budgets publics

  • Les fonctions publiques genevoises face à l'austérité budgétaire

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    fonction publique.jpg

    Mobilisations

    Le Conseil d'Etat genevois n'a pas retiré son budget et s'accroche à sa proposition de faire payer une partie des conséquences de la crise au personnel de la fonction publique, y compris à celles et ceux qui sont au front de la lutte contre la pandémie depuis ce printemps. Le Conseil administratif de la Ville, lui, n'exclut pas de revenir sur les propositions du même genre (quoique plus modérées, sans ponction sur les salaires, mais avec aussi un blocage des mécanismes salariaux) contenues dans son projet initial. On ne criera pas victoire trop tôt, le personnel de la Ville a d'ailleurs tenu hier aux Bastions, devant la Mairie, une assemblée générale qui a décidé de maintenir l'exigence d'un retrait de la proposition de modifier le statut du personnel pour permettre la suspension des mécanismes salariaux,et a déposé un préavis de débrayage pour le 12 novembre,  Quant au personnel de la fonction publique cantonale, dont le personnel municipal soutient la mobilisation, il a maintenu son préavis de grève jeudi, toute la journée, sa manifestation (14 heures 30, Place Neuve) et son assemblée générale au terme de la manifestation, place des Nations. Enfin, dans toute la Suisse, le personnel de santé manifeste pour dénoncer les conditions de travail qui lui sont imposées, et revendiquer une revalorisation salariale, plus de droits sur les lieux de travail, et de meilleures conditions de travail. Parce que les applaudissements et les bonnes paroles compatissantes (genre "je comprends le courroux et le désarroi du personnel soignant", Nathalie Fontanet dixit) ne suffisent pas. Surtout quand les actes les démentent.

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  • La fonction publique genevoise, variable d'ajustement budgétaire

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    Service_Public.jpgPonctions publiques

    Le projet de budget 2021 du canton de Genève est lourdement déficitaire. Et encore pourrait-il l'être plus lourdement encore, si le Conseil d'Etat ne proposait un paquet de mesures touchant directement la fonction publique, au sens large : baisse linéaire de 1 % du traitement, suspension de l'annuité, alourdissement de la cotisation à la caisse de pension, non-indexation du salaire -et tout cela, en ne faisant aucune différence entre les hautes et les basses classes des échelles de traitement : on tape aussi fort (autrement dit : plus fort encore) sur les plus bas salaires que sur les plus hauts. Bref, la fonction publique n'est plus le moyen pour la République d'agir dans tous les domaines où le peuple lui demande d'agir, elle n'est plus qu'une variable d'ajustement budgétaire. Ce qui présage, pour les années à venir, d'une succession de mesures du genre de celles proposées pour 2021, d'une détérioration des conditions de travail de celles et ceux qu'on ne s'était pas privé d'applaudir ce printemps précisément pour leur travail face à la pandémie, et d'un report massif de charges cantonales sur les communes -sans évidemment donner aux communes la compétences de définir ces charges.  La gauche et les syndicats appellent à manifester contre les projets gouvernementaux cet après-midi de jeudi, dès 15h30 à la Place Neuve (départ du cortège à 16h30), le Cartel syndical de la fonction publique appelant à un débrayage cet-après-midi et le 29 octobre, à moins que le Conseil d'Etat retire son projet.

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  • Le Conseil administratif de la Ville présente son projet de budget : Entrée en matière

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    avuedenezilestcinqheures.jpgLe Conseil administratif de gauche de  la Ville de gauche de Genève a présenté aujourd'hui son projet de budget 2021. Un budget "difficile", résume le Conseiller administratif Alfonso Gomez, chargé des Finances,. Un budget franchement pas enthousiasmant, en tout cas : il tient la limite normale de déficit autorisé (49,3 millions, soit le niveau de ses amortissements) comme une frontière sacrée, alors qu'il pourrait la repousser de trente millions), sous-dote l'action sociale en faisant comme si la crise sanitaire n'avait pas aggravé la situation de dizaines de milliers de personnes, repousse des projets sociaux, bloque les mécanismes salariaux du personnel (annuités, primes d'ancienneté, progression du 13e salaire) et fait de la hausse de l'impôt municipal un tabou. Il peut cependant être amélioré, sur proposition des commissions (et de chaque membre du Conseil municipal), voire du Conseil administratif lui-même. Et pendant une année, le Conseil administratif peut proposer des crédits extraordinaires. On votera lundi, l'entrée en matière sur le projet de budget de l'Exécutif. et son renvoi pour examen dans les commissions spécialisées et à la commission des finances. On a assez reproché à la droite de refuser de faire son boulot d'examen du budget pour éviter de refuser nous-mêmes de faire notre boulot -qui est d'étudier un projet de budget, si navrant qu'il puisse être, d'en débattre, de l'amender, de l'améliorer -pas de l'accepter a priori, sur ordre. Ni d'ailleurs de le refuser a priori, par réflexe : quel qu'il soit, un projet de budget ne mérite ni l'honneur d'être érigé en totem, ni celui d'être proscrit en tabou : en entrant en matière sur lui, les conseillères et conseillers municipaux ne l'approuvent pas pour autant. Et le Conseil administratif lui-même a la possibilité de reprendre son propre projet et de l'amender lors des "arbitrages d'octobre", quand les prévisions de recettes se seront affinées. Tout espoir n'est donc pas perdu que l'ouverture d'un second abri pour sdf, une contribution à un abri de l'Armée du Salut, la pérennisation des logements relais pour femmes ou l'extension de l'allocation de rentrée scolaire puisse être réintégrées au budget d'une ville de gauche capable de planter des arbres ET de loger les sans-abris. De créer des pistes cyclables ET d'internaliser le nettoyage de ses locaux. De réduire les émissions de CO2 ET le temps de travail.

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  • Les besoins, les moyens, l'impôt... et les budgets

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    Bandeau Zero Pertes.jpg

    "Zero pertes" de prestations et de ressources fiscales

    Lancée au printemps 2018 par la gauche, l'initiative "Zéro Perte", soumise au vote deux ans  et demi plus tard, dimanche (vous avez encore deux jours pour voter par correspondance -après, il vous faudra déposer vous-mêmes votre bulletin eu service des votations ou dimanche matin au local de vote) entend fixer un cadre aux réformes fiscales (celles de ces 25 dernières années ont multiplié les cadeaux aux contribuables les plus aisés et ont coûté plus d'un milliard aux caisses publiques) : réduction de la concurrence fiscale entre cantons, préservation du financement des services publics et des prestations à la population, maintien du niveau des recettes fiscales, renforcement de la progressivité de l'impôt. L'initiative a été lancée deux ans avant l'arrivée du coronavirus. Six mois après cette survenue, elle est plus pertinente encore, en posant la question, centrale, du rôle de l'impôt, et plus précisément encore de l'impôt direct, pour la préservation des prestations et des services publics. Une petite piqûre de rappel sur cette fonction de l'impôt n'est pas inutile, même à gauche, en temps de crise sociale et de débats budgétaires, de besoins accrus d'une population et d'une précarité en croissance continues.

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  • Genève : pusillanimités budgétaires en temps de crise

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    autruche.jpgEt les urgences, bordel ?

    Le Conseil d'Etat genevois a présenté son projet de budget 2021 : il prévoit un déficit de 501,3 millions. Et les comptes 2020 pourraient se solder par un déficit de 1,2 milliards. Pour contenir le déficit prévu en 2021, le gouvernement cantonal propose de ponctionner la fonction publique et les communes. Vieilles recettes, qui tiennent du réflexe pavlovien. Le Conseil administratif de la Ville, ou plutôt sa majorité, va présenter lui aussi un budget déficitaire. Mais prudent, ou pusillanime, il propose de faire tenir ce déficit dans les limites imposées par le canton (qui, lui, ne se les impose pas, fidèle en cela au vieux principe des baillis, "faites ce que je dis, pas ce que je fais"). Cette limite est d'un déficit de 49,3 millions. Elle peut certes être, "exceptionnellement" dépassée (or ne sommes-nous pas dans une situation rendue "exceptionnelle" par le Covid, s'ajoutant aux effets des réformes fiscales que nous combattîmes en vain ?), mais ce dépassement lui-même est soumis à l'accord du Bailli, et à l'exigence d'un "retour à l'équilibre" en quatre ou huit ans. Bon, et alors ? Ne pourrait-on plutôt tenir compte à la fois des exigences d'une réponse à la crise et des engagements pris de répondre aux urgences sociales et environnementales auxquelles la crise, précisément, ne fait que rendre les réponses plus urgentes, et plus exigeante leur cohérence, et plus exigeant leur financement ?

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  • Budget 2021 du canton de Genève : Pertes et coupes

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    touche pas à mes services publics.jpgLe Conseil d’Etat genevois présentera jeudi son projet de budget 2021, et le plan financier quadriennal qui accompagne tout budget annuel. On s'attend à un déficit maousse, et des "économies" faites sur le dos des salariés de la fonction publique, et des services publics Le Conseil d’Etat prévoit de baisser de 1% les salaires du personnel du "Grand Etat", d'augmenter les cotisations du personnel à sa caisse de prévoyance.  Au total, les salaires nets des employés de la fonction publique pourraient être réduits de 2 %. A cela s’ajoutent le non-versement de l’annuité en 2021 et 2023 et le maintien du gel de l’indexation des salaires. Cette offensive ne concerne pas que le personnel de l’Etat, d'autant qu'il n'est pas exclu que des mesures comparables soient proposées à l'encontre du personnel de la Ville de Genève, pour les mêmes raisons ("faire des économies" après avoir réduit les recettes fiscales), c’est l’ensemble des salarié-e-s du canton qui sont menacé-e-s, de telles mesures imposées au secteur public ne pouvant manquer d'inspirer le patronat du secteur privé... Si de telles mesures étaient imposées au secteur public, cela représenterait un signal catastrophique au patronat qui réclame déjà des baisses de salaires. Au fond, tout cela ne peut que nous inciter à réitérer l'appel à voter "oui" le 27 septembre à l'initiative "zéro pertes", qui exige précisément le contraire de ce que le gouvernement cantonal propose de faire.

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  • Budget 2021 du canton de Genève : Pertes et coupes

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    touche pas à mes services publics.jpgLe Conseil d’Etat genevois présentera jeudi son projet de budget 2021, et le plan financier quadriennal qui accompagne tout budget annuel. On s'attend à un déficit maousse, et des "économies" faites sur le dos des salariés de la fonction publique, et des services publics Le Conseil d’Etat prévoit de baisser de 1% les salaires du personnel du "Grand Etat", d'augmenter les cotisations du personnel à sa caisse de prévoyance.  Au total, les salaires nets des employés de la fonction publique pourraient être réduits de 2 %. A cela s’ajoutent le non-versement de l’annuité en 2021 et 2023 et le maintien du gel de l’indexation des salaires. Cette offensive ne concerne pas que le personnel de l’Etat, d'autant qu'il n'est pas exclu que des mesures comparables soient proposées à l'encontre du personnel de la Ville de Genève, pour les mêmes raisons ("faire des économies" après avoir réduit les recettes fiscales), c’est l’ensemble des salarié-e-s du canton qui sont menacé-e-s, de telles mesures imposées au secteur public ne pouvant manquer d'inspirer le patronat du secteur privé... Si de telles mesures étaient imposées au secteur public, cela représenterait un signal catastrophique au patronat qui réclame déjà des baisses de salaires. Au fond, tout cela ne peut que nous inciter à réitérer l'appel à voter "oui" le 27 septembre à l'initiative "zéro pertes", qui exige précisément le contraire de ce que le gouvernement cantonal propose de faire.
    A l'appel du Cartel intersyndical de la fonction publique, un rassemblement se tiendra le jeudi 17 septembre2020 à 17h00 aux canons, devant l’Hôtel de Ville, pour dénoncer les coupes dans les services publics.

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  • Faites votre ville : pour un budget participatif

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    reforme.jpgDémocratiser la démocratie

    Un peu partout, dans nos vieilles démocraties plus ou moins représentatives, des nouveaux modes de participation directe des citoyens (en sus du droit de pétition et, là où ils existent, de référendum, et d'initiative) sont instaurés : budgets participatifs (comme à Lausanne), ateliers citoyens, groupes de citoyens tirés au sort qui planchent sur des projets, comme en Allemagne, démocratie délibérative, comme dans l'Oregon ou bientôt en Valais, à Sion. On est moins dans une "révolution culturelle" bouleversant nos systèmes politiques que dans une adaptation de ceux-ci. Du pur réformisme, donc. Mais qui sait de quoi peuvent accoucher des réformes qui démocratisent la démocratie ? De quelles remises en cause du pouvoir des "représentants" et des administrations peuvent-elles être porteuses ?

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  • Budget 2020 de la Ville de Genève : Le prix de la RFFA

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    rien.jpgLe Conseil administratif de la Ville de Genève propose au Conseil Municipal un projet de budget se soldant par un déficit net de 29,9 millions de francs. Pourquoi ce déficit ? Parce que les recettes de l'imposition des entreprises ont baissé de 33,8 millions. Et pourquoi ont-elles baissé ? A cause de la réforme cantonale de l'imposition des entreprise (RFFA), acceptée par le peuple en mai dernier (contre l'avis de la gauche). Le déficit toutefois a été anticipé, puisque la baisse des ressources fiscales, inhérentes à la RFFA, était prévue (c'était même l'une des raisons de notre opposition à cette réforme) : la Ville s'était dotée d'une "réserve conjoncturelle" lui permettant d'absorber en cinq ans les déficits prévus, en étant alimentée par les excédents des exercices budgétaires, tels que révélés par les comptes Des excédents qui pourraient certes être utilisés plus utilement que pour compenser les pertes fiscales provoquées par des réformes nuisibles, mais des excédents qui témoignent tout de même de la qualité de la gestion financière de la Municipalité. Ce qui n'empêche pas (les conneries continuent (à moins qu'il s'agisse de comique de répétition) la droite de refuser rituellement ces comptes. Un vote sans enjeu puisqu'au final, même refusés par la majorité de la commission des finances puis par le plénum du Conseil municipal, les comptes sont validés par le Conseil d'Etat à partir des critères habituels de tenue des comptes : la véracité et la sincérité. Pour le reste, comme l'a résumé une conseillère municipale PDC "le combat politique se mène lors du budget, pas lors des comptes". Ben ouais, mais mener un combat politique sur un enjeu politique, c'est sans doute trop difficile pour la majorité de droite du Conseil municipal de Piogre.

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  • Réformes fédérale et cantonale de l'imposition des entreprises : ça boite

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    Affiche RFFA-RIE.jpgEn commission parlementaire et en séance plénière du Grand Conseil, les socialistes genevois se sont ralliés à un "compromis" boiteux sur la réforme cantonale de l'imposition des entreprises. Et la direction du PSG ne semble pas vouloir faire confirmer cette adhésion par une recommandation de vote pour le scrutin du 19 mai prochain, puisque l'assemblée générale du parti n'est convoquée que pour se prononcer sur la réforme fédérale (la RFFA), contre laquelle un référendum, soutenu par le PS genevois, avait été lancé. Comme si les deux réformes n'étaient pas indissolublement liées. Et comme si un mot d'ordre donné à un groupe parlementaire valait recommandation de vote donnée dans un scrutin populaire... Mais passons : pourquoi parler d'un compromis "boîteux" à propos de celui accepté par les députés socialistes ayant pris part au vote du Grand Conseil (c'est-à-dire une minorité du groupe parlementaire...) ? Parce que ce "compromis" n'évite pas plus à Genève qu'ailleurs de lourdes pertes de ressources pour les collectivités publiques, et que la majorité du Grand Conseil essaie de le faire passer en lui accolant (mais sans pouvoir la faire voter par un "oui" ficelé à celui de la réforme fiscale) une augmentation bienvenue des subsides d'assurance-maladie.

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  • A Genève, la Ville et le canton ont un budget : "Well Done, old chap"...

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     well done old chap.jpgGenève, terre de contrastes

    Vendredi et samedi, successivement le canton et la Ville de Genève ont été dotés par leurs parlements respectifs d'un budget pour 2019. Situations contrastées et postures politiques contradictoires pour des résultats finalement assez semblables : le commentaire du "Temps" de samedi sur le budget cantonal vaut pour le budget municipal : "la sérénité au détriment des économies". Mais si c'est grâce à "Ensemble à Gauche" que le canton de Genève a un budget (refusé par le PLR, l'UDC et le PDC mais imposé par la gauche et le MCG), c'est malgré "Ensemble à Gauche" que la Ville en a un (accepté par tous les groupes sauf Ensemble à Gauche). Le canton a "le budget de la gauche", commente la "Tribune de Genève". La Ville a le budget de... euh... un budget dont la principale qualité, et la seule qui importait au fond à tout le monde, était d'être. Et d'éviter de faire appel au peuple pour rétablir un budget acceptable après que la droite ait bousillé le projet initial.

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  • Frais privés et vertus publiques

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    escalade.jpgLa Cour des Comptes et les frais professionnels des magistrats municipaux de Genève

    S'autosaisissant (comme elle en a le droit) de la "problématique de la prise en charge des frais professionnels des conseillers administratifs et des membres de la direction de la Ville de Genève" (directeur général, directeur général adjoint, directeurs et codirecteurs des départements, directeur du contrôle financier), la Cour des Comptes a produit et rendu public la semaine dernière un  rapport dévastateur qui relève "d'importantes lacunes du cadre réglementaire ainsi qu'un manque d'exemplarité et de jugement (des magistrats et des plus hauts fonctionnaires municipaux) en matière de frais professionnels". Elle estime "impératif que le Conseil administratif prenne conscience du caractère inapproprié de ses pratiques en matière de frais professionnels". Elle met notamment en cause l'absence de contrôle du bien-fondé des demandes de remboursement des dépenses des Conseillers administratifs, l'absence de plafond pour le remboursement de certaines d'entre elles,  les activités militantes (au sein de leurs partis) et les activités professionnelles des magistrats. la confusion, pour certains d'entre eux, entre leurs dépenses personnelles et celles liées à leur mandat... Et elle émet onze recommandations, dont huit ont été acceptées par le Conseil administratif. En reste donc trois -il refuse notamment d'être le seul exécutif genevois à devoir rendre public chaque année le montant (et le détail) des frais forfaitaires et effectifs des élus à l'exécutif municipal de la seule Ville de Genève.

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  • Budget tardif, budget apéritif (proverbe municipal)

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    pentecotesinaiviie.jpgPentecôte en Ville de Genève

    On est fin mai 2018. Et le Conseil municipal de la Ville de Genève va (peut-être) voter les jours prochains un budget 2018 pour la Ville, presque cinq mois après le début de l'année budgétaire. La Commission des Finances a rendu sa proposition : elle propose d'accepter le projet de budget du Conseil administratif -vote acquis par une majorité faite de la gauche et du MCG, contre la droite traditionnelle (PLR, PDC, UDC). Laquelle a renoncé à présenter un rapport de minorité. Après deux votes populaires rétablissant contre elle les projets qu'elle refusait, puis dans lesquels elle avait coupé au petit malheur la malchance, c'était plus prudent. On s'amusera tout de même de cet effet d'une Pentecôte tardive. Et on saluera les vertus pédagogiques de l'appel au peuple auquel il nous a fallu recourir les deux dernières années pour rétablir un budget qui ait un sens.

     

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  • Genève : Les habitants de la Ville rétablissent le budget de la Ville

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    i-love-baffes-132145360157.jpgBudget semi-participatif

    N'était le résultat regrettable de l'initiative sur les Fêtes de Genève, refusée, on a passé un bon dimanche de votations, hier. D'autant qu'à Zurich, la gauche a gagné les élections municipales (au Conseil municipal, le PS gagne 4 sièges, les Verts 2 et la liste Alternative 2… et l'uDC perd six sièges. Et la socialiste Corine Mauch est réélue Maire au premier tour). On reviendra sur la claque infligée à "No Billag" et, à Genève et Bernex (mais pas à Chêne-Bougeries) sur le refus des nostalgies pseudo-villageoises. Là, maintenant, c'est la confirmation du refus des pulsions budgétaires sécatoriales et raboteuses de la droite municipale coagulée de la Ville de Genève qui nous réjouit. Ses coupes dans les dépenses générales ont été refusées à plus de 62 % des voix, celles dans la solidarité internationale à près de 53 % (on peut voir dans la différence de force du refus la prégnance d'un réflexe xénophobe, mais on notera tout de même que c’était, sauf erreur, la première fois en Suisse qu’un budget de solidarité internationale était ratifié par un vote populaire), celles dans la culture à plus de 61 % et celle dans l'allocation de rentrée scolaire à plus de 63 % (c'est le refus le pluis net : pas touche aux prestations sociales !). On connaissait le budget participatif façon Porto Alegre : la population fait le budget municipal. On connaît désormais le budget semi-participatif façon Genève : la Municipalité (le Conseil administratif) fait le budget, la droite fait la gueule, la population ratifie le budget de la Municipalité. Et le Conseil municipal et sa commis-sion des Finances, ils servent à quoi dans cette procédure ? Qui ça ? Le quoi ? La quoi ?

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  • Votation sur les coupes budgétaires municipales : On ne lâche rien !

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    vignette coupes budgétaires.JPGLa Ville de Genève n'aura pas de budget avant avril, voire mai prochains. D'îci là, elle fonctionnera sous le système des "douzièmes provisionnels", c'est-à-dire en calibrant mois après mois ses dépenses sur le budget de l'année dernière. Or c'est ce budget qui a été attaqué par les quatre référendums de la gauche. Parce que le projet de budget présenté par l'exécutif municipal avait été victime d'un tronçonnage absurde (et sans justification financière puisque le projet de budget tronçonné était équilibré) opéré par la droite dans les crédits proposée pour la culture, la solidarité internationale, l'allocation de rentrée scolaire et les dépenses générales de l'administration.A quoi cela sert-il ne voter en mars 2018 le budget 2017 de la Ville ?, se demandent sans doute nombre d'électrices et d'électeurs de Genève. Cela sert à rétablir le projet de budget que la droite municipale a mis à mal. Cela sert à réitérer le refus du peuple de voir le budget de la Ville pris en otage par une majorité d'occasion pour manifester son existence. Cela sert, enfin, à dire aux membres de cette majorité qu'ils siègent au Conseil municipal pour y faire leur boulot de Conseillers municipaux et de Conseillères municipales. Un triple message déjà délivré en juin 2016, à délivrer une nouvelle fois en mars 2018, et que nous espérons n'avoir pas à faire délivrer une troisième fois, si la droite municipale devait s'obstiner à maltraiter le budget 2018 de la Ville comme elle a maltraité ceux des deux années précédentes.

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  • Budget municipal : Quatre NON nécessaires

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    vignette coupes budgétaires.JPGDans moins d'un mois, le 4 mars, les habitantes et tants de la Ville de Genève (celles et ceux qui ont le droit de vote, du moins) se prononceront sur le budget municipal. Pas celui de cette année, celui de l'année dernière. Mais comme la majorité du Conseil municipal a été infoutue d'adopter un budget 2018, et qu'elle sera toujours infoutue d'en adopter un avant le vote du 4 mars, c'est à partir du budget 2017 que la Ville fonctionne, mois après mois (c'est le système des "douzièmes provisionnels). Et donc, c'est bien, aussi, le fonctionnement de la municipalité cette année qu'il s'agit d'assurer, en rétablissant le budget de l'année dernière tel qu'il avait été proposé par le Conseil administratif, et pas tel qu'il a été salopé par la majorité du Conseil municipal (ce contre quoi la gauche avait lancé et fait aboutir un référendum, d'où le vote du 4 mars, un peu tardif du fait d'une amusante Genferei). Mais il s'agit surtout de dire clairement, une fois de plus, que les coupes mécaniques, arbitraires, inutiles et purement défoulatoires opérées désormais chaque année par une majorité (de droite et d'extrême-droite) d'occasion sont inacceptables, nuisibles et absurdes tout à la fois : les finances de la Ville sont saines, ses comptes sont excédentaires, le budget attaqué par la droite était mieux qu'équilibré... Le vote 4 x NON le 4 mars ne sera pas un vote pour rien : il est nécessaire pour rétablir un budget 2017 qui permettra à la Ville de fonctionner en 2018, et pour dire à nouveau son fait à la droite coagulée du Conseil municipal.

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  • Recyclage de la réforme de l'imposition des entreprises : Bis Repetita

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    On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc.jpgLa Communauté genevoise d'action syndicale, qui réunit tous les syndicats genevois, jusqu'à celui de la police, est très claire : que le projet fédéral ou cantonal de réforme de l'imposition des entreprise ait changé de nom, passant de "RIE III" à "PF17", importe peu : si son contenu ne change pas profondément, la CGAS lancera les référendums contre le recyclage du projet fédéral et contre son volet cantonal, tant qu'ils entraîneront des pertes fiscales pour les collectivités publiques et une détérioration des prestations à la population. C'était déjà la raison pour laquelle les syndicats avaient été, avec le PS suisse, en première ligne du combat, victorieux, contre la RIE III fédérale le 12 février dernier. Le nouveau projet fédéral et son volet cantonal risquent donc fort de se retrouver face à une opposition tout aussi déterminée que celle qui mit à bas leurs premières moutures, d'autant que s'il a été revu sur certains points (il renonce par exemple à la "déduction des intérêts notionnels", le projet fédéral contient toujours des éléments (la "patent box", les déductions fiscales pour la recherche et le développement, par exemple) contestables, et que le volet cantonal proposé par le Conseil d'Etat fixe le nouveau taux d'imposition des entreprises à un niveau "vaudois" trop bas (13,8 %). Les syndicats ne contestent nullement l'objectif avoué de la réforme, c'est-à-dire l'établissement d'un taux d'imposition unique pour toutes les entreprises, et donc la fin du privilège jusqu'alors accordé aux multinationales. Mais ils contestent fermement l'usage de cet objectif comme un prétexte pour faire de nouveaux cadeaux à toutes les entreprises, pouvant aller jusqu'à 70 % d'allègements fiscaux, au détriment des finances et des prestations publiques -et donc de l'ensemble de la population, mais surtout de sa part économiquement la plus modeste.

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  • Budget 2018 de la Ville de Genève : Donner du temps perdu au temps déja perdu ?

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    Temps perdu.JPGMardi, à l'heure de se sustenter (et pour certains de s'abreuver), le Conseil municipal de la Ville de Genève votera (il n'a guère le choix : s'il ne le fait pas, le Conseil d'Etat le fera pour lui) l'entrée dans l'année budgétaire 2018 sous le régime des "douzièmes provisionnels". Faute d'avoir été capable d'adopter un budget. Car faute il y a : la Ville n'aura pas de budget pendant sans doute les premiers mois de 2018, ce qui aura pour son fonctionnement, mais aussi pour celui des associations et institutions subventionnées, des conséquences négatives. Et cela parce qu'une majorité du Conseil municipal, issue de la coagulation de la droite et de l'extrême-droite, a commencé par refuser de faire son boulot d'examen du projet de budget déposé fin août par le Conseil administratif, pour ensuite ne condescendre à le faire, le mois dernier, qu'en prenant bien soin de s'empêcher elle-même de le faire dans les temps (au cas où, par inadvertance, elle en aurait eu l'intention), en expédiant le nouveau projet de budget dans toutes les commissions spécialisées au lieu que de confier cette tâche à la seule commission des finances, en charge de rendre le rapport final soumis au vote du Conseil municipal. Ainsi le parlement de la Ville a-t-il commencé par perdre trois mois pour pouvoir en perdre encore deux ensuite. On cite toujours Mitterrand : "il faut donner du temps au temps". Donner du temps au temps ? oui, mais pour réfléchir, pas pour le perdre et le faire perdre.

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  • Budget 2018 de la Ville de Genève : Hosannah !

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    masques.jpgHosannah ! La droite municipale genevoise (sauf le PLR) a décidé hier soir d'étudier le projet de budget (révisé) du Conseil administratif. Le Conseil municipal va donc pouvoir faire son travail. On n'en revient pas. Bon, le premier projet de budget se soldait par un déficit de 20 millions (soit 1,7 % d'un budget de plus de 1,1 milliard...), le second efface ce déficit sans couper dans les prestations, grâce essentiellement à une hausse des rentrée fiscales (d'ailleurs prévisibles, et prévues) -mais qui ne pouvaient être intégrées au projet puisqu'il fallait attendre que le canton les confirme), il devenait difficile de refuser d'entrer en matière sur son étude quand on clamait depuis des années qu'on n'accepterait pas de budget déficitaire, mais cela ne préjuge en rien du résultat du travail (accéléré, puisqu'il devra se faire en moins de deux mois au lieu de quatre) en commission, puisque la droite s'accroche à son exigence fétiche de plusieurs millions de boni annuels, plusieurs dizaines de millions sur une législature... pour n'en rien faire. Comme si cette exigence avait un sens, quand au terme de l'exercice, les comptes affichent, obstinément, un bénéfice (55 millions par an en moyenne décennale). Et puis, de toute façon, la procédure budgétaire en Ville de Genève aboutit depuis deux ans devant le peuple lorsque la droite municipale s'attaque à la solidarité sociale, à la solidarité internationale, au pluralisme culturel...

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  • Solidarité internationale, coopération au développement : Le prix d'une coupe budgétaire

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    Le report en 2018 de la votation municipale sur les coupes opérées par la droite dans le budget 2017 de la Ville de Genève va laisser ces coupes exercer leurs méfaits. Il y a un domaine sur lequel ces méfaits sont particulièrement inacceptables, et auraient du, et pu, être évités c'est la coopération au développement : 340'000 francs ont été supprimés de la contribution de la Ville de Genève à une solidarité internationale qui ne se contente pas de rhétorique, mais qui a l'ambition de se traduire le plus concrètement possible sur le terrain. La Ville de Genève célébrait cette année les cinquante ans de son engagement solidaire -la droite coagulée (PDC, PLR, UDC, MCG) de son Conseil municipal a choisi de célébrer ce cinquantenaire d'engagement par une réduction des moyens qui lui sont alloués, et sont alloués à des projets que la Ville soutient directement comme à des projets soutenus par la Fédération Genevoise de Coopération, soutenue par la Ville

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