France - Page 4

  • « Vote de confiance » à Manuel Valls : Un garde-à-vous résigné

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    Manuel Valls, qui a promis qu'il  ne changerait « pas de cap », a sollicité et obtenu de l'Assemblée Nationale la « confiance » à son gouvernement, par 269 voix contre 244, moyennant l'abstention de 53 députés, dont 31 députés socialistes et les députés écolos. Si les « frondeurs » socialistes, au lieu de s'abstenir de lui accorder leur confiance la lui avaient refusée, Valls ne l'aurait pas obtenue, et la « fronde » aurait été une rupture. On n'y est pas, ou pas encore : l'abstention est peut-être le maximum de la dissidence autorisée dans un système comme le système français, où le chef du gouvernement est chef d'une majorité parlementaire caporalisée (et le chef de l'opposition, pour autant qu'il n'y en ait qu'un, est chef d'une minorité parlementaire à peine moins caporalisée), Quel sens donner dans ces conditions à un « vote de confiance » ? Dans une démocratie, le vote est libre, et de toute façon, démocratie ou non, la confiance ne s'accorde pas sous la contrainte -sous la contrainte ne peut s'obtenir que la résignation. Le «vote de confiance» arraché par Valls n'est ainsi qu'un garde-à-vous résigné, aussi étranger que possible à l'état réel de la société  et de l'opinion publique françaises : tout sauf confiantes -rageusement déprimées.

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  • Le Régent, la Grande Duchesse, le Commis et le militant (fable socialiste française)

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    De Mollet à Valls, retour à la casse départ ?

    Sur l'air de la Grande Duchesse de Gerolstein aimant les militaires, Manuel Valls a entonné l'autre jour, devant les patrons français réunis en leur "Université d'été", "Moi, j'aime l'entreprise, j'aime l'entreprise". L'amour, ça ne se commande pas, ça a des déraisons que la raison ignore. Les patrons français ont ovationné debout le patron du gouvernement français, et leur président, Pierre Gattaz, a salué son "discours de lucidité, de pragmatisme, de clairvoyance, de courage". Pas moins. Et plus encore si entente : c'était " le discours dont on avait besoin" (qui cela, "on" ? Le patronat...), et il y aura "peut-être un avant et un après"... Un "avant" et un "après" quoi ? Le politologue Roland Cayrol diagnostique une "crise de leadership et des idées" au PS. Comme avant la prise d'assaut de la vieille SFIO par Mitterrand, en somme. Cela fait bientôt quarante-cinq ans... le temps de passer de Mollet à Valls, de la droite de la gauche à la gauche de la droite, à moins que cela soit l'inverse -eppur si muove...

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  • Querelle d'héritage dans la gauche française : Mais foutez lui la paix, à Jaurès !

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    Jaurès.jpgLe mois dernier, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon ont chacun, mais séparément, déposé au pied de deux statues différentes de Jean Jaurès, deux gerbes de fleurs, en commémoration du bientôt centenaire de son assassinat, le 31 juillet 1914, à la veille de la Grande Guerre, par un sicaire d’extrême-droite. Hommages sincères, ou nécrophilie récupératrice ? Sans doute un peu des deux. Et voilà donc Flamby et Méluche se disputant l’auguste dépouille, la tirant l’un sur la droite pour justifier sa politique et l’autre sur la gauche pour justifier sa dénonciation de la social-trahison. Après les cloches de Bâle célébrées, en 1912, par Jaurès, au grand congrès de l’Internationale socialiste contre la guerre, les cloches de Carmaux. Quand elle est divisée, la gauche française se dispute Jaurès ? Certes, cela a plus de gueule que se disputer Mollet ou Thorez, mais c'est tout de même une sorte d’accaparement politicien d'un mort plus éloquent que les vivants qui s’en réclament.

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  • Deuxième tour des Municipales françaises : Quelque part entre Trafalgar et la Berezina...

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    Le second tour des élections municipales n'a pas, pour la gauche en général et le PS en particulier, atténué les résultats du premier : bien plutôt les a-t-il confirmés, voire renforcés, à la faveur d'une abstention considérable (38 %) pour de telles élections dans un tel pays, et le résultat de ce dimamche tient à la fois d'un Trafalgar républicain et d'une Bérézina socialiste. et la gauche perd 150 villes, la plupart perdues par le PS. Le Front National prend notamment Béziers, l'UMP Toulouse et Limoges (à gauche depuis un siècle...), le Modem Pau. Et si le PS gagne Avignon, c'est sans doute moins par adhésion à sa liste que par peur de voir le Festival international de théâtre, et tout ce qu'il génère d'activité dans la ville des Papes, la quitter -électoralement, Olivier Py est plus efficace que François Hollande. Enfin, à Grenoble, une liste de gauche en bat une autre, et les Verts alliés au Parti de gauche supplantent les socialistes alliés aux communistes. Certes, le PS garde Paris, Lyon, Lille et Strasbourg, mais sur l'ensemble des municipalités soumises à un second tour, la gauche, toute la gauche, ne pèse plus de 42 % contre 49 % pour la droite démocratique, et 9 % pour le Front National.

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  • Elections municipales françaises : La coup-de-pied-au-cul-thérapie

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    gauche, PS, Front national, électionsCe que le droit, la pédagogie, les bons conseils des spécialistes et l'air du temps proscrivent désormais d'appliquer aux enfants est toujours en usage politique : le baffe, la fessée, la correction -bref, la coup-de-pied-au-cul-thérapie. Dimanche dernier, c'est au PS que cette thérapie a été appliquée par les électrices et les électeurs français, appelés aux urnes (mais les désertant dans une proportion inhabituelle) pour renouveler leurs conseils municipaux (qui élisent les maires). Et l'instrument de la thérapie, ce fut le vote pour le Front National, qui pour la première fois peut se maintenir dans 229 villes au second tour en ayant obtenu plus de 10 % des suffrages, en arrivant en tête dans nombre d'entre elles, devant le PS (ou l'UMP, droite dite "républicaine", mais qui refuse le "pacte républicain" de désistement au profit du candidat le mieux placé pour battre le FN). Dans les villes de plus de 10'000 habitants, la droite recueille 46 % des suffrages, l'extrême-droite 9 %, la gauche 41 % (avec le Front de Gauche) et l'extrême-gauche 1,3 %. Motif de la sanction infligée au PS (et du cadeau fait au FN ? Exprimer le plus clairement possible un désaveu (pour user d'un euphémisme) du gouvernement et du président socialistes. En votant. faute d'alternative, pour l'extrême-droite ? Oui, même en se bouchant le nez.

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  • Charte laïque et code de conduite interreligieux : Un inquiétant besoin..

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    .Le ministre français de l'éducation nationale, Vincent Peillon, a lancé lundi sa « Charte de la laïcité », qui devra être affichée dans tous les établissements scolaires publics du pays. Mais seulement dans les établissements publics... Au même moment, à Genève, un député PDC propose un code de conduite des communautés religieuses. Ce qui suggère donc qu'elle en ont besoin, comme la charte française signale qu'il est besoin en France de réaffirmer la laïcité, et de préciser ce qu'elle signifie. Or c'est ce besoin même qui est inquiétant, comme si en démocratie, et au XXIe siècle (chrétien) la laïcité et le respèect du pluralisme devaient encore être constamment imposés...

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  • De la « purification » et du « coup de balai » : 6 ou 12 février 1934 ?

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    Trois jours après les « aveux » de l'illustre Cahuzac, le leader du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a appelé à une « marche pour la VIe République », le 5 mai, pour «  purifier l'atmosphère politique » et donner un «  grand coup de balai ». Il y a des mots dont on ne devrait faire usage qu'avec une extrême prudence, surtout quand, comme Mélenchon, on connaît son histoire politique française sur le bout du poing. On comprend bien qu'il ne faut pas laisser le terrain à la famille Le Pen (quitte, au passage, à bouffer un bout de celui de Hollande), et que c'est là bonne action et oeuvre salutaire, mais faudrait quand même faire gaffe à la rhétorique dont on use : celle du « coup de balai » et de la « purification », en France,  fait plutôt 6 que 12 février 1934, plutôt ligues que Front Populaire...

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  • De quoi Cahuzac est-il le nom ?

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    Un ministre français du budget (et donc des impôts) carbonisé pour fraude fiscale, un ancien président de la République française inculpé pour abus de faiblesse, une Infante d'Espagne inculpée pour complicité dans les tripatouillages financiers de son mari, un ancien Président du Conseil italien traînant un stock de casseroles à rendre jaloux un quincailler : le « tous pourris ! » populiste a encore de beaux jours devant lui... Car de quoi Cahuzac est-il le nom ? Ce nom est un nom de famille, le nom d'une caste : celle qui peuple les allées du pouvoir ou aspire à les peupler, celle s'y prépare ou s'y vautre. La double ironie de l'« affaire Cahuzac » réside certes dans la chute d'un ministre « socialiste » qui voulait se faire passer pour le champion de la lutte contre la fraude fiscale et la pratiquait lui-même, mais aussi dans le fait que Cahuzac est tombé à la suite d'une enquête effectuée en Suisse, sur requête française. Et que si le secret bancaire était resté ce qu'il était, et ce que veulent réinstaurer l'UDC et ses alliés de droite, Cahuzac aurait pu continuer à se pavaner et à mentir comme un arracheur de dents...

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  • Enjeux sociaux et enjeux sociétaux : Qu'est-ce qu'une « gauche populaire » ?

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    Une vingtaine d'élus socialiste français ont dévoilé le 20 février un « Manifeste de la Gauche populaire » prônant la «reconquête» des « catégories populaires et moyennes », en privilégiant désormais les enjeux économiques et sociaux sur les enjeux « sociétaux » et la reconstitution d'une base sociale et électorale populaire cohérente plutôt que l'addition des jeunes, des milieux culturellement émancipés, des femmes et des minorités ethniques, sur des thèmes liés aux modes de vie. La «Gauche Populaire» observe que la « droitisation » de la France, ces dernières années, se mesure à l'enracinement du Front National « dans les territoires périurbains et ruraux » et considère que la gauche se doit de mener ces prochaines années une politique qui soit le « levier d'une reconquête durable et robuste (...) de sa base sociologique naturelle ». Bref, de bonnes questions et des constats justes, mais pour quelles réponses ?

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  • Qu'est-ce que la France fait au Mali ? Le gendarme ? le douanier ?

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    Au Mali, contre les islamistes, la France s'est faite gendarme de l'Europe. Pour prévenir la prise de Bamako par les djhadistes, mais aussi, peut-être bien, pour éviter que, la situation dégénérant, une partie des 400'000 réfugiés maliens (250'000 déplacés à l'intérieur du pays, 150'000 réfugiés au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso) ne fasse le choix de la migration européenne. Remettre de l'ordre au Mali, y restaurer quelque chose qui ressemble à une autorité : Le soutien européen à l'intervention française au Mali ne pourrait-il pas s'expliquer aussi par l'espoir d'éviter que trop de Maliens ne viennent en Europe ?

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  • Grande parade homophobe à Paris : Que faire des intégristes ? Marions-les !

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    La manif conservatrice contre le « mariage gay », hier, à Paris, où le grotesque ne le disputait guère qu'au méprisable, ce fut à la fois une sorte de grande parade de tous les fantasmes réactionnaires, dans l'unité au moins apparente de tout ce que la France et les pays comparables (dont le nôtre) peuvent abriter d'irrédentismes patriarcaux, et la résurrection dans la rue d'une droite orpheline de Sarkozy et ne pouvant tout de même pas, décemment, faire de Gérard Depardieu sa nouvelle icône. Résultat : lardée d'UMP et de Front National, une longue procession d'intégristes religieux de toutes confessions salués par l'archevêque de Paris... Que faire des tous ces intégristes ? Les marier, peut-être...

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  • Législatives françaises : premier tour « normal » pour un président « normal »...

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    Une majorité pas trop majoritaire...

    François Hollande s'est défini lui-même comme un « président normal » (comme si dans un système présidentiel à la française, le qualificatif de « normal » pouvait s'appliquer au Chef de l'Etat post-gaullien...). ce président «normal» jouait dimanche dernier, et jouera encore dimanche prochain, une partie de sa capacité d'action politique : avec quelle majorité gouverner ? Une majorité elle aussi « normale » semble s'annoncer. « Normale », mais sans plus. Ni écrasante (elle aurait été décalée de la réalité politique française, et aurait tôt suscité une opposition hors du parlement), ni insuffisante (au pire, le PS la complètera avec les Verts...). Le président et son Premier ministre auront une majorité. Normale. Mais laquelle et pour faire quoi ?



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  • Aujourd'hui, 26 Floréal, la France change de président

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    Changements...

    Tout à l'heure, François Hollande est arrivé  au palais de l'Elysée, a été reçu par Nicolas Sarkozy, qui a quitté ensuite le siège de la présidence. Hollande a été élevé au rang de Grand Maître de l'Ordre de la Légion d'Honneur, a reçu les honneurs militaires, puis devait déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu, remonter les Champs-Elysées en voiture, prononcer un éloge de Jules Ferry et de Marie Curie, rendre visite au Maire de Paris, Bertrand Delanoë, prendre un bain de foule, faire annoncer le nom de son (ou de sa) premier-e ministre et du ou de la secrétaire général-e de la présidence, puis s'envoler pour Berlin rencontrer la chancelière allemande, Angela Merkel. La France aura changé de président et de gouvernement. Pas d'institutions, ni, encore de politique.

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  • Présidentielles françaises : Une bonne chose de faite...

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    Quelle majorité pour Hollande ?

    François Hollande a été élu à la présidence de la France par 52 % des suffrages : 52 %, c'est à la fois beaucoup et peu. C'est beaucoup, car la France reste, politiquement, majoritairement à droite (elle ne passe à gauche que lorsque la droite fait preuve d'une particulière incompétence, et ce fut le cas, et la gauche d'une forte unité, ce qui fut aussi le cas). Et c'est peu, en tout cas pas assez, pour garantir l'application d'un véritable programme de gauche. La majorité qu'à réunie François Hollande est une majorité composite : Il y a, évidemment, d'abord, et pour l'essentiel (45 des 52 % qu'il a réunis), les votes du « peuple de gauche ». Mais il y a aussi les voix de celles et ceux qui ont suivi François Bayrou dans son appel à voter pour le candidat de la gauche, et les voix de celles et ceux qui auraient voté pour n'importe qui, voire n'importe quoi, pour que « Sarko, dégage ! ». Tout cela fait une majorité électorale, pas encore une majorité politique.

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  • Présidentielle française : Entre deux fronts...

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    Tirer la chasse... et après ?

    François Bayrou annonce qu'il votera pour François Hollande, ou plutôt contre Nicolas Sarkozy. Même s'il n'appelle personne à faire comme lui et ne donne que son choix personnel, ce choix, ajouté à celui de Marine Le Pen de voter blanc, favorise indubitablement le candidat socialiste. François Hollande n'est certes pas encore élu, mais rassembler de Mélenchon à Bayrou, contre la drague par Sarkozy de l'électorat du Front National, dans un « Front Républicain » façon « tripartite » des premiers gouvernements PC-SFIO-MRP de l'après guerre, c'est déjà une sorte de performance (même si Jacques Chirac avait fait encore mieux en 2002 en rassemblant de Sarkozy aux anars...). De toute façon, lundi, la France aura élu un nouveau président. Même si Sarkozy devait contre toute attente refaire son retard. Parce que le Sarko cuvée 2012 n'est plus le Sarko cuvée 2007 : il est pire. Dimanche, sauf énorme surprise, les Français auront tiré la chasse sur Sarkozy... mais au fond de la cuvette, le Front National sera toujours là...

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  • Présidentielle française : rien n'est encore joué...

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    Il court, il court, le Sarko... après le FN...

    François Hollande en tête, Nicolas Sarkozy premier président de la République a être battu au premier tour, le Front National à son plus haut niveau alors que la droite recule, la gauche qui avance malgré le score en demi-teinte du Front de gauche, le « centre » atomisé : le premier tour des présidentielles françaises rend certes optimiste pour le second tour, mais n'en présage en rien. Les intentions de vote au second tour donnent toujours l'avantage, avec huit point d'avance, à Hollande sur Sarkozy, mais rien n'est joué -et on s'attend à ce que Sarkozy fasse tout ce qu'il peut pour attirer à lui les électrices et les électeurs de Le Pen sans repousser celles et ceux de Bayrou... Dans son dernier numéro d'avant le premier tour, «Le Monde» titrait : « Nicolas Sarkozy, l'homme qui courait après les voix du FN ». Ces voix lui ont échappé, mais il va continuer pendant quinze jours à leur courir après.

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  • Présidentielles françaises et réveil de la gauche : De quoi Méluche est-il le nom ?

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    « Il y a les experts, il y a les penseurs, et puis il y a le peuple. Le peuple inattendu. C'est-à-dire des voix et des pensées que personne, ou rien, ne laissait présager », écrit Michel Butel, en couverture du deuxième numéro du désormais indispensable mensuel «L'Impossible». Inattendue, en effet, la foule qui se presse aux meetings de campagne du candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle française. Inattendu, le succès probable, en tout cas possible, de la candidature de Mélenchon (autour des 15 % d'intentions de vote, et devant Le Pen dans plusieurs des derniers sondages à peu près sérieux qui ont été publiés). Inattendue, surtout, et bienfaisante, cette renaissance, enfin, de l'« envie de politique » à la faveur de la campagne de Mélenchon.

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  • Un « Serial Sniper » dans la campagne électorale

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    Le délire de l'un, les calculs des autres...

    Mohamed Merah, 23 ans, islamiste radical, djihadiste au Pakistan et en Afghanistan, se revendiquant de la Qaeda, se rengorgeait après avoir tué sept personnes, dont trois enfants, parce qu'elles étaient juives, ou soldats : «j'ai mis la France à genoux»... Sans doute y croyait-il, mais il n'a pas même réussi à interrompre plus de 24 heures la campagne électorale pour l'élection présidentielle. Cerné, puis abattu, il n'était devenu rien d'autre qu'un tueur délirant dont les actes entraient dans des calculs politiques.. On a palabré plus d'un jour entier autour du Fort Chabrol toulousain. On voulait le tueur vivant (ou on voulait le faire croire). Mais pour en faire quoi ? Un trophée ?

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  • Campagne présidentielle française : De la mélenchonine contre la mélancolie

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    Le jour anniversaire de la proclamation (en 1871) de la Commune de Paris, le 18 mars, le Front de Gauche a rassemblé à Paris, avant-hier, de la Nation (voilà pour l'appel à l'unité) à la Bastille (voilà pour le rappel révolutionnaire) une centaine de milliers de personnes, pour soutenir son candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui y a vu « un signal à l'Europe de l'austérité : son volcan français s'est réveillé ».  Et c'est une bonne nouvelle, même si l'assassinat glacial et glaçant de trois enfants et d'un enseignant dans une école juive de Toulouse, hier, a « gelé » la campagne électorale, à l'avant-dernier jour de l'hiver. Demain, c'est le printemps. Le premier jour du mois de Germinal. Et la mobilisation autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, même si elle inquiète, mais à injuste titre, le PS, qu'elle met devant ses responsabilités et la nécessité d'un véritable programme de changement,  est bien annonciatrice d'un printemps politique.

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  • La France a perdu son « Triple A ». Mais pas encore sa triple buse.

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    Nicols Srkozy dévlué

    On raconte que Nicolas Sarkozy aurait été furieux de la dégradation de la « note » de la France par l'agence Standard & Poor's. Il devait pourtant s'y attendre -mais il avait fait de son «triple A» un titre de gloire, une talonnette le haussant à la taille d'Angela Merkel. Evidemment, à trois mois de l'élection présidentielle à laquelle il est candidat pour se succéder à lui-même, ça tombe mal, comme un funeste présage. Mais seulement un présage. Et venant de bien piètres prophètes. Le Petit Nicolas n'est plus le Pair de la Chancelière allemande, il n'en est même plus le Prince Consort, il n'en est plus que le page, il doit en rabattre de ses ambitions de reconnaissance internationale, mais il n'a pas encore perdu les présidentielles de mai.

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