climat

  • La Conférence climatique de Glasgow accouche d'une souris arthritique

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    bulle de savon.jpgBla Bla Bla ? Si au moins...

    Après des mois de préparation et de discours et deux semaines de négociations, la COP26 de Glasgow a accouché d'une souris arthritique. Mais le président de la conférence était content du résultat : "nous avons vu un grand consensus et un grand soutien pour ces textes"... Il s'en faut de tellement qu'une ministre suisse (en l'occurrence Simonetta Sommaruga) est intervenue en séance conclusive de la conférence pour faire état de sa profonde déception, et exprimer une condamnation des méthodes qui ont permis à la conférence d'accoucher d'un accord (au rabais). Samedi, la Conseillère fédérale a dénoncé un processus "moins inclusif et moins transparent" qu'il aurait dû être, et fait part de sa "profonde déception". En cause, la substitution, sur pression du lobby des énergies fossiles, de la Chine, de l'Inde et de l'Iran, et avec la complicité hypocrite, des USA et de 'Union Européenne  d'une plate recommandation à réduire la production d'électricité en usant de charbon, à la proposition initiale d'une élimination de cette production et des subventions aux combustibles fossiles. Greta Thunberg résume la COP26 à du "Bla bla bla" ? Elle a tort, c'est pire : une imposture...

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  • COP 26 : Glasgow, capitale d'un monde en réchauffement

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    Capture d’écran 2021-11-02 213347.jpgL'émoi, les maux, les mots

    La COP 26 s'est ouverte dimanche à Glasgow pour deux semaines (elle aurait dû se tenir il y a un an, mais le coronavirus l'a repoussée). Qu'en sortira-t-il ?  C'est la "conférence de la dernière chance" pour le climat, entend-on de toute part. Mais ne l'avait-on pas entendu déjà dire de toutes les conférences précédentes ? de la première COP, en 1995, à l'Accord de Paris de 2015, en passant par les protocoles de Kyoto de 1997 et la COP de 2009, à Copenhague, aucune  n'a freiné les émissions de gaz à effet de serre (seul le coronavirus y est arrivé, pour une année...), ni, par conséquent, le réchauffement climatique. On s'était promis à Paris de le contenir à 2°C, voire 1,5°C d'ici 2100, le G20 (les principaux Etats du monde, plus l'Union Européenne) en a fait autant la semaine dernière, deux jours avant l'ouverture de la COP 26, mais on est mal partis pour tenir cette promesse, qu'on ne pourrait tenir qu'en réduisant massivement (de 55 %) les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Dans la moins pire des hypothèses, la température moyenne de la planète devrait augmenter de 2,7°C -et c'est l'hypothèse où tous les Etats parties de l'Accord de Paris tiendraient toutes leurs promesses. Sinon, le réchauffement devrait être de 3,5 à 4°C. Et serait dévastateur. Cela, tout le monde le sait (sauf ceux qui ne veulent pas le savoir). L'émoi est général, les maux sont connus. Et les mots résonnent. Comme des tambours. Qui résonnent parce qu'ils sont creux. Et résonnent d'autant plus qu'il fait plus chaud.

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  • Retour sur le refus de la loi CO2

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    stationservice.jpgUne étape, rien qu'une étape

    La nouvelle loi CO2 a été refusée au plan national par 51,6 % des suffrages, mais acceptée à 61,4 % à Genève. Hors des villes, dans la Suisse rurale et périurbaine, "la Suisse des pendulaires et des propriétaires de villas, la Suisse qui dépend le plus du pétrole", comme la résume Antonio Hodgers. ce n'est pas sur l'urgence climatique qu'on a voté, c'est contre les taxes. Et peu importe que leur produit devait être redistribué : on était contre les taxes, point barre. Payer son essence plus chère ? Nan ! Payer son billet d'avion plus cher ? Nan ! Prendre le train plutôt que l'avion pour aller s'abreuver sur les ramblas ? Nan ! On est écolo, si ça ne coûte rien. Céline Amaudruz peut donc saluer une "victoire de la classe moyenne". Et Simonetta Sommaruga annoncer que qu'elle s'engagera pour prolonger la loi CO2 actuelle. Pour la gauche et les Verts, c'est insuffisant, et il faut revenir avec de nouvelle mesures, en sortant des taxes et de la redistribution. Une initiative populaire pourrait être lancée pour la "décarbonisation de la place financière", et une autre sera soumise dans les mois à venir au vote populaire : l'"initiative des glaciers", plus radicale dans son contenu que la loi qui vient d'être refusée : elle propose en effet l'interdiction pure et simple de l'utilisation d'énergies fossiles d'ici trente ans, au plus tard.

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  • Incertaine majorité pour la loi CO2

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    vignetteCO2.jpgFaire gagner les pétroliers ?

    On vous le rappellera ad nauseam : dimanche, on aura voté dans toute la Suisse sur une loi CO2 adoptée par le parlement, et combattue par le lobby pétrolier, les importateurs de voitures, l'Automobile Club (mais pas par le TCS, qui la soutient), les transporteurs routiers (leur association faîtière, l'ASTAG), l'UDC, une partie du patronat (le Centre patronal vaudois, notamment), la Chambre genevoise immobilière, l'Association Suisse des propriétaires fonciers,  (mais pas l'association des banquiers, qui a soutient) et des sections cantonales des Jeunes PLR. Que du beau monde. Selon les sondages,  la loi CO2 ne serait acceptée que par une majorité trop faible pour être tenue pour certaine. L'opposition, en effet, est forte hors des grandes villes où la loi est plébiscitée. Les hommes s'y opposeraient, les femmes la soutiendraient. Et si la loi devait finalement être acceptée, ce serait grâce au vote de l'électorat de gauche et des Verts libéraux, alors que le Centre est divisé et que la droite est majoritairement (au PLR) voire massivement (à l'UDC) opposée à la loi, dont le véritable adversaire, est le lobby pétrolier, qui tient à ce que la Suisse continue à dépenser des milliards chaque année pour le pétrole et le gaz, et serait le grand perdant d'une transition énergétique -qui, elle, serait la grande perdante d'un refus de la loi. 

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  • Grève pour l'avenir, vendredi 21 mai

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    Deux urgences, une grève, un manifeste

    Vendredi sera jour d'une "grève pour l'avenir". Certes, on ne fait jamais grève que pour l'avenir -et un avenir meilleur, mais cette grève-là, à laquelle militants de l'urgence climatique et syndicats appellent ensemble, est surtout une grève pour relever les deux urgences qui nous requièrent : l'environnementale et la sociale. En faisant "converger les luttes" et les mobilisations pour l'une et l'autre. Dans toute la Suisse, dans la rue et sur les lieux de travail, des actions, des rassemblements, des manifestations exprimeront la nécessité d'une justice indissociablement climatique et sociale. Le premier rendez-vous est fixé pour tout le monde, partout, vendredi 21 mai à 11 heures 59 : sortez dans la rue, sonnez l'alarme en faisant du bruit. Rendez-vous suivants :
    A Genève, rassemblement à 16 heures et manifestation à 17 heures, plaine de Plainpalais
    A Lausanne, manifestation 17 heures 30, place de la Riponne
    A Neuchâtel, manifestation à 18 heures place Rouge
    Programme national et Manifeste de la Grève pour l'avenir :: www.grevepourlavenir.ch

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