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  • Travailleurs de la terre en Afrique du Sud : En finir avec le servage !

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    Il y a trente ans était créé en Suisse le Solifonds (Fonds de solidarité pour les luttes de libération sociale dans le tiers-monde). La première action de cette organisation, fondée par le parti socialiste, les syndicats et des mouvements de solidarité internationale, fut de soutenir les syndicats sud-africains, en un temps où régnait encore l'apartheid, ou Nelson Mandela était encore en prison, où 87 % du territoire sud-africain était aux mains de « blancs » ne représentant que 15 % de la population. Trente ans plus tard, alors que l'Apartheid a été aboli, que Nelson Mandela, devenu président en sortant de prison, a été honoré du Prix Nobel de la Paix, que l'Afrique du Sud est gouvernée par le Congrès National Africain (ANC), fer de lance de la lutte contre l'apartheid, seuls 6 % des terres ont été redistribuées et les ouvrières et ouvriers agricoles travaillent toujours dans des conditions  s'apparentant au servage...

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  • Soutenir les mouvements sociaux

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    Pour qu'émerge une alternative

    Partout dans le monde (comme en Espagne, hier) la pression s'accroît sur les mouvements populaires, les mouvements sociaux, les syndicats, lorsqu'ils s'opposent aux politiques d'austérité, et combattent les choix des pouvoirs politiques et économiques. Cette pression, et la répression qui l'accompagne, n'a pourtant pas conduit ces mouvements à cesser de lutter -mais pour poursuivre leur combat, ils ont plus que jamais besoin de solidarité, et d'un soutien matériel. Le Solifonds lance dont un appel de fonds pour financer l'assistance juridique à ces mouvements, l'information sur leurs luttes, l'aide à la mobilisation de celles et ceux qu'ils défendent.

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  • Colombie : Soutenir la ténacité syndicale face au désastre social

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    Le gouvernement colombien, et le président Juan Manuel Santos, prêchent les droits humains et se présentent comme leurs défenseurs, mais sur le terrain, le mouvement syndical vit au contraire l'absence de respect de ces droits, et subit les actions violentes, et parfois homicides, de ses adversaires. Le 15 février dernier, à Cali, le syndicaliste Afrain Amezquita, l'un des fondateurs du syndicat local des transports Sintramasivo, a été abattu en pleine rue, d'une balle dans la nuque, et les menaces de mort proférées par les groupes paramilitaires d'extrême-droite, liés au patronat,  pleuvent depuis sur les militants du syndicat et sur ceux de la direction de la centrale régionale de la CUT (centrale unitaire des travailleurs de Colombie). Dans les seuls mois de janvier et février, cinq syndicalistes colombiens ont été assassinés, dont deux dans la région de Valle del Cauca.

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  • Mali, Pakistan : Ouvrières à domicile et employées domestiques s'organisent

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    Des femmes sortent de l'ombre

    200 millions de femmes travaillent dans le monde comme employées domestiques ou ouvrières à domicile. Leur lot : une absolue précarité, une absolue exploitation, sept jours sur sept, pour des salaires de misère, sans contrat, sans prestations sociales. A une situation digne du XIXe siècle européen s'ajoutent les effets de la mondialisation : les entreprises sous-traitantes des grandes multinationales et les entreprises sous-traitantes de ces sous-traitants sous-traitent à leur tour à des travailleuses à domicile le travail qu'elles peuvent payer le moins possible; les ouvrières à domicile ignorent pour qui elles travaillent et à qui, en fin de compte, profite leur travail, et les employées de maison, isolées les unes des autres, méconnaissent leurs droits et sont livrées à l'arbitraire, et souvent à la violence, de leurs employeurs. Mais désormais, même au fin fond des géhennes de la périphérie, les unes et les autres s'organisent. Et notre solidarité est requise pour les y aider.

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  • Légumes bios d'Almeria : développement durable et exploitation pérenne

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    Les damnées de la serre

    Elles travaillent de neuf heures du matin à une heure du matin suivant pour emballer les légumes qui finiront dans nos supermarchés, sous l'étiquette « bio » : l'exploitation des ouvrières agricoles d'Almeria, en Andalousie, l'une des plus grandes régions maraîchères d'Europe, s'est mise au goût du jour. On y fait dans le « développement durable ». Et l'exploitation pérenne. Le SOC, syndicat de ces damnées et de ces damnés de la serre, a besoin de soutien. Le SOLIFONDS lance un appel à la solidarité pour le lui apporter. Avant d'aller acheter vos légumes à la Migros ou à la Coop du coin, pensez à celles (surtout) et ceux qui se seront épuisés à les cultiver, les laver et les emballer.

    SOLIFONDS Compte postal 80-7761-7 mail@solifonds.ch www.solifonds.ch

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  • Honduras : faire entendre la voix des syndicats et du mouvement de résistance

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    Une radio pour la démocratie et la justice

    Fin juin 2009, un putsch militaro-patronal renversait, au Honduras, le président élu, Manuel Zelaya, un homme de droite qui avait opéré un inhabituel virage politique vers la gauche (l'évolution inverse étant, nul ne l'ignore, bien plus fréquente). Les auteurs du putsch ont ensuite organisé, en novembre dernier, après s'être auto-amnistés de leur putsch, une parodie d'élection présidentielle, pour remplacer l'indocile Zelaya par une potiche plus à leur goût, Porfirio Lobo*. La résistance au putsch et à ses suites s'est organisée au sein d'un Front national de résistance populaire, évidemment réprimé par le pouvoir : intimidations, arrestations arbitraires, brutales dispersions de manifestations, assassinats de syndicalistes, exactions de commandos formés par les gros propriétaires fonciers... et tout cela dans le silence des media, tant honduriens qu'internationaux. C'est pour briser ce silence que le syndicat STIBYS et le Front de résistance populaire veulent se doter d'une radio, et ont demandé, et obtenu, le soutien du SOLIFONDS à ce projet. C'est à ce soutien que le SOLIFONDS nous appelle aujourd'hui.

    * Officiellement, la Suisse n'a pas reconnu le résultat de ces pseudo-élections, boycottées par l'opposition démocratique hondurienne, et Micheline Calmy-Rey a expliqué que la Suisse ne reconnaissant que des Etats et non des gouvernements, elle reconnaissait le Honduras et non le pouvoir des putschistes et de leurs marionnettes -mais une délégation suisse a tout de même assisté à la cérémonie d'investiture du nouveau président.

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  • Bangladesh : Un syndicat de femmes contre les bagnes du textile

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    Trois millions de personnes, dont neuf sur dix sont des femmes, travaillent dans les 4500 usines textiles du Bangladesh. Travaillent, au sens étymologique du terme, dont on sait qu'il nous vient du "tripalium" latin, c'est-à-dire d'un instrument de torture. Licenciements abusifs et abrupts, salaires de misères (quand encore ils sont versés), heures supplémentaires nocturnes non payées, travail sept jour sur sept, interdictiuon d'appartenir à un syndicat, inégalités salariales et surexploitation des femmes, licenciées dès qu'elles tombent enceintes, harcèlement sexuel. En 1995 a a été créé un syndicat, le GWUF (Garment Workiers Unity Forum), seul syndicat du textile au Bangladesh à être dirigé par des femmes. Ce syndicat est la cible constante d'attaques gouvernementales et patronales. Pour lui permettre d'y résister, il a besoin du soutien international : le SOLIFONDS nous appelle à ce soutien. Si le principe de solidarité internationale ne suffit pas à convaincre de la nécessité de soutenir les travailleuses du textile au Bangladesh, on pourra toujours invoquer le principe de précaution xénophobe : celles et ceux qui ne peuvent vivre dignement chez eux finiront, légitimement, par tenter de vivre dignement chez nous...

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  • Faire payer la crise par les plus pauvres

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    Pérou : les mineurs refusent de payer les déficits d'une multinationale suisse Faire payer la crise par les plus pauvres Le 24 novembre dernier, la compagnie minière péruvienne Perubar, qui appartient à la multinationale suisse Glencore, décidait de cesser ses activités à Chicla, dans les Andes, de licencier tous les mineurs qu'elle employait et de cesser de payer ses impôts à la commune. Motif, ou plutôt prétexte (la décision Perubar de cesser toute activité à Chicla coïncidait curieusement avec l'annonce de la création d'un syndicat national des mineurs, à l'initiative, précisément, des mineurs de Chicla) : avec la chute des prix des matières premières, l'extraction du zinc est devenue déficitaire, et la compagnie péruvienne, ni la multinationale suisse, ne veulent supporter ce déficit, fût-il temporaire. Ce sont donc aux mineurs de trinquer. A Genève, comme dans toute l'Europe, le 16 janvier prochain, des manifestations sont organisées sous le slogan "Nous ne payerons pas leur crise". Au Pérou, les travailleurs se mobilisent sous le même slogan. Et ils ont besoin de notre soutien. Le SOLIFONDS entend le leur apporter : soutenez son appel, en faveur de la Central Nacional de la Mujer Minera (CNMM, Centrale nationale des femmes de mineurs, affiliée à la Confédération unitaire du travail CUT). Soutenez la Central Nacional de la Mujer Minera (CNMM) SOLIFONDS, Quellenstrasse 25, 8031 Zurich, , Compte postal 80-7761-7 Glencore du délit Economiquement ravagé par une politique ultralibérale, engagée sous la présidence burlesque d'Alberto Fujimori mais poursuivie par ses successeurs, le Pérou a vu ses ressources économiques littéralement pillées après la privatisation des mines et le vente de licences à des multinationales, qu'on a attirées en démantelant les législations sur la protection de l'environnement et les rapports de travail. Résultat : 500 millions de dollars de dégâts environnementaux, et une précarisation massive du travail (les deux tiers des mineurs n'ont pas de contrat fixe de travail et sone engagés par des sociétés de travail temporaire). Cerise sur le gâteau : la sous-enchère fiscale. Les compagnies minières ne paient qu'un impôt de 3,8 % sur le bénéfice, alors que les salariés doivent s'acquitter de 12 % de leur revenu. C'est loin, le Perou ? Pas tant que cela, économiquement : la Suisse est le sixième importateur de ressources minières péruviennes, et la multinationale suisse Glencore est notamment propriétaire de la PERUBAR, qui lui vend sa production à des prix préférentiels pour devenir "déficitaire sur le papier" (alors qu'elle tranfère ses bénérfices à sa holding), puis ferme ses mines, licencie tous les mineurs et décide de ne plus payer ses impôts. Dans les mines qu'elle possède au Pérou (mais également en Colombie), Glencore fait des licenciements abusifs une pratique constante, et de la répression antisyndicale une règle. Glencore, c'est dans le monde une flotter de cent porte-conteneurs, cinquante entrepôts de pétrole, huit milliards de participations dans des sociétés minières ou de matières premières. La multinationale, fondée en 1974 par Marc Rich, a réalisé en 2007 un chiffre d'affaire de plus de 115 milliards de francs, et un bénéfice de plus de cinq milliards. Sur le dos de qui ? La solidarité avec les mineurs péruviens, à laquelle nous appelle le Solifonds, est une solidarité avec les victimes des décisions d'une multinationale d'origine suisse, dont le siège est en Suisse, et dont les bénéfices raflés dans le monde entier affluent en Suisse. Le 16 mai, nous défilerons à Genève sous le slogan "Nous ne paierons pas leur crise"... les mineurs péruviens doivent-ils la payer pour nous ?

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