élections

  • Après 75 ans de présence, le Parti du Travail quitte le Conseil municipal de Genève

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    cartes de membre PdT.jpgCinq ans de vacances ?

    Ce que vous allez (peut-être) lire aurait pu être dit lors de la dernière séance du Conseil municipal sortant, mais ne pourra l'être -faute à la restriction des possibilités d'intervention à l'"heure des hommages" (tous sincères, évidemment ) aux conseillères municipales et conseillers municipaux (toutes et tous méritantes et méritants, évidemment) qui quittent cet auguste cénacle. Je le publie ici à la première personne, en abandonnant pour l'occasion, le pluriel de majesté ou l'impersonnel d'humilité auquel je suis accoutumé. Parce que s'il y a un peu d'histoire dans tout cela, c'est que dans cette histoire, il y en a un peu de familiale. Donc de personnelle : il n'y a d'histoire que vécue par des gens. Et quand ces gens nous sont proches, leur histoire est aussi, forcément, la nôtre.  Donc la mienne : si je suis là, c'est que mes parents ont procréé juste avant de quitter le Parti du Travail. Si j'ai une soeur, c'est qu'ils ont récidivé, juste après avoir quitté le Parti du Travail. Et si j'ai un frère, c'est qu'ils ont encore récidivé, juste après que le Parti progressiste, scission du Parti du Travail opérée par Léon Nicole, ait échoué à le remplacer... On a, à gauche, un rythme quasi biologique, lancinant : au moins une scission par génération. Et là, le mot génération prend tout son sens...

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  • Nouvelle "législature" municipale : Interrègne confiné

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    pangolin de faced.jpgLes élections passées, leurs résultats validés, les instances politiques municipales devraient être en état de marche -celles qui terminent leur mandat le 31 mai, celles qui commencent le leur le 1er juin. Mais le 18 mars, le Conseil d'Etat avait demandé (ou plutôt imposé...) aux conseils municipaux de suspendre leurs travaux, tant en plénière qu'en commissions, et placé la gestion des affaires communales sous la seule responsabilité des exécutifs -conseils administratifs, maires et adjoints. Depuis, les Conseils municipaux trépignent, veulent se réunir à nouveau, fût-ce virtuellement, sans savoir si des décisions prises dans de telles conditions seraient juridiquement valides,  ni quelles décisions prises par eux sont réellement indispensables et ne peuvent être reportées en mai. Pendant quoi les élues et les élus dans les conseils administratifs négocient entre eux la répartition des dicastères et les partis politiques s'occupent comme ils peuvent à préparer la transition d'un délibératif en fin de course à un délibératif qui n'a pas encore prêté serment et ils alignent les fonctions comme des noix sur un bâton (qui présidera, vice-présidera, le futur Conseil municipal ? c'est le tour de quel parti ? de quelle élue ou de quel élu ? et puisqu'il paraît qu'il en faut un ou une, qui sera chef-fe du groupe parlementaire municipal ? et qui va dans quelle commission)... Etrange interrègne confiné, temps institutionnel un peu suspendu, qui devrait être propice à des réflexions sur les choix politiques fondamentaux plutôt que sur les titres et les postes, non ?

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  • Deuxième tour des Municipales genevoises : A gauche, les villes!

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    2eme tour.jpgBon, c'est fait (sous réserve évidemment de recours possibles des perdants) : les 21 dernières communes genevoises à n'avoir pas élu, activement ou tacitement, leurs exécutifs l'ont fait. A un taux de participation à quelques points en dessous de la norme déjà médiocre, les 5 % habituels de vote au local s'étant réduits à un petit pourcent avec la réduction de tous les locaux de vote à une boîte  unique pour tout le canton -ce qui nous rappelle de vieux souvenirs de nos premiers vote, lorsqu'un local unique pour tout le canton s'ouvrait au Collège Calvin le mercredi et le jeudi avant les locaux de quartier et de commune, le vendredi, le samedi et le dimanche (c'était avant l'introduction du vote par correspondance). Au passage, il nous semble que les conditions particulières de ces élections municipales coronapositives devraient suggérer à nos Magnifiques Seigneurs de réintroduire le vote par internet. Tout cela dit, on est très satisfait des résultats de ces élections (malgré la disparition du Parti du Travail du Conseil municipal de la Ville, où il siégeait depuis 70 ans, et de la gauche de la gauche du Conseil administratif, où elle siégeait depuis 50 ans) , avec des majorités de gauche en Ville de Genève, à Meyrin, Onex, Vernier, Lancy, Carouge, Versoix, Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries, et au Grand Saconnex.  Onex et Carouge ont même des exécutifs totalement féminins...

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  • Les élections passées, place aux choses sérieuses

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    Ubu.jpgFaites vos jeux !

    On ne connaîtra sans doute le résultat de l'élection des exécutifs municipaux genevois que demain, mais n'espérez pas pour autant pouvoir échapper à nos commentaires : ils tomberont à leur heure. On se contentera aujourd'hui de se dire qu'un peu de démocratie dans ces temps de confinement et d'exécutifs régnants sans contre-pouvoirs, ça ne pouvait pas faire de mal,et qu'exercer un droit démocratique est au moins aussi important que faire des stocks de papier de chiotte. Qu'on cesse alors de geindre sur les entraves à la campagne électorale en temps de confinement relatif : il y a beau temps que les partis politiques n'avaient pas été placés dans une situation aussi égalitaire en période électorale, et que les campagnes des plus démunis n'étaient si ressemblantes à celles des plus riches... La participation est médiocre (29,12 %)  ? Certes, mais elle n'est que médiocre, comme à son habitude... et après tout, dans la majorité des communes il n'y avait pas plus de candidatures que de sièges à pourvoir... L'élection passée, on peut donc passer aux choses sérieuses : la création imminente, à partir de la Gauche Dugong, de l'Oupopo (l'ouvroir de politique potentielle) et du Collège de patapolitique.

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  • Genève, terre de contrastes électoraux communaux

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    funambule.jpgMosaïque d'alliances

    Il vous reste deux jours, citoyennes et citoyens, pour voter au deuxième tour des Municipales genevoises. C'est court si on a attendu aujourd'hui pour s'apercevoir qu'il y a des élections, mais c'est  suffisant si on le savait et qu'on est prêt-e à déposer ou à faire déposer son enveloppe dans la boîte aux lettre du Service des votations et élections (25 Rte des Acacias, de 8 heurs à midi et de 14 à 16 heures).  La Cour de Justice ayant repoussé la demande de SolidaritéS et du MCG d'annuler le deuxième tour, et le taux de participation s'annonçant comme bien moins mauvais qu'on le pouvait craindre, on saura mardi soir qui composera les exécutifs des communes, et d'entre elles des villes, et d'entre elles celle de Genève : ces mêmes exécutifs qui auront dès le 1er juin à prendre les décisions nécessaires pour amortir les conséquences sociales et économiques de la crise sanitaire... En attendant quoi on constate  que Genève est une belle terre de contrastes électoraux communaux : en Ville, le MCG et l'UDC appellent à voter PLR mais à Vernier, c'est la gauche qui appelle à voter PLR. En Ville et à Chêne-Bougeries, les Verts libéraux soutiennent la candidate et les candidats du PDC et des Verts et à Onex la gauche appelle à voter pour la candidate du PDC. Et si en Ville les partis de gauche n'appellent à voter que pour leurs candidates et candidats, nombre de militantes et de militants socialistes et vert-e-s appellent à y ajouter, pour le cinquième siège à pourvoir, soit pour la candidate du PDC, soit (avec la Jeunesse Socialiste) pour celle du Parti du Travail, soit, plus discrètement, pour le candidat de SolidaritéS. Avouez que ça aurait été serait dommage d'annuler des élections aux alliances si foisonnantes...

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  • Elections municipales genevoises : Qu'on en finisse !

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    carte JS.jpgAinsi, la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour des Municipales genevoises fait toujours débat (et le recours lancé contre elle n'est toujours pas tranché, alors que depuis vendredi on compte déjà 2 % de participation chaque jour). Pourtant, "la campagne s'est surtout déroulée avant le premier tour. Les gens ont déjà eu l'occasion de se faire une opinion", observe la présidente du nouveau parti de droite onésien ECHO, l'ex-PLR Nathalie Keller (candidate au Conseil administratif). A Lancy, la candidate socialiste Salima Moyard ne dit pas autre chose : "la vraie campagne s'est déroulée avant le premier tour déjà. Nos arguments n'ont pas changé en trois semaines". En Ville aussi, où le seul enjeu réel semble bien être l'attribution du "cinquième siège" (celui de Guillaume Barazzone, celui que la gauche réserve à la droite) que se disputent la PDC Marie Barbey et le PLR Simon Brandt (avec, en embuscade, mais assez loin du terrain de jeu, le candidat UDC, les candidats MCG, la candidate du Parti du Travail et le candidat de SolidaritéS), tout a été dit, écrit, et fait au premier tour. Alors qu'on  en finisse : on a autre chose à faire pendant les mois qui viennent que mener une campagne interminable pour un deuxième tour de l'élection d'exécutifs municipaux de qui on a tout de même à attendre (pas trop longtemps) qu'ils puissent faire le boulot qu'on condescend à leur confier.

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  • Elections municipales genevoises : Qu'on en finisse !

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    carte JS.jpgAinsi, la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour des Municipales genevoises fait toujours débat (et le recours lancé contre elle n'est toujours pas tranché, alors que depuis vendredi on compte déjà 2 % de participation chaque jour). Pourtant, "la campagne s'est surtout déroulée avant le premier tour. Les gens ont déjà eu l'occasion de se faire une opinion", observe la présidente du nouveau parti de droite onésien ECHO, l'ex-PLR Nathalie Keller (candidate au Conseil administratif). A Lancy, la candidate socialiste Salima Moyard ne dit pas autre chose : "la vraie campagne s'est déroulée avant le premier tour déjà. Nos arguments n'ont pas changé en trois semaines". En Ville aussi, où le seul enjeu réel semble bien être l'attribution du "cinquième siège" (celui de Guillaume Barazzone, celui que la gauche réserve à la droite) que se disputent la PDC Marie Barbey et le PLR Simon Brandt (avec, en embuscade, mais assez loin du terrain de jeu, le candidat UDC, les candidats MCG, la candidate du Parti du Travail et le candidat de SolidaritéS), tout a été dit, écrit, et fait au premier tour. Alors qu'on  en finisse : on a autre chose à faire pendant les mois qui viennent que mener une campagne interminable pour un deuxième tour de l'élection d'exécutifs municipaux de qui on a tout de même à attendre (pas trop longtemps) qu'ils puissent faire le boulot qu'on condescend à leur confier.

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  • On ne reporte pas, on confirme...

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    Bulletin de vote.jpgLe deuxième tour est second : il suit le premier pas à pas


    Comme ils l'avaient annoncé, le MCG et SolidaritéS ont déposé recours contre la décision du Conseil d'Etat de maintenir le deuxième tour de l'élection des Conseils administratifs le 5 avril. Et comme le temps presse, ils ont demandé que l'élection soit suspendue avant même que le recours soit examiné. On est jamais trop prudent. Les deux partis expliquent qu'il est impossible de mener campagne en temps de confinement, même relatif, et que les citoyennes et les citoyens sont en ces temps incapables de se former une opinion. Même s'ils se l'étaient déjà formée pour le premier tour et que les candidats du deuxième l'étaient déjà au premier ? même. Et que la campagne se fasse malgré tout, que les candidates et candidats s'expriment dans les media et sur les réseaux sociaux, que leurs tracts soient distribués dans les boîtes aux lettres, ça ne permet pas aux  citoyennes et aux citoyens de se forger une opinion ? ils en sont incapables par eux-mêmes, il faut qu'on leur explique et réexplique tout sur des stands ou au porte-à-porte ?  A quoi ça tient, quand même, la démocratie...

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  • La Démocratie, malgré tout...

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    masques grippe espagnole.jpgFallait-il maintenir le 5 avril deuxième tour des Municipales genevoises ?

    Le deuxième tour de l'élection des exécutifs municipaux genevois aura lieu malgré le COVID-19 : le Conseil d'Etat a en effet refusé les demandes de le repousser, dont celle de SolidaritéS ,qui ne s'intéresse gère qu'à l'élection de l'exécutif de la seule commune  de Genève. On était d'ailleurs surpris de la modération de la demande initiale : Solidarités auait pu carrément demander au Conseil d'Etat de déclarer son candidat au Conseil administratif de la Ville, Pierre Bayenet élu sans élection. Mais comme sa demande consistait aussi à "prolonger par arrêté le mandat des magistrats en place dans les communes où le deuxième tour doit se tenir", elle impliquait le maintien de Rémy Pagani à son poste jusqu'à nouvel ordre. Ce serait toujours ça de pris. Il a bon dos, le coronavirus. Etait-il même possible, légalement, constitutionnellement, de repousser la date de l'élection du CA, sachant qu'il doit obligatoirement entrer en fonction le 1er juin ?  SolidaritéS  a annoncé qu'elle fera recours contre la décision de maintenir la date du 5 avril pour le deuxième tour des Municipales genevoises -mais on voit mal pourquoi on devrait renoncer à cette date : rien n'empêche ni l'exercice du droit démocratique d'élire, ni l'exercice préalable du débat politique, ces exercices prendront simplement d'autres formes -il n'ont cessé de se réformer, depuis qu'ils se sont imposés. On a pu à Genève voter en temps de guerre. On pourra voter en temps d'épidémie (on a d'ailleurs voté à Schwytz, dimanche, pour les élections cantonales). On votera, par correspondance (il n'y aura pas de local de vote), comme 95 % des votants le font déjà en temps normal (c'est ce qui différencie l'élection municipale genevoise de la française, qui se fait au local de vote). Même dans son expression la plus normative et rituelle, le vote, la démocratie peut ne pas céder devant un virus...

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  • Coronamajorité

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    Conseil municipal.jpg

    Une nouvelle ère en Ville de Genève :

    Gauche : 53,07 % des suffrages, 44 sièges

    Droite : 46,93 % des suffrages, 36 sièges

    Pangolin : 68 % d'abstention, 123 lits


    Etranges élections municipales genevoises : pendant des mois, avant, pendant et après les élections fédérales, on avait vécu sous le signe de deux mobilisations sociales considérables -celle pour l'urgence climatique, celle pour les droits des femmes. On s'attendait à pouvoir continuer sur cette lancée, mais un coronavirus intempestif a brouillé les cartes. Il a même dissipé les derniers relents de la picrocholine "affaire des notes de frais".  La participation (32 % en Ville de Genève) est minable, mais elle n'est guère qu'à quelques points de celle de 2015, et plus de 100'000 électrices et électeurs ont usé dans le canton (40'000 en Ville) de leur droit d'élire. En temps de pandémie, on pouvait craindre une abstention plus massive encore.  On comptait pouvoir donner au Conseil municipal une majorité de gauche, c'est fait. La gauche progresse, mais la droite, si elle recule, ne s'effondre pas. Du moins perd-elle en Ville de Genève une majorité dont elle n'a jamais rien su faire d'utile, ni même d'intelligent.Voilà une bonne chose de faite -ne reste plus qu'à transformer l'essai au deuxième tour de l'élection du Conseil administratif -à quelque date qu'il se tienne.

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  • Municipales : participation faiblarde

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    local de vote.jpgAux urnes ! (avec ou sans masque)

    25 % de participation (au plan cantonal, et sans doute moins encore en Ville) mercredi soir pour les Municipales genevoises : c'est bien peu, même si c'est grosso modo au niveau des Municipales précédentes, celles de 2015... Et comme il est trop tard pour voter par correspondance, il ne vous reste que la solution de vous rendre dans votre local de vote dimanche matin, de 10 heures à midi. A l'ancienne. Avec ou sans masque : de toute façon, si vous êtes malade, vous devez rester chez vous, et si vous ne l'êtes pas, le masque ne vous protégera pas. Que vous ayez voté ou non, votre commune aura élu son Conseil municipal dimanche à midi. Et contrairement au vote blanc ou nul, l'abstention n'est pas une opposition, même pas une marque de défiance -seulement le choix, car c'en est un, de laisser choisir les autres. Subversive, l'abstention ? Si elle l'était, elle serait interdite et les abstentionnistes en seraient punis...

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  • Elections municipales genevoises : ébauche d'un bilan des sortants

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    Mairie.jpgPoursuivre, renforcer, radicaliser

    On sait bien qu'une élection ne se joue jamais principalement sur le bilan des personnes ou des équipes sortantes, mais il n'est tout de même pas inutile de tenter d'en établir un, en raison ou au prétexte des élections municipales genevoises. Si, en Ville de Genève, le bilan du Conseil municipal est pour le moins incertain (la droite élargie, aléatoirement majoritaire, a voté d’un front commun des coupes budgétaires, s’attaquant aux prestations publiques et à la qualité de vie, et multiplié pour le surplus les votes sur des propositions illégales, cassées par le Bailli cantonal), on pourrait, si le funeste George Marchais n'avait utilisé cette expression pour porter un jugement sur l'Union Soviétique, estimer "globalement positif" le bilan du Conseil administratif -quoi qu'il en soit des comportements individuels de certains de ses membres. Tout n'a certes pas été fait de ce qui pouvait être fait, et de ce qui a été fait, tout n'est évidemment ni parfait, ni définitif. Il convient donc de poursuivre et de renforcer les efforts engagés, et s'agissant de la justice sociale et de l'urgence climatique, de les radicaliser. C'est pour cela que la gauche a besoin d'une double, voire d'une triple majorité : au Conseil municipal (où la droite élargie du PDC au MCG a été majoritaire pendant cinq ans), au Conseil administratif (où la gauche est majoritaire, et doit le rester -pour le moins), et au sein du peuple (où les majorités changent selon les objets). La Municipalité de gauche n'a pas fait la révolution ? elle ne le pouvait guère -et de toute façon une vraie révolution ne vient pas des gouvernements, ne fussent-ils que municipaux... Mais de n'avoir pas constaté la révolution ne justifie pas la résignation à la réaction...

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  • Elections municipales : recette d'une proclamation électorale

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    Maire de Champignac.jpgMots obligés

    Vous avez sans doute vu nos affiches avec nos têtes, reçu dans vos boîtes aux lettres nos tracts, prospectus, dépliants électoraux, vous avez reçu votre enveloppe avec vos bulletins de vote et votre carte de vote, vu passer des bus et des trams à nos couleurs avec nos slogans. Vous l'aurez compris : y'a, incessamment sous peu, des zélections, auxquelles, pour peu que vous disposiez des droits politiques, vous êtes conviés à participer par vos votes forcément sélectifs, informés et rationnels. De vrais votes de vrais citoyens et de vraies citoyennes, quoi. Alors,  remettons la campagne électorale dans son bain rhétorique : il y a des choses qu'il faut dire. Qu'on ne peut pas ne pas dire. Aussi convient-il de vous dévoiler la recette incontournable de toute proclamation électorale conforme, sinon aux attentes des citoyennes et des citoyens, du moins au cadre obligé de cet exercice.

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  • Le "cas Trump" : insubmersible ?

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    Trump, usaYellow madsubmarine

    Il y a un "cas Trump" : on se dit que ce type infantile, inculte, égocentrique (un "enfant-président dangereusement instable", selon un militant démocrate de l'Iowa, cité par "Le Monde") n'a pu arriver que par hasard, inadvertance ou tricherie à la tête de l'encore première puissance mondiale... mais non : il y a été élu régulièrement, certes dans le cadre d'un système  archaïque qui permet à quelqu'un qui a obtenu moins de suffrages populaires que son adversaire de l'emporter -mais c'est le jeu légal, son adversaire y jouait aussi, et c'est Trump qui y a gagné. Après l'avoir vu à l'oeuvre pendant quatre ans, on se dit alors que les Américains vont évidemment sonner la fin de la récréation et le renvoyer là d'où il est venu... mais non, il est plutôt bien parti pour être réélu. Il peut dire n'importe quoi, faire n'importe quoi, soutenir n'importe qui, trahir les alliés des Etats-Unis (les Kurdes, par exemple), renforcer les régimes qu'il prétend vouloir affaiblir (celui de la Corée du Nord, par exemple), sa base électorale ne bouge pas, et son parti non plus : le 5 février, le Sénat, à majorité républicaine, l'a acquitté des chefs d'accusation (abus de pouvoir, entrave à la bonne marche du Congrès) que la Chambre des représentants, à majorité démocrate, lui avaient collés sur le râble en lançant maladroitement une procédure de destitution qui n'avait aucune chance d'aboutir, du fait même de la caporalisation du parti du président par le président, et quelle que soit la véracité des accusations portées contre lui -notamment de celle, confirmée par de nombreux témoignages (que le Sénat n'a pas voulu entendre) sur le marché proposé par Trump à son homologue ukrainien : une aide militaire en échange d'enquêtes visant le fils de l'un de ses possibles adversaires à l'élection présidentielle, Joe Biden. Aujourd'hui (mais on ne sait rien de demain, puisqu'on ne connaît pas encore son adversaire), Trump apparaît encore presque insubmersible. Un comble, pour ce gros yellow madsubmarine...

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  • Conseil municipal de la Ville de Genève : D'une majorité à l'autre...

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    balayeuse.jpg

    Ides de mars

    La majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève a refusé hier soir, avec obstination, les propositions de la gauche pour concrétiser la transition écologique (rénover les bâtiments, renforcer la mobilité douce, protéger les sols, replanter des arbres, favoriser des projets innovants par le fonds G’innove, etc.), et tout aussi systématiquement les propositions socialistes destinées à rendre plus transparents le financement des groupes politiques et la rétribution des élus au Conseil municipal, renforcer l'efficacité du fonctionnement même de cet illustre parlement et rationaliser l'octroi d'une aide sociale et le règlement des piscines... Et pourquoi diable cette majorité a-t-elle refusé des propositions qui relèvent pour les unes de l'urgence, pour d'autres de la logique, pour d'autres encore de l'urgence et de la logique ? La réponse est simple : parce que cette majorité est de droite (elle va du PDC au MCG en passant par l'UDC et le PLR). La nécessité d'une majorité de gauche ? Cette droite hétéroclite, distendue, incohérente, devrait à elle seule vous en convaincre...

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  • Pour un nouveau millésime moins navrant que le précédent

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    ane-qui-rit.jpgBonne ânée

    Nous sommes le jour de la Fête des Rois dans le calendrier grégorien, celui de l'an nouveau dans le calendrier julien, celui de la marne (le 17 Nivôse) dans le calendrier républicain et celui de la Dormition de Jacques Vaché (le 9 Décervelage) dans le calendrier pataphysique. Qu'est ce que cela nous dit ? qu'ayant le choix de nos calendriers, nous avons celui de nos festivités et de nos références. Et de nos échéances, de nos agendas, des défis que nous avons à relever ? c'est plus incertain. Nous avons en tout cas une échéance électorale en tête -non qu'elle nous obsède, mais comme notre vision politique s'arrête à la Versoix (au-delà de quoi vivent les rupestres) et à la Seymaz (au-delà de quoi sévissent les racailles), cette échéance est celle des élections municipales genevoises.  "L'heure de vérité pour la politique genevoise" titrait la dernière "Tribune de Genève" de l'an désormais passé. Est-ce-à-dire que jusqu'à ces élections nous égrainions  des heures de mensonges ? C'est en tout cas dire qu'on peut espérer de l'année qui vient de s'ouvrir qu'elle soit politiquement moins navrante que celle dont le passage du temps nous a débarrassés...

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  • Ahmed Gaïd Tebboune ou Abdelmadjid Salah ?

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    Capture.JPGAutoreproduction d'un système

    Le système algérien s'est auto-reproduit. Abdelmadjid Tebboune a été "élu" jeudi président de l'Algérie, officiellement par 58,15 des voix, au premier tour d'une élection qui n'a, toujours officiellement, compté qu'une participation de 39,83 % de l'électorat, et sans doute bien moins en réalité, alors qu'il suffisait de présenter sa carte d'identité pour pouvoir voter : rien qu'à Alger, des dizaines de milliers de personnes sont manifesté en proclamant "nous n'avons pas voté" et en Kabylie, des émeutes ont éclaté et des dizaines de bureaux de vote ont été fermés par des manifestants, urnes et bulletins de vote jetés dans les rues. Abdelmadjid Tebboune, ancien Premier ministre, c'est l'homme du système, élu par le système -et conspué par la rue à peine élu. Il fut (et donc reste) le plus proche collaborateur de l'homme fort du régime, le général Ahmed Gaïd Salah.

     

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  • Elections britanniques : une majorité pour Johnson ?

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    Boris Johnson.jpgUn seul programme : rester au pouvoir


    Qui sera Premier ministre de Grande-Bretagne après les élections d'aujourdhui ? Boris Johnson ou Jeremy Corbyn ? Et avec quelle majorité ? Et quel programme ? Celui de Corbyn est résolument à gauche, à l'image de celui qui lui avait permis de presque gagner les élections de 2017, et en tout cas de priver les Conservateurs de la majorité absolue aux Communes en les contraignant à une alliance toxique avec les unionistes nord-irlandais. Mais pour les élections présentes, son indécision sur le Brexit l'affaiblit : il ne s'est que tardivement prononcé en faveur d'un nouveau référendum, pour ratifier un nouvel accord qu'il promet de conclure avec l'Union européenne. Résultat : dans les sondages pré-électoraux (à prendre avec des pincettes, le mode de scrutin uninominal à un seul tour rendant toute prévision très aléatoire), les travaillistes ont dix points de retard sur les conservateur et les libéraux démocrates quinze points sur les travaillistes. Boris Johnson voulait être Premier ministre, il l'est devenu. Il veut le rester, il semble bien parti pour le rester : c'est le seul programme qui lui vaille.

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  • Quatre élections législatives en quatre ans : L'Espagne fatigue...

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    Espagne-république.jpgLe Premier ministre socialiste espagnol avait convoqué les quatrièmes élections législatives en quatre ans, et les deuxièmes de l'année, en espérant qu'elles allaient lui donner la majorité parlementaire dont il manquait : c'est raté. Le PSOE arrive certes largement en tête du scrutin de dimanche, avec 120 députés, mais la droite du PP (87 sièges) et l'extrême-droite (Vox, 52 sièges, un succès salué par Marine Le Pen et Matteo Salvini) progressent, les libéraux de Ciudadanos s'effondrent (10 sièges), la gauche de la gauche (Podemos, 35 sièges) recule -et les indépendantistes catalans progressent (23 sièges, sur les 48 députés catalans). Résultat : aucune majorité ne se dessine : il faudrait 176 sièges pour l'obtenir et ni la gauche "nationale" (PSOE et Podemos), ni la droite démocratique (PP et Ciudadanos), ni même la droite élargie à l'extrême-droite de Vox ne passent la barre de la majorité. Comme dans les parlements précédemment élus, ce sont les partis régionalistes ou séparatistes catalans et basques qui font la différence : leur abstention, ou le soutien d'une partie d'entre eux -la gauche républicaine catalane et le parti nationaliste basque, par exemple) peut permettre à une gauche unie de s'imposer.

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  • Lisa Mazzone et Carlo Sommaruga élus au Conseil des Etats... Et Genève est toujours debout ?

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    Capture.JPG

    Si la gauche devait remporter, comme elle le faisait depuis douze ans, les deux sièges genevois du Conseil des Etats, la droite annonçait quasiment l'apocalypse. La fin des haricots et du cardon. La chasse aux riches, la nationalisation des banques, la collectivisation des entreprises, la réquisitions des propriétés foncières. Le chômage, la famine. La fermeture de l'aéroport transformé en champ de cannabis. La mise des rues basses en canaux de navigation. Et, horreur et damnation, le duo de gauche a été élu. Largement, même. En Ville de Genève, il cartonne avec deux fois plus de suffrages que les candidats de droite, et sort même en tête dans des bastions de droite comme la vieille-ville et Champel. Mais Genève est toujours debout. On n'a même constaté aucun exode aux frontières, pas l'ombre d'un esquif de fuyards à la Nautique, pas le début d'un embouteillage de limousines à la douane de Bardonnex. Alors quoi, on nous aurait menti ?

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