budgets publics

  • Comptes 2020 de la Ville : quand la RFFA et la Covid sévissent

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    Capture d’écran 2021-04-20 232149.jpgLa pandémie et l'endémie

    Le Conseil administratif de Genève a transmis les comptes 2020 de la Ville au Conseil municipal. Et ils sont mauvais, mais on s'y attendait : la réforme fiscale RFFA est passée par là, suivie de la pandémie covidienne. Résultat : sur un budget de près de 1,2 milliards, un déficit de 47,1 millions de francs (au lieu des 29,8 millions prévus), réduit à 17,1 millions par un prélèvement sur la réserve conjoncturelle. Un déficit provoqué par des des revenus (taxes, redevances, loyers, billetterie) non perçus et par des dépenses extraordinaires liées à la crise sanitaire et à l'aide apportée aux victimes des mesures prises pour y répondre : la commune a fait le choix politique de répondre à l'urgence sociale, et de maintenir, et même de hausser un peu  le niveau des investissement (139,4 millions), et ces choix coûtent. Mais ne pas les faire aurait coûté sans doute plus encore, et aurait coûté à la population -or c'est par ses prestations à ses habitants qu'une commune se légitime auprès d'eux. En les maintenant, en les renforçant même auprès des habitants les plus précarisés, la Ville a assumé son rôle. Reste que pour pouvoir continuer à le faire, il va bien falloir résister aux tentations de la droite cantonale de la priver de plus de cent millions de rentrées fiscales (la taxe professionnelle, que la droite veut supprimer) et du canton de reporter sur elles et sur toutes les autres communes des charges dont il entend par contre rester maître de la définition. Et cela, ce n'est pas pandémique, mais endémique.

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  • Action sociale d'urgence en Ville de Genève : Détournement de faits

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    bulle.jpgLors du vote du budget de la Ville de Genève pour 2021, le Conseil municipal a accepté de prélever sur un fonds (le fonds Zell) voué à soutenir financièrement l'action du Service social de la Ville en faveur des personnes âgées, 960'000 francs pour soutenir deux institutions (la Nouvelle Roseraie et Trajets). Les prestations des deux institutions ainsi soutenues étant principalement destinées aux personnes âgées, le prélèvement les finançant est parfaitement conforme à la mission du fonds. Et comme le soutien à ces deux institutions était auparavant assumé directement sur le budget de la Ville, le faire assumer par le fonds Zell a permis d'affecter, avec l'accord du Conseil municipal, une somme équivalente à l'action sociale d'urgence, et plus précisément à l'hébergement des sans-abris, sans péjorer le résultat final du budget, ce que le cadre cantonal imposé aux communes (mais que le canton se garde bien de s'imposer à lui-même) ne permet pas. Jusque là, pas de problème. Sauf qu'en temps de covid et de vacance politique (vacance devant ici être pris au sens étymologique : un vide),  on se fait mousser avec ce  qu'on peut. Une petite polémique bien crapoteuse fera  l'affaire. Et donc un Conseiller municipal PLR passé à l'UDC est allé pleurnicher auprès de la Surveillance des communes (le SAFCO), ses pleurnicheries auto-promotionnelles ont ému un Conseiller d'Etat socialiste (on a bon coeur, au PS) et sur Léman Bleu, Le Journaliste, autoproclamé chef de la résistance patriotique à l'écosocialisme et au Conseil administratif de gauche, a embrayé devant deux comparses UDC et PLR dans un joyeux passage réciproque de pommade : utiliser un fonds destiné à financer une action sociale pour financer une action sociale, c'est frauduleux. Et voilà comment on procède à un détournement de faits pour inventer un "détournement de fonds"...

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  • Un peu de soutien aux acteurs culturels genevois les plus fragiles

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    Capture d’écran 2020-12-14 040537.jpgDéconfinement budgétaire...

    "Pour la culture (...) l'argent est une chose, mais il ne faut pas négliger la souffrance induite par l'impossibilité de se produire sur scène", plaide la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga. A cette souffrance, qu'est-ce qu'une commune, fût-elle la deuxième ville de Suisse, peut apporter comme remède ? Elle ne peut pas, lors même qu'elle le voudrait, rouvrir les lieux qui ont été fermés sur décisions fédérales et cantonales : elle n'en a pas la compétence légale... Et donc, la commune fait ce qu'elle peut  : elle accorde des moyens, elle maintient ou accroît des subventions, elle maintient ou renforce des lignes budgétaires générales à disposition pour des soutiens ponctuels à la création et aux manifestations, elle facilite l'accès aux aides apportées par d'autres. C'est ce que la Ville de Genève va faire, grâce à un budget adopté samedi soir, et dans lequel nous (la gauche, parfois avec le soutien du MCG et du PDC) avons renforcé autant qu'on pouvait le faire le soutien aux secteurs, aux champs, aux formes d'expression les plus précarisés par la crise. En somme, nous avons un peu déconfiné financièrement l'espace culturel genevois. En attendant que les espaces culturels réels le soient : "Le monde du spectacle a été le premier confiné, il sera le dernier déconfiné", résume amèrement Jean Lhermier, directeur du Théâtre de Carouge...  Et son redémarrage, comme celui du monde musical, repose, outre les moyens que les collectivités publiques leur auront accordé,  sur la confiance du public dans l'absence de risques des contacts sociaux. Mais aussi sur un minimum de cohérence dans les prescriptions imposées par les autorités fédérales et cantonales : quelle acceptation de ces prescriptions peuvent-elles attendre de la population et des acteurs sociaux et culturels, quand elles alternent ou juxtaposent sans justification crédible confinements et déconfinements, autorisations et interdictions, ouvertures et fermetures ? qu'elles autorisent l'ouverture des centres commerciaux et des stations de ski (tire-fesses compris), mais pas celle des théâtres, des salles de cinéma et des salles de concert, alors qu'ils étaient de tous les espaces accessibles au public les plus respectueux des mesures de prévention de la contagion covidienne ?

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  • Plomberie budgétaire et débat politique : La Ballade des perclus

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    Demain, ou peut-être lundi soir, ou peut-être toute la nuit de lundi à mardi, le Conseil municipal de la Ville de Genève va plancher sur le budget de la commune. Le débat budgétaire municipal, à Genève est encadré par des lois cantonales qui contraignent les communes à respecter des prescriptions que le canton ne s'applique pas à lui même, ça se fait en trois débats successifs où on peut reprendre au troisième tout ce qu'on avait fini par voter à la fCapture d’écran 2020-12-11 020606.jpgin du deuxième, ça se fait en examinant un à un des amendements qui, lorsqu'ils proposent d'augmenter une subvention, doivent obligatoirement proposer d'en diminuer une autre ou d'augmenter les impôts ou les taxes,  ça commencera demain matin à huit heures et ça pourrait durer jusqu'à mardi matin à huit heures (comme ce fut le cas plusieurs fois ces dix dernières années, même si on compte bien échapper à cette purge), voire rependre à zéro si le Conseil municipal refuse le projet de budget qui lui est présenté... c'est cela, le débat sur le budget municipal de la Ville de Genève pour l'année à venir. Une ballade des perclus. Frères humains qui avec nous vivez, n'ayez les cœurs contre nous endurcis, mais si pitié de nous, pauvres, avez, la Ville en aura plutôt de vous mercy...

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  • Budgets publics genevois : Couleuvres au menu

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    couleuvre.jpgLe débat sur le budget cantonal genevois s'est terminé hier par l'adoption du projet amendé par la commission des finances, le débat sur budget le municipal de la Ville commencera samedi 12 et pourrait se poursuivre jusqu'à mardi (mais sera sans doute bouclé samedi soir). Au Grand Conseil, un accord présomptueusement qualifié d'"historique" avait été passé entre les cinq partis gouvernementaux (PLR, PS, Verts, PDC, MCG)  pour  accepter le projet de budget de la commission, malgré un déficit prévu de 850 millions, ce qui imposait l'approbation du budget par au moins 51 députées et députés. Cet accord (un "pacte républicain", pour la présidence du Conseil d'Etat, Anne Emery-Torracinta) a été passé au prix d'un renoncement du Conseil d'Etat à réduire les salaires de la fonction publique de 1 %, et d'un compromis accepté par la gauche et d'un autre accepté par la droite : la gauche a accepté le blocage de mécanismes salariaux du personnel, la droite a accepté la création de 352 postes de travail (plus la pérennisation de 136 poste), mais c'est le Conseil d'Etat, et pas la gauche, qui les demandait. Le Grand Conseil aura également refusé de ponctionner les communes pour réduire le déficit du canton (les communes acceptaient des charges supplémentaires, à condition de recevoir des compétences supplémentaires). Bref, le budget cantonal a été accepté par les cinq groupes des partis gouvernementaux et refusé par "Ensemble à Gauche" (qui estime qu'il "n'apporte aucune réponse à la crise sociale majeure que nous traversons") et l'UDC (qui veut abolir le statut de fonctionnaire et proposait neuf coupes dans les subventions aux associations actives sur le terrain social). En Ville de Genève, le projet de budget du Conseil administratif, amendé par la commission des Finances  sera lui aussi certainement accepté, sans doute (espérons-le) avec quelques amendements renforçant notamment le soutien de la Ville aux secteurs culturels les plus frappés par la crise sanitaire et les mesures prises pour la combattre. Le déficit prévu par le budget cantonal finalement adopté ascende à 860 millions (350 millions de plus que prévu initialement), pour plus de 9,3 milliards de dépenses. Le déficit du budget proposé au Conseil municipal se situera à un peu plus de 49 millions, pour près de 1,2 milliard de dépenses. Autrement dit, le déficit municipal se situe, proportionnellement au budget, à moins de la moitié du déficit cantonal...

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  • Les fonctions publiques genevoises face à l'austérité budgétaire

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    fonction publique.jpg

    Mobilisations

    Le Conseil d'Etat genevois n'a pas retiré son budget et s'accroche à sa proposition de faire payer une partie des conséquences de la crise au personnel de la fonction publique, y compris à celles et ceux qui sont au front de la lutte contre la pandémie depuis ce printemps. Le Conseil administratif de la Ville, lui, n'exclut pas de revenir sur les propositions du même genre (quoique plus modérées, sans ponction sur les salaires, mais avec aussi un blocage des mécanismes salariaux) contenues dans son projet initial. On ne criera pas victoire trop tôt, le personnel de la Ville a d'ailleurs tenu hier aux Bastions, devant la Mairie, une assemblée générale qui a décidé de maintenir l'exigence d'un retrait de la proposition de modifier le statut du personnel pour permettre la suspension des mécanismes salariaux,et a déposé un préavis de débrayage pour le 12 novembre,  Quant au personnel de la fonction publique cantonale, dont le personnel municipal soutient la mobilisation, il a maintenu son préavis de grève jeudi, toute la journée, sa manifestation (14 heures 30, Place Neuve) et son assemblée générale au terme de la manifestation, place des Nations. Enfin, dans toute la Suisse, le personnel de santé manifeste pour dénoncer les conditions de travail qui lui sont imposées, et revendiquer une revalorisation salariale, plus de droits sur les lieux de travail, et de meilleures conditions de travail. Parce que les applaudissements et les bonnes paroles compatissantes (genre "je comprends le courroux et le désarroi du personnel soignant", Nathalie Fontanet dixit) ne suffisent pas. Surtout quand les actes les démentent.

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  • La fonction publique genevoise, variable d'ajustement budgétaire

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    Service_Public.jpgPonctions publiques

    Le projet de budget 2021 du canton de Genève est lourdement déficitaire. Et encore pourrait-il l'être plus lourdement encore, si le Conseil d'Etat ne proposait un paquet de mesures touchant directement la fonction publique, au sens large : baisse linéaire de 1 % du traitement, suspension de l'annuité, alourdissement de la cotisation à la caisse de pension, non-indexation du salaire -et tout cela, en ne faisant aucune différence entre les hautes et les basses classes des échelles de traitement : on tape aussi fort (autrement dit : plus fort encore) sur les plus bas salaires que sur les plus hauts. Bref, la fonction publique n'est plus le moyen pour la République d'agir dans tous les domaines où le peuple lui demande d'agir, elle n'est plus qu'une variable d'ajustement budgétaire. Ce qui présage, pour les années à venir, d'une succession de mesures du genre de celles proposées pour 2021, d'une détérioration des conditions de travail de celles et ceux qu'on ne s'était pas privé d'applaudir ce printemps précisément pour leur travail face à la pandémie, et d'un report massif de charges cantonales sur les communes -sans évidemment donner aux communes la compétences de définir ces charges.  La gauche et les syndicats appellent à manifester contre les projets gouvernementaux cet après-midi de jeudi, dès 15h30 à la Place Neuve (départ du cortège à 16h30), le Cartel syndical de la fonction publique appelant à un débrayage cet-après-midi et le 29 octobre, à moins que le Conseil d'Etat retire son projet.

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  • Le Conseil administratif de la Ville présente son projet de budget : Entrée en matière

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    avuedenezilestcinqheures.jpgLe Conseil administratif de gauche de  la Ville de gauche de Genève a présenté aujourd'hui son projet de budget 2021. Un budget "difficile", résume le Conseiller administratif Alfonso Gomez, chargé des Finances,. Un budget franchement pas enthousiasmant, en tout cas : il tient la limite normale de déficit autorisé (49,3 millions, soit le niveau de ses amortissements) comme une frontière sacrée, alors qu'il pourrait la repousser de trente millions), sous-dote l'action sociale en faisant comme si la crise sanitaire n'avait pas aggravé la situation de dizaines de milliers de personnes, repousse des projets sociaux, bloque les mécanismes salariaux du personnel (annuités, primes d'ancienneté, progression du 13e salaire) et fait de la hausse de l'impôt municipal un tabou. Il peut cependant être amélioré, sur proposition des commissions (et de chaque membre du Conseil municipal), voire du Conseil administratif lui-même. Et pendant une année, le Conseil administratif peut proposer des crédits extraordinaires. On votera lundi, l'entrée en matière sur le projet de budget de l'Exécutif. et son renvoi pour examen dans les commissions spécialisées et à la commission des finances. On a assez reproché à la droite de refuser de faire son boulot d'examen du budget pour éviter de refuser nous-mêmes de faire notre boulot -qui est d'étudier un projet de budget, si navrant qu'il puisse être, d'en débattre, de l'amender, de l'améliorer -pas de l'accepter a priori, sur ordre. Ni d'ailleurs de le refuser a priori, par réflexe : quel qu'il soit, un projet de budget ne mérite ni l'honneur d'être érigé en totem, ni celui d'être proscrit en tabou : en entrant en matière sur lui, les conseillères et conseillers municipaux ne l'approuvent pas pour autant. Et le Conseil administratif lui-même a la possibilité de reprendre son propre projet et de l'amender lors des "arbitrages d'octobre", quand les prévisions de recettes se seront affinées. Tout espoir n'est donc pas perdu que l'ouverture d'un second abri pour sdf, une contribution à un abri de l'Armée du Salut, la pérennisation des logements relais pour femmes ou l'extension de l'allocation de rentrée scolaire puisse être réintégrées au budget d'une ville de gauche capable de planter des arbres ET de loger les sans-abris. De créer des pistes cyclables ET d'internaliser le nettoyage de ses locaux. De réduire les émissions de CO2 ET le temps de travail.

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  • Les besoins, les moyens, l'impôt... et les budgets

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    Bandeau Zero Pertes.jpg

    "Zero pertes" de prestations et de ressources fiscales

    Lancée au printemps 2018 par la gauche, l'initiative "Zéro Perte", soumise au vote deux ans  et demi plus tard, dimanche (vous avez encore deux jours pour voter par correspondance -après, il vous faudra déposer vous-mêmes votre bulletin eu service des votations ou dimanche matin au local de vote) entend fixer un cadre aux réformes fiscales (celles de ces 25 dernières années ont multiplié les cadeaux aux contribuables les plus aisés et ont coûté plus d'un milliard aux caisses publiques) : réduction de la concurrence fiscale entre cantons, préservation du financement des services publics et des prestations à la population, maintien du niveau des recettes fiscales, renforcement de la progressivité de l'impôt. L'initiative a été lancée deux ans avant l'arrivée du coronavirus. Six mois après cette survenue, elle est plus pertinente encore, en posant la question, centrale, du rôle de l'impôt, et plus précisément encore de l'impôt direct, pour la préservation des prestations et des services publics. Une petite piqûre de rappel sur cette fonction de l'impôt n'est pas inutile, même à gauche, en temps de crise sociale et de débats budgétaires, de besoins accrus d'une population et d'une précarité en croissance continues.

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  • Genève : pusillanimités budgétaires en temps de crise

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    autruche.jpgEt les urgences, bordel ?

    Le Conseil d'Etat genevois a présenté son projet de budget 2021 : il prévoit un déficit de 501,3 millions. Et les comptes 2020 pourraient se solder par un déficit de 1,2 milliards. Pour contenir le déficit prévu en 2021, le gouvernement cantonal propose de ponctionner la fonction publique et les communes. Vieilles recettes, qui tiennent du réflexe pavlovien. Le Conseil administratif de la Ville, ou plutôt sa majorité, va présenter lui aussi un budget déficitaire. Mais prudent, ou pusillanime, il propose de faire tenir ce déficit dans les limites imposées par le canton (qui, lui, ne se les impose pas, fidèle en cela au vieux principe des baillis, "faites ce que je dis, pas ce que je fais"). Cette limite est d'un déficit de 49,3 millions. Elle peut certes être, "exceptionnellement" dépassée (or ne sommes-nous pas dans une situation rendue "exceptionnelle" par le Covid, s'ajoutant aux effets des réformes fiscales que nous combattîmes en vain ?), mais ce dépassement lui-même est soumis à l'accord du Bailli, et à l'exigence d'un "retour à l'équilibre" en quatre ou huit ans. Bon, et alors ? Ne pourrait-on plutôt tenir compte à la fois des exigences d'une réponse à la crise et des engagements pris de répondre aux urgences sociales et environnementales auxquelles la crise, précisément, ne fait que rendre les réponses plus urgentes, et plus exigeante leur cohérence, et plus exigeant leur financement ?

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  • Budget 2021 du canton de Genève : Pertes et coupes

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    touche pas à mes services publics.jpgLe Conseil d’Etat genevois présentera jeudi son projet de budget 2021, et le plan financier quadriennal qui accompagne tout budget annuel. On s'attend à un déficit maousse, et des "économies" faites sur le dos des salariés de la fonction publique, et des services publics Le Conseil d’Etat prévoit de baisser de 1% les salaires du personnel du "Grand Etat", d'augmenter les cotisations du personnel à sa caisse de prévoyance.  Au total, les salaires nets des employés de la fonction publique pourraient être réduits de 2 %. A cela s’ajoutent le non-versement de l’annuité en 2021 et 2023 et le maintien du gel de l’indexation des salaires. Cette offensive ne concerne pas que le personnel de l’Etat, d'autant qu'il n'est pas exclu que des mesures comparables soient proposées à l'encontre du personnel de la Ville de Genève, pour les mêmes raisons ("faire des économies" après avoir réduit les recettes fiscales), c’est l’ensemble des salarié-e-s du canton qui sont menacé-e-s, de telles mesures imposées au secteur public ne pouvant manquer d'inspirer le patronat du secteur privé... Si de telles mesures étaient imposées au secteur public, cela représenterait un signal catastrophique au patronat qui réclame déjà des baisses de salaires. Au fond, tout cela ne peut que nous inciter à réitérer l'appel à voter "oui" le 27 septembre à l'initiative "zéro pertes", qui exige précisément le contraire de ce que le gouvernement cantonal propose de faire.

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  • Budget 2021 du canton de Genève : Pertes et coupes

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    touche pas à mes services publics.jpgLe Conseil d’Etat genevois présentera jeudi son projet de budget 2021, et le plan financier quadriennal qui accompagne tout budget annuel. On s'attend à un déficit maousse, et des "économies" faites sur le dos des salariés de la fonction publique, et des services publics Le Conseil d’Etat prévoit de baisser de 1% les salaires du personnel du "Grand Etat", d'augmenter les cotisations du personnel à sa caisse de prévoyance.  Au total, les salaires nets des employés de la fonction publique pourraient être réduits de 2 %. A cela s’ajoutent le non-versement de l’annuité en 2021 et 2023 et le maintien du gel de l’indexation des salaires. Cette offensive ne concerne pas que le personnel de l’Etat, d'autant qu'il n'est pas exclu que des mesures comparables soient proposées à l'encontre du personnel de la Ville de Genève, pour les mêmes raisons ("faire des économies" après avoir réduit les recettes fiscales), c’est l’ensemble des salarié-e-s du canton qui sont menacé-e-s, de telles mesures imposées au secteur public ne pouvant manquer d'inspirer le patronat du secteur privé... Si de telles mesures étaient imposées au secteur public, cela représenterait un signal catastrophique au patronat qui réclame déjà des baisses de salaires. Au fond, tout cela ne peut que nous inciter à réitérer l'appel à voter "oui" le 27 septembre à l'initiative "zéro pertes", qui exige précisément le contraire de ce que le gouvernement cantonal propose de faire.
    A l'appel du Cartel intersyndical de la fonction publique, un rassemblement se tiendra le jeudi 17 septembre2020 à 17h00 aux canons, devant l’Hôtel de Ville, pour dénoncer les coupes dans les services publics.

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  • Faites votre ville : pour un budget participatif

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    reforme.jpgDémocratiser la démocratie

    Un peu partout, dans nos vieilles démocraties plus ou moins représentatives, des nouveaux modes de participation directe des citoyens (en sus du droit de pétition et, là où ils existent, de référendum, et d'initiative) sont instaurés : budgets participatifs (comme à Lausanne), ateliers citoyens, groupes de citoyens tirés au sort qui planchent sur des projets, comme en Allemagne, démocratie délibérative, comme dans l'Oregon ou bientôt en Valais, à Sion. On est moins dans une "révolution culturelle" bouleversant nos systèmes politiques que dans une adaptation de ceux-ci. Du pur réformisme, donc. Mais qui sait de quoi peuvent accoucher des réformes qui démocratisent la démocratie ? De quelles remises en cause du pouvoir des "représentants" et des administrations peuvent-elles être porteuses ?

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  • Budget 2020 de la Ville de Genève : Le prix de la RFFA

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    rien.jpgLe Conseil administratif de la Ville de Genève propose au Conseil Municipal un projet de budget se soldant par un déficit net de 29,9 millions de francs. Pourquoi ce déficit ? Parce que les recettes de l'imposition des entreprises ont baissé de 33,8 millions. Et pourquoi ont-elles baissé ? A cause de la réforme cantonale de l'imposition des entreprise (RFFA), acceptée par le peuple en mai dernier (contre l'avis de la gauche). Le déficit toutefois a été anticipé, puisque la baisse des ressources fiscales, inhérentes à la RFFA, était prévue (c'était même l'une des raisons de notre opposition à cette réforme) : la Ville s'était dotée d'une "réserve conjoncturelle" lui permettant d'absorber en cinq ans les déficits prévus, en étant alimentée par les excédents des exercices budgétaires, tels que révélés par les comptes Des excédents qui pourraient certes être utilisés plus utilement que pour compenser les pertes fiscales provoquées par des réformes nuisibles, mais des excédents qui témoignent tout de même de la qualité de la gestion financière de la Municipalité. Ce qui n'empêche pas (les conneries continuent (à moins qu'il s'agisse de comique de répétition) la droite de refuser rituellement ces comptes. Un vote sans enjeu puisqu'au final, même refusés par la majorité de la commission des finances puis par le plénum du Conseil municipal, les comptes sont validés par le Conseil d'Etat à partir des critères habituels de tenue des comptes : la véracité et la sincérité. Pour le reste, comme l'a résumé une conseillère municipale PDC "le combat politique se mène lors du budget, pas lors des comptes". Ben ouais, mais mener un combat politique sur un enjeu politique, c'est sans doute trop difficile pour la majorité de droite du Conseil municipal de Piogre.

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  • Réformes fédérale et cantonale de l'imposition des entreprises : ça boite

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    Affiche RFFA-RIE.jpgEn commission parlementaire et en séance plénière du Grand Conseil, les socialistes genevois se sont ralliés à un "compromis" boiteux sur la réforme cantonale de l'imposition des entreprises. Et la direction du PSG ne semble pas vouloir faire confirmer cette adhésion par une recommandation de vote pour le scrutin du 19 mai prochain, puisque l'assemblée générale du parti n'est convoquée que pour se prononcer sur la réforme fédérale (la RFFA), contre laquelle un référendum, soutenu par le PS genevois, avait été lancé. Comme si les deux réformes n'étaient pas indissolublement liées. Et comme si un mot d'ordre donné à un groupe parlementaire valait recommandation de vote donnée dans un scrutin populaire... Mais passons : pourquoi parler d'un compromis "boîteux" à propos de celui accepté par les députés socialistes ayant pris part au vote du Grand Conseil (c'est-à-dire une minorité du groupe parlementaire...) ? Parce que ce "compromis" n'évite pas plus à Genève qu'ailleurs de lourdes pertes de ressources pour les collectivités publiques, et que la majorité du Grand Conseil essaie de le faire passer en lui accolant (mais sans pouvoir la faire voter par un "oui" ficelé à celui de la réforme fiscale) une augmentation bienvenue des subsides d'assurance-maladie.

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  • A Genève, la Ville et le canton ont un budget : "Well Done, old chap"...

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     well done old chap.jpgGenève, terre de contrastes

    Vendredi et samedi, successivement le canton et la Ville de Genève ont été dotés par leurs parlements respectifs d'un budget pour 2019. Situations contrastées et postures politiques contradictoires pour des résultats finalement assez semblables : le commentaire du "Temps" de samedi sur le budget cantonal vaut pour le budget municipal : "la sérénité au détriment des économies". Mais si c'est grâce à "Ensemble à Gauche" que le canton de Genève a un budget (refusé par le PLR, l'UDC et le PDC mais imposé par la gauche et le MCG), c'est malgré "Ensemble à Gauche" que la Ville en a un (accepté par tous les groupes sauf Ensemble à Gauche). Le canton a "le budget de la gauche", commente la "Tribune de Genève". La Ville a le budget de... euh... un budget dont la principale qualité, et la seule qui importait au fond à tout le monde, était d'être. Et d'éviter de faire appel au peuple pour rétablir un budget acceptable après que la droite ait bousillé le projet initial.

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  • Frais privés et vertus publiques

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    escalade.jpgLa Cour des Comptes et les frais professionnels des magistrats municipaux de Genève

    S'autosaisissant (comme elle en a le droit) de la "problématique de la prise en charge des frais professionnels des conseillers administratifs et des membres de la direction de la Ville de Genève" (directeur général, directeur général adjoint, directeurs et codirecteurs des départements, directeur du contrôle financier), la Cour des Comptes a produit et rendu public la semaine dernière un  rapport dévastateur qui relève "d'importantes lacunes du cadre réglementaire ainsi qu'un manque d'exemplarité et de jugement (des magistrats et des plus hauts fonctionnaires municipaux) en matière de frais professionnels". Elle estime "impératif que le Conseil administratif prenne conscience du caractère inapproprié de ses pratiques en matière de frais professionnels". Elle met notamment en cause l'absence de contrôle du bien-fondé des demandes de remboursement des dépenses des Conseillers administratifs, l'absence de plafond pour le remboursement de certaines d'entre elles,  les activités militantes (au sein de leurs partis) et les activités professionnelles des magistrats. la confusion, pour certains d'entre eux, entre leurs dépenses personnelles et celles liées à leur mandat... Et elle émet onze recommandations, dont huit ont été acceptées par le Conseil administratif. En reste donc trois -il refuse notamment d'être le seul exécutif genevois à devoir rendre public chaque année le montant (et le détail) des frais forfaitaires et effectifs des élus à l'exécutif municipal de la seule Ville de Genève.

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  • Budget tardif, budget apéritif (proverbe municipal)

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    pentecotesinaiviie.jpgPentecôte en Ville de Genève

    On est fin mai 2018. Et le Conseil municipal de la Ville de Genève va (peut-être) voter les jours prochains un budget 2018 pour la Ville, presque cinq mois après le début de l'année budgétaire. La Commission des Finances a rendu sa proposition : elle propose d'accepter le projet de budget du Conseil administratif -vote acquis par une majorité faite de la gauche et du MCG, contre la droite traditionnelle (PLR, PDC, UDC). Laquelle a renoncé à présenter un rapport de minorité. Après deux votes populaires rétablissant contre elle les projets qu'elle refusait, puis dans lesquels elle avait coupé au petit malheur la malchance, c'était plus prudent. On s'amusera tout de même de cet effet d'une Pentecôte tardive. Et on saluera les vertus pédagogiques de l'appel au peuple auquel il nous a fallu recourir les deux dernières années pour rétablir un budget qui ait un sens.

     

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  • Genève : Les habitants de la Ville rétablissent le budget de la Ville

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    i-love-baffes-132145360157.jpgBudget semi-participatif

    N'était le résultat regrettable de l'initiative sur les Fêtes de Genève, refusée, on a passé un bon dimanche de votations, hier. D'autant qu'à Zurich, la gauche a gagné les élections municipales (au Conseil municipal, le PS gagne 4 sièges, les Verts 2 et la liste Alternative 2… et l'uDC perd six sièges. Et la socialiste Corine Mauch est réélue Maire au premier tour). On reviendra sur la claque infligée à "No Billag" et, à Genève et Bernex (mais pas à Chêne-Bougeries) sur le refus des nostalgies pseudo-villageoises. Là, maintenant, c'est la confirmation du refus des pulsions budgétaires sécatoriales et raboteuses de la droite municipale coagulée de la Ville de Genève qui nous réjouit. Ses coupes dans les dépenses générales ont été refusées à plus de 62 % des voix, celles dans la solidarité internationale à près de 53 % (on peut voir dans la différence de force du refus la prégnance d'un réflexe xénophobe, mais on notera tout de même que c’était, sauf erreur, la première fois en Suisse qu’un budget de solidarité internationale était ratifié par un vote populaire), celles dans la culture à plus de 61 % et celle dans l'allocation de rentrée scolaire à plus de 63 % (c'est le refus le pluis net : pas touche aux prestations sociales !). On connaissait le budget participatif façon Porto Alegre : la population fait le budget municipal. On connaît désormais le budget semi-participatif façon Genève : la Municipalité (le Conseil administratif) fait le budget, la droite fait la gueule, la population ratifie le budget de la Municipalité. Et le Conseil municipal et sa commis-sion des Finances, ils servent à quoi dans cette procédure ? Qui ça ? Le quoi ? La quoi ?

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  • Votation sur les coupes budgétaires municipales : On ne lâche rien !

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    vignette coupes budgétaires.JPGLa Ville de Genève n'aura pas de budget avant avril, voire mai prochains. D'îci là, elle fonctionnera sous le système des "douzièmes provisionnels", c'est-à-dire en calibrant mois après mois ses dépenses sur le budget de l'année dernière. Or c'est ce budget qui a été attaqué par les quatre référendums de la gauche. Parce que le projet de budget présenté par l'exécutif municipal avait été victime d'un tronçonnage absurde (et sans justification financière puisque le projet de budget tronçonné était équilibré) opéré par la droite dans les crédits proposée pour la culture, la solidarité internationale, l'allocation de rentrée scolaire et les dépenses générales de l'administration.A quoi cela sert-il ne voter en mars 2018 le budget 2017 de la Ville ?, se demandent sans doute nombre d'électrices et d'électeurs de Genève. Cela sert à rétablir le projet de budget que la droite municipale a mis à mal. Cela sert à réitérer le refus du peuple de voir le budget de la Ville pris en otage par une majorité d'occasion pour manifester son existence. Cela sert, enfin, à dire aux membres de cette majorité qu'ils siègent au Conseil municipal pour y faire leur boulot de Conseillers municipaux et de Conseillères municipales. Un triple message déjà délivré en juin 2016, à délivrer une nouvelle fois en mars 2018, et que nous espérons n'avoir pas à faire délivrer une troisième fois, si la droite municipale devait s'obstiner à maltraiter le budget 2018 de la Ville comme elle a maltraité ceux des deux années précédentes.

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