Politique - Page 3

  • Avions de combat : NON à un chèque en blanc

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    avion de combat 001.jpgLe jeu de l'avion lasse

    Le Parti socialiste, les Verts et le Groupe pour une suisse sans armée, soutenus par Greenpace et d'autres organisations,  ont lancé mercredi le référendum contre l'achat dispendieux de nouveaux avions de combat dont on ne connaît même pas le type, seulement le coût : six milliards, à multiplier par quatre pour tenir compte de la maintenance, de l'exploitation, des accidents possibles et des mises à niveau inévitables... Ce jeu de l'avion, dont le dernier épisode fut le rejet de la proposition d'achat de Gripen suédois pour un coût moitié moins élevé que la proposition actuelle, et qui a débuté en 1964 avec l'"Affaire des Mirage", commence à lasser sérieusement.  Nous avons cent jours (pas de ceux qui ne mène qu'à Waterloo) pour récolter 50'000 signatures valables, pour provoquer un vote populaire qui pourrait avoir lieu le 27 septembre. Commençons donc dès maintenant à signer et faire signer le référendum : on peut télécharger le formulaire de signatures sur https://www.fichier-pdf.fr/2020/01/09/referendum-avions-de-combat/

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  • Un vote d'utilité publique

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    bandeau logement.jpg

    Soutenir l'initiative "Davantage de logements abordables"

    L'initiative populaire fédérale de l'Asloca pour "davantage de logements abordables", déposée  avec 125'000 signatures récoltées en un an., sera soumise au vote du peuple et des cantons le 9 février. Elle veut encourager la construction de logements à loyers modérés, en fixant un minimum de 10 % de logements d'utilité publique dans les logements nouvellement construits (soit une proportion double de l'actuelle, qu'aucune disposition légale ou constitutionnelle n'impose), par des maîtres d'ouvrages (collectivités publiques, coopératives) œuvrant précisément à la construction de logements d'utilité publique.  Ces 10 % représentent une proportion tout à fait atteignable : à Zurich, par exemple, l'objectif de la Ville est de 33 % de logements d'utilité publique sur son territoire. L'initiative propose aussi un droit de préemption des cantons et des communes, c'est-à-dire la possibilité pour elles d'acheter en priorité des terrains ou des immeubles mis en vente pour y construire, ou les affecter, à du logement "social", c'est-à-dire aux logements qui échappent à la spéculation, dont les loyers ne sont pas soumis à la loi du rendement maximum et à celle du profit à court terme. Le parlement fédéral et le gouvernement combattent (évidemment) l'initiative, mais selon un sondage Tamedia d'avant Noël, 63 % des Suissesses et des Suisses pourraient la soutenir . Une proportion encourageante, mais qu'il s'agit de maintenir jusqu'au moment du vote, face à une droite qui se met en ordre de bataille contre l'initiative.

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  • Réveil de la gauche française ? 

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    grève SNCF.jpgQuand la grève remet la question sociale au centre de la politique

    Aujourd'hui, la France en est à son 34ème jour de grève, essentiellement dans les transports, contre la réforme du système de retraite proposée par le gouvernement, appliquant en l’occurrence  une promesse du candidat Macron à la dernière élection présidentielle. Cette mobilisation pour la défense du système de retraite contre la volonté gouvernementale de le réformer a d'abord cette vertu qu'elle réinstalle la question sociale, et la question des droits sociaux, au centre de la politique -et du clivage politique que Macron voulait dissoudre pour le recomposer à sa manière et dans l'intérêt de son maintien au pouvoir. A l'agenda politique du président et du gouvernement français, il y avait certes la réforme du système de retraite, mais il y avait aussi des débats sur l'immigration et la laïcité, dont on peut sans grands risque de s'égarer considérer qu'ils étaient là pour conforter la substitution macronienne  d'un clivage entre "ouverture" et "fermeture" au clivage gauche-droite. Cette substitution est précisément ce qui avait fait élire Macron contre Le Pen -un duel auquel il tient à réduire le choix des Français.  Or la mobilisation autour (ou plutôt contre) la réforme des retraites opère le mouvement inverse : on retrouve en effet, dans la rue et l'opinion publique, le clivage gauche-droite,  avec une droite qui soutient la réforme face à une gauche qui la combat, et qui  tente de s'y ressourcer.

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  • Pour un nouveau millésime moins navrant que le précédent

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    ane-qui-rit.jpgBonne ânée

    Nous sommes le jour de la Fête des Rois dans le calendrier grégorien, celui de l'an nouveau dans le calendrier julien, celui de la marne (le 17 Nivôse) dans le calendrier républicain et celui de la Dormition de Jacques Vaché (le 9 Décervelage) dans le calendrier pataphysique. Qu'est ce que cela nous dit ? qu'ayant le choix de nos calendriers, nous avons celui de nos festivités et de nos références. Et de nos échéances, de nos agendas, des défis que nous avons à relever ? c'est plus incertain. Nous avons en tout cas une échéance électorale en tête -non qu'elle nous obsède, mais comme notre vision politique s'arrête à la Versoix (au-delà de quoi vivent les rupestres) et à la Seymaz (au-delà de quoi sévissent les racailles), cette échéance est celle des élections municipales genevoises.  "L'heure de vérité pour la politique genevoise" titrait la dernière "Tribune de Genève" de l'an désormais passé. Est-ce-à-dire que jusqu'à ces élections nous égrainions  des heures de mensonges ? C'est en tout cas dire qu'on peut espérer de l'année qui vient de s'ouvrir qu'elle soit politiquement moins navrante que celle dont le passage du temps nous a débarrassés...

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  • PS genevois : du bon usage d'une crise(tte)

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    roses en carré.jpgPour toutes et tous, sans états d'âmes

    Il y a un bon usage possible des crises (le capitalisme nous l'enseigne avec suffisamment d'éloquence). Même les petites crisettes du genre de celle que traverse le PS genevois en ce moment peuvent être utiles. D'autant que depuis bientôt 140 ans qu'il existe, il devrait être accoutumé à la fois à ses crises internes et au bon usage qu'il peut en faire -non pour régler des comptes personnels, mais pour définir une ligne politique claire, à laquelle on puisse tout aussi clairement s'opposer. Car il vaut certainement mieux une ligne politique durable avec laquelle on est en désaccord mais à laquelle on puisse s'opposer durablement qu'une ligne politique imperceptible, social-démocrate le vendredi, social-libérale le samedi et (rhétoriquement, qu'on se rassure...) socialiste révolutionnaire le dimanche.
    Et avec tout ça, Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous. Sans états d'âmes.

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  • Ahmed Gaïd Tebboune ou Abdelmadjid Salah ?

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    Capture.JPGAutoreproduction d'un système

    Le système algérien s'est auto-reproduit. Abdelmadjid Tebboune a été "élu" jeudi président de l'Algérie, officiellement par 58,15 des voix, au premier tour d'une élection qui n'a, toujours officiellement, compté qu'une participation de 39,83 % de l'électorat, et sans doute bien moins en réalité, alors qu'il suffisait de présenter sa carte d'identité pour pouvoir voter : rien qu'à Alger, des dizaines de milliers de personnes sont manifesté en proclamant "nous n'avons pas voté" et en Kabylie, des émeutes ont éclaté et des dizaines de bureaux de vote ont été fermés par des manifestants, urnes et bulletins de vote jetés dans les rues. Abdelmadjid Tebboune, ancien Premier ministre, c'est l'homme du système, élu par le système -et conspué par la rue à peine élu. Il fut (et donc reste) le plus proche collaborateur de l'homme fort du régime, le général Ahmed Gaïd Salah.

     

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  • Elections britanniques : une majorité pour Johnson ?

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    Boris Johnson.jpgUn seul programme : rester au pouvoir


    Qui sera Premier ministre de Grande-Bretagne après les élections d'aujourdhui ? Boris Johnson ou Jeremy Corbyn ? Et avec quelle majorité ? Et quel programme ? Celui de Corbyn est résolument à gauche, à l'image de celui qui lui avait permis de presque gagner les élections de 2017, et en tout cas de priver les Conservateurs de la majorité absolue aux Communes en les contraignant à une alliance toxique avec les unionistes nord-irlandais. Mais pour les élections présentes, son indécision sur le Brexit l'affaiblit : il ne s'est que tardivement prononcé en faveur d'un nouveau référendum, pour ratifier un nouvel accord qu'il promet de conclure avec l'Union européenne. Résultat : dans les sondages pré-électoraux (à prendre avec des pincettes, le mode de scrutin uninominal à un seul tour rendant toute prévision très aléatoire), les travaillistes ont dix points de retard sur les conservateur et les libéraux démocrates quinze points sur les travaillistes. Boris Johnson voulait être Premier ministre, il l'est devenu. Il veut le rester, il semble bien parti pour le rester : c'est le seul programme qui lui vaille.

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  • De la place du vert dans les couleurs gouvernementales

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    Capture.JPGLa nuit des petits couteaux à éplucher

    Cette semaine va être assez chargée en élections diverses (et diversement démocratiques) : demain, les Britanniques éliront leur parlement et les Algériens laisseront les partisans du régime élire leur Président. Et aujourd'hui, le parlement fédéral suisse élit le gouvernement fédéral -c'est l'une des part de démocratie représentative de notre système de démocratie "semi-directe". Mais quand on écrit que le parlement fédéral va "élire" le gouvernement fédéral, on pèche par prudence et mieux vaudrait sans doute écrire que le parlement fédéral va "réélire" le gouvernement fédéral sortant : aucun de ses membres n'est démissionnaire et aucun parti qui y est représenté ne veut céder un siège au petit nouveau qui en revendique un -les Verts. On a accoutumé de qualifier la nuit qui précède l'élection du Conseil fédéral de "nuit des longs couteaux" ? Gageons que celle-là sera celle de petits couteaux à éplucher. Le parlement issu des élections est plus jeune, plus féminin, plus vert et plus à gauche que le précédent, mais tout suggère que le gouvernement, lui, restera le même. Question de rapports de force -et peut-être aussi d'impréparation des Verts à leurs propres ambitions gouvernementales : eux-mêmes ont été surpris par un résultat électoral bien meilleur que celui qu'ils attendaient et qui, d'une certaine manière, les contrats à revendiquer un siège gouvernemental.

     

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  • France : les syndicats tentent de reprendre la main

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    mouvement socialRéforme et contre-réforme

    Les syndicats français ont réussi leur pari : Plus de 800'000 personnes (le double selon les syndicats)sont descendues dans la rue jeudi dernier pour la première journée de grève des transports (et d'autres secteurs publics : plus de la moitié des écoles primaires ont été fermées, un quart des agents de la fonction publique étaient en grève, la majorité du personnel de la SNCF, plus de 85 % des conducteurs de train...). Et aujourd'hui est un autre grand jour de cette grève reconductible du secteur public. Pour autant, les syndicats français ont-ils "repris la main" dans le mouvement social, alors que celui des "gilets jaunes" les avait totalement surpris, qu'ils n'avaient jamais réussi à s'y greffer, moins encore de le contrôler, et qu'ils sont de tous les pays développés de ceux qui rassemblent la plus faible proportion de travailleurs ? Face à la réforme proposée par Macron, qu'ils qualifient de contre-réforme, ils vont en tout cas devoir proposer leur propre réforme...

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  • De la cohérence en milieu municipal

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    transparence.jpg

    Petite polémique picrocholine (à forte composante électoraliste) sur un rapport d'audit que l'Exécutif de la Ville de Genève avait commandé, et qu'il a longtemps refusé de rendre public. La droite tempête (forcément : l'Exécutif est de gauche...) et exige la publication de l'audit dont la "Tribune de Genève" avait dévoilé des extraits en bénéficiant de "fuites" qui avaient valu à trois conseillers municipaux d'être auditionnée par la police sur dénonciation du Conseil administratif, à la demande du président UDC du Conseil municipal. Appelé à la rescousse, le préposé cantonal à la transparence estime que la publication de l'audit serait "utile à la formation de l'opinion et à la participation des citoyens à la vie publique". Et tout cela, donc, sur fonds d'invocation du principe de "transparence". Ce qui fait doucement rigoler, puisque cette transparence que la droite demande sur un audit, elle refuse d'envisager d'en débattre quand on la propose sur les rémunérations, les indemnités, les remboursements, les avantages, les privilèges, les prébendes des Conseillers municipaux...

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  • Genève : l'Opéra en débat

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    GTGnuit.jpgOn tourne en rond...

    On dit que le temps s'accélère, au gré des progrès technologiques. On a pourtant eu l'impression, à suivre et participer aux débats sur le Grand Théâtre au Conseil municipal de Genève, que le temps a quelque chose d'immobile, de révolutionnaire au sens astronomique du terme : en clair, on tourne en rond, on refait, ou on poursuit, un débat entamé depuis au moins vingt ans, et qui porte sur les conséquence de choix politiques initiaux dont nous héritons, mais que nous n'avons jusqu'à présent jamais contestés et que nous nous contraignons nous-mêmes à assumer, sauf à faire d'autres choix les révoquant. Nous héritons donc du choix de Genève de se doter d'un opéra, d'un opéra public, municipal, payé par la Ville mais géré par une fondation autonome. A qui, hier soir, le Conseil municipal a accordé deux subvention, une extraordinaire de 1,9 millions pour combler le déficit de la saison passée, et une ordinaire de 10,8 millions, qui doit être confirmée lors du vote du budget de la Ville, de pour assurer le budget de la saison présente.

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  • Comment va le monde ? Comme d'hab'

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    ANARS.jpg

    Etat des choses

    Vous voulez vous casser le moral politique ? Voyez les titres du "Monde Diplomatique" de ce mois : "la gauche en quête d'un supplément d'âme", "En Bolivie, un coup d'Etat trop facile", "le casse-tête nord-irlandais", "lutte contre le terrorisme, une aubaine", "le réveil du volcan algérien", "nettoyage ethnique en Papouasie", "changement de régime clés en main", "Chili, l'oasis asséchée"... Comment va le monde ? il va comme il va depuis toujours. Les calendriers de l'avent sont aussi ceux de l'après. Il vient quand, le temps de changer le monde, faute de pouvoir changer de monde ?

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  • Laïcité : Un article nous manque, mais la loi n'est pas dépeuplée

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    signes religieux ostentatoires.jpgQui, ou quoi, représentons-nous ?

    Un alinéa de la loi genevoise sur la laïcité, imposé par la majorité du Grand Conseil contre le souhait du Conseil d'Etat, a été biffé par la Cour constitutionnelle cantonale (sous réserve d'un recours au Tribunal fédéral) : la disposition qui interdisait à un député, une députée, un conseiller municipal, une conseillère municipale, de siéger en portant quelque accessoire exprimant ses convictions religieuses. La disposition de la loi appliquant la même interdiction aux magistrats (membres du Conseil d'Etat, des exécutifs municipaux, du pouvoir judiciaire) et aux fonctionnaires a en revanche été maintenue. Pour distinguer les deux cibles de cette prohibition de l'expression de convictions religieuses, la Cour a opéré une distinction entre la représentation de la société (par des parlementaires) et celle de l'Etat (par des magistrats). Distinction fondamentale, en effet : les élues et élus dans les parlements (fédéral, cantonaux, municipaux) ne sont pas les représentants de l'Etat, mais de celles et ceux qui les ont élus.

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  • A propos de la succession de Christian Levrat

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    bus-ps.jpg"J'ai été président du PS durant douze ans, ça use" : Christian Levrat ne se représentera pas à ce poste. Et chacun d'y aller de son bilan, en confondant le bilan du président du parti et celui du parti, comme si le sort du parti dépendait de son président, et la vie de Christian Levrat se résumait à sa présidence de parti. Et comme s'il suffisait de changer de présidence pour changer de ligne, de stratégie, de base sociale... Certes, en douze ans de présidence Levrat, le parti est passé de 19,5 à 16,8 % des suffrages. Presque 3 points de recul, ce n'est pas négligeable -encore que bien des partis socialistes et sociaux-démocrates s'en satisferaient. Mais les causes de ce recul sont bien plus profondes et plus anciennes que les choix de la présidence du parti, et ce recul lui-même a été entamé depuis bien longtemps. Ce n'est pas sous Levrat que le PS a commencé de perdre son électoral "ouvrier" (au sens large), c'est sous Hubacher. Et Hubacher n'en est même pas plus responsable que Levrat, dont la présidente de la Jeunesse Socialiste Ronja Jansen estime qu'il a tout de même largement "contribué à ce que le PS ne glisse à droite, comme cela s'est produit dans d'autres pays européens, avec les conséquences que l'on connaît, et dont Carlo Sommaruga considère qu'il a réussi à maintenir l'unité du parti -toujours fragile, au PS... "Une erreur serait de nous plonger dans des abîmes d'introspection", estime le président sortant. Il a raison, à ceci près quune analyse sérieuse de la situation du parti ne relève précisément pas de cette spéléologie nombriliste mais d'un préalable à la définition d'une ligne politique. Plus qu'au choix de la tête du parti.

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  • Cointrin comme un avion sans aile ?

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    Accident-d_avion_m.jpgPas de crash en vue

    Dans le menu de la votation de dimanche, aussi copieux qu'on y a désormais pris l'habitude à Genève, on trouve l'initiative populaire "pour un pilotage démocratique de l'aéroport de Genève" et le contre-projet que lui oppose la majorité du parlement. Mais, quoique la droite hurle à la catastrophe économique si l'initiative devait être adoptée (elle est dystopique, la droite genevoise : au moins tous les trois mois, elle nous annonce une catastrophe si la gauche devait gagner un vote : l'initiative sur l'aéroport succède à l'élection mazzono-sommarugesque au Conseil des Etats, ce "déferlement de la vague rose-verte sur notre canton", selon le directeur de la Chambre de commerce, Vincent Subilia...), ce n'est pas le destin de l'aéroport de Genève qui sera scellé dimanche. Seulement un mode de "gouvernance" qui sera réformé et des ambitions de croissance un peu bridées si l'initiative devait être adoptée. Elle ne demande ni la lune, ni la décroissance, mais la maîtrise du développement de l'aéroport et la prise en compte des droits de la population riveraine autant que des "besoins" économiques. On en conviendra : Cointrin y survivrait sans se transformer en un "avion sans aile"...

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  • A six mois d'une grève et quatre mois d'une autre : Le chemin vers l'égalité

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    sorciere.jpgA bientôt six mois de la grève féministe du 14 juin, et peut-être quatre mois de la suivante, internationale celle-là, du 8 mars, on s'est bien aperçus lors des élections fédérales que la première n'était qu'un début (ou, pour reprendre le mot fameux de Churchill, "la fin du commencement") et on comprend bien que la seconde n'est qu'une continuation de la lutte pour les droits des femmes, l'égalité des droits entre femmes et hommes et de la mobilisation qu'elle exige. Une nouvelle grande mobilisation en 2020 est donc annoncée, probablement le 8 mars (journée internationale pour les droits des femmes et jour de lancement de la 5e Marche mondiale des femmes), pour laquelle un appel international à une grève féministe de deux heures est lancé.

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  • Quatre élections législatives en quatre ans : L'Espagne fatigue...

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    Espagne-république.jpgLe Premier ministre socialiste espagnol avait convoqué les quatrièmes élections législatives en quatre ans, et les deuxièmes de l'année, en espérant qu'elles allaient lui donner la majorité parlementaire dont il manquait : c'est raté. Le PSOE arrive certes largement en tête du scrutin de dimanche, avec 120 députés, mais la droite du PP (87 sièges) et l'extrême-droite (Vox, 52 sièges, un succès salué par Marine Le Pen et Matteo Salvini) progressent, les libéraux de Ciudadanos s'effondrent (10 sièges), la gauche de la gauche (Podemos, 35 sièges) recule -et les indépendantistes catalans progressent (23 sièges, sur les 48 députés catalans). Résultat : aucune majorité ne se dessine : il faudrait 176 sièges pour l'obtenir et ni la gauche "nationale" (PSOE et Podemos), ni la droite démocratique (PP et Ciudadanos), ni même la droite élargie à l'extrême-droite de Vox ne passent la barre de la majorité. Comme dans les parlements précédemment élus, ce sont les partis régionalistes ou séparatistes catalans et basques qui font la différence : leur abstention, ou le soutien d'une partie d'entre eux -la gauche républicaine catalane et le parti nationaliste basque, par exemple) peut permettre à une gauche unie de s'imposer.

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  • Lisa Mazzone et Carlo Sommaruga élus au Conseil des Etats... Et Genève est toujours debout ?

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    Si la gauche devait remporter, comme elle le faisait depuis douze ans, les deux sièges genevois du Conseil des Etats, la droite annonçait quasiment l'apocalypse. La fin des haricots et du cardon. La chasse aux riches, la nationalisation des banques, la collectivisation des entreprises, la réquisitions des propriétés foncières. Le chômage, la famine. La fermeture de l'aéroport transformé en champ de cannabis. La mise des rues basses en canaux de navigation. Et, horreur et damnation, le duo de gauche a été élu. Largement, même. En Ville de Genève, il cartonne avec deux fois plus de suffrages que les candidats de droite, et sort même en tête dans des bastions de droite comme la vieille-ville et Champel. Mais Genève est toujours debout. On n'a même constaté aucun exode aux frontières, pas l'ombre d'un esquif de fuyards à la Nautique, pas le début d'un embouteillage de limousines à la douane de Bardonnex. Alors quoi, on nous aurait menti ?

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  • Il ne reste que dimanche pour voter...

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    votez!.jpgConfirmons !

    Les zélections fédérales, c'est pas fini : un peu partout, des deuxièmes tours de l'élection du Conseil des Etats sont organisés, à Genève, Fribourg et dans le canton de Vaud demain, à Berne, Soleure, Saint-Gall, au Tessin, à Zoug et Zurich le 17 novembre, et bouquet final en Argovie, à Schwytz et Bâle-Campagne le 24 novembre. Et aucun résultat n'est acquis d'avance. Même là où le premier tour semblait le sceller, comme à Genève ou dans le canton de Vaud. Vous n'avez pas encore voté ? Il ne vous reste plus qu'à vous rendre demain matin (à Genève, de 10 heures à midi) au local de vote de votre quartier. A moins bien entendu que vous entendiez laisser "les autres" choisir à votre place. En quel cas, on se demande pourquoi vous perdez votre temps à nous lire vous inciter à confirmer votre vote du premier tour. C'était un tour de chauffe : la décision, c'est dimanche matin...

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  • Les belles promesses qui rendent les électeurs joyeux

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    Glacier du Pizol.JPGEcorating : le dire et le vote

    Beauté des périodes électorales : les belles promesses qui rendent joyeux tombent sur les électeurs comme flotte à la mousson. Reste à en mesurer la crédibilité. C'est ce qu'ont fait les organisations de défense de l'environnement, qui ont publié leur "ecorating" pour le 2ème tout de l'élection du Conseil des Etats (elles l'avaient déjà fait pour le 1er tour). L'"écorating", c'est la "sensibilité environnementale" des candidats mesurée par leurs votes au parlement fédéral lorsqu'ils et elles y siègent, ou par leurs engagements quand elles ou ils n'y siègent pas (fautes d'actes, on se contente de promesses). Et ça donne quoi ? A Genève : C'est sans surprise : La verte Lisa Mazzone est la plus,,, verte avec 98,1 % de votes favorables à l'environnement; le socialiste Carlo Sommaruga fait presque aussi bien, avec 97,2 %. Et ensuite, c'est le trou : plus que 22,2 % de votes favorables à l'environnement chez le PLR Hiltpold. Et derrière le trou, le gouffre : plus que 3,8 % (d'inexplicables moments de faiblesse) pour l'udéciste Céline Amaudruz. Et la PDC Béatrice Hirsch, alors ? A s'en tenir à ses promesses électorales, elle serait à 92 % écocompatible. On comprend mieux pourquoi les partisans de l'alliance du PLR avec l'UDC tiennent à ce point à casser celle du PLR avec le PDC...

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    Lien permanent Catégories : Environnement, climat, Politique 2 commentaires