Politique - Page 4

  • Le Brexit à nouveau reporté de trois mois : Boris Pinocchio

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    pinocchio.jpgLes antibrexiters déchantent : les députés aux Communes ont accepté d'entamer le processus d'examen de la loi de sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Ils n'ont certes pas encore accepté cette loi, ni l'accord avec l'Union Européenne, mais ils ont en quelque sorte ratifié le Brexit, ce qu'ils n'avaient encore jamais fait. Cependant, le Brexit ne se fera pas à la date prévue (laquelle a déjà été repoussée deux fois). Johnson ne cessait de proclamer que "le Royaume-Uni sortira de l'Union européenne au 31 octobre, coûte que coûte" ? Il n'en sortira (peut-être) que le 31 janvier. Et pas "coûte que coûte" : avec un accord. Boris Johnson avait assuré qu'il préférait "crever dans un fossé" plutôt que de demander un nouveau report de la date du Brexit au-delà du 31 octobre ? Il a demandé ce report, l'a obtenu au 31 janvier 2020 et "ne ne crèvera pas dans un fossé : il a beau mentir comme un arracheur de dents, il tient le couteau par le manche et est plutôt bien parti pour rester vivant et Premier ministre. On n'est pas dans Shakeapeare, on est dans Collodi, avec Boris Johnson dans le rôle de Pinocchio. Mais qui dans celui de Jiminy Cricket ?

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  • Elections fédérales, deuxième tour sénatorial : Terminer le travail

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    Bandeau Conseil des Etats.jpg

    "Uno tsunami anti-sovranista", titre "Il Manifesto" sur les élections suisses. La rue a exigé la justice climatique : elle a rempli les urnes de bulletins verts, et à Genève, les Verts deviennent non seulement la première force politique à gauche (du fait du recul socialiste), mais même la première force politique du canton (du fait du recul du PLR).
    La rue a exigé le respect des droits des femmes : il y aura 42 % de femmes au Conseil national -un record historique. Et plus des deux tiers des nouvelles élues ont des enfants.
    La rue était pleine de jeunes hommes et de jeunes femmes : la moyenne d'âge du Conseil national tombe, peut-être pour la première fois, en-dessous de 50 ans.
    La rue était la rue des villes : sur 200 élues et élus au Conseil national, 141 soit 70 % viennent des villes, comme 63 % de la population.
    Le changement de composition du parlement est important, mais nul ne doute qu'il sera absorbé, digéré, transformé par les institutions politiques (le "système") de ce pays. En attendant quoi, le résultat des élections prouve au moins l'utilité d'y participer. Et celle de retourner aux urnes dimanche prochain, pour le deuxième tour du Conseil des Etats. Pour terminer le travail.

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  • Dernier petit cadeau fiscal de la dernière session parlementaire : référendons !

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    argent.jpgLe dernier jour de la dernière session du parlement sortant, la majorité de droite UDC-PLR, élargie pour la circonstance au PDC, a décidé d'accorder un cadeau fiscal de 300 millions de francs aux familles les plus aisées, par le moyen démagogique d'une augmentation des déductions pour enfants (ce qui explique le soutien du PDC). Ce sont surtout les familles dont le revenu dépasse 150'000 francs par an (soit 12 % des familles) qui vont bénéficier de ce cadeau. On choie banquiers, médecins chefs et cadres supérieurs, pas les vendeuses, les nettoyeuses ou le3s petits employés. Quant aux familles de la "classe moyenne" (en gros, si on la définit par le revenu, celles dont le revenu se situe entre 50'000 et 100'000 francs annuels, elle ne recevront que les miettes du gâteau-cadeau. Et la moitié des familles ne recevront rien du tout puisqu'elles sont en-dessous du seuil d'imposition fédérale.
    Un référendum est lancé contre ce cadeau fiscal -signez le : https://stop-cadeaux-fiscaux.ch/wp-content/uploads/2019/10/Kinderabzuege_A4_FalzKarte_fr_SP-1.pdf

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  • Elections fédérales : la rue verte et féministe déborde dans les urnes

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    vague verte.jpgRéchauffement du climat politique

    On n'attendait pas un bouleversement politique et on ne l'a pas eu : ce n'était ni le moment, ni le pays. Mais tout de même, ça a bougé, et bien bougé, et dans le bon sens : la Suisse n'est pas une île, les urnes ne sont pas des tupperwares, la rue verte et féministe a débordé dans les urnes et c'est très bien.

    On espérait, sinon un changement de majorité, du moins la perte par l'UDC et le PLR de la majorité absolue dont ils disposaient (pour un siège) dans le Conseil national sortant, mais pas au Conseil des Etats, où ce sont le PS et le PDC qui disposent d'une majorité absolue, ce qui faisait du Sénat, pour la première fois depuis plus d'un siècle et demi, une Chambre plus à gauche que celle du peuple... Cette majorité absolue, le PLR et l'UDC l'ont perdue au Conseil national-ce sont eux, les grands perdants de cette journée, mais tous les partis gouvernementaux reculent (y compris le PS et le PDC). Et le PLR et l'UDC sont toujours majoritaires au Conseil fédéral, ce qui d'ailleurs légitime la possible revendication d'un siège pour les Verts.

    Il n'y a évidemment pas de basculement national d'une majorité de droite vers une majorité de gauche, mais on se trouve dans la situation ou aucune majorité, ni de gauche ni de droite n'est possible, ni au Conseil national ni au Conseil des Etats, sans le "centre".

    A Genève, avec 46,8% des suffrages, la gauche (Verts, PS, EàG) dépasse les partis de droite (PDC-PLR-UDC-MCG) représentés au Grand Conseil (45,7%), et est largement majoritaire en Ville. Six conseillers nationaux genevois de gauche sur 12 sièges, et huit parlementaires fédéraux de gauche sur 14 sièges, on va quand même pas bouder notre plaisir, même si le PS perd un siège (un siège qu'il avait en quelque sorte obtenu, sans que cela corresponde à son propre poids électoral, à la place des Verts et d'Ensemble à Gauche).

    On attendait une victoire des Verts (de gauche ou libéraux). On attendait qu'elle se fasse sans péjorer la force du parti socialiste.
    On pressentait qu'après les mobilisations climatiques massives des jeunes, la vague verte qui avait déferlé dans les rues allait imbiber les urnes. On passait sur le fait qu'une bonne partie des manifestants n'avaient pas le droit de vote (pour des raisons d'âge ou de nationalité) et que 75 % des citoyennes et citoyens de moins de 25 ans disposant du droit de vote n'en font pas usage. Les Verts, en effet, sont les grands gagnants du jour. Et leur progression compense plus que largement le recul du PS.

    On attendait une forte participation (à l'aune helvétique : 50 %, c'est l'optimum), on ne l'a pas eue : au plan national, la participation stagne à 44,5 %. A Genève, on n'atteint même pas 40 % , mais au moins celles et ceux qui ont voté savaient pourquoi -et pour qui.

    Et pour les détails, on reviendra demain... Et on n'oublie pas qu'il faut encore se mobiliser pour le deuxième tour de l'élection du Conseil des Etats, le 10 novembre.

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  • Quand la Justice espagnole souffle sur les braises catalanes

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    PRISON2.jpg22 dirigeants ou élus catalans étaient poursuivis par le Tribunal Suprême espagnol pour leur participation au combat indépendantiste. Cinq se sont exilés (dont Carles Puigdemont), les autres sont en prison ou en liberté provisoire. 12 (dont l'ancienne présidente du parlement catalan, des anciens ministres du gouvernement régional,  des leaders associatifs) étaient jugés à Madrid lors d'un procès-fleuve, qui a commencé à la mi-février et s'est terminé le 12 juin, avec un jugement rendu le 14 octobre. Neuf responsables indépendantistes catalans ont été condamnés à des peines de 9 à 13 ans de prison pour "sédition et détournement de fonds publics" -en réalité, pour avoir organisé un référendum d'autodétermination de la Catalogne, en octobre 2017. Le Parquet demandait plus encore : 25 ans de prison contre l'ancien vice-président catalan Orio Junqueras (qui en a pris 13), soit plus que s'il avait commis un meurtre, mais les verdicts sont d'une sévérité aux effets dévastateurs. Outre de susciter la colère catalane, ils internationalisent encore un peu plus le conflit entre la Catalogne et le pouvoir central, puisque les indépendantistes vont porter le jugement espagnol devant les tribunaux internationaux.

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  • Notes de frais des magistrats de la Ville de Genève : Coup de sac !

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    Ipropreté suisse.jpgl y a un an, la Cour des comptes genevoise rendait un rapport ravageur sur les pratiques coutumières de la Ville de Genève s'agissant des notes de frais et des dépenses personnelles et professionnelles mêlées des membres de son Exécutif -et trois d'entre eux se retrouvaient sur la sellette (les deux socialistes n'étant pas touchés). La Cour avait émis onze recommandations, qu'après avoir un peu rechigné, le Conseil administratif a décidé de suivre, en s’attirant les félicitations de la Cour et en produisant un nouveau règlement (fin 2018, seul un quart des communes genevoises s'étaient dotées d'un tel règlement, auquel rien n'oblige d'ailleurs les communes, et qui est de la compétence exclusive de l'Exécutif municipal). Donc : plus de cartes de crédit pour les magistrats, ni d'allocation forfaitaire pour les repas du Directeur général, une exigence générale imposée aux membres du Conseil administratif de fournir des justificatifs de leurs dépenses remboursables pour les élus au Conseil administratif, encadrement des voyages et des déplacements et des dépenses de téléphone... Un vrai coup de sac. Pour toutes et tous, sans privilèges, en somme... On attend donc un effort comparable de la part du Conseil municipal lui-même, s'agissant de ses propres membres. Après tout, il coûte entre deux et trois fois plus cher à la Ville (et à ses contribuables) que le Conseil administratif...

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  • Elections fédérales : dernières salves avant d'en prendre pour 4 ans

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    votez!.jpgJ-4 : aux urnes !

    Tout le monde a déjà reçu ses enveloppes de vote pour les élections fédérales. Nombreux sont celles et ceux qui ont déjà voté. Nombreux aussi celles et ceux qui, ne l'ayant pas encore fait, savent déjà pour qui voter. Et plus souvent encore, pour qui ne pas voter. Avant-hier, on n'en était pourtant toujours qu'à 20 % de participation, ce qui devrait nous amener à une abstention majoritaire dimanche prochain.En attendant, pour animer les derniers jours de campagne, la "Tribune de Genève" nous a bidouillé un sondage assez rigolo auprès de 315 lecteurs PLR de la "Tribune" âgés de plus de 55 ans- Le sondage qui annonce qu'il va voter PLR... On attend donc avec fébrilité le sondage de GHI annonçant la victoire du MCG et le sondage du "Courrier" annonçant la victoire d'"Ensemble à Gauche".

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  • Combattre les racismes tels qu'ils se manifestent

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    Affiche Félix Potin.jpg
    Negrophobie


    Hier soir, le Conseil municipal de Genève a accepté une proposition d'accorder un modeste crédit de soutien à la lutte contre le racisme "anti-noir" (on parlera de "negrophobie"...). Cette proposition a été imposée par la gauche et le PDC au PLR, au MCG et à l'UDC, qui n'en voulaient pas, arguant que l'antiracisme doit être global, général, indistinct, et qu'il ne convient pas de lutter contre tel ou tel racisme. Il ne conviendra donc pas de lutter contre la negrophobie. Pas plus que contre 'antisémitisme (au sens de la bonne vielle judéophobie) ? La Ville subventionne pourtant déjà des associations et des actions de lutte contre tel ou tel racisme spécifique. Comme, s'agissant de l'antisémitisme, la CICAD (qui a pourtant tendance à confondre antisémitisme et antisionisme). Y'a-t-il des racismes moins condamnables que d'autres ? Le racisme "anti-noir" est-il un fantasme ? La réalité, largement documentée, le dément. Et puisqu'il existe, l'antiracisme exige de le combattre. Comme tous les autres.

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  • Fonte des glaciers, des pôles, du pergélisol : La débâcle et le déni

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    fonte des glaces.jpg

    Le Giec (mais oui, vous savez, ce soviet de gardes rouges créé par les Chinois rien que pour emmerder les gentils Américains) vient de sortir un nouveau rapport, tout aussi alarmant que les précédents. Ce petit dernier porte sur les liens entre la dégradation du climat et l'état des océans et des espaces gelés (la cryosphère). Et il constate une détérioration accélérée de la situation : la fonte des glaciers, des calottes polaires (la perte de masse de la calotte groenlandaise a doublé en vingt ans, celle de la calotte antarctique triplé) et du pergélisol (les terres auparavant gelées en permanence), la diminution de la couverture neigeuse réduisent le réfléchissement du rayonnement solaire en renforçant le réchauffement climatique, et relâchent dans l'atmosphère du CO2 et du méthane qui accentuent encore ce réchauffement. Les océans ont ces cinquante dernière années emmagasiné plus de 90 % de la chaleur excédentaire et 20 à 30 % du dioxyde de carbone produit par les activités humaines. Mais leur propre réchauffement réduit cette capacité de neutraliser les effets de nos rejets caloriques. Et hausse leur niveau moyen : à la fin de ce siècle, il pourrait être en moyenne d'un mètre au-dessus de son niveau actuel. ça paraît peu, un mètre : c'est énorme quand on vit sur une côte... Nous dépendons tous de l'humeur, de la chaleur, de la hauteur, des courants des océans et de la cryopshère (les espaces gelés). Mais certains en dépendent évidemment plus que d'autres : les centaines de millions de personnes qui vivent sur les côtes. A part ça,  pour l'UDC, la gauche "use et abuse des thèmes écologistes" et mène des "actions diaboliques". Le dérèglement climatique, quel dérèglement climatique : "une invention des media" affirmait Oskar Freysinger en mars...

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  • Politique culturelle genevoise : l'avant-projet de trois mois

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    chut je rêve.jpgDa capo !

    Il avait été rendu fin juin, il a été repris fin septembre. Il aura vécu trois mois, l'avant-projet de message du Conseiller d'Etat Thierry-Apothéloz sur la politique culturelle genevoise : face à l'opposition des milieux culturels, l'absence de soutien des partis politiques, et à la déception de son alter ego municipal, Sami Kanaan, Thierry Apothéloz a retiré son texte, en lequel, le 1er juillet, la "Tribune de Genève" décelait pourtant de "sages dessins pour la culture"... C'était la première fois qu'un tel message était publié à Genève, mais il y avait un malentendu sur la place du texte, sur son ambition : il a été pris comme une feuille de route pour la concrétisation de l'initiative "pour une culturelle cohérente à Genève", ce qu'il n'était pas : "il fallait considérer ce texte comme une étape préalable" dans un dispositif qui "se voulait ouvert, participatif et contributif". Le moins que l'on puisse dire est que le Conseiller d'Etat et son texte auront été mal compris... Et donc, pour le débat sur la politique culturelle genevoise, un seul mot d'ordre : Da capo !

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  • Genève : une gauche de la gauche très gauche

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    épithètes.jpg

    Guéguerres intestines et purges intestinales

    Prise d'otage avec demande de rançon dans la gauche genevoise : "Le Courrier titre et surtitre "Ultimatum lancé au PdT", SolidaritéS "invite à une liste commune pour les municipales" du printemps prochain, "mais seulement si le PdT renonce à présenter les quatre transfuges" (quatre anciens membres de SolidaritéS passés au Parti du Travail après une crise interne à SolidaritéS). Et SolidaritéS "exige aussi 150'000 francs de jetons de présence". Et une autocritique publique ? De quel droit un parti politique s'arroge-t-il celui de désigner les candidats d'un autre parti, fût-il allié ? du droit du plus fort (ou du moins faible) ? On reste pantois devant l'incroyable capacité de la gauche de la gauche à gaspiller ses forces et consumer l'engagement de ses militants dans des conflits tribaux et des guerres intestines finissant en purges intestinales.

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  • Connaissez-vous Paul Lévi ?

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    Une occasion manquée et un personnage oublié dans l'histoire du socialisme révolutionnaire

    Notre histoire (celle du mouvement ouvrier, celle du socialisme, celle de "la gauche>", comme vous voudrez) est pleine d'occasions manquées et d'ombres. De noms qui sont dans les livres mais pas dans les mémoires. Marx, Lénine, Trotsky, Bakounine, Jaurès, on les connaît. Mais Paul Lévi ? Il est pourtant le fondateur du premier Parti communiste allemand, et ce ne fut pas rien, le parti communiste allemand, dans les années vingt, si ce fut aussi le lieu politique de l'un des plus tragiques échecs de l'histoire du mouvement ouvrier : l'échec, faute d'unité, de la résistance socialiste et communiste au nazisme. Connaissez-vous Paul Lévi ?

    Samedi 5 octobre, à Lausanne (Librairie Basta, 11 heures), "Pages de gauche" vous invite à une conférence de Vincent Présumey, auteur avec Jean-François Claudon de "Paul Levi, l’occasion manquée", aux éditions de Matignon.

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  • Quand le MCG célèbre les 30 ans de l'Usine

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    usine2.jpgAu prétexte du deal

    Lundi soir, en fin de séance du Conseil Municipal, on a entamé l'examen d'une motion lancée par le MCG contre l'Usine, au prétexte de la présence de dealers aux abords du centre culturel alternatif. Ce n'est ni la première, ni sans doute la dernière fois que le MCG s'attaque à l'Usine, à laquelle il porte une exécration qui confine à l'obsession. On est dans le répétitif, le rite, le trouble obsessionnel compulsif. Tout fait fagot pour le bûcher que le MCG aimerait réserver à l'Usine : une banderole sur le bâtiment, une manifestation des milieux culturels qui s'en prend au Grand Théâtre, un conflit administratif sur la vente de boissons... Là, c'est le deal. Il y a des dealers autour de l'Usine, place des Volontaires et le MCG demande d'en punir l'Usine en gelant les subventions que la Ville lui accorde. Il y a  des dealers autour du cimetière des Rois. On fait quoi ? on ferme le cimetière et on en exhume Calvin, Ansermet, Borges et Favon ? Il y a aussi des dealers dans la vieille ville, et pas loin du Temple de Saint-Pierre. On envoie les stups perquisitionner les locaux de la paroisse ? On a croisé un dealer près du Victoria Hal, on gèle les subventions à l'OSR ?

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  • Elections fédérales : un sondage qui confirme les sondages

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    urne.jpgVertes urnes

    Un sondage Tamedia paru hier dans "Le Matin Dimanche" confirme les tendances des précédents sondages (Tamedia ou SSR) : progression des Verts (+ 3,1 %) et des Verts libéraux (+ 2,6 %), reculs de l'UDC (- 1,5 %), du PDC (1,2 %), mais également du PS, du PLR et du PBD (0,8 % chacun). Globalement, ces glissements progressif des désirs électoraux accouchent d'un léger glissement à gauche (la progression des Verts faisant plus que compenser la stagnation ou le léger recul du PS), un léger renforcement du centre (la progression des Verts libéraux effaçant les reculs du PDC et du PBD), pendant qu'à droite les reculs du PLR et de l'UDC ne sont compensés par aucune autre force. Pas de révolution dans les urnes, donc. On n'en attendait d'ailleurs pas. On est en Suisse, quand même.

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  • Avant-projet du Département de la cohésion sociale d'un message sur la politique culturelle cantonale : Qu'en faire ?

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    culture.jpg

    L'Initiative populaire cantonale "Pour une politique culturelle cohérente à Genève", massivement acceptée (à 83 %...) en mai dernier, a intégré dans la Constitution genevoise un alinéa précisant que le canton et les communes (dont la Ville) élaborent et mettent en œuvre une stratégie de cofinancement pour la création artistique et les institutions culturelles". Elle assigne à l'Etat les tâches de promouvoir la création artistique, de mettre à disposition des espaces adéquats, d'encourager les échanges culturels, d'assurer la participation et l'accès à la culture et le soutien à ses acteurs et actrices, de veiller à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine culturel. Toutes tâches à quoi, évidemment, une proclamation constitutionnelle ne peut suffire : il faut des moyens. Des ressources. Des budgets. Et une volonté politique claire. Et une majorité parlementaire. Et une vraie concertation. Tout ça ? Tout ça... Le comité de l'initiative, accuse l'"avant-projet de message sur la politique culturelle cantonale" mis en consultation par le département du Conseiller d'Etat Thierry Apothéloz de trahir l'initiative : son message ne procède d'"aucune consultation des milieux culturels, aucune concertation", ne propose aucune mesure de soutien à la création, et est marqué par la faiblesse (pour le moins) du partenariat avec les communes et la Ville... Bref, le comité d'initiative renvoie sa copie au magistrat et lui demande de remettre l'ouvrage sur le métier...

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  • D'une élection l'autre : dans six mois, les Municipales

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    Groupons-nous et demain...

    Changement d'élections réjouit les militants : hier soir, en pleine cam pagne pour les élections fédérales, le Parti socialiste de la Ville de Genève a décidé en assemblée générale de sa liste pour les élections municipales du 15 mars 2020, conduite par Sami Kanaan et Christina Kitsos, que le parti présente au Conseil administratif : 47 candidates et candidats au Conseil municipal, présentés selon l'habituelle méthode socialiste, d'autant plus égalitaire qu'elle est le fruit du hasard : par ordre alphabétique à partir d'une lettre tirée au sort (cette fois, le "I"), femmes et hommes en alternance. Elles sont 20, ils sont 27. En décidant de sa liste pour les Municipales, le PS de la Ville de Genève a réaffirmé ses objectifs : "répondre aux défis de l'urgence sociale et climatique; pour cela, reconstruire une majorité de gauche au Conseil municipal et garder une majorité de l’Alternative au Conseil administratif".

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  • Elections fédérales : l'UDC comme elle est...

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    SUISSIMM.JPG

    C'était mieux avant...

    En 2015, l'UDC, qui était devenue le premier parti de Suisse en 2003 en dépassant le PS, avait fait un carton, frisant les 30 % de suffrages, le double de ce qu'elle avait obtenu en 1995. Mais depuis quatre ans, elle recule : ses initiatives échouent devant le peuple, elle perd des élus dans les cantons (38 sièges dans les parlements cantonaux perdus dans les six premiers mois de l'année, dont 9 à Zurich, 7 à Lucerne et 7 à Bâle-campagne en mars), à quoi répondent des purges orchestrées par les blochériens : l'ensemble du comité zurichois est débarqué, le président de la section de Bâle-campagne doit démissionner...  et elle ne peut même pas tenter sans ridicule de "verdir" son discours, contrairement à ce à quoi s'essaie le PLR : entre ceux des udécistes qui nient le réchauffement climatique et ceux qui l'admettent mais l'exemptent de toute responsabilité humaine, elle est d'une crédibilité nulle sur ce thème. Du coup, elle laboure son champ habituel : la xénophobie et l'europhobie, compare l'Union Européenne à l'Allemagne nazie. Et, sans rire, Guy Parmelin ou Ueli Maurer au Général Guisan sur le Grütli en 1940 (en oubliant tous les accommodements de la Suisse avec le IIIe Reich entre 1940 et 1943)...

     

     

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  • Boris Johnson, Premier ministre sans majorité ni parlement

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    Brexit2.jpgBrexit : Cul-de-sac

    Aux dernières nouvelles perceptibles à l'heure (minuit) où nous écrivons, Boris Johnson est toujours Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Résumons la situation de "Bojo" : il a perdu la majorité absolue au parlement, dont le "speaker" (président), pourtant du même parti que le Premier ministre, a démissionné pour protester contre ses méthodes, perdu le contrôle de l'agenda du Brexit, perdu 21 députés conservateurs  (dont d'anciens ministres, et son propre frère) partis rejoindre l'opposition, perdu sa ministre du Travail et des Retraites. Il a échoué dans sa tentative de provoquer des élections anticipées avant la date-butoir actuelle du Brexit, a assisté, impuissant, au vote d’une motion permettant aux députés de prendre le contrôle de l’agenda parlementaire, d'une autre lui imposant de divulguer des échanges et des documents confidentiels qu'il ne voulait pas divulguer,  puis d'une loi lui imposant de retourner négocier avec Bruxelles ou de repousser la date du Brexit. Mais lui «préfère être mort au fond d’un fossé plutôt que de repousser le Brexit». Et on croit presque entendre un chœur d'opposants lui susurrer (en français dans le texte) : "Chiche !"

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  • Choeurs de pleureuses sur la "classe moyenne"

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    classe moyenne.jpgLarme de crocodiles

    L'autre jour, au Conseil municipal,la droite en avait plein la bouche de la "classe moyenne", pour refuser la modeste augmentation des tarifs des crèches. L'autre jour, au Grand Conseil, la droite en avait plein le micro, de la "classe moyenne", pour refuser la modeste réduction des déductions fiscales possibles des primes d'assurance-maladie.L'autre jour, dans GHI, le Journaliste en avait plein la plume, de la "classe moyenne", pour chanter sa douleur. C'est que c'est bien pratique, la "classe moyenne", ça peut être invoqué à propos de tout et de n'importe quoi, puisque personne n'est capable de la définir de manière crédible, de telle sorte que l'hypothèse la plus vraisemblable est qu'elle n'existe pas. Ce qui permet de verser sur elle et son sort des torrents de larmes. Des torrents en crue en période électorale. Nous verserons donc nous aussi une larmichette sur la classe moyenne. Mais gardez-vous, crédules lecteurs, de prendre ce sanglot court comme le violon d'une compassion automnale : cette larmichette est de caïman.

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  • Quand "le populisme de gauche ne paie plus"

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    populisme.jpgReculs...

    A la gauche de la gauche européenne, on s'est essayé au populisme, un peu à l'exemple de la gauche sud-américaine -il en vient, d'ailleurs, le populisme, de ce canton du paysage politique, la gauche : le populisme révolutionnaire a sa source en France, en 1789, et dans la Russie tsariste, avec les narodniki. Mais voilà : "Le populisme de gauche ne paie plus", résume le philosophe Manuel Cervera-Marzal, qui rappelle que la "gauche radicale" a perdu plus 20 % de ses sièges au parlement européen, que la "France Insoumise" a  réalisé aux Européennes son plus mauvais score depuis sa création, que Podemos a été affaiblie aux législatives espagnoles et que Syriza a perdu les législatives grecques (et le pouvoir)... Il est vrai qu'en même temps, la social-démocratie aussi recule dans l'Union Européenne (mais pas en Suisse...) : son groupe au parlement européen n'a jamais été aussi faible, le Labour de Jeremy Corbyn n'a réuni aux élections européennes que moins d'un tiers de son pourcentage électoral par rapport aux législatives de 2017 (14,1 % des suffrages contre 40 %), et le PS français est au plus bas.

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