• 1er Mai, Contre les régressions sociales et la guerre

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    Capture d’écran 2022-04-28 180658.jpgToutes et tous solidaires

    Face aux guerres, aux dictatures dans le monde et à leurs conséquences, face à la régression sociale et à la crise climatique, la mobilisation et la solidarité de toutes les travailleuses et tous les travailleurs est plus que jamais nécessaire.
    Le 1er mai 2022, reprenons la rue pour combattre AVS 21, défendre la justice sociale, les droits démocratiques et la paix.
    14h Cortège, départ Bvd James-Fazy
    16h30-22h Fête à la Salle communale de Plainpalais

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  • Soutenir le cinéma suisse le 15 mai

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    cinéma suisse 1.jpgOUI à la "Loi Netflix"

    Le 15 mai, on votera sur le projet de loi "Netflix" (une modification de la loi sur le cinéma) qui vise à protéger la création cinématographique suisseet à prélever 4 % des recettes réalisées en Suisse par les services de streaming, comme Netflix. La France, l'Italie et l'Espagne ont adopté un dispositif comparable, avec un taux d'imposition supérieur à celui proposé aux Suisses. Le 5 février, le congrès du PS suisse a décidé, à l'unanimité, d'appeler à voter "oui" à ce projet, contesté par un référendum de droite.  La votation suit de trois mois celle du 13 février, lors de laquelle 54,56 % du corps électoral actif avait refusé un paquet d'aide fédérale aux media, avec au coeur de ce vote un clivage entre Romandie et Alémanie, la première acceptant le projet que la seconde, majoritaire, refusait, malgré le vote favorable des plus grandes villes, Zurich et Bâle en tête. Et le même clivage entre Romandie et Alémanie semble pouvoir se reproduire le 15 mai : selon les derniers sondages en date, la "loi Netflix" est soutenue (à 59 ou 61 %) en Romandie et refusée (à 52 %) en Alémanie. Elle est donc sérieusement menacée d'un refus national. Ce qui est une raison de plus d'appeler à la soutenir.

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  • Mieux aider l'Europe à refouler les gueux ?

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    Frontex manif.jpgNo Frontex !

    A l'automne de l'année dernière, les Chambres fédérales ont voté (par 88 voix contre 80 et 28 abstentions) le presque triplement du financement suisse de Frontex, l'agence de garde-côtes et de gardes-frontières (pour ne pas écrire la milice antimigrants) de l'Union Européenne, qui passerait donc de 24 à 61 millions de francs par an. Pour aider Frontex à recruter 10'000 agent.e.s de plus, les armer, leur fournir des équipements de repérage des migrant. Pour mieux les refouler vers la Libye, la Turquie, le Maroc, ou n'importe où ailleurs que sur le territoire de l'Union. Car telle est, en réalité, la mission de Frontex : les traquer et les refouler.  Arraisonner leurs esquifs, mais pas pour les sauver et les accueillir : pour les empêcher de déposer une demande d'asile et les remettre aux garde-côtes des Etats auxquels l'Union a sous-traité l'hébergement des migrants. Et qui ont eux-même sous-traité avec des milices crapuleuses. Contre le financement de Frontex par la Suisse, une coalition de petites organisations, soutenue par la gauche, a lancé un référendum. Qui a abouti. On votera le 15 mai. Le 5 février, le PS suisse a décidé d'appeler à voter "non". On le suit, même si selon le plus récent sondage d'avant vote, 59 % des sympathisants socialistes voteraient "oui". Nous, on votera "non", parce que nous ne voulons pas mieux aider l'Europe à refouler les gueux.

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  • Deuxième tour de la présidentielle française : Ouf ! Et après ?

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    merde.jpgEmmanuel Macron est le troisième président français de la Ve République à être réélu au suffrage universel (après Mitterrand et Chirac), premier à l'être sans sortir d'une cohabitation avec un concurrent. Il a été réélu avec dix-sept point s d'avance sur sa concurrente. C'est considérable, mais une grande partie (près de la moitié selon les sondages) de celles et ceux qui ont voté pour lui l'ont fait comme on choisit de deux maux, le moindre. Celui dont on peut guérir. Il fait un excellent résultat, mais pas un triomphe. Président sortant après une présidence marquée par trois crises (sans compter même la crise climatique), celle des "gilets jaunes", celle de la pandémie covidienne, celle de la guerre en Ukraine, il fait le meilleur résultat obtenu à une présidentielle, après ceux de Chirac en 2002 et de lui-même en 2017, il fait mieux que Mitterrand en 1988, aussi bien que Pompidou en 1969, mais il fait moins que lui-même il y a cinq ans.  On a sans doute, comme Macron lui-même l'a reconnu, moins voté pour lui que contre Le Pen -le "front républicain" n'est donc pas tout à fait mort, s'il n'est pas au mieux de sa forme : Aux Antilles, qui avaient placé Mélenchon en tête du premier tour, on a voté Le Pen au deuxième (il va nous falloir relire le "peau noire et masques blancs" de Fanon...), et globalement l'abstention (un silence qui est un refus de choisir, comme le résume Macron lui-même) est la plus forte enregistrée à un second tour de la présidentielle depuis 1969 (les raisons de cette abstention, à 53 ans de distance, sont d'ailleurs les mêmes : l'abstention d'une partie importante de l'électorat de gauche -à l'appel, en 1969, du PCF, dont le candidat, Jacques Duclos, avait renvoyé dos à dos les candidats Pompidou et Poher ("bonnet blanc et blanc bonnet"). L'abstention hier a pourtant été moins forte que dans la plupart des élections comparables ailleurs qu'en France -on ne parle même pas de la Suisse, où elle est généralement majoritaire (comme hier aux Antilles)... Et hier soir, sitôt le résultat du deuxième tour de la présidentielle connu, on est entré dans le troisième tour :  les législatives. Après le "ouf !" saluant la défaite de Le Pen, le "Et après ?" interrogeant la victoire de Macron...

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  • Avril 1915 : Un génocide est un crime contre l'humanité. La négation d'un génocide est un crime contre la vérité et contre l'histoire.

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    génocide arménien.jpg

    Le 24 avril s'est commémoré, partout dans le monde, le premier génocide du XXe siècle, celui commis contre les Arméniens par le pouvoir en place dans l'Empire Ottoman (les "Jeunes Turcs" de Talaat Pacha, Enver Pacha et Djemal Pacha). Les massacres commis jusqu'à l'automne 1916, et les déportations de masse coûteront la vie à au moins 1,2 millions, sans doute un million et demi,  d'Arméniennes et d'Arméniens. Ils seront accompagnés ou suivis de massacres commis, par le même pouvoir en place, contre les populations araméennes (assyrienne, chaldéenne, syriaque), grecques pontiques, Syriaques et Yézidis73. Plusieurs années plus tard, après la fin de l'Empire ottoman et la proclamation de la République, ce sera au tour des Kurdes, dont le pouvoir turc actuel nie toujours l'existence en tant que peuple, en réprime les organisations représentatives et en annihile les prononcements démocratiques, dans le temps même où il persiste à nier le génocide des Arméniens.

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  • Deuxième tour de la présidentielle française : Un pari pascalien

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    Blaise Pascal.jpgQu'est-ce que le débat Macron-Le Pen a changé au prononcement probable des Françaises et des Français dimanche ? Sans doute pas grand-chose, sinon rien. On avoue d'ailleurs ne pas l'avoir suivi, préférant voir et entendre l'entretien avec Edgar Morin, 100 ans aux fraises, programmé au même moment sur la 5, mais comme on a été bassinés à jet continu d'extraits du débat dès sa fin et jusqu'au moment où on écrit par d'extraits de ce débat, on a l'impression de l'avoir subi en entier. De toute façon, le politologue Jean Garrigues juge limité l'impact de ce genre de confrontations ultra-codifiées, de la distance entre les protagonistes jusqu'à la température de la clim' : "c'est toujours celui qui est en position de favori qui remporte le débat"... Il paraît que tel a été le cas mercredi soir -c'est en tout cas ce qu'assurent les sondages, qui donnent Macron vainqueur du duel télévisé et en progression, à 55,5 %, dans les intentions de vote. Et alors ? Alors, rien. Sinon la version électorale d'un pari théologique, celui de Pascal. Vous ne voyez pas le rapport ? vous avez tort -Pascal, comme Montaigne, comme Debord, c'est bon pour tout, même pour l'improbable.

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  • La neutralité, la guerre, la Suisse, l'OTAN

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    Trace de corps.jpgRafistolages

    Toute guerre a une fin (même s'il faut l'attendre sept, trente ou cent ans). Et à la fin de celle d'Ukraine, la Russie sera toujours là, à l'est de l'Europe, au nord de l'Asie. Et Poutine aussi, vraisemblablement, jusqu'en 2036 (il n'aura que 84 ans, après tout...). Il faudra bien faire avec l'une et l'autre. Mais cette guerre a fait une victime collatérale : la neutralité suisse. Certes, elle n'est pas morte (un mythe peut-il mourir ?), mais elle a dû se redéfinir pour prendre quelque crédibilité tout en permettant à la Suisse de s'aligner sur l'Union Européenne et de reprendre les sanctions imposées à la Russie. Cet alignement est contraint -comme d'ailleurs la neutralité suisse elle-même le fut, et il ne lui arrive que ce qui est arrivé au secret bancaire : sous la pression extérieure la Suisse cède. Elle reformule sa neutralité, la réduit à une non-alliance militaire, admet qu'elle peut s'accompagner d'une alliance politique. Au fond, ce n'est qu'une constatation de ce qui fut toujours le cas : la Suisse ne faisait partie ni de l'Axe, ni de l'Entente, ni de la Triplice, ni de l'OTAN (ni du Pacte de Varsovie...), mais elle pactisa avec l'Allemagne impériale puis avec l'Allemagne nazie et leurs alliés quand ils étaient plus forts que leurs adversaires, puis avec les adversaires de l'Allemagne quand ils devinrent plus forts qu'elle et ses alliés. Et pendant toute la guerre froide, nul n'ignorait qu'elle était dans le camp "occidental". Qu'elle réaffirme aujourd'hui y rester face à la Russie n'est donc pas une nouveauté bouleversifiante mais un rafistolage.

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  • Macron et Le Pen à la chasse aux électeurs de Mélenchon

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    Macron-Mélenchon.jpgA gauche toute !

    "La France est face au scénario du pire", éditorialisait lundi "Le Courrier" : Marine Le Pen "est en mesure de l'emporter le 24 avril prochain", au second tour de la présidentielle, en s'appuyant sur le socle des 32,3 % de suffrages xénophobes totalisés (entre Le Pen, Zemmour et Ducon Gnangnan) au premier tour. "Nous sommes face à un choix de civilisation", a prêché Le Pen après sa sélection comme challenger du président sortant. Un choix de civilisation ? Peut-être, mais entre quelles civilisations ? En tout cas, un choix machiavélien entre le pire et le moindre mal. En attendant d'en connaître l'issue, on observe que les deux candidats se livrent à une chasse effrénée aux voix de gauche. Parce que si la gauche a perdu le premier tour et est absente du deuxième, ses électeurs, eux, ne se sont pas évaporés. Et que les deux adversaires du tour final en ont besoin. Ainsi, Macron a, dès le soir du premier tour, assuré qu'il était "prêt à inventer quelque chose de nouveau pour rassembler" autour de lui. Prêt à "enrichir" son projet sur l'écologie. A reculer sur sa réforme du système de retraite. A créer un "impôt de guerre" sur les grandes entreprises pour redistribuer du pouvoir d'achat. A constituer, une fois élu et à défaut d'avoir pu reconstituer un front républicain pour assurer son élection, un gouvernement d'union républicaine. Encore un peu et il proposera un programme commun aux socialistes, aux communistes et aux écologistes. Et un programme de transition aux trotskystes.

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  • La gauche française après une défaite électorale

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    Titanic.jpgAu tréfonds à gauche

    A considérer les résultats du premier tour de la présidentielle, la gauche française n'a jamais été aussi faible : ses six candidats totalisent moins de 32 % des suffrages. Pris dans le "casse noix" Macron-Mélenchon, les candidats des Verts, du PS et du PC dépassent à peine, ensemble 8,5 % des suffrages et la candidate socialiste dépasse à peine l'addition des deux candidats trotskystes. Cette déroute de la gauche, que ne compense pas le succès de sa seule composante (la France Insoumise) qui à défaut de pouvoir crier victoire n'ait pas à pleurer une défaite, était annoncée, et ses causes remontent loin, à quarante ans: à la perte  de son assise de classe dès le "tournant de la rigueur" lors du premier mandat de Mitterrand. La gauche française a pu encore gagner des élections, souvent en profitant des erreurs de la "droite la plus bête du monde" (prétention par ailleurs injustifiée), mais n'est plus apparue comme une véritable force de changement social. Quand elle gagnait ou ne perdait pas, c'est qu'on n'avait voté pour elle que parce que la droite était pire. Un peu comme dans dix jours on votera Macron parce qu'en face il y a Le Pen. 

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  • "Une vie ici, une voix ici ":  Renforcer la démocratie

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    carte d'habitant.jpgVoilà 50 ans, les femmes conquéraient le droit de vote et d'éligibilité en Suisse, qui figurait dans le cahier de revendication de la Grève Générale. Le suffrage devenait ainsi un peu plus «universel» -tout en restant indigène. Pour le rapprocher encore de l'universalité, renforcer la démocratie, il reste à faire un pas de plus : accorder le suffrage aux habitantes et aux habitants, quelle que soit la couleur de leur passeport.  Aujourd’hui encore, près de 1,5 millions de personnes vivant en Suisse ne peuvent pas participer aux prises de décision – et cela uniquement parce que leur passeport est de la mauvaise couleur. Le Parti socialiste suisse demande l’introduction du droit de vote et d’éligibilité pour toute personne résidant depuis plus de cinq ans en Suisse : il est grand temps ! Pour soutenir cette revendication, le PS lance une pétition nationale. On la signe ici : https://droitdevotepourtoutesettous.ch  Et surtout, à Genève, une initiative populaire constitutionnelle est lancée pour accorder aux étrangers résidant à Genève depuis au moins huit ans les droits politiques au plan cantonal dont ils disposent déjà au plan municipal, en ajoutant à ces deux niveaux le droit d'éligibilité.
    On télécharge l'initiative ici : https://drive.google.com/file/d/1QMr-BJbNwtihV3S-C_LLk5jISbNZgHhl/view

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  • Présidentielle française : Bis repetita (non placent)

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    Capture d’écran 2022-04-11 011943.jpgEn France, la campagne électorale qui n'a pas eu lieu a accouché d'un résultat finalement d'autant plus étrange qu'il était annoncé : la surprise, c'est qu'il n'y a pas eu de surprise, sinon dans le détail des résultats. La guerre en Ukraine, la pandémie ont contraint la campagne, l'urgence climatique en a été absente.  Macron voulait un duel de second tour avec Le Pen, il a tout fait pour l'avoir, il l'a. Le Pen voulait se retrouver face à Macron, elle s'y retrouvera, malgré Zemmour, et il n'aura sans doute manqué qu'une semaine à Mélenchon pour la rattraper et se retrouver face à Macron en récupérant une par supplémentaire de l'électorat des autres candidats de gauche ayant refusé de se retirer -et se retrouvant donc responsables de l'échec du seul candidat qui aurait été capable d'éviter à la gauche de se retrouver à devoir voter Macron pour éviter Le Pen. C'est dommage : un débat entre Macron et Mélenchon, ça aurait eu une autre gueule que celle qu'aura probablement le débat entre Macron et Le Pen. 12 candidat.e.s se présentaient aux Français. Cinq disaient espérer se retrouver au deuxième tour, trois pouvaient réellement l'espérer, et hier soir, ils totalisaient ensemble près des trois quarts des suffrages, les deux partis de gouvernement qui se sont succédé à la tête de la France ne totalisant, ensemble, que moins de 7 % des suffrages... La campagne officielle débute le 15, la campagne réelle a commencé hier soir. Puis, ce sera, en juin, une sorte de troisième tour, les élections législatives, le président ou la président.e élu.e ayant besoin d'une majorité parlementaire.

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  • Présidentielle française : Bis repetita (non placent)

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    Capture d’écran 2022-04-11 011943.jpgEn France, la campagne électorale qui n'a pas eu lieu a accouché d'un résultat finalement d'autant plus étrange qu'il était annoncé : la surprise, c'est qu'il n'y a pas eu de surprise, sinon dans le détail des résultats. La guerre en Ukraine, la pandémie ont contraint la campagne, l'urgence climatique en a été absente.  Macron voulait un duel de second tour avec Le Pen, il a tout fait pour l'avoir, il l'a. Le Pen voulait se retrouver face à Macron, elle s'y retrouvera, malgré Zemmour, et il n'aura sans doute manqué qu'une semaine à Mélenchon pour la rattraper et se retrouver face à Macron en récupérant une par supplémentaire de l'électorat des autres candidats de gauche ayant refusé de se retirer -et se retrouvant donc responsables de l'échec du seul candidat qui aurait été capable d'éviter à la gauche de se retrouver à devoir voter Macron pour éviter Le Pen. C'est dommage : un débat entre Macron et Mélenchon, ça aurait eu une autre gueule que celle qu'aura probablement le débat entre Macron et Le Pen. 12 candidat.e.s se présentaient aux Français. Cinq disaient espérer se retrouver au deuxième tour, trois pouvaient réellement l'espérer, et hier soir, ils totalisaient ensemble près des trois quarts des suffrages, les deux partis de gouvernement qui se sont succédé à la tête de la France ne totalisant, ensemble, que moins de 7 % des suffrages... La campagne officielle débute le 15, la campagne réelle a commencé hier soir. Puis, ce sera, en juin, une sorte de troisième tour, les élections législatives, le président ou la président.e élu.e ayant besoin d'une majorité parlementaire.

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  • 32 heures, c'est bien assez !

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    manif réduction du temps de travail.jpg

    Travailler moins pour polluer moins et vivre mieux !
     
    Il y a un siècle (et trois ans et demi), la Suisse connaissait la première, et la seule, grève générale de son histoire. A son cahier de revendication, celle-ci : la semaine de travail de 48 heures. Un siècle (et trois ans et demi) plus tard, à défaut de grève générale, ou même partielle, perlée ou du zèle, on manifestera à Genève demain, samedi, à 14 heures sur la place Lise-Girardin, avec un rassemblement en bout de manif à 15h15 à la rotonde du Mont-Blanc, pour une réduction du temps de travail à salaire égal. C'est ce que réclame l'initiative cantonale "1000 Emplois", et ce qu'exige La Grève pour l'Avenir. Et l'urgence. Et la raison : travailler moins pour polluer moins, mieux partager les tâches, vivre mieux. 32 heures hebdomadaires, c'est bien assez ! Il y a bien des raisons pragmatiques, empiriques, de vouloir réduire le temps de travail contraint, et rémunéré. Mais il y a aussi ces raisons qu'on dira idéologiques quand on ne veut pas les admettre, philosophiques quand on voudra les dire déconnectées de la réalité, et qu'on se contentera ici de dire fondamentales.

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  • Répartition des tâches et des compétences entre le canton et les communes : Vive la Commune !

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    autonomie Ville.jpgGenève est de tous les cantons suisses celui qui accorde le moins de compétences aux communes qui le composent, si l’on fait exception du cas particulier de Bâle-Ville. Cette situation est certes le fait d’un héritage historique (l’ancienne République ne connaissait pas de commune, il n’y a de communes genevoises que par le fait du régime français, et pendant trente ans, après la Restauration de l’Ancien Régime, la vieille aristocratie revenue au pouvoir dans les fourgons de la Saint-Alliance avait trouvé le moyen de supprimer la commune de Genève, qui ne fut rétablie que par la révolution radicale), mais elle est aussi le fait d’un choix politique des majorités de droite qui, à de rares et brèves périodes près, ont gouverné le canton depuis un siècle et demi. Nous avons donc proposé au Parti socialiste (cantonal) l’introduction dans son programme d’un chapitre concernant la répartition des tâches entre le canton et les communes et le développement de l’autonomie communale... Sans surprise, le Comité directeur a invité l'Assemblée générale du parti qui se tiendra samedi pour adopter le programme, à refuser cet amendement. Dire qu'on a été surpris de ce refus serait se faire passer pour plus naïfs qu'on est... Et croire qu'on va renoncer à défendre notre amendement sous le futile prétexte que le Comité directeur le refuse, nous prendre pour moins obstinés que nous sommes.

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  • Boutcha, Trostianets, Marioupol... La sale guerre de Poutine

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    Boutcha.jpgA Boutcha, abandonnée par les Russes, des corps de civils, hommes et femmes, jonchaient les rues, parfois à côté de leur vélo ou de leur voiture, certains, une balle dans la nuque, ont les mains attachées dans le dos. Tous n'avaient pas, lundi, été retrouvés : il y en avait encore dans les cours, les jardins, les caves. A Marioupol, privée d'électricité, de chauffage, d'internet, de téléphone et d'eau courante, le corridor humanitaire qui devait être mis en place pour permettre aux civils de quitter la ville n'a pas pu être organisé, le cessez-le-feu n'ayant pas été respecté, et les convois humanitaires se sont retrouvés sous les bombes. La Mairie déclare ne plus pouvoir ramasser les corps dans les rues. A la périphérie de Kyiev (Kiev), on ne les ramasse plus sans s'être assuré qu'ils n'ont pas été piégés. Human Right Watch dénonce des viols, des meurtres, des tortures, une "cruauté et une violence délibérée à l'encontre des civils ukrainiens" avant le départ des forces russes et de leurs supplétifs. Amnesty International fait en outre état d'usage d'armes proscrites par le droit international, comme des bombes à sous-munition. On ne sait pas, pas encore si ces crimes (que le pouvoir russe, relayé sur les réseaux par des sites d'extrême-droite, nie, qualifie de "mise en scène" et attribue aux "nazis ukrainiens") sont des crimes de guerre qu'on pourrait n'imputer qu'à des soudards ivres, sans encadrement et furieux d'avoir été repoussés, ou des crimes contre l'humanité commis sur ordre de la hiérarchie militaire, voire politique. Ce sont en tout cas des crimes, qui qualifient la guerre déclenchée par  Poutine : sale, très sale.

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  • "Il neige sur Genève en cette nuit du 1er avril 2022, plus de deux cent personnes dorment dehors"

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    Capture d’écran 2022-04-03 034032.jpgPoison d'Avril

    Vendredi 1er avril : il neige sur Genève. Vendredi 1er avril : plus de 200 personnes, sans logement ni revenu, se retrouvent à la rue : les hébergements ouverts pendant l'hiver ont fermé le 31 mars, comme ce fut déjà le cas en 2021, et la Ville de Genève, qui assure l'essentiel de l'hébergement des sdf, n'a pas reçu les moyens de le prolonger toute l'année.  "Cela suffit !", écrit le Conseiller d'Etat Thierry Apothéloz,  "en colère de savoir que près de 200 personnes sans-abris se retrouvent à la rue, en raison d’un jeu néfaste d’un « qui bouge, perd » entre les communes et la Ville de Genève". Il faut "agir tout de suite", affirme Thierry Apothéloz qui va proposer au Conseil d’Etat de" répondre aux besoins des associations en faisant une avance et la facture de ces prestations communales sera envoyée en bonne et due forme aux 45 communes, à moins qu’elles se décident immédiatement à exercer cette compétence qui est la leur". L'une d'entre elle, celle de Genève, n'y a pourtant jamais rechigné... Mais pas question pour le canton de payer : "des millions de francs dorment dans les coffres des communes", écrit le Conseiller d'Etat ? Oui, et près d'un milliard de recettes excédant les prévisions est arrivé dans ceux du canton... Dans l'urgence, se renvoyer obstinément la balle des charges et des compétences est un exercice lamentable, où l'odieux le dispute à l'indécent.  Un poison d'avril. La loi cantonale charge les communes de l'hébergement des sans-abris, et tant que la loi n'a pas changé, qu'elle n'impose pas aussi au canton une part de cette charge, c'est bien à elles, à elles toutes et pas seulement à la Ville de Genève, d'assumer cette tâche, mais la loi cantonale garantit aussi à toute personne la couverture de ses besoins vitaux (avoir un toit est un besoin vital...) et enjoint au canton et aux communes de collaborer pour répondre à cette exigence en délivrant des prestations inconditionnelles, à toutes celles et tous ceux qui en ont besoin. Le canton ne peut donc se tenir quitte d'agir, même si, sur le terrain, ce sont les communes qui doivent d'abord le faire. Toutes les communes.

    Une Lettre ouverte au Président de l'Association des communes genevoises et aux élu.e.s des communes a été lancée par Anouk Dunant Gonzenbach; Maurice Gardiol; Jean-François Duchosal; Denise Mützenberg. Vous en trouverez le texte intégral sur https://virusolidaire.ch/et vous pouvez la signer en envoyant un courriel à  courrier@virusolidaire.ch

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    Lien permanent Catégories : Genève, pauvreté, exclusion 2 commentaires
  • Application de l'initiative genevoise "Zéro Pub" : ça dit quoi, ça touche qui ?

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    antipub2.gifDans le GHI de la semaine avant-dernière, on trouve un "point de vue" du député vert'libéral Boris Calame, contre l'"initiative Genève Zéro pub, qui vise à interdire la publicité commerciale en Ville de Genève", et une demie-page de pub de l'alliance de droite (PLR, UDC, MCG, Centre, Verts libéraux) pour signer son référendum contre le règlement d'application de l'initiative, sous ce titre "NON à l'interdiction de la publicité en ville". Et on commence à voir fleurir un peu n'importe quoi sur les réseaux (genre : si le règlement d'application entre en vigueur, Unireso ne pourra plus faire de la pub pour les abonnements de transports publics).  Alors il faut se résoudre à faire de l'alphabétisation pour expliquer que l'initiative et son règlement d'application n'interdisent pas "la publicité commerciale en Ville de Genève", mais uniquement la publicité commerciale sur le domaine public de la Ville et le domaine privé visible de son domaine public. Et pas la publicité faite par une entreprise publique autour d'une prestation payante, parce qu'elle n'est pas une publicité "pour le compte d'entités à but lucratif ou commercial" mais pour le compte d'acteurs publics monopolistiques. La publicité des TPG pour Unireso ne sera donc pas plus interdite que la publicité des SIG pour son courant "vert" : ni les TPG, ni les SIG ne font du commerce.

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