Solidarité - Page 4

  • Travailleurs de la terre en Afrique du Sud : En finir avec le servage !

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    Il y a trente ans était créé en Suisse le Solifonds (Fonds de solidarité pour les luttes de libération sociale dans le tiers-monde). La première action de cette organisation, fondée par le parti socialiste, les syndicats et des mouvements de solidarité internationale, fut de soutenir les syndicats sud-africains, en un temps où régnait encore l'apartheid, ou Nelson Mandela était encore en prison, où 87 % du territoire sud-africain était aux mains de « blancs » ne représentant que 15 % de la population. Trente ans plus tard, alors que l'Apartheid a été aboli, que Nelson Mandela, devenu président en sortant de prison, a été honoré du Prix Nobel de la Paix, que l'Afrique du Sud est gouvernée par le Congrès National Africain (ANC), fer de lance de la lutte contre l'apartheid, seuls 6 % des terres ont été redistribuées et les ouvrières et ouvriers agricoles travaillent toujours dans des conditions  s'apparentant au servage...

    www.solifonds.ch

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  • Le 1er Mai, qu'en faire ?

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    Fête du Travail ou des travailleurs et des travailleuses ?

    Que célèbrera-t-on, un peu partout, mardi prochain, 1er mai ? A Paris, chacun aura son Premier Mai à lui (ou à elle). Fête de Jeanne d'Arc pour le Front National et Marine Le Pen; Fête du Travail, le vrai, le sien, celui qu'il veut à tout prix garder, pour Nicolas Sarkozy; Fête des Travailleurs pour la gauche et les syndicats. Et à Genève, une semaine après le plus gros licenciement collectif de l'histoire locale (la fermeture de Serono par la multinationale allemande Merck, la suppression de 1250 postes de travail, le licenciement pur et simple de plusieurs centaines de salariées et de salariés), que fera-t-on de cette journée ? A Paris, , les syndicats et la gauche veulent, selon le mot de Mélenchon, faire du 1er Mai « un moment stupéfiant d'unité et de puissance ». Mais pour célébrer quoi, ce « moment d'unité et de puissance » ? Pas « le travail », comme le voudrait Sarkozy, mais celles et ceux qui y sont contraints...

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  • Colombie : Soutenir la ténacité syndicale face au désastre social

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    Le gouvernement colombien, et le président Juan Manuel Santos, prêchent les droits humains et se présentent comme leurs défenseurs, mais sur le terrain, le mouvement syndical vit au contraire l'absence de respect de ces droits, et subit les actions violentes, et parfois homicides, de ses adversaires. Le 15 février dernier, à Cali, le syndicaliste Afrain Amezquita, l'un des fondateurs du syndicat local des transports Sintramasivo, a été abattu en pleine rue, d'une balle dans la nuque, et les menaces de mort proférées par les groupes paramilitaires d'extrême-droite, liés au patronat,  pleuvent depuis sur les militants du syndicat et sur ceux de la direction de la centrale régionale de la CUT (centrale unitaire des travailleurs de Colombie). Dans les seuls mois de janvier et février, cinq syndicalistes colombiens ont été assassinés, dont deux dans la région de Valle del Cauca.

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  • Accident de Sierre : La compassion, bien sûr, et puis ?

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    Pas de mots aujourd'hui. Mais des actes demain...

    22 enfants, leurs deux chauffeurs, leurs quatre accompagnants, meurent dans un accident d'autocar, dans un tunnel valaisan. Ni la présidente de la Confédération suisse, ni le Premier ministre du Royaume de Belgique, ne trouvent « les mots justes » à adresser aux familles des victimes et aux rescapés. Mais s'il n'y a pas de mots pour dire à leurs familles ce que nous pouvons ressentir après la mort absurde de 22 enfants dans un accident d'autocar, il faudra bien, pour paraphraser à la fois l'Ecclésiaste et Spinoza, qu'il y ait un temps pour « ni prier, ni pleurer, mais comprendre et agir ». Il n'y a pas encore de mots, mais il faudra qu'il y en ait (et d'abord  ceux-ci : pourquoi transporter des enfants de Belgique en Suisse en autocar, et pas en train ? ), suivis d'actes pour éviter que pareil drame se reproduise.

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  • Mali, Pakistan : Ouvrières à domicile et employées domestiques s'organisent

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    Des femmes sortent de l'ombre

    200 millions de femmes travaillent dans le monde comme employées domestiques ou ouvrières à domicile. Leur lot : une absolue précarité, une absolue exploitation, sept jours sur sept, pour des salaires de misère, sans contrat, sans prestations sociales. A une situation digne du XIXe siècle européen s'ajoutent les effets de la mondialisation : les entreprises sous-traitantes des grandes multinationales et les entreprises sous-traitantes de ces sous-traitants sous-traitent à leur tour à des travailleuses à domicile le travail qu'elles peuvent payer le moins possible; les ouvrières à domicile ignorent pour qui elles travaillent et à qui, en fin de compte, profite leur travail, et les employées de maison, isolées les unes des autres, méconnaissent leurs droits et sont livrées à l'arbitraire, et souvent à la violence, de leurs employeurs. Mais désormais, même au fin fond des géhennes de la périphérie, les unes et les autres s'organisent. Et notre solidarité est requise pour les y aider.

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  • Légumes bios d'Almeria : développement durable et exploitation pérenne

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    Les damnées de la serre

    Elles travaillent de neuf heures du matin à une heure du matin suivant pour emballer les légumes qui finiront dans nos supermarchés, sous l'étiquette « bio » : l'exploitation des ouvrières agricoles d'Almeria, en Andalousie, l'une des plus grandes régions maraîchères d'Europe, s'est mise au goût du jour. On y fait dans le « développement durable ». Et l'exploitation pérenne. Le SOC, syndicat de ces damnées et de ces damnés de la serre, a besoin de soutien. Le SOLIFONDS lance un appel à la solidarité pour le lui apporter. Avant d'aller acheter vos légumes à la Migros ou à la Coop du coin, pensez à celles (surtout) et ceux qui se seront épuisés à les cultiver, les laver et les emballer.

    SOLIFONDS Compte postal 80-7761-7 mail@solifonds.ch www.solifonds.ch

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  • Algérie : Les « citoyens journalistes » des syndicats autonomes

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    Briser le silence

    Contrairement à la Tunisie, à l'Egypte, au Yemen, à la Syrie, l'Algérie n'est pas entrée en insurrection. Elle a encore sur le coeur les 200'000 morts et disparus qui ont, en vingt ans plombés, suivie la brève éclaircie démocratique de la fin des ann'es '80, après les émeutes de 1988 et la chute, pour un temps, du système de parti unique, le parti n'étant d'ailleurs lui-même que le paravent de la police politico-militaire. Sous l'éteignoir policier, militaire et politique, toutefois, la révolte gronde  Le pouvoir a fait les concessions qui lui coûtent le moins (la levée de l'état d'urgence, par exemple, mais après vingt ans...), mais tient ferme sur l'essentiel : la mainmise sur les ressources économiques, le contrôle du champ politique... et du champ médiatique. Pour échapper à ce contrôle, les syndicats autonomes ont mis sur pied un réseau de « citoyens journalistes », pour informer les Algériennes et les Algériens des luttes menées par les mouvements sociaux, et mobiliser la population pour la défense de ses droits et de ses libertés. Le SOLIFONDS appelle à soutenir ce projet des syndicats autonomes : www.solifonds.ch

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  • Afrique du nord, Proche Orient, Moyen-Orient : Le printemps des peuples ?

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    Affiche manif.jpgAfrique du nord, Proche Orient, Moyen-Orient : Le printemps des peuples ?

    En Tunisie, en Egypte, en Algérie, au Yemen, en Jordanie, les peuples se soulèvent pour leurs droits démocratiques et sociaux. Ils affrontent les forces de répression d'Etats policiers, ils s'efforcent de chasser des dictateurs mafieux adoubés par les grandes puissances occidentales, les grandes entreprises et les organismes économiques et financiers internationaux. Leur mobilisation se heurte autant à la répression qu'à des tentatives de récupération qui visent à pérenniser les mêmes politiques avec un personnel renouvelé, en changeant le moins possible les systèmes en place, mais en les débarrassant simplement d'encombrants prédateurs. Le 11 février à Genève nous manifesterons (17 heures 30, Place de Neuve) notre solidarité avec ce nouveau, et précoce, « printemps des peuples ». Pour qu'il ne finisse pas comme le précédent : par l'été des récupérateurs.

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  • Renvois forcés : ça suffit !

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    URGENT: Pétition de soutien pour la libération de Monsieur Onur Yörüklü


    Nous vous invitons à signer en urgence la pétition lancée par la « Maison populaire de Genève » pour la libération de Monsieur Onur Yörüklü, détenu dans la prison administrative de Frambois après son arrestation dans un centre d'accueil. Onur Yörüklü est un ressortissant turc d'origine kurde, condamné à trois ans de prison en Turquie pour des raisons politiques, et risquant pour les mêmes raisons une peine de vingt ans de prison supplémentaires. Il a donc fui la Turquie en passant par la Grèce. La Suisse veut le renvoyer en Grèce, en prétextant le principe du  « pays tiers sûr », alors qu'il n'a passé que trois jours en Grèce,  sans y déposer une demande d'asile. Onur Yörüklü a passé déjà sept mois en Suisse. Il mène depuis huit jours une grève de la faim. Les Conventions de Genève ne sont donc pas respectées par la Suisse dans cette situation, puisqu'en réalité, la Suisse est le pays de premier accueil de ce requérant d'asile, la Grèce n'ayant été qu'un pays de transit, dans lequel Onur Yörüklü n'a déposé aucune demande d'asile.  Vous trouverez la pétition et un texte explicatif complémentaire des raisons de son enfermement à Genève sur le site de la Maison populaire de Genève :

    <http://www.assmp.org/spip.php?article521>

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  • Perou : syndicats et mouvements populaires contre une multinationale suisse

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    Glencore à corps

    Du nord au sud du Pérou s'étend une  « ceinture minière » où des entreprises étrangères ayant acquis, la corruption aidant, de vastes concessions d'extraction, rasent des montagnes et truffent le sous-sol de galerie d'où elles sortent de l'or, du zinc, du cuivre, de l'étain, de l'argent, du fer, du plomb -tous métaux dont elles font commerce, accumulant les profits pendant qu'autour de leurs mines la pauvreté sévit : dans les neuf provinces mises en coupe réglée par les multinationales, elle atteint entre 50 et 60 % de la population. La richesse tirée des métaux extraits du Pérou est exportée -la pauvreté, elle, reste sur place. D'entre les multinationale à qui le gouvernement péruvien a bradé les richesses du Pérou, et qui recourent à la calomnie, à la violence et aux licenciements collectifs comme à des pratiques habituelles, une multinationale suisse, Glencore, et une société dont elle est la principale actionnaire, Xstrata. Glencore, conglomérat d'entreprises présentes dans le monde entier, est basée à Zoug (certainement pour la joliesse du lac). Son chiffre d'affaire a dépassé les 106 milliards (on a bien dit  « milliards »...) de dollars en 2009, pour un bénéfice de plus de 2,7 milliards. En face, les mouvements sociaux locaux tentent de s'organiser. Ils ont besoin de notre soutien :
    Solifonds      www.solifonds.ch Compte de chèques 80-7761-7

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  • Le Triumph de la volonté (de licencier)

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    Suisse, Philippines, Thaïlande : Le Triumph de la volonté (de licencier)

    En 2009, la multinationale Triumph, domiciliée en Suisse, et qui fait dans le sous-vêtement, a licencié 3500 ouvrières aux Philippines et en Thaïlande, puis 253 en Suisse, à Deisswil (Berne). Triumph ne se distingue pas du commun des multinationales : partout, on licencie, on précarise, on baisse les salaires, on transfère les coûts sociaux sur les collectivités publiques (ou sur la charité privée), on détériore les conditions de travail, on affaiblit les protections de la santé, on s'attaque aux droits syndicaux. Mais si en Suisse il est (encore) possible de négocier des plans sociaux, aux Philippines, les ouvrières licenciées le sont sans filet, et se retrouvent à la rue, malgré les obligations légales et les appels à le négociation. Et contre le syndicat des ouvrières du textile, c'est la police qu'on envoie. Le SOLIFONDS
    (www.solifonds.ch) participe au soutien aux ouvrières du textile aux Philippines et en Thaïlande, et à leurs syndicats.

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  • Oliver Twist again...

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    215 millions d'enfants au travail dont 115 millions au travail dangereux

    A l'occasion de la Conférence internationale sur le travail des enfants, qui rassemble plus de 80 pays à La Haye, au Pays Bas, les 10 et 11 mai, le Bureau international du travail (BIT) a rendu public un rapport quadriennal dans lequel il s'inquiète du relâchement des efforts déployés pour éradiquer les pires formes de travail des enfants. De son côté, L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s'inquiète du travail des enfants dans la pêche, alors que ce secteur est une des activités professionnelles les plus dangereuses au monde. A l'échelle mondiale, 132 millions de filles et de garçons âgés de 5 à 14 ans travaillent dans l'agriculture, la pêche pêche et l'aquaculture. En 2006, pourtant, le deuxième rapport quadriennal du BIT était encourageant. Partout dans le monde, le travail des enfants était en fort recul et une éradication complète de ces pires formes pouvait être envisagée par le BIT à l'horizon 2016. Quatre ans plus tard, l'optimisme s'est dissout dans la réalité, sans même que l'on tienne compte des effets de la crise économique mondiale : le nombre d'enfants travaillant dans le monde est passé de 222 à 215 millions, soit une baisse de 3% seulement entre 2004 et 2008, souligne le BIT dans sont troisième rapport quadriennal intitulé « Accélérer l'action contre le travail des enfants ».

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  • Honduras : faire entendre la voix des syndicats et du mouvement de résistance

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    Une radio pour la démocratie et la justice

    Fin juin 2009, un putsch militaro-patronal renversait, au Honduras, le président élu, Manuel Zelaya, un homme de droite qui avait opéré un inhabituel virage politique vers la gauche (l'évolution inverse étant, nul ne l'ignore, bien plus fréquente). Les auteurs du putsch ont ensuite organisé, en novembre dernier, après s'être auto-amnistés de leur putsch, une parodie d'élection présidentielle, pour remplacer l'indocile Zelaya par une potiche plus à leur goût, Porfirio Lobo*. La résistance au putsch et à ses suites s'est organisée au sein d'un Front national de résistance populaire, évidemment réprimé par le pouvoir : intimidations, arrestations arbitraires, brutales dispersions de manifestations, assassinats de syndicalistes, exactions de commandos formés par les gros propriétaires fonciers... et tout cela dans le silence des media, tant honduriens qu'internationaux. C'est pour briser ce silence que le syndicat STIBYS et le Front de résistance populaire veulent se doter d'une radio, et ont demandé, et obtenu, le soutien du SOLIFONDS à ce projet. C'est à ce soutien que le SOLIFONDS nous appelle aujourd'hui.

    * Officiellement, la Suisse n'a pas reconnu le résultat de ces pseudo-élections, boycottées par l'opposition démocratique hondurienne, et Micheline Calmy-Rey a expliqué que la Suisse ne reconnaissant que des Etats et non des gouvernements, elle reconnaissait le Honduras et non le pouvoir des putschistes et de leurs marionnettes -mais une délégation suisse a tout de même assisté à la cérémonie d'investiture du nouveau président.

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  • Un carton jaune pour le foot-pognon ?

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    « Non à l'exploitation lors de Coupes du monde de football »

    L'Œuvre suisse d'entraide ouvrière (OSEO) a lancé hier a pétition « Hor$jeu - Un carton jaune pour Sepp Blatter! ». La pétition* exanstoss.jpgige de la Fédération internationale du foot-pognon (la FIFA) qu'elle s'engage activement contre l'exploitation et pour le respect des droits humains lors de Coupes du monde de football. La FIFA devrait imposer aux sponsors et aux entreprises de construction des stades et autres équipements induits par les mondiaux de foot qu'ils et elles versent des salaires suffisants pour vivre et respectent les normes fondamentales du travail. Les pays et entreprises qui ne sont pas disposés à remplir ces conditions ne devraient plus pouvoir organiser de Coupe du monde ou assumer de travaux en lien avec cette dernière. Et après les jeux du cirque, une fois les télés parties, la FIFA gavée et les supporters décuités, la plèbe locale retourne à la normalité de l'exploitation ?

    * La pétition peut être signée sur
    www.horsjeu-afriquedusud.ch/

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  • Journée internationale des Rroms : une verbeuse indifférence

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    Vous en êtes-vous aperçus, en avez-vous ewntendu parler ? jeudi dernier, 8 avril, c'était la « Journée internationale des Rroms ». Une journée pour douze millions de Manouches, de Tziganes, de Gitans, de Romanichels, de Bohémiens -bref, une journée pour Esmeralda et ses frères. Et ce jour là, à Cordoue, s'ouvrait un « sommet européen », le deuxième du genre, consacré aux Rroms européens. Un sommet bidon, réunissant des seconds couteaux accouchant d'une déclaration creuse, ne contenant aucun engagement concret. Fallait-il seulement s'attendre à autre chose qu'à cette indifférence verbeuse ? Simple curiosité : à Genève, où la Ville et le canton semblent mener deux politiques diamétralement opposées à l'égard des Rroms, la première s'attachant à les héberger, le second à les pourchasser, combien de Rroms ont été interpellés, amendés, rackettés, ce jeudi 8 avril, « journée internationale des Rroms » ? Pour eux, sans doute, une journée comme toutes les autres, à Genève comme ailleurs...

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  • Répression politique, culturelle et syndicale en Turquie

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    Répression politique, culturelle et syndicale en Turquie : L'enfermement au Sérail

    En 2009, près de 13'000 personnes ont été arrêtées en Turquie pour des motifs politiques, ou liés à l'action syndicale. Près de 1500 dirigeants, cadres, élus du parti politique kurde sont en prison. 35 journalistes et écrivains sont également emprisonnés. 49 de ces prisonniers politiques sont dans un état de santé alarmant, et de jour en jour aggravé faute de soins. On connaît le cas du syndicaliste genevois Murad Akincilar, arrêté le 30 septembre à Istambul. Il faut y ajouter celui de Muharrem Erbey, vice-président de l'Association turque de défense des droits humains HD, arrêté et emprisonné après avoir, à Genève, dénoncé les violations des droits humains en Turquie.

    SAMEDI 27 MARS, GENEVE
    Pour les prisonniers politiques en Turquie
    Rassemblement 14 heures, zone piétonne du Mont-Blanc
    organisation : Comité de soutien à Murad Akincilar

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  • Bangladesh : Un syndicat de femmes contre les bagnes du textile

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    Trois millions de personnes, dont neuf sur dix sont des femmes, travaillent dans les 4500 usines textiles du Bangladesh. Travaillent, au sens étymologique du terme, dont on sait qu'il nous vient du "tripalium" latin, c'est-à-dire d'un instrument de torture. Licenciements abusifs et abrupts, salaires de misères (quand encore ils sont versés), heures supplémentaires nocturnes non payées, travail sept jour sur sept, interdictiuon d'appartenir à un syndicat, inégalités salariales et surexploitation des femmes, licenciées dès qu'elles tombent enceintes, harcèlement sexuel. En 1995 a a été créé un syndicat, le GWUF (Garment Workiers Unity Forum), seul syndicat du textile au Bangladesh à être dirigé par des femmes. Ce syndicat est la cible constante d'attaques gouvernementales et patronales. Pour lui permettre d'y résister, il a besoin du soutien international : le SOLIFONDS nous appelle à ce soutien. Si le principe de solidarité internationale ne suffit pas à convaincre de la nécessité de soutenir les travailleuses du textile au Bangladesh, on pourra toujours invoquer le principe de précaution xénophobe : celles et ceux qui ne peuvent vivre dignement chez eux finiront, légitimement, par tenter de vivre dignement chez nous...

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  • Les vautours sur Haïti

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    famine2.jpgComme un vol de gerfauts hors du charnier natal...

    Les charniers attirent les charognards : Sur Haïti se sont abattus des vols de vautours, des « mercernaires de la foi » venus, pour reprendre les termes d'un brave curé de Martissant, « prospérer sur la misère » et les fosses communes : évangélistes, scientologues, illuminés de toutes lueurs, sermonneurs, baptisant à la chaîne et soignant par des versets bibliques (sans concurrence coranique, on a beau être partisans du libre marché, on se satisfait de détenir le monopole de la distribution d'opium du peuple), agissant sans contrôle mais souvent sous la protection armée des troupes américaines, engorgeant l'aéroport en retardant l'arrivée de fournitures vitales (dont des médicaments)... L'un de ces charognards, cité par « Le Courrier », explique : « On va là où Dieu nous appelle, en Afghanistan s'il le faut ». Dieu est prudent : Haïti étant plus sûre, ils sévissent en Haïti.

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  • Haïti avant, Haïti après

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    "Au bout du petit matin, cette ville inerte et ses au-delà de lèpres, de consomption., de famines, de peurs tapies dans les ravins, de peurs juchées dans les arbres, de peurs creusées dans le sol, de peurs en dérive dans le ciel, de peurs amoncelées et ses fumerolles d'angoisses" (Aimé Césaire, Cahier d'un retour au pays natal).

    Haïti avant, Haïti après

    Haïti après le séisme : 200'000 morts, pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de téléphone, pas de services publics, le manque de nourriture et de soins, un pouvoir politique hébété,  les cadavres empilés puis balancés au bulldozer dans des fosses communes, ou pourrissant sous les décombres. Haïti avant le séisme : pas d'eau courante, ni d'électricité, ni de téléphone pour la majorité de la population, des services publics défaillants, la sous-alimentation, les épidémies, l'analphabétisme, un pouvoir politique illusoire.  Un écrivain breton (Xavier Grall, je crois) écrivit de l'Irlande qu'elle avait "l'habitude du malheur"... et Haïti, donc, misérable avant le séisme, misérable et détruite après... mais son malheur ne doit rien à une quelconque fatalité. Le séisme relève d'une mécanique, celle de la tectonique des plaques, et la misère est un produit de l'histoire, celle du génocide des indigènes, de la déportation des esclaves, du colonialisme, de l'extorsion de fonds en punition de l'indépendance, de l'opposition séculaire entre une bourgeoisie mulâtresse héritière du colonialisme et une majorité "noire"  héritière de l'esclavage, puis des dictatures installées sur ce racket en exploitant la mémoire de  la déportation, du colonialisme et de la libération.


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  • Libérez Murad Akincilar !

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    murad.jpgDéjà trois mois de détention arbitraire

    Murad Akincilar, syndicaliste et militant des droits humains, secrétaire syndical Unia à Genève, est retourné en juillet dans son pays natal, la Turquie, afin d'y poursuivre ses engagements syndicaux et d'y faire progresser les droits humains. Le mercredi 30 septembre 2009, Murad Akincilar a été arrêté à Istanbul à son domicile par des agents en civil. Interné sur la base de soupçons dans le cadre d'une procédure d'exception, Murad Akincilar n'est ni inculpé, ni prévenu. Il n'a pas connaissance des accusations portées contre lui et ne peut donc s'en défendre. Il est toujours en prison, et sa santé est menacée. Il est privé de ses droits élémentaires : le contact avec sa famille et son avocate, la connaissance des charges retenues contre lui, des conditions de détention décentes conformément aux engagements internationaux de la Turquie.Il a besoin d'un soutien matériel (notamment financier, pour sa défense), et la mobilisation pour sa libération doit se poursuivre.
    UNIA organise
    VENDREDI 4 DECEMBRE dès 18 heures, dans la grande salle du syndicat (5 chemin Surinam) une SOIREE DE SOLIDARITE, au prix d'entrée de 20 FS, dont le bénéfice sera versé sur le compte du Comité de soutien.

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