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  • Thérapie de groupe post- et pré-électorales genevoises : Reviens, Manu !

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    On est parti samedi après-midi à la Fête de la Musique assez furax d'avoir lu les compte-rendus donnés par la presse des états d'âme de la gauche genevoise après l'élection cantonale foireuse d'il y a dix jours, et avant une élection municipale complémentaire que la droite voudrait réglée comme du papier à musique, dans quatre mois... et puis, samedi soir, on en est revenu, de la Fête de la Musique avec en tête plein d'images de foules paisibles déambulant dans la vieille ville, et plein de mélodies euphorisantes ou apaisantes... et une idée géniale, née quelque part entre les acidités balkaniques de la terrasse Agrippa d'Aubigné et les douceurs baroques de l'Auditoire Calvin : et si on (re)présentait Manu, sa notoriété, son expérience et son matelas électoral, à l'élection partielle au Conseil administratif de la Ville, hein ? D'ailleurs, le site internet de Manu est prêt. Depuis longtemps, même, y'a plus qu'à le refraîchir un peu (le site, donc...)  : www.socialiste.ch/manuel_tornare/pourquoi_mt_au_ca.html

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  • Election partielle au Conseil d'Etat genevois : C'en est fini de reculer...

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    Quelques jours après la « Tribune »  de Genève, «  Le Temps » s'est fendu, vendredi dernier, d'un édito appelant, sans appeler explicitement mais tout en appelant implicitement, à voter Maudet à l'élection du Conseil d'Etat, pour éviter la cohabitation entre un Conseil d'Etat potentiellement « de gauche » et un Grand Conseil franchement de droite. Qu'Edipresse vote Maudet n'a rien en soi de surprenant. D'ailleurs, si ça peut aider le chef de la Voirie municipale à se dépatouiller de l'« encombrant » du MCG, pourquoi pas ? D'autant que ce ne sont pas les recommandations de vote de la « Julie » et du «  Temps »  qui feront l'élection, mais la mobilisation de l'électorat de gauche derrière sa candidate...  Jeudi à 15 heures, le taux de participation s'élevait (si on peut dire) mollement à 28 % et des poussières : est-ce trop vous demander d'aller voter dimanche matin dans le local de vote de votre quartier, si vous n'avez pas encore voté par correspondance ?

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  • Présidentielles françaises et réveil de la gauche : De quoi Méluche est-il le nom ?

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    « Il y a les experts, il y a les penseurs, et puis il y a le peuple. Le peuple inattendu. C'est-à-dire des voix et des pensées que personne, ou rien, ne laissait présager », écrit Michel Butel, en couverture du deuxième numéro du désormais indispensable mensuel «L'Impossible». Inattendue, en effet, la foule qui se presse aux meetings de campagne du candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle française. Inattendu, le succès probable, en tout cas possible, de la candidature de Mélenchon (autour des 15 % d'intentions de vote, et devant Le Pen dans plusieurs des derniers sondages à peu près sérieux qui ont été publiés). Inattendue, surtout, et bienfaisante, cette renaissance, enfin, de l'« envie de politique » à la faveur de la campagne de Mélenchon.

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  • Parti socialiste suisse et politique de l'immigration : Dis Tonton, c'est quoi, « Etre de gauche » ?

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    La direction du Parti socialiste suisse lance un débat interne sur la politique d'immigration, à partir d'un « papier de position » (disponible sur www.pssuisse.ch/migration)  sur lequel les partis cantonaux, puis les sections, et enfin le congrès, en septembre, devront se prononcer. Et la simple annonce de ce débat interne a suscité un débat public. Que le PS suisse mène un débat sur l'immigration dessine en effet un enjeu important. Raison de plus pour que ce débat n'aboutisse pas à des prises de positions qui caresseraient les xénophobes dans le sens du poil. Parce que le PSS s'y perdrait, sans rien gagner de ce qu'il convoite : le retour d'un électorat populaire perdu... car « être de gauche », ce n'est pas, ou ce ne devrait pas être, une posture autoproclamatoire, mais une cohérence entre des principes et des propositions...

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  • Licenciements, délocalisations, démantèlements, austérité budgétaire... : Faire face ensemble ou tomber séparément ?

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    Plus de 2000 personnes ont manifesté samedi dernier à Nyon pour défendre le maintien du site et des emplois de Novartis à Prangins. «Vasella, t'es pas là, les indignés sont tous là», scandait-on dans le cortège. « Tous là », vraiment ? Dans tous les mouvements de résistance aux licenciements, aux délocalisations, aux démantèlement qui se succèdent, ce qui frappe, c'est plutôt l'extrême fragmentation, locale et sectorielle, de ces résistances. Novartis, Bopst, Kudelski, et demain les mobilisations pour le renouvellement des conventions collectives dans la construction, puis la métallurgie, puis La Poste et Swisscom, puis contre les mesures d'austérité budgétaires cantonales et municipales : un clou chasse l'autre, un combat succède à un autre, mais sans mobilisation générale, sans résistance globale, sans mouvement unifiant. Or nous le savons : nous ferons face ensemble, ou nous tomberons séparément.

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  • « Gauche de la gauche » : Savez-vous vous replanter dans les choux ?

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    Nouvelle plantée de la « gauche de la gauche » genevoise (et suisse) aux élections : les mêmes causes qui l'ont éjectée du parlement cantonal il y a deux ans l'ont maintenue ce week-end hors du parlement fédéral (où l'unique siège, vaudois, de cette présumée « gauche de la gauche » a également été perdu). A Genève, en tout cas, ces causes sont si connues, si précisément identifiables, qu'on s'interroge sur leur permanence :  la division, les querelles de voisinage politique, les concurrences de jardinets électoraux, les calculs d'organisations et les réglements de compte personnels. Il y a du trouble obsessionnel compulsif, là-dedans. ça devrait se soigner, mais comment ? Continuez comme ça, camarades, et votre dilemme se réduira à l'alternative que le « vote utile » de ce week-end suggère : rejoindre le PS ou disparaître du champ politique visible...

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  • « Notre mandat, nous ne le tenons que de nous-mêmes » (Lettre de Marx à Engels, 18 mai 1859)

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    La gauche, ici et maintenant, n'a nul besoin d'organisation politique nouvelle, supplémentaire ou se substituant à une organisation existante, ou l'élargissant, ou la gauchissant. Elle n'a nul besoin d'organiser une nouvelle pratique collective de prise du pouvoir ou de participation au pouvoir. Les organisations existantes suffisent à cet exercice, quoi qu'elles en fassent. Et si l'on devait définir ce qui nous manque, ce serait sans doute de quelque chose comme une  inorganisation politique  comptant sur le hasard, le désordre, le jeu et l'individualité pour subvertir l'ordre, les normes et la massification.
    Il conviendrait enfin d'en finir à la fois avec la nostalgie de l'organisation de masse, tenue par ce caractère même à  fonctionner au consensus, ou de l'organisation d'avant-garde, vouée par son avant-gardisme même à  des pratiques de pouvoir et à  des autoproclamations autoritaires, et de se constituer en réseau, ou en conspiration, ne tenant comme les premiers socialistes notre mandat que de nous-mêmes, n'ayant de comptes à  rendre à  personne : ni à  des membres, ni à  des militants, ni à  des disciples, et jamais à  des chefs. Les militants attendent des résultats, les disciples des certitudes, les chefs de la discipline.

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  • Nos partis : qu'en faire ?

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    Contemplons ce qui constitue aujourd'hui (et depuis au moins deux décennies) la base sociale des partis de gauche en Europe,  socialistes et sociaux-démocrates, mais également d'une "gauche de la gauche" ayant elle-même réduit son rôle à  ne plus être que la mauvaise conscience d'une social-démocratie oublieuse d'elle-même, et désignons-la par son nom, cette base sociale : la petite bourgeoisie. Une base sociale de rentiers et de fonctionnaires, de cadres moyens et d'universitaires, d'hommes et de femmes aux niveaux de revenu, de fortune et de salaire supérieurs à  la moyenne nationale. Les jeunes, les salariés du secteur privé sont sous-représentés. Les personnes en situation précaires absentes. Les exclus, exclus. Qu'attendre d'une telle base ? Qu'elle redéfinisse le contrat social ? Mais le contrat actuel est le sien, et sa redéfinition dans un sens socialiste, répondant aux attentes du mouvement social de contestation de l'ordre des choses et aux besoins des couches et de la classe dominées de la société, ne pourrait se faire qu'au détriment des intérêts, des situations, des acquis de cette petite bourgeoise, progressiste in pectore et conservatrice (quand elle n'est pas réactionnaire) in facto., et trop soucieuse de paraître ce qu'elle voudrait être et qu'elle n'est pas pour risquer d'en perdre même la possibilité.

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  • La gauche doit aujourd’hui son échec à elle-même. La résignation au chômage, la coupure avec les milieux populaires, des pratiques trop éloignées de nos idéaux, voilà les raisons de notre affaissement. (Lionel Jospin... en 1993...),

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    La gauche doit aujourd’hui son échec à elle-même. La résignation au chômage, la coupure avec les milieux populaires, des pratiques trop éloignées de nos idéaux, voilà les raisons de notre affaissement.
    (Lionel Jospin, en 1993, lors de sa démission de la direction du PS français)

    Le déclin du socialisme européen s’est amorcé dans le moment même (le début des années ’80) de ses grandes victoires électorales en France, en Espagne, au Portugal, en Grèce et en Italie. La social-démocratie ayant remporté les batailles qui lui importaient le plus, elle perdait la guerre qu’elle aurait dû mener dans le temps même où elle investissait les palais présidentiels et gouvernementaux. Ce qu’elle gagna en poids institutionnel, elle le perdit en hégémonie culturelle et en légitimité sociale ; elle ne tarda guère à mener la même politique que celle qu’à sa place la droite aurait menée, et fit ainsi le contraire de ce pourquoi elle avait été élue.

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  • Un spectre hante la gauche européenne : celui de son impotence

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    Un spectre hante la gauche européenne : celui de son impotence. Pour conjurer ce spectre, les intellectuels organiques de cette gauche, et de chacune de ses composantes nationales, scandent depuis un quart de siècle les mots d’ordre de la « rénovation », du big bang ou de l’aggiornamento. Ces mots d’ordre ont un présupposé commun : il y a encore quelque chose à faire avec la gauche dans l’état où l’histoire nous la laisse. Ce présupposé, nous le récusons. Il y a certes « quelque chose à faire avec la gauche », mais pour en faire tout autre chose que ce qu’elle est devenue.

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  • La sinistra in Europa non è da rinnovare, o da ricostruire, o da ripensare, o da ricomporre, ma da inventare. Radicalmente e dacapo. (Paolo Flores d'Arcais)

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    S’il fallait en un mot qualifier l’état de la gauche (1) politique en Europe, et plus précisément encore l’état de ses partis et organisations politiques, nous userions sans doute du mot « débilité », en son strict sens, qui désigne une faiblesse maladive.

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  • Pour en finir avec la gauche caviar : Rejoignez la gauche anchois !

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    gauche anchois.jpgLe PS et les Verts (et sans doute aussi la « gauche de la gauche ») réalisent des scores électoraux supérieurs à leur moyenne nationale auprès de groupes sociaux définis comme ceux des « spécialistes socioculturels » et techniques, et des scores inférieurs à leur moyenne nationale auprès des travailleurs de la production (la classe ouvrière traditionnelle), des services et des bureaux. Dans ces groupes sociaux, chez les retraités et même chez les jeunes,  l'UDC  est devenue le premier parti au plan suisse. En bref : l'UDC est devenue le parti de «  la Suisse d'en bas », des « petites gens », des « gens de peu », c'est-à-dire des couches sociales disposant de formation culturelle et professionnelle inférieure à la moyenne. Si vous en avez marre de voir des chômeurs élire les amis de ceux qui les ont licenciés, des locataires élire les copains ce ceux qui les tondent, des retraités élire ceux qui veulent les priver d'allocations, des femmes élire des gros cons qui veulent les renvoyer à la vaisselle et des jeunes voter pour des idées d'avant-hier,  et donc, si vous en avez jusque-là de la gauche caviar, rejoignez la gauche anchois !

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  • La « gauche de la gauche » genevoise se re-réunit

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    Ouf !

    Bonne nouvelle : la  « gauche de la gauche » genevoise partira sur une liste commune aux élections municipales de l'année prochaine. Le Parti du Travail, solidaritéS, les communistes, les indépendants de gauche, et  « Défense des aînés, des locataires, de l'emploi et du social » ont signé jeudi dernier un accord en treize points, reprenant l'essentiel de l'accord instituant  « A Gauche Toute ! » en 2007. En faisant liste commune, les diverses formations se situant (elles-mêmes) à  « la gauche du PS et des Verts », évitent la réédition des calamiteuses expériences de 2005 (élections cantonales), 2007 (élections nationales) et 2009 (élections cantonales) lorsque, se dispersant sur plusieurs listes, elles réussissaient l'exploit de réunir ensemble entre 12 et 15 % des suffrages sans obtenir le moindre siège. Il leur aura fallu trois échecs successifs pour comprendre, mais elles auront compris. Et c'était une condition pour que la majorité alternative se maintienne, voire se renforce, en Ville de Genève.

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  • « La Gauche », c'est parti

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    Marcher avec ses deux pieds

    « La Gauche / Linke Alternative / La Sinistra » a été officiellement fondée samedi dernier à Lausanne. Le congrès fondateur a adopté programme et statuts, désigné une coordination nationale et approuvé les grandes orientations d'un mouvement qui ne se définit pas comme un nouveau parti, mais comme un « nouveau mouvement social national », déclinable localement et régionalement.  « La Gauche » reconnaît, sans avoir ressenti le besoin de les inscrire dans ses statuts, la « double appartenance » (on pourra donc en être membre sans quitter l'organisation ou le parti dont on est déja membre, ce qui le mettra face au dilemne d'accepter eux aussi la « double appartenance » ou de déclencher une purge) et le droit de tendance. A une journaliste s'étonnant de voir un socialiste participer au congrès fondateur de « La Gauche », le socialiste en question pouvait se contenter de répondre qu'on marche mieux et plus loin avec deux jambes qu'avec une seule, même si on prend le risque de s'emmêler les pinceaux -le seul moyen de ne pas se casser la gueule étant évidemment de rester couché. Avoir un pied dans les clous et un pied en dehors, agir dans les institutions et pouvoir s'en abstraire, se doter d'un mouvement politique capable de dire clairement « non » à ce que la gauche institutionnelle accepte par résignation (la construction de nouvelles prisons, par exemple), et se battre pour ce que la gauche institutionnelle n'ose pas défendre, sans rompre avec cette gauche institutionnelle et les instruments de travail politique qu'elle offre, ne sont pas des luxes, mais une nécessité.
    Pour prendre connaissance des décisions du congrès : fredox@bluewin.ch
    Pour adhérer à La Gauche :
    http://www.la-gauche.ch/adhesion-adesione/

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  • "La Gauche" : Qu'y faire ?

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    L'auteur de ces lignes est membre du Parti socialiste (genevois, en l'occurrence, sans qu'il sache précisément si cette circonstance est aggravante ou atténuante). Il en est même un peu vice-président. Et il sera au congrès fondateur de « La Gauche », samedi, à Lausanne, ce socialiste genevois. Que diable va-t-il y faire ? Pas de l'entrisme -le PS serait d'ailleurs bien incapable d'en tirer bénéfice. Alors, quoi ? On dit qu'il faut juger un arbre à ses fruits. Certes, mais pour qu'un arbre donne des fruits, il faut bien d'abord le planter, cet arbre, et le faire pousser. On pourrait certes « attendre de voir », poser son cul dans l'herbe tendre du champ politique connu et laisser les autres tenter l'expérience de l'ouverture d'un champ politique nouveau, puisque « La Gauche » veut être autre chose qu'un parti politique de plus... mais tout de même, est-ce qu'il n'y a pas quelque urgence à contribuer à le faire naître cet espace politique nouveau, avant que toutes les volontés de le faire naître s'y soient épuisées ? C'est bien joli, se dit le socialiste de service, de continuellement donner des leçons aux autres, mais il serait peut-être temps de les suivre soi-même, ces leçons... A samedi, camarades...

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  • Congrès fondateur de « La Gauche » : Indirect du gauche

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    « La Gauche / Alternative Linke / La Sinistra » va tenir, le 29 mai prochain à Lausanne, son congrès national fondateur, au terme de rencontres unitaires organisées dans les cantons pour que se poursuive aux niveaux local et régional un processus engagé au niveau national. Ces rencontres ont réuni des militantes et militants déjà membres d'organisations politiques existantes, y compris du PS et des Verts, ou qui n'avaient jusqu'à présent pas trouvé chaussure de marche politique à leur pied gauche.  Toutes celles et tous ceux qui sont déjà membres de « La Gauche » sont évidemment invité-e-s à son premier congrès, mais également toutes celles et tous ceux que la création d'un mouvement politique qui veut faire « bouger les lignes » à gauche, sans ajouter aux organisations et mouvements déjà existants (et, à Genève, déjà en surnombre) une organisation fonctionnant selon les mêmes règles ou les mêmes réflexes. « La Gauche » admet en effet la « double appartenance », et c'est une nouveauté dans un champ politique parcellisé en autant d'organisations et de partis qu'il s'y cultivent de détestations personnelles, de concurrences électorales, de vieilles rognes mêlées de nouveaux sectarisme. On pourra donc adhérer à « La Gauche » sans quitter l'organisation ou le parti (de gauche, pour le moins) dont on est déja membre. Rompre avec le cloisonnement, la parcellisation et la concurrence, c'est  déjà, en soi, rompre avec l'un de nos maux, -et, comme l'illustre la situation de la  « gauche de la gauche » genevoise, pas le moindre...

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  • Elections régionales françaises : De la « gauche plurielle » à la « gauche solidaire » ?

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    Les résultats des élections régionales françaises sont nets : très large victoire de la gauche en métropole, déroute de la droite, résurrection du Front National, marginalisation de l'extrême-gauche (NPA, LO), partie en ordre dispersé. La gauche garde toutes les régions conquises en 2004 et y ajoute, sans majorité absolue, la Corse. Outre-mer elle perd la Guyane et la Réunion (du fait de la division de la gauche). La droite ne conserve en métropole que l'Alsace (mais Mulhouse, Colmar et Strasbourg sont à gauche), et tous les ministres en campagne ont été battus. On relèvera l'inhabituelle objectivité des commentaires des vainqueurs et des vaincus, la gravité du ton d'une droite reconnaissant sa défaite le disputant à la modestie du ton d'une gauche ne tirant aucun triomphe de sa victoire, mais reconnaissant que beaucoup de travail politique reste à faire, pour passer, comme l'y invite Martine Aubry, de feue la « gauche plurielle »  à une nouvelle « gauche solidaire » . Pour le reste, d'entre les enseignements du scrutin français, les moindres ne sont pas ceux des vertus de l'unité entre les différentes forces de gauche (Verts compris), et des conséquences de l'absence d'unité entre les différentes forces de la « gauche de la gauche ». Jean-Jack Queyranne, vainqueur en Rhône-Alpes, résume : « la gauche est toujours plus forte quand elle est unie » . Unie, pas uniforme : il faut être « capables de proposer chacun un projet, puis de se rassembler sans nier notre diversité », ponctue la Verte Cécile Duflot. A contrario, la «gauche de la gauche » est toujours insignifiante, quand elle est dispersée. Le premier ou la première qui y voit une subtile allusion à la situation genevoise a gagné.

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  • Les socialistes genevois en conclave

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    Se réinventer ou se dissoudre

    Les socialistes genevois organisent ce samedi (on n'y sera pas, l'exercice est un peu trop convenu pour y sacrifier une grasse matinée ou une manif) un petit conclave d'après défaite électorale, pour s'interroger sur les raisons de cette défaite, les conséquences à en tirer et les décisions à prendre pour remonter la pente. Or le Parti socialiste genevois n'est pas à rénover, à reconstruire, à repenser, à réorganiser ou à recomposer, mais à réinventer. Radicalement, et totalement. Il n'a guère le choix : il doit se réinventer, ou se résigner à se dissoudre, lentement mais sûrement, comme le glorieux parti radical du XIXème siècle s'est dissout en tant que parti politique (c'est-à-dire d'organisation porteuse d'un projet politique) pour se résumer et se résorber en un appareil électoral doublé d'un office de placement. Le PS est à réinventer : cela signifie la réinvention de sa ligne politique, de son programme, des ses pratiques, de sa base sociale, de son insertion institutionnelle, de son personnel politique même. Et cela signifie aussi que les promesses de le « reconstruire » ne sont que des promesses de ravalement de sa façade. Mettre un crépi neuf sur un bâti branlant peut tenir un moment. Pas longtemps. Le temps, peut-être, et encore, d'une campagne électorale. Et après ? Après, le  crépi s'écaille, le bâti se donne à voir tel qu'il est, puis s'écroule, lentement, dans l'indifférence générale.

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  • L'hexalogue de Rémy Pagani

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    Quand un Conseiller administratif a un programme politique

    Le Maire de Genève a un programme, et il l'a rendu public lundi dernier. C'est son programme à lui, Rémy Pagani, pas, ou pas encore, le programme de la Municipalité ou de l'Alternative Mais c'est un programme politique. Et c'est ce qui compte. Ses collègues, dit-on, et pas seulement l'unique représentant de la droite municipale, Pierre Maudet, se seraient quelque peu offusqués de la méthode : annoncer six propositions sans qu'elles aient été préalablement débattues au sein de l'exécutif. Et annoncer des propositions qui ne concernent pas son propre dicastère, mais ceux des autres. C'est que la logique des enclosures politiques continue de régner à Piogre : chacun chez soi, dans son ministère, maître de son pré, y broutant seul, et que les autres n'y mettent pas le mufle, sinon on ira se plaindre de « rupture de collégialité »

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  • Que peut-on faire encore de la gauche ?

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    CC347.jpgRisorgimento

    Un spectre hante le socialisme européen : celui de son impotence. Pour conjurer ce spectre, les intellectuels organiques du mouvement socialiste scandent depuis un quart de siècle les mots d'ordre de la " rénovation ", du " big bang " ou de l' " aggiornamento ". Ces mots d'ordre ont un présupposé commun : il y a encore quelque chose à faire avec la gauche dans l'état où l'histoire nous la laisse. Ce présupposé, nous le récusons. Il y a certes " quelque chose à faire avec la gauche ", mais pour en faire tout autre chose que ce qu'elle est devenue. La réforme ou la recomposition de la gauche telle qu'elle est, c'est-à-dire telle que nous en héritons, est à la fois hors délai et hors sujet. Hors délai, parce qu'il est trop tard et que le double fardeau de l'impuissance social-démocrate et de l'imposture stalinienne n'est pas à alléger, mais à abandonner. Hors sujet, parce que les bases théoriques, la culture politique, les thèmes privilégiés et les méthodes d'action traditionnelles de la gauche, ne répondent plus à rien de ce qui doit désormais nous requérir et dont, paradoxalement, nous pouvons trouver prémices aux origines du mouvement dont nous disons encore participer et dont nous constatons la sénescence. La gauche socialiste, dans le PS ou hors du PS, n'a pas besoin d'un " aggiornamento ", mais d'un " risorgimento ", d'une résurgence de ses ambitions fondatrices et de sa radicalité première.

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