être battu, il demanderait à la Cour Suprême de le désigner tout de même comme élu. Parce qu'il lui est inconcevable de ne pas l'être, d'être battu par un Joe Biden.

    Joe Biden ? Tout le contraire de Trump : un "type bien" qui pourra "réparer l'Amérique", pour son biographe français, Jean-Eric Branaa, qui rappelle que Biden est né dans un milieu défavorisé et s'est fait tout seul, à l'inverse de Trump, héritier de la fortune de son père. Biden est sans doute tout à fait acceptable pour les républicains traditionnels : c'est lui qui avait prononcé l'éloge funèbre de John McCain, l'adversaire républicain d'Obama, et il pourrait nommer des républicains dans son gouvernement. Même son âge a fini par être un atout, alors qu'au début de sa campagne il était un handicap (même si après tout, il n'a que quelques années de plus que Trump), une sorte de gage de sagesse. Et une sorte de promesse de transition : il serait président pendant quatre ans, avant de laisser, éventuellement, place à sa vice-présidente, Kamala Harris.

    Car s'ils devaient finalement perdre cette élection présidentielle, les Démocrates ont le temps pour eux. S'il devait être réélu, Trump pourrait encore sévir, et faire des dégâts, pendant quatre ans, mais pas un jour de plus. Et l'évolution démographique, celle de la structure de la population, va dans le sens des démocrates, pas dans celui de la base électorale de Trump et de celle du parti républicain (ou de ce que le trumpisme a fait du parti républicain) : il y aura aux USA toujours plus de latinos, plus de cathos, plus de musulmans, et le poids, au moins quantitatif, des "wasp" (anglo-saxons blancs et protestants) continuera de s'allèger...

    En quatre ans de présidence trumpienne, les USA se sont divisés (ils l'étaient déjà, mais pas au point où ils le sont aujourd'hui) entre démocrates et républicains, entre urbains et ruraux, entre les côtes et le centre du pays, entre "blancs" et "noirs", entre résidents et immigrants, entre cols blancs et cols bleus, entre croyants fondamentalistes et croyants "libéraux", athées et agnostiques (et on en passe, de ces divisions). En quatre ans, l'Union américaine pour les libertés civiques (ACLU) a intenté près de 400 procès (237 plaintes, 160 autres actions en justice) au gouvernement fédéral, parce que selon son directeur, "les attaques contre les libertés et les droits civiques n'ont jamais été aussi importantes dans l'histoire moderne des Etats-Unis". La majorité des plaintes concerne les droits des immigrants et le droit d'asile, les autres aux droits des homosexuels et des minorités "raciales". Toutes les actions de l'ACLU n'ont cependant pas été victorieuses : l'interdiction d'entrée aux USA de ressortissants de certains pays musulmans a été validée, après avoir été modifiée, comme l'interdiction des transgenres dans les forces armées. L'action de l'ACLU contre Trump et son gouvernement a dopé l'association : le nombre de ses membres a plus que quadruplé, pour atteindre 1,8 million de membres, le montant des donations dont elle a bénéficié a atteint 175 millions de dollars après l'élection de 2016, et le nombre de salariés de l'association est passé de 386 à 605 en quatre ans, dont 122 juristes...

    Dans quelques jours, ou quelques semaines, Trump aura peut-être officiellement perdu l'élection présidentielle. Mais un "trumpisme" sans Trump est parfaitement concevable  : le "trumpisme" n'est pas un accident, il existe déjà en version européenne avec un Orban en Hongrie, un Kaczynski en Pologne. La spécialiste des Etats-Unis Maya Kandel estime que même si Trump devait être battu, aux USA aussi "le trumpisme a un avenir indépendant de Trump, et (que) cet avenir est nationaliste, religieux et antilibéral", conforme à la base électorale de Trump, "blanche, rurale et non éduquée". Et imperméable à toute information qui remettrait en cause ses certitudes : "républicains et démocrates vivent dans des environnements informationnels si différents qu'ils n'ont plus guère de perception commune de la réalité" (60 % des républicains ont Fox News comme première, voire seule source d'information). Et puis, Trump a fait des petits et des disciples ailleurs qu'en Amérique : que seraient, que feraient, les Bolsonaro, Modi, Erdogan, s'il ne leur avait pas montré la voie ? Et que feront d'autres, tel Netanyahu, sans leur parrain ?  ils en chercheront un autre ? 

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  • Vous êtes anti-américains primaires ? Soutenez Trump !

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    Trump-Biden.jpgL'Amérique d'abord ou l'Amérique devant ?

    Il faudra peut-être (à moins d'une avance considérable d'un des deux candidats) attendre des jours, peut-être des semaines, pour connaître le résultat définitif de l'élection présidentielle américaine. D'ici là, aucune hypothèse (sinon celle de l'élection d'un candidat indépendant...) n'est exclue. Ni une victoire de Biden, ni une victoire de Trump, ni une victoire de Biden dans les urnes et de Trump dans la désignation des "grands électeurs", ni un résultat serré, ni un résultat clair. Dans les derniers jours de la campagne, Trump a multiplié les meetings pour rattraper son retard (selon les sondages) dans les quelques Etats qui, au final, détermineront de quel côté penchera la majorité des "grands électeurs". Car si on élit le président de tous les Etats Unis, on l'élit dans cinquante élections séparées, une par Etat. Cette élection passionne les media (mais dans les opinions publiques, il nous semble tout de même que cette passion est plus mesurée). Et si, en réalité, elle n'opposait que le héraut égocentrique de l'"Amérique d'abord" et le partisan nostalgique de l'"Amérique devant" (les autres) ?

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  • A moins de trois semaines de l'élection présidentielle américaine...

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    Trump boudeur.jpgQuatre ans de purgatoire ?

    Tous les sondages donnent Joe Biden vainqueur de Donald Trump à la présidentielle américaine (dont toutefois le mécanisme électoral peut réserver des surprises, puisque le président n'est pas élu au suffrage universel direct... et que l'élection n'est pas réellement une élection nationale, mais une élection fédérale, qui se joue cinquante fois, Etat par Etat), alors même que la campagne de Biden était bien plus discrète que celle de Trump et que c'est moins un vote pour Biden qu'un vote contre Trump qui s'annonce le 3 novembre, mais qui ne fait que s'annoncer : rien n'est encore certain -et les soutiens de Trump comptent bien, comme il y a quatre ans, démentir les sondages grâce aux soutiens "cachés" dont Trump bénéficierait auprès de gens qui n'ose pas annoncer leur choix avant le vote. En outre, rien ne dit que, même battu dans les urnes, puis lors de la désignation du président par les "grands électeurs", Trump acceptera sa défaite. Lui, en tout cas, se garde bien de le dire. Et son adversaire démocrate, Joe Biden, confirme : "Nous savions tous (...) que nous arriverions au moment où Donald Trump serait si désespéré qu'il ferait tout pour rester au pouvoir" : l'élection présidentielle étasunienne se tiendra le 3 novembre mais le nom de l'élu pourrait bien n'être connu que plusieurs semaines, jusqu'à deux mois plus tard, et être donné par des tribunaux, Trump menaçant de ne pas reconnaître le verdict des urnes s'il lui est défavorable. Cela étant, Trump peut encore être réélu. Pour quatre ans. Pas plus. Pour les Etats-Unis, ce seraient sans doute quatre ans de trop. Mais ce purgatoire, après tout, c'est leur problème.

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  • Après 75 ans de présence, le Parti du Travail quitte le Conseil municipal de Genève

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    cartes de membre PdT.jpgCinq ans de vacances ?

    Ce que vous allez (peut-être) lire aurait pu être dit lors de la dernière séance du Conseil municipal sortant, mais ne pourra l'être -faute à la restriction des possibilités d'intervention à l'"heure des hommages" (tous sincères, évidemment ) aux conseillères municipales et conseillers municipaux (toutes et tous méritantes et méritants, évidemment) qui quittent cet auguste cénacle. Je le publie ici à la première personne, en abandonnant pour l'occasion, le pluriel de majesté ou l'impersonnel d'humilité auquel je suis accoutumé. Parce que s'il y a un peu d'histoire dans tout cela, c'est que dans cette histoire, il y en a un peu de familiale. Donc de personnelle : il n'y a d'histoire que vécue par des gens. Et quand ces gens nous sont proches, leur histoire est aussi, forcément, la nôtre.  Donc la mienne : si je suis là, c'est que mes parents ont procréé juste avant de quitter le Parti du Travail. Si j'ai une soeur, c'est qu'ils ont récidivé, juste après avoir quitté le Parti du Travail. Et si j'ai un frère, c'est qu'ils ont encore récidivé, juste après que le Parti progressiste, scission du Parti du Travail opérée par Léon Nicole, ait échoué à le remplacer... On a, à gauche, un rythme quasi biologique, lancinant : au moins une scission par génération. Et là, le mot génération prend tout son sens...

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  • Nouvelle "législature" municipale : Interrègne confiné

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    pangolin de faced.jpgLes élections passées, leurs résultats validés, les instances politiques municipales devraient être en état de marche -celles qui terminent leur mandat le 31 mai, celles qui commencent le leur le 1er juin. Mais le 18 mars, le Conseil d'Etat avait demandé (ou plutôt imposé...) aux conseils municipaux de suspendre leurs travaux, tant en plénière qu'en commissions, et placé la gestion des affaires communales sous la seule responsabilité des exécutifs -conseils administratifs, maires et adjoints. Depuis, les Conseils municipaux trépignent, veulent se réunir à nouveau, fût-ce virtuellement, sans savoir si des décisions prises dans de telles conditions seraient juridiquement valides,  ni quelles décisions prises par eux sont réellement indispensables et ne peuvent être reportées en mai. Pendant quoi les élues et les élus dans les conseils administratifs négocient entre eux la répartition des dicastères et les partis politiques s'occupent comme ils peuvent à préparer la transition d'un délibératif en fin de course à un délibératif qui n'a pas encore prêté serment et ils alignent les fonctions comme des noix sur un bâton (qui présidera, vice-présidera, le futur Conseil municipal ? c'est le tour de quel parti ? de quelle élue ou de quel élu ? et puisqu'il paraît qu'il en faut un ou une, qui sera chef-fe du groupe parlementaire municipal ? et qui va dans quelle commission)... Etrange interrègne confiné, temps institutionnel un peu suspendu, qui devrait être propice à des réflexions sur les choix politiques fondamentaux plutôt que sur les titres et les postes, non ?

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  • Deuxième tour des Municipales genevoises : A gauche, les villes!

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    2eme tour.jpgBon, c'est fait (sous réserve évidemment de recours possibles des perdants) : les 21 dernières communes genevoises à n'avoir pas élu, activement ou tacitement, leurs exécutifs l'ont fait. A un taux de participation à quelques points en dessous de la norme déjà médiocre, les 5 % habituels de vote au local s'étant réduits à un petit pourcent avec la réduction de tous les locaux de vote à une boîte  unique pour tout le canton -ce qui nous rappelle de vieux souvenirs de nos premiers vote, lorsqu'un local unique pour tout le canton s'ouvrait au Collège Calvin le mercredi et le jeudi avant les locaux de quartier et de commune, le vendredi, le samedi et le dimanche (c'était avant l'introduction du vote par correspondance). Au passage, il nous semble que les conditions particulières de ces élections municipales coronapositives devraient suggérer à nos Magnifiques Seigneurs de réintroduire le vote par internet. Tout cela dit, on est très satisfait des résultats de ces élections (malgré la disparition du Parti du Travail du Conseil municipal de la Ville, où il siégeait depuis 70 ans, et de la gauche de la gauche du Conseil administratif, où elle siégeait depuis 50 ans) , avec des majorités de gauche en Ville de Genève, à Meyrin, Onex, Vernier, Lancy, Carouge, Versoix, Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries, et au Grand Saconnex.  Onex et Carouge ont même des exécutifs totalement féminins...

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  • Les élections passées, place aux choses sérieuses

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    Ubu.jpgFaites vos jeux !

    On ne connaîtra sans doute le résultat de l'élection des exécutifs municipaux genevois que demain, mais n'espérez pas pour autant pouvoir échapper à nos commentaires : ils tomberont à leur heure. On se contentera aujourd'hui de se dire qu'un peu de démocratie dans ces temps de confinement et d'exécutifs régnants sans contre-pouvoirs, ça ne pouvait pas faire de mal,et qu'exercer un droit démocratique est au moins aussi important que faire des stocks de papier de chiotte. Qu'on cesse alors de geindre sur les entraves à la campagne électorale en temps de confinement relatif : il y a beau temps que les partis politiques n'avaient pas été placés dans une situation aussi égalitaire en période électorale, et que les campagnes des plus démunis n'étaient si ressemblantes à celles des plus riches... La participation est médiocre (29,12 %)  ? Certes, mais elle n'est que médiocre, comme à son habitude... et après tout, dans la majorité des communes il n'y avait pas plus de candidatures que de sièges à pourvoir... L'élection passée, on peut donc passer aux choses sérieuses : la création imminente, à partir de la Gauche Dugong, de l'Oupopo (l'ouvroir de politique potentielle) et du Collège de patapolitique.

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  • Genève, terre de contrastes électoraux communaux

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    funambule.jpgMosaïque d'alliances

    Il vous reste deux jours, citoyennes et citoyens, pour voter au deuxième tour des Municipales genevoises. C'est court si on a attendu aujourd'hui pour s'apercevoir qu'il y a des élections, mais c'est  suffisant si on le savait et qu'on est prêt-e à déposer ou à faire déposer son enveloppe dans la boîte aux lettre du Service des votations et élections (25 Rte des Acacias, de 8 heurs à midi et de 14 à 16 heures).  La Cour de Justice ayant repoussé la demande de SolidaritéS et du MCG d'annuler le deuxième tour, et le taux de participation s'annonçant comme bien moins mauvais qu'on le pouvait craindre, on saura mardi soir qui composera les exécutifs des communes, et d'entre elles des villes, et d'entre elles celle de Genève : ces mêmes exécutifs qui auront dès le 1er juin à prendre les décisions nécessaires pour amortir les conséquences sociales et économiques de la crise sanitaire... En attendant quoi on constate  que Genève est une belle terre de contrastes électoraux communaux : en Ville, le MCG et l'UDC appellent à voter PLR mais à Vernier, c'est la gauche qui appelle à voter PLR. En Ville et à Chêne-Bougeries, les Verts libéraux soutiennent la candidate et les candidats du PDC et des Verts et à Onex la gauche appelle à voter pour la candidate du PDC. Et si en Ville les partis de gauche n'appellent à voter que pour leurs candidates et candidats, nombre de militantes et de militants socialistes et vert-e-s appellent à y ajouter, pour le cinquième siège à pourvoir, soit pour la candidate du PDC, soit (avec la Jeunesse Socialiste) pour celle du Parti du Travail, soit, plus discrètement, pour le candidat de SolidaritéS. Avouez que ça aurait été serait dommage d'annuler des élections aux alliances si foisonnantes...

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  • Elections municipales genevoises : Qu'on en finisse !

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    carte JS.jpgAinsi, la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour des Municipales genevoises fait toujours débat (et le recours lancé contre elle n'est toujours pas tranché, alors que depuis vendredi on compte déjà 2 % de participation chaque jour). Pourtant, "la campagne s'est surtout déroulée avant le premier tour. Les gens ont déjà eu l'occasion de se faire une opinion", observe la présidente du nouveau parti de droite onésien ECHO, l'ex-PLR Nathalie Keller (candidate au Conseil administratif). A Lancy, la candidate socialiste Salima Moyard ne dit pas autre chose : "la vraie campagne s'est déroulée avant le premier tour déjà. Nos arguments n'ont pas changé en trois semaines". En Ville aussi, où le seul enjeu réel semble bien être l'attribution du "cinquième siège" (celui de Guillaume Barazzone, celui que la gauche réserve à la droite) que se disputent la PDC Marie Barbey et le PLR Simon Brandt (avec, en embuscade, mais assez loin du terrain de jeu, le candidat UDC, les candidats MCG, la candidate du Parti du Travail et le candidat de SolidaritéS), tout a été dit, écrit, et fait au premier tour. Alors qu'on  en finisse : on a autre chose à faire pendant les mois qui viennent que mener une campagne interminable pour un deuxième tour de l'élection d'exécutifs municipaux de qui on a tout de même à attendre (pas trop longtemps) qu'ils puissent faire le boulot qu'on condescend à leur confier.

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  • Elections municipales genevoises : Qu'on en finisse !

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    carte JS.jpgAinsi, la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour des Municipales genevoises fait toujours débat (et le recours lancé contre elle n'est toujours pas tranché, alors que depuis vendredi on compte déjà 2 % de participation chaque jour). Pourtant, "la campagne s'est surtout déroulée avant le premier tour. Les gens ont déjà eu l'occasion de se faire une opinion", observe la présidente du nouveau parti de droite onésien ECHO, l'ex-PLR Nathalie Keller (candidate au Conseil administratif). A Lancy, la candidate socialiste Salima Moyard ne dit pas autre chose : "la vraie campagne s'est déroulée avant le premier tour déjà. Nos arguments n'ont pas changé en trois semaines". En Ville aussi, où le seul enjeu réel semble bien être l'attribution du "cinquième siège" (celui de Guillaume Barazzone, celui que la gauche réserve à la droite) que se disputent la PDC Marie Barbey et le PLR Simon Brandt (avec, en embuscade, mais assez loin du terrain de jeu, le candidat UDC, les candidats MCG, la candidate du Parti du Travail et le candidat de SolidaritéS), tout a été dit, écrit, et fait au premier tour. Alors qu'on  en finisse : on a autre chose à faire pendant les mois qui viennent que mener une campagne interminable pour un deuxième tour de l'élection d'exécutifs municipaux de qui on a tout de même à attendre (pas trop longtemps) qu'ils puissent faire le boulot qu'on condescend à leur confier.

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  • On ne reporte pas, on confirme...

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    Bulletin de vote.jpgLe deuxième tour est second : il suit le premier pas à pas


    Comme ils l'avaient annoncé, le MCG et SolidaritéS ont déposé recours contre la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour de l'élection des Conseils administratifs le 5 avril. Et comme le temps presse, ils ont demandé que l'élection soit suspendue avant même que le recours soit examiné. On est jamais trop prudent. Les deux partis expliquent qu'il est impossible de mener campagne en temps de confinement, même relatif, et que les citoyennes et les citoyens sont en ces temps incapables de se former une opinion. Même s'ils se l'étaient déjà formée pour le premier tour et que les candidats du deuxième l'étaient déjà au premier ? même. Et que la campagne se fasse malgré tout, que les candidates et candidats s'expriment dans les media et sur les réseaux sociaux, que leurs tracts soient distribués dans les boîtes aux lettres, ça ne permet pas aux  citoyennes et aux citoyens de se forger une opinion ? ils en sont incapables par eux-mêmes, il faut qu'on leur explique et réexplique tout sur des stands ou au porte-à-porte ?  A quoi ça tient, quand même, la démocratie...

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  • La Démocratie, malgré tout...

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    masques grippe espagnole.jpgFallait-il maintenir le 5 avril deuxième tour des Municipales genevoises ?

    Le deuxième tour de l'élection des exécutifs municipaux genevois aura lieu malgré le COVID-19 : le Conseil d'Etat a en effet refusé les demandes de le repousser, dont celle de SolidaritéS ,qui ne s'intéresse gère qu'à l'élection de l'exécutif de la seule commune  de Genève. On était d'ailleurs surpris de la modération de la demande initiale : Solidarités auait pu carrément demander au Conseil d'Etat de déclarer son candidat au Conseil administratif de la Ville, Pierre Bayenet élu sans élection. Mais comme sa demande consistait aussi à "prolonger par arrêté le mandat des magistrats en place dans les communes où le deuxième tour doit se tenir", elle impliquait le maintien de Rémy Pagani à son poste jusqu'à nouvel ordre. Ce serait toujours ça de pris. Il a bon dos, le coronavirus. Etait-il même possible, légalement, constitutionnellement, de repousser la date de l'élection du CA, sachant qu'il doit obligatoirement entrer en fonction le 1er juin ?  SolidaritéS  a annoncé qu'elle fera recours contre la décision de maintenir la date du 5 avril pour le deuxième tour des Municipales genevoises -mais on voit mal pourquoi on devrait renoncer à cette date : rien n'empêche ni l'exercice du droit démocratique d'élire, ni l'exercice préalable du débat politique, ces exercices prendront simplement d'autres formes -il n'ont cessé de se réformer, depuis qu'ils se sont imposés. On a pu à Genève voter en temps de guerre. On pourra voter en temps d'épidémie (on a d'ailleurs voté à Schwytz, dimanche, pour les élections cantonales). On votera, par correspondance (il n'y aura pas de local de vote), comme 95 % des votants le font déjà en temps normal (c'est ce qui différencie l'élection municipale genevoise de la française, qui se fait au local de vote). Même dans son expression la plus normative et rituelle, le vote, la démocratie peut ne pas céder devant un virus...

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  • Coronamajorité

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    Conseil municipal.jpg

    Une nouvelle ère en Ville de Genève :

    Gauche : 53,07 % des suffrages, 44 sièges

    Droite : 46,93 % des suffrages, 36 sièges

    Pangolin : 68 % d'abstention, 123 lits


    Etranges élections municipales genevoises : pendant des mois, avant, pendant et après les élections fédérales, on avait vécu sous le signe de deux mobilisations sociales considérables -celle pour l'urgence climatique, celle pour les droits des femmes. On s'attendait à pouvoir continuer sur cette lancée, mais un coronavirus intempestif a brouillé les cartes. Il a même dissipé les derniers relents de la picrocholine "affaire des notes de frais".  La participation (32 % en Ville de Genève) est minable, mais elle n'est guère qu'à quelques points de celle de 2015, et plus de 100'000 électrices et électeurs ont usé dans le canton (40'000 en Ville) de leur droit d'élire. En temps de pandémie, on pouvait craindre une abstention plus massive encore.  On comptait pouvoir donner au Conseil municipal une majorité de gauche, c'est fait. La gauche progresse, mais la droite, si elle recule, ne s'effondre pas. Du moins perd-elle en Ville de Genève une majorité dont elle n'a jamais rien su faire d'utile, ni même d'intelligent.Voilà une bonne chose de faite -ne reste plus qu'à transformer l'essai au deuxième tour de l'élection du Conseil administratif -à quelque date qu'il se tienne.

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  • Municipales : participation faiblarde

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    local de vote.jpgAux urnes ! (avec ou sans masque)

    25 % de participation (au plan cantonal, et sans doute moins encore en Ville) mercredi soir pour les Municipales genevoises : c'est bien peu, même si c'est grosso modo au niveau des Municipales précédentes, celles de 2015... Et comme il est trop tard pour voter par correspondance, il ne vous reste que la solution de vous rendre dans votre local de vote dimanche matin, de 10 heures à midi. A l'ancienne. Avec ou sans masque : de toute façon, si vous êtes malade, vous devez rester chez vous, et si vous ne l'êtes pas, le masque ne vous protégera pas. Que vous ayez voté ou non, votre commune aura élu son Conseil municipal dimanche à midi. Et contrairement au vote blanc ou nul, l'abstention n'est pas une opposition, même pas une marque de défiance -seulement le choix, car c'en est un, de laisser choisir les autres. Subversive, l'abstention ? Si elle l'était, elle serait interdite et les abstentionnistes en seraient punis...

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  • Elections municipales genevoises : ébauche d'un bilan des sortants

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    Mairie.jpgPoursuivre, renforcer, radicaliser

    On sait bien qu'une élection ne se joue jamais principalement sur le bilan des personnes ou des équipes sortantes, mais il n'est tout de même pas inutile de tenter d'en établir un, en raison ou au prétexte des élections municipales genevoises. Si, en Ville de Genève, le bilan du Conseil municipal est pour le moins incertain (la droite élargie, aléatoirement majoritaire, a voté d’un front commun des coupes budgétaires, s’attaquant aux prestations publiques et à la qualité de vie, et multiplié pour le surplus les votes sur des propositions illégales, cassées par le Bailli cantonal), on pourrait, si le funeste George Marchais n'avait utilisé cette expression pour porter un jugement sur l'Union Soviétique, estimer "globalement positif" le bilan du Conseil administratif -quoi qu'il en soit des comportements individuels de certains de ses membres. Tout n'a certes pas été fait de ce qui pouvait être fait, et de ce qui a été fait, tout n'est évidemment ni parfait, ni définitif. Il convient donc de poursuivre et de renforcer les efforts engagés, et s'agissant de la justice sociale et de l'urgence climatique, de les radicaliser. C'est pour cela que la gauche a besoin d'une double, voire d'une triple majorité : au Conseil municipal (où la droite élargie du PDC au MCG a été majoritaire pendant cinq ans), au Conseil administratif (où la gauche est majoritaire, et doit le rester -pour le moins), et au sein du peuple (où les majorités changent selon les objets). La Municipalité de gauche n'a pas fait la révolution ? elle ne le pouvait guère -et de toute façon une vraie révolution ne vient pas des gouvernements, ne fussent-ils que municipaux... Mais de n'avoir pas constaté la révolution ne justifie pas la résignation à la réaction...

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  • Elections municipales : recette d'une proclamation électorale

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    Maire de Champignac.jpgMots obligés

    Vous avez sans doute vu nos affiches avec nos têtes, reçu dans vos boîtes aux lettres nos tracts, prospectus, dépliants électoraux, vous avez reçu votre enveloppe avec vos bulletins de vote et votre carte de vote, vu passer des bus et des trams à nos couleurs avec nos slogans. Vous l'aurez compris : y'a, incessamment sous peu, des zélections, auxquelles, pour peu que vous disposiez des droits politiques, vous êtes conviés à participer par vos votes forcément sélectifs, informés et rationnels. De vrais votes de vrais citoyens et de vraies citoyennes, quoi. Alors,  remettons la campagne électorale dans son bain rhétorique : il y a des choses qu'il faut dire. Qu'on ne peut pas ne pas dire. Aussi convient-il de vous dévoiler la recette incontournable de toute proclamation électorale conforme, sinon aux attentes des citoyennes et des citoyens, du moins au cadre obligé de cet exercice.

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  • Le "cas Trump" : insubmersible ?

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    Trump, usaYellow madsubmarine

    Il y a un "cas Trump" : on se dit que ce type infantile, inculte, égocentrique (un "enfant-président dangereusement instable", selon un militant démocrate de l'Iowa, cité par "Le Monde") n'a pu arriver que par hasard, inadvertance ou tricherie à la tête de l'encore première puissance mondiale... mais non : il y a été élu régulièrement, certes dans le cadre d'un système  archaïque qui permet à quelqu'un qui a obtenu moins de suffrages populaires que son adversaire de l'emporter -mais c'est le jeu légal, son adversaire y jouait aussi, et c'est Trump qui y a gagné. Après l'avoir vu à l'oeuvre pendant quatre ans, on se dit alors que les Américains vont évidemment sonner la fin de la récréation et le renvoyer là d'où il est venu... mais non, il est plutôt bien parti pour être réélu. Il peut dire n'importe quoi, faire n'importe quoi, soutenir n'importe qui, trahir les alliés des Etats-Unis (les Kurdes, par exemple), renforcer les régimes qu'il prétend vouloir affaiblir (celui de la Corée du Nord, par exemple), sa base électorale ne bouge pas, et son parti non plus : le 5 février, le Sénat, à majorité républicaine, l'a acquitté des chefs d'accusation (abus de pouvoir, entrave à la bonne marche du Congrès) que la Chambre des représentants, à majorité démocrate, lui avaient collés sur le râble en lançant maladroitement une procédure de destitution qui n'avait aucune chance d'aboutir, du fait même de la caporalisation du parti du président par le président, et quelle que soit la véracité des accusations portées contre lui -notamment de celle, confirmée par de nombreux témoignages (que le Sénat n'a pas voulu entendre) sur le marché proposé par Trump à son homologue ukrainien : une aide militaire en échange d'enquêtes visant le fils de l'un de ses possibles adversaires à l'élection présidentielle, Joe Biden. Aujourd'hui (mais on ne sait rien de demain, puisqu'on ne connaît pas encore son adversaire), Trump apparaît encore presque insubmersible. Un comble, pour ce gros yellow madsubmarine...

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    Lien permanent Catégories : élections, Monde, Politique 8 commentaires
  • Conseil municipal de la Ville de Genève : D'une majorité à l'autre...

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    balayeuse.jpg

    Ides de mars

    La majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève a refusé hier soir, avec obstination, les propositions de la gauche pour concrétiser la transition écologique (rénover les bâtiments, renforcer la mobilité douce, protéger les sols, replanter des arbres, favoriser des projets innovants par le fonds G’innove, etc.), et tout aussi systématiquement les propositions socialistes destinées à rendre plus transparents le financement des groupes politiques et la rétribution des élus au Conseil municipal, renforcer l'efficacité du fonctionnement même de cet illustre parlement et rationaliser l'octroi d'une aide sociale et le règlement des piscines... Et pourquoi diable cette majorité a-t-elle refusé des propositions qui relèvent pour les unes de l'urgence, pour d'autres de la logique, pour d'autres encore de l'urgence et de la logique ? La réponse est simple : parce que cette majorité est de droite (elle va du PDC au MCG en passant par l'UDC et le PLR). La nécessité d'une majorité de gauche ? Cette droite hétéroclite, distendue, incohérente, devrait à elle seule vous en convaincre...

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    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 2 commentaires
  • Pour un nouveau millésime moins navrant que le précédent

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    ane-qui-rit.jpgBonne ânée

    Nous sommes le jour de la Fête des Rois dans le calendrier grégorien, celui de l'an nouveau dans le calendrier julien, celui de la marne (le 17 Nivôse) dans le calendrier républicain et celui de la Dormition de Jacques Vaché (le 9 Décervelage) dans le calendrier pataphysique. Qu'est ce que cela nous dit ? qu'ayant le choix de nos calendriers, nous avons celui de nos festivités et de nos références. Et de nos échéances, de nos agendas, des défis que nous avons à relever ? c'est plus incertain. Nous avons en tout cas une échéance électorale en tête -non qu'elle nous obsède, mais comme notre vision politique s'arrête à la Versoix (au-delà de quoi vivent les rupestres) et à la Seymaz (au-delà de quoi sévissent les racailles), cette échéance est celle des élections municipales genevoises.  "L'heure de vérité pour la politique genevoise" titrait la dernière "Tribune de Genève" de l'an désormais passé. Est-ce-à-dire que jusqu'à ces élections nous égrainions  des heures de mensonges ? C'est en tout cas dire qu'on peut espérer de l'année qui vient de s'ouvrir qu'elle soit politiquement moins navrante que celle dont le passage du temps nous a débarrassés...

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