• 14 juillet : la France en clair-obscur

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    bastille.jpgL'histoire tel que l'Etat la conte...

    On connaît la phrase de Gramsci (on la connaît même si bien qu'on la sert à toutes les sauces, mais la comprend-on ?) : "Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres". Gramsci parle de son temps et de son monstre : celui du fascisme. Nous sommes sans doute, à nouveau, dans un "clair obscur", entre chien et loup -mais qui sont nos monstres ? Poutine ? trop commode... Et, puisque nous sommes le 14 juillet, qui fut un jour révolutionnaire avant que d'être dévalué en fête nationale par une république bourgeoise, quelle Bastille prendre pour qu'un peu de lumière dissolve les monstres ? Des deux tours de sa présidentielle aux deux tours de ses législatives, et avant son défilé militaire rituel de jeudi, la France n'a, ces derniers temps, guère donné d'une telle lumière, lors même qu'elle aime à se voir comme un pays de révolutions et les Français comme un peuple indocile. L'Etat a d'ailleurs fait d'une insurrection la fête nationale -autrement dit : la fête de la Nation, comme si cette insurrection, celle du 14 juillet 1789, n'avait pas été, précisément, une insurrection de la Nation contre l'Etat lui-même, ou plus précisément encore, pour parler comme Pierre Clastres, de la société contre l'Etat ? Politiquement, l'histoire est toujours un conte quand elle est écrite par les pouvoirs en place...

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    Lien permanent Catégories : France, Politique 1 commentaire
  • Dégrappage : Sous les pavés, la plage, sous le bitume, les fleurs.

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    dégrappage.jpgC'est les vacances. On dirait qu'on serait sur le plage. Avec des animations de plage. On dirait que le choix fondamental que nous avons à faire pour la journée, c'est le choix de nos vêtures : chemise ou polo ? tongs ou espadrilles ? Et puis, il y a le choix de la boisson : spritz ou pastis ? Et enfin, il y a le programme de la journée : hier, c'était séance extraordinaire du Conseil municipal. Entrée en matière sur la proposition foutraque pour laquelle on avait été convoqués, ou petit roupillon (rémunéré) ?

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    Lien permanent Catégories : climat, Genève, urbanisme 0 commentaire
  • Réduction du temps de travail : On ne lâche rien. Même en vacances.

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    plage.jpg.jpgLes écoles sont en vacances. Et nous ? Nos agendas s'allègent, nos horaires se dissolvent, on peut se poser quelque part un verre à la main, sur une terrasse, au bord d'un chemin, sans portable à portée de main, sans rendez-vous urgent, sans séance de travail, de commission, de parlement. On peut -mais le fait-on ? C'est en tout cas le moment idéal, dans l'année, où parler du temps de travail et de sa réduction. Sans doute peut-on en parler à d'autres moments, en parler constamment même, et lasser nos interlocuteurs de notre parlure, mais là, ici et maintenant, on peut tout de même en parler sans autre enjeu que celui de rappeler quelques idées, quelques projets, quelques principes... ainsi aura-t-on fait des vacances, contre l'étymologie, autre chose qu'un vide. L'enjeu est toujours, s'agissant du temps de travail, le même : le réduire. On ne lâchera rien. Même en vacances.

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    Lien permanent Catégories : Travail, emploi 0 commentaire