Solidarité - Page 4

  • Afrique du nord, Proche Orient, Moyen-Orient : Le printemps des peuples ?

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    Affiche manif.jpgAfrique du nord, Proche Orient, Moyen-Orient : Le printemps des peuples ?

    En Tunisie, en Egypte, en Algérie, au Yemen, en Jordanie, les peuples se soulèvent pour leurs droits démocratiques et sociaux. Ils affrontent les forces de répression d'Etats policiers, ils s'efforcent de chasser des dictateurs mafieux adoubés par les grandes puissances occidentales, les grandes entreprises et les organismes économiques et financiers internationaux. Leur mobilisation se heurte autant à la répression qu'à des tentatives de récupération qui visent à pérenniser les mêmes politiques avec un personnel renouvelé, en changeant le moins possible les systèmes en place, mais en les débarrassant simplement d'encombrants prédateurs. Le 11 février à Genève nous manifesterons (17 heures 30, Place de Neuve) notre solidarité avec ce nouveau, et précoce, « printemps des peuples ». Pour qu'il ne finisse pas comme le précédent : par l'été des récupérateurs.

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  • Renvois forcés : ça suffit !

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    URGENT: Pétition de soutien pour la libération de Monsieur Onur Yörüklü


    Nous vous invitons à signer en urgence la pétition lancée par la « Maison populaire de Genève » pour la libération de Monsieur Onur Yörüklü, détenu dans la prison administrative de Frambois après son arrestation dans un centre d'accueil. Onur Yörüklü est un ressortissant turc d'origine kurde, condamné à trois ans de prison en Turquie pour des raisons politiques, et risquant pour les mêmes raisons une peine de vingt ans de prison supplémentaires. Il a donc fui la Turquie en passant par la Grèce. La Suisse veut le renvoyer en Grèce, en prétextant le principe du  « pays tiers sûr », alors qu'il n'a passé que trois jours en Grèce,  sans y déposer une demande d'asile. Onur Yörüklü a passé déjà sept mois en Suisse. Il mène depuis huit jours une grève de la faim. Les Conventions de Genève ne sont donc pas respectées par la Suisse dans cette situation, puisqu'en réalité, la Suisse est le pays de premier accueil de ce requérant d'asile, la Grèce n'ayant été qu'un pays de transit, dans lequel Onur Yörüklü n'a déposé aucune demande d'asile.  Vous trouverez la pétition et un texte explicatif complémentaire des raisons de son enfermement à Genève sur le site de la Maison populaire de Genève :

    <http://www.assmp.org/spip.php?article521>

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  • Perou : syndicats et mouvements populaires contre une multinationale suisse

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    Glencore à corps

    Du nord au sud du Pérou s'étend une  « ceinture minière » où des entreprises étrangères ayant acquis, la corruption aidant, de vastes concessions d'extraction, rasent des montagnes et truffent le sous-sol de galerie d'où elles sortent de l'or, du zinc, du cuivre, de l'étain, de l'argent, du fer, du plomb -tous métaux dont elles font commerce, accumulant les profits pendant qu'autour de leurs mines la pauvreté sévit : dans les neuf provinces mises en coupe réglée par les multinationales, elle atteint entre 50 et 60 % de la population. La richesse tirée des métaux extraits du Pérou est exportée -la pauvreté, elle, reste sur place. D'entre les multinationale à qui le gouvernement péruvien a bradé les richesses du Pérou, et qui recourent à la calomnie, à la violence et aux licenciements collectifs comme à des pratiques habituelles, une multinationale suisse, Glencore, et une société dont elle est la principale actionnaire, Xstrata. Glencore, conglomérat d'entreprises présentes dans le monde entier, est basée à Zoug (certainement pour la joliesse du lac). Son chiffre d'affaire a dépassé les 106 milliards (on a bien dit  « milliards »...) de dollars en 2009, pour un bénéfice de plus de 2,7 milliards. En face, les mouvements sociaux locaux tentent de s'organiser. Ils ont besoin de notre soutien :
    Solifonds      www.solifonds.ch Compte de chèques 80-7761-7

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  • Le Triumph de la volonté (de licencier)

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    Suisse, Philippines, Thaïlande : Le Triumph de la volonté (de licencier)

    En 2009, la multinationale Triumph, domiciliée en Suisse, et qui fait dans le sous-vêtement, a licencié 3500 ouvrières aux Philippines et en Thaïlande, puis 253 en Suisse, à Deisswil (Berne). Triumph ne se distingue pas du commun des multinationales : partout, on licencie, on précarise, on baisse les salaires, on transfère les coûts sociaux sur les collectivités publiques (ou sur la charité privée), on détériore les conditions de travail, on affaiblit les protections de la santé, on s'attaque aux droits syndicaux. Mais si en Suisse il est (encore) possible de négocier des plans sociaux, aux Philippines, les ouvrières licenciées le sont sans filet, et se retrouvent à la rue, malgré les obligations légales et les appels à le négociation. Et contre le syndicat des ouvrières du textile, c'est la police qu'on envoie. Le SOLIFONDS
    (www.solifonds.ch) participe au soutien aux ouvrières du textile aux Philippines et en Thaïlande, et à leurs syndicats.

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  • Oliver Twist again...

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    215 millions d'enfants au travail dont 115 millions au travail dangereux

    A l'occasion de la Conférence internationale sur le travail des enfants, qui rassemble plus de 80 pays à La Haye, au Pays Bas, les 10 et 11 mai, le Bureau international du travail (BIT) a rendu public un rapport quadriennal dans lequel il s'inquiète du relâchement des efforts déployés pour éradiquer les pires formes de travail des enfants. De son côté, L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'inquiète du travail des enfants dans la pêche, alors que ce secteur est une des activités professionnelles les plus dangereuses au monde. A l'échelle mondiale, 132 millions de filles et de garçons âgés de 5 à 14 ans travaillent dans l'agriculture, la pêche pêche et l'aquaculture. En 2006, pourtant, le deuxième rapport quadriennal du BIT était encourageant. Partout dans le monde, le travail des enfants était en fort recul et une éradication complète de ces pires formes pouvait être envisagée par le BIT à l'horizon 2016. Quatre ans plus tard, l'optimisme s'est dissout dans la réalité, sans même que l'on tienne compte des effets de la crise économique mondiale : le nombre d'enfants travaillant dans le monde est passé de 222 à 215 millions, soit une baisse de 3% seulement entre 2004 et 2008, souligne le BIT dans sont troisième rapport quadriennal intitulé « Accélérer l'action contre le travail des enfants ».

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  • Honduras : faire entendre la voix des syndicats et du mouvement de résistance

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    Une radio pour la démocratie et la justice

    Fin juin 2009, un putsch militaro-patronal renversait, au Honduras, le président élu, Manuel Zelaya, un homme de droite qui avait opéré un inhabituel virage politique vers la gauche (l'évolution inverse étant, nul ne l'ignore, bien plus fréquente). Les auteurs du putsch ont ensuite organisé, en novembre dernier, après s'être auto-amnistés de leur putsch, une parodie d'élection présidentielle, pour remplacer l'indocile Zelaya par une potiche plus à leur goût, Porfirio Lobo*. La résistance au putsch et à ses suites s'est organisée au sein d'un Front national de résistance populaire, évidemment réprimé par le pouvoir : intimidations, arrestations arbitraires, brutales dispersions de manifestations, assassinats de syndicalistes, exactions de commandos formés par les gros propriétaires fonciers... et tout cela dans le silence des media, tant honduriens qu'internationaux. C'est pour briser ce silence que le syndicat STIBYS et le Front de résistance populaire veulent se doter d'une radio, et ont demandé, et obtenu, le soutien du SOLIFONDS à ce projet. C'est à ce soutien que le SOLIFONDS nous appelle aujourd'hui.

    * Officiellement, la Suisse n'a pas reconnu le résultat de ces pseudo-élections, boycottées par l'opposition démocratique hondurienne, et Micheline Calmy-Rey a expliqué que la Suisse ne reconnaissant que des Etats et non des gouvernements, elle reconnaissait le Honduras et non le pouvoir des putschistes et de leurs marionnettes -mais une délégation suisse a tout de même assisté à la cérémonie d'investiture du nouveau président.

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  • Un carton jaune pour le foot-pognon ?

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    « Non à l'exploitation lors de Coupes du monde de football »

    L'Œuvre suisse d'entraide ouvrière (OSEO) a lancé hier a pétition « Hor$jeu - Un carton jaune pour Sepp Blatter! ». La pétition* exanstoss.jpgige de la Fédération internationale du foot-pognon (la FIFA) qu'elle s'engage activement contre l'exploitation et pour le respect des droits humains lors de Coupes du monde de football. La FIFA devrait imposer aux sponsors et aux entreprises de construction des stades et autres équipements induits par les mondiaux de foot qu'ils et elles versent des salaires suffisants pour vivre et respectent les normes fondamentales du travail. Les pays et entreprises qui ne sont pas disposés à remplir ces conditions ne devraient plus pouvoir organiser de Coupe du monde ou assumer de travaux en lien avec cette dernière. Et après les jeux du cirque, une fois les télés parties, la FIFA gavée et les supporters décuités, la plèbe locale retourne à la normalité de l'exploitation ?

    * La pétition peut être signée sur
    www.horsjeu-afriquedusud.ch/

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  • Journée internationale des Rroms : une verbeuse indifférence

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    Vous en êtes-vous aperçus, en avez-vous ewntendu parler ? jeudi dernier, 8 avril, c'était la « Journée internationale des Rroms ». Une journée pour douze millions de Manouches, de Tziganes, de Gitans, de Romanichels, de Bohémiens -bref, une journée pour Esmeralda et ses frères. Et ce jour là, à Cordoue, s'ouvrait un « sommet européen », le deuxième du genre, consacré aux Rroms européens. Un sommet bidon, réunissant des seconds couteaux accouchant d'une déclaration creuse, ne contenant aucun engagement concret. Fallait-il seulement s'attendre à autre chose qu'à cette indifférence verbeuse ? Simple curiosité : à Genève, où la Ville et le canton semblent mener deux politiques diamétralement opposées à l'égard des Rroms, la première s'attachant à les héberger, le second à les pourchasser, combien de Rroms ont été interpellés, amendés, rackettés, ce jeudi 8 avril, « journée internationale des Rroms » ? Pour eux, sans doute, une journée comme toutes les autres, à Genève comme ailleurs...

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  • Répression politique, culturelle et syndicale en Turquie

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    Répression politique, culturelle et syndicale en Turquie : L'enfermement au Sérail

    En 2009, près de 13'000 personnes ont été arrêtées en Turquie pour des motifs politiques, ou liés à l'action syndicale. Près de 1500 dirigeants, cadres, élus du parti politique kurde sont en prison. 35 journalistes et écrivains sont également emprisonnés. 49 de ces prisonniers politiques sont dans un état de santé alarmant, et de jour en jour aggravé faute de soins. On connaît le cas du syndicaliste genevois Murad Akincilar, arrêté le 30 septembre à Istambul. Il faut y ajouter celui de Muharrem Erbey, vice-président de l'Association turque de défense des droits humains HD, arrêté et emprisonné après avoir, à Genève, dénoncé les violations des droits humains en Turquie.

    SAMEDI 27 MARS, GENEVE
    Pour les prisonniers politiques en Turquie
    Rassemblement 14 heures, zone piétonne du Mont-Blanc
    organisation : Comité de soutien à Murad Akincilar

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  • Bangladesh : Un syndicat de femmes contre les bagnes du textile

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    Trois millions de personnes, dont neuf sur dix sont des femmes, travaillent dans les 4500 usines textiles du Bangladesh. Travaillent, au sens étymologique du terme, dont on sait qu'il nous vient du "tripalium" latin, c'est-à-dire d'un instrument de torture. Licenciements abusifs et abrupts, salaires de misères (quand encore ils sont versés), heures supplémentaires nocturnes non payées, travail sept jour sur sept, interdictiuon d'appartenir à un syndicat, inégalités salariales et surexploitation des femmes, licenciées dès qu'elles tombent enceintes, harcèlement sexuel. En 1995 a a été créé un syndicat, le GWUF (Garment Workiers Unity Forum), seul syndicat du textile au Bangladesh à être dirigé par des femmes. Ce syndicat est la cible constante d'attaques gouvernementales et patronales. Pour lui permettre d'y résister, il a besoin du soutien international : le SOLIFONDS nous appelle à ce soutien. Si le principe de solidarité internationale ne suffit pas à convaincre de la nécessité de soutenir les travailleuses du textile au Bangladesh, on pourra toujours invoquer le principe de précaution xénophobe : celles et ceux qui ne peuvent vivre dignement chez eux finiront, légitimement, par tenter de vivre dignement chez nous...

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  • Les vautours sur Haïti

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    famine2.jpgComme un vol de gerfauts hors du charnier natal...

    Les charniers attirent les charognards : Sur Haïti se sont abattus des vols de vautours, des « mercernaires de la foi » venus, pour reprendre les termes d'un brave curé de Martissant, « prospérer sur la misère » et les fosses communes : évangélistes, scientologues, illuminés de toutes lueurs, sermonneurs, baptisant à la chaîne et soignant par des versets bibliques (sans concurrence coranique, on a beau être partisans du libre marché, on se satisfait de détenir le monopole de la distribution d'opium du peuple), agissant sans contrôle mais souvent sous la protection armée des troupes américaines, engorgeant l'aéroport en retardant l'arrivée de fournitures vitales (dont des médicaments)... L'un de ces charognards, cité par « Le Courrier », explique : « On va là où Dieu nous appelle, en Afghanistan s'il le faut ». Dieu est prudent : Haïti étant plus sûre, ils sévissent en Haïti.

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  • Haïti avant, Haïti après

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    "Au bout du petit matin, cette ville inerte et ses au-delà de lèpres, de consomption., de famines, de peurs tapies dans les ravins, de peurs juchées dans les arbres, de peurs creusées dans le sol, de peurs en dérive dans le ciel, de peurs amoncelées et ses fumerolles d'angoisses" (Aimé Césaire, Cahier d'un retour au pays natal).

    Haïti avant, Haïti après

    Haïti après le séisme : 200'000 morts, pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de téléphone, pas de services publics, le manque de nourriture et de soins, un pouvoir politique hébété,  les cadavres empilés puis balancés au bulldozer dans des fosses communes, ou pourrissant sous les décombres. Haïti avant le séisme : pas d'eau courante, ni d'électricité, ni de téléphone pour la majorité de la population, des services publics défaillants, la sous-alimentation, les épidémies, l'analphabétisme, un pouvoir politique illusoire.  Un écrivain breton (Xavier Grall, je crois) écrivit de l'Irlande qu'elle avait "l'habitude du malheur"... et Haïti, donc, misérable avant le séisme, misérable et détruite après... mais son malheur ne doit rien à une quelconque fatalité. Le séisme relève d'une mécanique, celle de la tectonique des plaques, et la misère est un produit de l'histoire, celle du génocide des indigènes, de la déportation des esclaves, du colonialisme, de l'extorsion de fonds en punition de l'indépendance, de l'opposition séculaire entre une bourgeoisie mulâtresse héritière du colonialisme et une majorité "noire"  héritière de l'esclavage, puis des dictatures installées sur ce racket en exploitant la mémoire de  la déportation, du colonialisme et de la libération.


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  • Libérez Murad Akincilar !

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    murad.jpgDéjà trois mois de détention arbitraire

    Murad Akincilar, syndicaliste et militant des droits humains, secrétaire syndical Unia à Genève, est retourné en juillet dans son pays natal, la Turquie, afin d'y poursuivre ses engagements syndicaux et d'y faire progresser les droits humains. Le mercredi 30 septembre 2009, Murad Akincilar a été arrêté à Istanbul à son domicile par des agents en civil. Interné sur la base de soupçons dans le cadre d'une procédure d'exception, Murad Akincilar n'est ni inculpé, ni prévenu. Il n'a pas connaissance des accusations portées contre lui et ne peut donc s'en défendre. Il est toujours en prison, et sa santé est menacée. Il est privé de ses droits élémentaires : le contact avec sa famille et son avocate, la connaissance des charges retenues contre lui, des conditions de détention décentes conformément aux engagements internationaux de la Turquie.Il a besoin d'un soutien matériel (notamment financier, pour sa défense), et la mobilisation pour sa libération doit se poursuivre.
    UNIA organise
    VENDREDI 4 DECEMBRE dès 18 heures, dans la grande salle du syndicat (5 chemin Surinam) une SOIREE DE SOLIDARITE, au prix d'entrée de 20 FS, dont le bénéfice sera versé sur le compte du Comité de soutien.

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  • Réinventer l'internationalisme

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    " La solidarité internationale, si elle n'est pas dégradée en moralisme de chrétiens gauchistes, ne peut être qu'une solidarité entre les révolutionnaires "
    (I.S. avril 1962)

    La décomposition, lente, trop lente, des conceptions bureaucratiques et étatistes du socialisme, a laissé ces idéologies présentes, faisandées certes, mais encore consommables pour ceux que les fumets de moisissure mettent en appétit. Et là où se sont, apparemment, effondrés le " système soviétique " et ses succédanés, ont réapparu d'anciennes pestilences que le stalinisme avait gelées. La décomposition de l' internationalisme stalinien a annoncé la décomposition du léninisme lui-même -mais elle n'est pas la fin de l'internationalisme ; bien plutôt fut-elle la condition de sa renaissance possible. Il fallait se débarrasser de ces oripeaux et se libérer de ces chaînes : aujourd'hui, le fantôme du Comintern ne nous hante plus. Il nous reste à exorciser celui du tiers-mondisme.

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  • Faire payer la crise par les plus pauvres

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    Pérou : les mineurs refusent de payer les déficits d'une multinationale suisse Faire payer la crise par les plus pauvres Le 24 novembre dernier, la compagnie minière péruvienne Perubar, qui appartient à la multinationale suisse Glencore, décidait de cesser ses activités à Chicla, dans les Andes, de licencier tous les mineurs qu'elle employait et de cesser de payer ses impôts à la commune. Motif, ou plutôt prétexte (la décision Perubar de cesser toute activité à Chicla coïncidait curieusement avec l'annonce de la création d'un syndicat national des mineurs, à l'initiative, précisément, des mineurs de Chicla) : avec la chute des prix des matières premières, l'extraction du zinc est devenue déficitaire, et la compagnie péruvienne, ni la multinationale suisse, ne veulent supporter ce déficit, fût-il temporaire. Ce sont donc aux mineurs de trinquer. A Genève, comme dans toute l'Europe, le 16 janvier prochain, des manifestations sont organisées sous le slogan "Nous ne payerons pas leur crise". Au Pérou, les travailleurs se mobilisent sous le même slogan. Et ils ont besoin de notre soutien. Le SOLIFONDS entend le leur apporter : soutenez son appel, en faveur de la Central Nacional de la Mujer Minera (CNMM, Centrale nationale des femmes de mineurs, affiliée à la Confédération unitaire du travail CUT). Soutenez la Central Nacional de la Mujer Minera (CNMM) SOLIFONDS, Quellenstrasse 25, 8031 Zurich, , Compte postal 80-7761-7 Glencore du délit Economiquement ravagé par une politique ultralibérale, engagée sous la présidence burlesque d'Alberto Fujimori mais poursuivie par ses successeurs, le Pérou a vu ses ressources économiques littéralement pillées après la privatisation des mines et le vente de licences à des multinationales, qu'on a attirées en démantelant les législations sur la protection de l'environnement et les rapports de travail. Résultat : 500 millions de dollars de dégâts environnementaux, et une précarisation massive du travail (les deux tiers des mineurs n'ont pas de contrat fixe de travail et sone engagés par des sociétés de travail temporaire). Cerise sur le gâteau : la sous-enchère fiscale. Les compagnies minières ne paient qu'un impôt de 3,8 % sur le bénéfice, alors que les salariés doivent s'acquitter de 12 % de leur revenu. C'est loin, le Perou ? Pas tant que cela, économiquement : la Suisse est le sixième importateur de ressources minières péruviennes, et la multinationale suisse Glencore est notamment propriétaire de la PERUBAR, qui lui vend sa production à des prix préférentiels pour devenir "déficitaire sur le papier" (alors qu'elle tranfère ses bénérfices à sa holding), puis ferme ses mines, licencie tous les mineurs et décide de ne plus payer ses impôts. Dans les mines qu'elle possède au Pérou (mais également en Colombie), Glencore fait des licenciements abusifs une pratique constante, et de la répression antisyndicale une règle. Glencore, c'est dans le monde une flotter de cent porte-conteneurs, cinquante entrepôts de pétrole, huit milliards de participations dans des sociétés minières ou de matières premières. La multinationale, fondée en 1974 par Marc Rich, a réalisé en 2007 un chiffre d'affaire de plus de 115 milliards de francs, et un bénéfice de plus de cinq milliards. Sur le dos de qui ? La solidarité avec les mineurs péruviens, à laquelle nous appelle le Solifonds, est une solidarité avec les victimes des décisions d'une multinationale d'origine suisse, dont le siège est en Suisse, et dont les bénéfices raflés dans le monde entier affluent en Suisse. Le 16 mai, nous défilerons à Genève sous le slogan "Nous ne paierons pas leur crise"... les mineurs péruviens doivent-ils la payer pour nous ?

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  • L'autre Maghreb

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    Collecte de fonds pour la solidarité avec les luttes de libération sociale
    Soutenir les mouvements sociaux du Maghreb


    Tous les pays du Maghreb sont traversés par la même contradiction, entre une société fondamentalement démocratique, ou aspirant à l'être, et aspirant à se voir reconnue comme telle par le pouvoir politique qu'elles subissent, et des régimes qui s'acharnent, plus ou moins violemment, mais avec la même constance, à leur nier ce droit. " Face à l'arbitraire des régimes et à la restriction des espaces de liberté, le chemin est certes long, tortueux et semé d'embûches, mais nous sommes convaincus qu'un autre Maghreb est possible ",. ont ainsi affirmé les organisateurs du Forum Social Maghrébin qui s'est tenu l'été dernier au Maroc. Le SOLIFONDS lance un appel au soutien financier de deux combats dans trois pays : celui pour les droits des femmes au Maroc, celui pour les libertés syndicales en Tunisie et en Algérie.

    Les mouvements sociaux au Maroc, en Tunisie et en Algérie ont pris une ampleur telle que leur voix et leur combat pour la démocratie, les droits humains, les libertés fondamentales, et contre le bradage des richesses nationales, la corruption et la répression, ne peut plus, ne doit plus, être ignoré. Le SOLIFONDS lance un appel, auquel nous vous invitons vivement à répondre, au financement du soutien à la Confédération générale tunisienne du Travail (CGTT), au Syndical national autonome algérien des personnels de l'administration publique (SNAPAP) et à la Ligue démocratique marocaine pour les droits de la femme (LDDF). En Algérie comme en Tunisie, les syndicats officiels (l'UGTT et l'UGTA) ne sont plus, depuis longtemps, que des bureaucraties rentières au service du pouvoir en place ; au Maroc, malgré la promulgation en 2004 d'un nouveau code de la famille supposé être " progressiste ", le système juridique et les pratiques sociales restent, à l'encontre des femmes, discriminatoires et violents. Les syndicats libres et les mouvements des femmes sont au Maghreb à la pointe du combat de la société elle-même pour la démocratie, contre des pouvoirs qui ne craignent rien tant que l'émergence de ce mouvement social, son implantation nationale et ses pratiques de formation et d'organisation, " à la base ", de militantes et de militants capables de résister à la fois à la répression et à l'instrumentalisation.

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  • Politique d'asile : Le dur désir de durcir

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    On ne s'attendait pas à autre chose, on n'est donc ni surpris, ni déçus, ni scandalisés : la politique d'asile qu'entend mener Eveline Widmer-Schlumpf est la même que celle que menait Christoph Blocher. Un projet de révision des lois sur l'asile et les étranger va être mis en consultation : il durcit encore la politique d'asile de notre terre d'asile, devenue terre du refus de l'asile : Admission provisoire (au lieu d'un statut de réfugié) pour les objecteurs de conscience et les déserteurs, suppression de la possibilité de déposer une demande d'asile dans les ambassades, interdiction faite (sous peine d'amende) aux requérants d'asile de participer à des manifestations en Suisse ou de critiquer son pays sur internet…

    Cité interdite du refuge…

    Dénoncée comme traîtresse par l'UDC, la Conseillère fédérale Widmer-Schlumpf se taille un bel uniforme de garde-frontière xénophobe pour rassurer ses anciens amis : elle n'est pas moins xénophobe que son prédécesseur, si elle l'est plus suavement. Sa politique est celle de la Suisse. Doit-on se résigner à ce qu'elle soit aussi celle de Genève ? Genève est le siège du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, et le texte fondamental du droit international d'asile est une convention signée à Genève. Faudra-t-il que Genève s'émancipe de la Suisse pour que la " Cité du Refuge " reste fidèle à son propre héritage, et réponde à l'écho de son nom ? Si l'inconscience des électrices et électeurs nous y expédie, nous proposerons donc à la Constituante d'inscrire dans le projet de nouvelle Constitution genevoise les principes suivants -et peu nous chaut qu'ils soient ou non compatibles avec le droit fédéral :

    - Toute personne persécutée dans son pays a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile auprès de la République.

    - Aucune autorité, instance ou force de la République ne doit concourir à l'expulsion vers un pays où elle court un risque sérieux de mort, de torture ou de traitement inhumain ou dégradant, d'une personne ayant sollicité l'asile de la République.

    - Les édifices religieux, les bâtiments de l'Université, le siège du gouvernement de la République, le siège du Parlement de la République et les Mairies sont réputés lieux d'asile, inviolables sauf sur demande expresse, respectivement des organes décisionnaires des institutions propriétaires des édifices religieux, du Rectorat de l'Université, du Conseil d'Etat, du Bureau du Grand Conseil ou du Conseil administratif.

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