• Genève : le Musée d'Art et d'Histoire au coeur du débat politico-culturel

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    ça sert à quoi, un musée, au XXIe siècle ?

    La "Tribune de Genève" faisait, le 5 juillet de l'année dernière, sa "une" et presque deux pleines pages d'une "guerre interne au Musée d'art et d'histoire". En fait de "guerre interne" on avait affaire à une fronde contre le directeur, Marc-Olivier Wahler, accusé, notamment, par une lettre ouverte de plus d'une centaine de personnalités genevoises de "ne rien comprendre à ce qu'est un musée patrimonial". Le MAH se retrouvait ainsi, une nouvelle fois, au coeur du débat politico-culturel genevois. D'un débat politique, pas d'un conflit personnel, ni d'un confit de génération, ni d'un confit corporatiste. Hier soir, le Conseil municipal de la Ville a accepté à l'unanimité une motion de la droite enjoignant le Conseil administratif de lui donner toute les informations et explications nécessaire pour que les membres du délibératif "puissent se faire une idée précise de ce qui se passe au sein du MAH". Le Conseil administratif devra répondre à la motion, sa réponse sera publique, et nourrira donc le débat que nous attendons sur le rôle d'un musée public patrimonial, encyclopédique, sa place dans la Cité, sa fonction dans le réseau culturel genevois. Nous attendons de ce débat une réponse à une question simple : ça sert à quoi, un musée, au XXIe siècle ?

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  • распу́тица

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    Capture d’écran 2022-03-28 024714.jpgL'invasion russe de l'Ukraine marque le pas. Jusqu'à quand ?

    La Raspoutitsa, c'est la saison des "mauvaises routes", où, au dégel de la fin de l'hiver les terrains plats, et donc les routes, sont recouverts d'une telle couche de boue qu'on n'y peut plus circuler. Même en chars d'assaut. Ce n'est pas la seule raison pour laquelle l'armée russe ne semble plus guère avancer, sauf en Crimée, et que son offensive sur Kiev est stoppée (ses insuffisances logistiques, son impréparation à la résistance ukrainienne, sa stratégie remontant à l'offensive de l'Armée Rouge en Biélorussie en 1944 n'y sont pas pour rien...), mais l'expression paraît, un mois après le déclenchement de l'invasion de l'Ukraine, assez bien imager la situation non seulement de l'armée de Poutine, mais de Poutine lui-même, qui ne survivrait politiquement sans doute pas à une défaite militaire en Ukraine. Il fera donc tout, même le pire, pour l'éviter : même si aujourd'hui son armée semble incapable d'avancer, il peut encore, s'il y met tous les moyens, submerger militairement l'Ukraine; or ce n'est pas en Ukraine que se joue, politiquement, le sort de Poutine et de son gang, mais en Russie. Où même muselée, même interdite de media et de manifestations, l'opposition se renforce au fur et à mesure que la guerre qui devait être gagnée en quelques jours se poursuit sans gloire, mais non sans pertes pour l'armée russe. Et ce n'est pas la mise en alerte de sa force de dissuasion nucléaire qui va retourner cette part de l'opinion publique : à l'opposition à la guerre d'Ukraine elle-même s'ajoute l'opposition à la menace de la faire dégénérer en affrontement nucléaire : fin février, un million de Russes avaient signé une pétition en ligne demandant l'arrêt immédiat de l'offensive contre l'Ukraine.

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  • Le référendum contre AVS 21 a largement abouti

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    Capture d’écran 2022-03-25 224656.jpgDebout, les damnées de la retraite !

    Le référendum contre la (contre)réforme de l'AVS (AVS21) et le report d'un an de l'âge de la retraite des femmes a largement abouti, avec plus de 151'000 signatures, déposées à la Chancellerie fédérale hier, récoltées par un large front des syndicats, des partis de gauche, de la Grève féministe, de la Grève du climat, de l'Avivo (et on en passe). Le votation fédérale devrait inbtervenir en septembre prochain. On a donc six mois de campagne devant nous. Intensive, la campagne. Debout, les damnées de la retraite !

    https://www.rentes-des-femmes.ch/

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  • Genève : mise en consultation de la politique culturelle cantonale

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    Cité de la musique2.jpgOn nous demande notre avis ? Donnons-le !

    Le Département de la cohésion sociale met en consultation jusqu'au 22 mai l'avant-projet de "refonte de la politique culturelle cantonale" genevoise. Un avant-projet qui consiste en deux documents : un avant-projet de loi "pour la promotion de la culture et la création artistique" et un projet de "lignes directrices de la politique culturelle cantonale". Il s'agit de mettre en oeuvre l'initiative populaire (IN 167 "pour une politique culturelle cohérente à Genève", massivement acceptée en 2019, et qui exige du canton qu'il prenne, enfin, ses responsabilités en matière de politique culturelle, en concertation avec les communes et en consultant régulièrement les actrices et acteurs de la culture. En 2019, un message du Conseiller d'Etat sur la mise en oeuvre de l'initiative avait dû être frappé de caducité, compte tenu des réactions pour le moins négatives qu'il avait suscité dans les milieux culturels. On repart donc dans une consultation, sur la base de nouveaux textes dont l'ambition est de "créer un nouveau cadre pour une politique culturelle cantonale cohérente à Genève", comme la constitution désormai l'impose à un canton quasi absent de cette politique culture -et surtout de cette cohérence. Cette consultation est ouverte à toute personne intéressée -et on conviendra que, s'agissant de politique culturelle, toute personne devrait l'être. Vous avez donc sûrement quelque chose à dire (à écrire), alors dites-le, écrivez-le en passant par le site de la consultation  https://www.ge.ch/actualite/consultation-publique-relative-politique-culturelle-cantonale-18-03-2022
    (Seuls les avis transmis via le questionnaire en ligne seront pris en compte.

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  • Un Papyrus, des Papyre ?

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    Papyrus.jpgRetour sur Papyrus

    Il y a cinq ans, le 21 février 2017 était lancée à Genève la première opération de régularisation collective de sans-papiers en Suisse, l'Opération Papyrus. "Comment fait-on pour faire passer des milliers de gens de l'ombre à la lumière ?" se demandait deux ans plus tard le magazine télé "Temps Présent" (https://www.youtube.com/watch?v=sw70ItnKfcQ) ? Papyrus a permis à 3000 personnes de sortir de l'ombre sociale, pour entrer dans la lumière de la ville...  Post Tenebras Lux... mais selon les estimations, entre 58'000 et 105'000 sans-papiers vivraient et travailleraient en Suisse, et si les critères de Papyrus étaient appliqués à des opérations semblables, dans les principaux cantons, ceux où vivent le plus de sans-papiers, 30'000 d'entre eux passeraient aussi de l'ombre à la lumière... Le combat pour leur régularisation continue, donc... Et à Genève aussi, puisque sur ses 13'000 "sans-papiers", Genève n'en a encore régularisé, entre Papyrus et les régularisations suivantes, que 4000...

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  • La Suisse et la guerre d’Algérie :  Le diplomate et le porteur de valise

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    Capture d’écran 2022-03-20 235346.JPG

    Il y a soixante ans, le 18 mars 1962, à Evian, était signé entre la France et le gouvernement provisoire de la République algérienne un accord qui, engageait le processus qui allait, rapidement, mettre fin à la guerre d'Algérie et faire accéder le 5 juillet la défunte colonie française à l'indépendance. Les commémorations de l'évènement ont été nombreuses, elles ont permis de refaire l'histoire de cette guerre, de ses causes, de la colonisation de l'Algérie. En creux, elles ont aussi permis de rappeler le rôle inhabituel que la Suisse, "neutre mais pas indifférente", a joué dans le dénouement d'un conflit que la France mettra plus de quarante ans à considérer pour ce qu'il était, une guerre, non de huit ans mais de 132 ans : ceux de la colonisation. Deux figures symbolisent cet engagement suisse pour la fin de la Guerre d'Algérie : celle du diplomate, celle du porteur de valise. Et dans l'ombre, celles de centaines, peut-être de milliers, de militantes et de militants de la gauche suisse, actifs dans l'accueil des déserteurs français et des militantes et militants algériens, dans la diffusion des textes du FLN, des témoignages sur la torture...

    (sur ce thème, voirr https://www.e-periodica.ch/cntmng?pid=cmo-001%3A1995%3A11%3A%3A82)

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  • Genève : Initiative populaire pour des transports publics gratuits

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    carte TPG2.jpgGratuireso

    Les Jeunes Vert-es, la Jeunesse Socialiste, la jeunesse de Solidarités et celle du Parti du Travail lancent à Genève une initiative populaire cantonale pour la gratuité des transports publics. Merci à elles et eux. Dans le canton de Vaud, on votera sur la même proposition,  après l'aboutissement de l'initiative idoine, avec plus de 14'000 signatures (il en fallait 12'000). Elle avait été lancée par la gauche de la gauche, le parti pirate, les Jeunes Verts (mais pas les socialistes...), des mouvements écologistes, des syndicats, des associations de retraités et de défense du service public. Le texte veut rendre gratuits les transports en commun, et assurer une "desserte équitable et cohérente de toutes les régions du canton". Le financement de ces mesures serait assuré par l'impôt usuel et, éventuellement, un renforcement de la fiscalité sur les bénéfices des grandes entreprises. En Ville de Genève, une motion (M-1614, "La gratuité des transports publics, pour toutes et tous, sans privilège") déposée l'année dernière au Conseil municipal de la Ville, est ensablée quelque part dans les tréfonds de l'ordre du jour obèse de la commission des finances.  Alors, en attendant son désensablement,  et dès que les feuilles d'initiatives seront disponibles,  on signera et on fera signer l'initiative des jeunesses de gauche.  Elles ont quatre mois pour récolter 8157 signatures. Si possible avec le soutien de leurs "grands frères", le PS et les Verts (Ensemble à Gauche les soutient déjà). A Genève, une initiative cantonale des Communiste pour la gratuité des TPG avait recueilli un tiers des voix en 2008, sans être soutenue ni par le PS, ni par les Verts. Mais aujourd'hui, le PS va sans doute inscrire le principe de la gratuité dans son  programme électoral... récolter des signatures pour une initiative défendant le même principe ne serait tout de même pas d'une témérité excessive.

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  • Ukraine : Makhno, reviens !

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    Makhnovtschina.jpgIl n'y a pas de "non intervention" défendable dans un conflit comme celui d'Ukraine, aujourd'hui. Quand il y a un agresseur et un agressé, ne pas se tenir du côté de l'agressé, c'est se tenir du côté de l'agresseur. Si les Ukrainiens et les Russes sont frères comme la propagande officielle russe le serine, alors l'agression russe de l'Ukraine est fratricide. Pour Poutine, l'Ukraine n'existe pas. Et on ne peut donc le tenir pour l'agresseur d'un pays qui n'en est pas un. Mais les Ukrainiennes et les Ukrainiens, eux existent. Et si on pouvait se demander s'ils formaient aussi une nation, la question n'a plus de sens : même si la nation ukrainienne n'existait pas, Poutine serait en train de la faire naître. Dans la douleur -mais bien d'autres nations sont nées ainsi : l'irlandaise, sous les coups anglais, l'algérienne, sous la botte française, pour n'évoquer qu'elles...

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  • L'Ukraine, l'urgence climatique, l'urgence sociale... et les élections cantonales...

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    HOTDEVIL.JPGIl y a l'Ukraine, l'urgence climatique, l'urgence sociale... mais il y a aussi, et pas seulement en France, les petits calendriers politiques routiniers. A un peu plus d'un an des élections cantonales genevoises, suivies des élections fédérales, si les partis politiques ne sont pas encore en ordre de bataille, les stratégies déjà se dessinent, et les fronts, à l'ancienne, à la conformité à ce qui structure les champs politiques des démocraties depuis un peu plus de deux siècles. Ce n'est plus la Montagne, le Marais et la Gironde, mais c'est toujours la gauche (PS, Verts, Ensemble à Gauche), le centre (ex-PDC et Verts libéraux) et la droite (PLR, UDC). Petit point de la situation à Genève : depuis un an, le Conseil d'Etat genevois est à majorité de gauche, quand le Grand Conseil est resté à majorité de droite. Du coup, l'enjeu des élections du printemps 2023 est le même pour la gauche et la droite : rendre les majorités des deux pouvoirs cohérentes, ce qui signifie pour la gauche garder le Conseil d'Etat et conquérir le Grand Conseil, et pour la droite garder le Grand Conseil et reconquérir le Conseil d'Etat. La gauche rêve de réussir pour les élections cantonales ce qu'elle a réussi aux Municipales, la droite de réussir à Genève ce qu'elle veut réussir dans le canton de Vaud.

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    Lien permanent Catégories : élections, Genève, Politique 0 commentaire
  • Du bon usage de la guerre d'Ukraine et du péril russe

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    vignette F35.jpgPoutine et les F-35 : fable suisse

    La droite suisse a son bon usage de la guerre d'Ukraine : en user pour justifier un réarmement de la Suisse. On ne niera pas à la Conseillère fédérale Viola Amherd et aux partisans de l'achat par la Suisse, pour un paquet de milliards, d'avions de combat américains F-35, un talent aigu d'opportunisme : les premières bombes  et les premiers missiles russes n'étaient pas tombés sur l'Ukraine depuis un jour qu'elle et ils exigeaient du comité d'initiative "Stop F-35" qu'il cesse de récolter des signatures (il en a déjà obtenu 90'000), et même retire l'initiative. Comme si l'agression poutinienne de l'Ukraine devait forcément justifier l'achat d'avions de combat inadaptés aux besoins de la Suisse, et qui lui coûteraient bien plus cher que ce qui avait été annoncé pour faire accepter leur achat contre leurs concurrents européens. L'initiative ne demande d'ailleurs même pas que la Suisse renonce à acheter des avions de combat, mais qu'elle en choisisse qui lui soient adaptés, et qui soient européens. Et occidentaux : des Rafale, des Eurofighters, pas des Sukhoï (encore que si on croit à la possibilité d'une attaque russe contre la Suisse, ce serait plus adéquat...), pas des F-35 étasuniens, qui sont moins des avions de défense que des avions d'attaque,  d'attaque, des avions de combat furtifs conçus pour larguer des bombes en territoire ennemi. Quel territoire ennemi pourraient atteindre des F-35 suisses ? la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche ? Ou les résidences lémaniques ou alpestres des oligarques russes ? La Suisse a d'autres armes, plus efficaces qu'une flottille d'avions de combat, pour s'opposer à un régime comme celui que subit la Russie : 80% du commerce russe de matières premières passe par la Suisse : que fait-elle pour le stopper ? Que fait-elle pour s'émanciper des fournitures de pétrole et de gaz russes ?

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  • Mise en oeuvre de l'initiative "Zéro Pub" à Genève : Aux urnes (peut-être), citoyens !

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    antipub.jpgLe texte de mise en œuvre de l’Initiative Genève Zéro Pub : Libérons nos rues de la publicité commerciale » a été approuvé mercredi par le Conseil Municipal de la Ville de Genève, dans un bon vieux vote gauche contre droite de derrière les fagots, socialistes, Verts et Ensemble à Gauche soutenant le plan, MCG, UDC, PLR et Centre (PDC) votant contre et annonçant le lancement d'un référendum, qu'ils s'étaient donnés quelques semaines de plus pour préparer en repoussant un troisième et dernier débat sur le sujet, histoire sans doute de d'assurer quelques soutiens patronaux (la FER, la Chambre de commerce, la Société des hôteliers, la NOdE...) et celui de Verts libéraux nettement plus libéraux que verts. Ils ont 40 jours pour récolter 3200 signatures -ça devrait être à leur portée. Sinon, qu'ils n'hésitent pas à nous demander de l'aide : une bonne votation  populaire précédée d'un bon débat de fond, c'est toujours démocratiquement bon à prendre. Et puis, 40 jours, ça devrait permettre aux opposants à l'initiative et à sa mise en œuvre de lire, voire même, Pâques aidant, à comprendre les propositions qu'ils combattent. Et de cesser de hurler à l'interdiction de la publicité quand il ne s'agit que de celle de l'affichage commercial sur support papier dans l'espace public...

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  • L'Ukraine, la Russie, les réfugiés, la Ville de Genève...

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    Manifestation  Russie.jpgUn soutien essentiel et impossible à l'opposition russe à la guerre

    Hier soir, le Conseil Municipal de Genève a débattu de l'Ukraine, de la Russie, de l'accueil de celles et ceux qui fuient la guerre. Il a adopté la proposition d'un soutien d'un demi-million à la Chaîne du Bonheur, pour son opération de solidarité avec les populations d'Ukraine, y compris celles et ceux qui l'ont fuie et se retrouvent, dans un premier temps, dans les pays voisins. Nous sommes intervenus dans le débat, pour évoquer le sort de ces réfugiés, et le soutien à leur accueil en Suisse, "sans distinction de nationalité", puisque fuient aussi l'Ukraine des étrangères et des étrangers qui y résidaient, mais aussi pour dire à quel point était essentiel un soutien que nous ne pouvons pas apporter : celui à l'opposition russe à la guerre. Ce soutien, de notre part, ne peut être que rhétorique : une association russe qui reçoit un soutien de l'étranger est considérée désormais par la loi russe comme un service étranger, et peut être ipso facto interdite, et ses responsables traduits en justice. Nous n'avons donc que notre parole, nos mots,  pour dire notre soutien, notre solidarité et notre admiration à une opposition russe qui pourrait parler d'elle-même en reprenant les mots d'Anna Akhmatova :

    Non, ce n'est pas sous un ciel étranger,
    à l'abri des ailes étrangères que j'étais,
    Mais au milieu de mon peuple,
    Là, où pour son malheur, mon peuple était.

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  • Les "vieilles histoires" des banques suisses

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    blanchiment.jpgDirty business as usual

    Les révélations de #SuisseSecrets ? Des "cas particuliers", quelques "cas problématiques" datant d'une "époque révolue" et qu'il était "difficile d'éviter", assure le patron de la banque genevoise Lombard & Odier (213 milliards de  francs de dépôts privés en 2021, 25 milliards de plus en un an, 358 milliards si on y ajoute les dépôts d'autres institutions financières) Patrick Odier, ancien président de l'Association suisse des banquiers. Qui ne voit aucune raison de changer quoi que ce soit à la loi qui menace de prison ceux qui rendraient publiques des informations comme celles de #SuisseSecrets. Crédit Suisse et la Fondation Genève Place Financière tiennent le même discours : circulez, y'a rien à voir que de vieilles histoires pas intéressantes. De vieilles histoires, vraiment ? En fait, Business as usual...

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    Lien permanent Catégories : Banques, Suisse 0 commentaire
  • 8 mars, journée internationale des droits des femmes : Du mouron pour le patriarcat

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    feminisme2.jpgDemain, 8 mars, ne se célèbrera pas plus la "journée des femmes" que le 1er mai ne se célèbre "la fête du travail" : demain, 8 mars, c'est la journée internationale des droits des femmes, comme le 1er mai est la fête des travailleuses et des travailleurs. Dans le calendrier républicain, le 8 mars, c'est le 18 ventôse. Et le 18 ventôse, c'est le jour du mouron. Si le vieux patriarcat pouvait s'en faire un peu, demain, ce serait un bon jour. Un bon jour aussi pour emprunter la Via Feminista qu'ouvre, de 16 heures à la Place Bel-Air à 19 heures à la Place des Volontaires, en passant par celles de l'Ile et des Lavandières, la Grève Féministe : elle reliera les combats pour le droit d'asile, contre le report de l'âge de la retraite des femmes, contre le racisme et les discriminations, pour l'urgence climatique et la justice sociale.

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  • A propos des salaires des directeurs artistiques des grandes institutions culturelles

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    orchestre.jpgMercato sans transparence

    Une petite polémique comme on les aime à Genève égaie les media locaux, à propos du salaire et des revenus annexes du directeur artistique de l'Orchestre de la Suisse romande, Jonathan Nott, qui gagnerait en en tout quelque chose comme un demi-million de francs par année. Le double du salaire des magistrats chargés de la politique culturelle et donc du subventionnement de l'orchestre. Le PLR trouve cela tout à fait normal : il y a un mercato des chefs d'orchestre comme il y en a un des joueurs de foot, un mercato est un  marché, les chefs d'orchestre, et les orchestres eux-mêmes, sont donc une marchandise, fermez le ban et payez ! La même question qui s'est posée à propos du salaire du directeur artistique se posant à propos de celui du directeur général du Grand Théâtre, tous deux étant par ailleurs, tous critères marchands oubliés, d'excellents directeurs artistiques  (si vous le pouvez, allez voir "Atys" de Lully au GTG...), on attend aussi de connaître le salaire du directeur du Grand Théâtre : quand on a demandé au Conseil administratif de nous le communiquer, il nous a répondu que ça relevait du domaine privé. Privé de transparence, surtout. Du coup, dans un rapport de minorité rendu sur le budget du Grand Théâtre soumis au Conseil municipal, et dans une intervention pour soutenir les conclusions de ce rapport, on a appelé à l'abstention sur ce budget. On n'a pas été suivi par la majorité du Conseil mais, histoire de se faire un peu mousser, on vous rappelle ici les raisons de cet appel à l'abstention. On trouvera notre rapport de minorité (PR-1461) sur https://conseil-municipal.geneve.ch/conseil-municipal/objets-interventions/detail-objet/objet-cm/1461-178e/

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  • Dernier rapport du GIEC : des dommages climatiques déjà irréversibles

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    pollutio.jpgRéchauffer nos choix politiques

    Hier tombait le dernier rapport des experts de l'ONU pour le climat, le GIEC. Le rapport dresse un bilan plus qu'inquiétant des effets déjà en cours, et souvent irréversibles, du réchauffement climatique : trois milliards et demi de personnes en sont déjà affectées, un milliard vivront d'ici 2050 dans des zones côtières à risque de submersion, les catastrophes climatiques (canicules, sécheresses, inondations, incendies, fonte des glaciers, des banquises, du permafrost) devraient se multiplier et s'accroître. Il est donc urgent de préparer les sociétés humaines à cet avenir brûlant, en agissant dans tous les domaines et à tous les niveaux, sans se limiter aux mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre  puisque la tendance au réchauffement est irréversible et qu'il devient nécessaire de s'y adapter. Agir dans tous les domaines, c'est  précisément ce que peuvent et devraient faire les collectivités publiques de pays comme le nôtre, d'autant que le GIEC désigne les villes comme l'un des espaces où les possibilités d'action sont les plus nombreuses, et les plus urgentes. A Genève, le Conseil d'Etat a présenté fin octobre son plan climat et il y a une semaine,  le Conseil administratif de la Ville de Genève présentait la stratégie qu'il propose pour la transition écologique et sociale, avec les mêmes objectifs que le canton : réduction de 60 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, neutralité carbone en 2050. Trop tard pour freiner le réchauffement, pas trop tard pour se préparer à le supporter. En réchauffant nos choix politiques.

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    Lien permanent Catégories : climat, Environnement, climat, Genève 0 commentaire
  • дурак !

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    apprenti sorcier.jpgPoutine est un magicien : il a ressuscité l'OTAN, renforcé l'Union Européenne, va y faire adhérer l'Ukraine, poussé la Suisse à s'y et va sans doute faire réélire Macron

    Poutine était certain de ne pas déclencher de riposte militaire "occidentale" s'il envahissait l'Ukraine : les USA, l'OTAN, l'UE avaient assuré qu'ils n'entreraient pas en guerre. Mais il avait sans doute sous-estimé le risque de réactions militaires indirectes (les livraisons d'armes) et non-militaires (les sanctions) qui aillent au-delà de postures. Il pouvait croire qu'Européens et Américains étaient prêts à sacrifier l'Ukraine comme les Européens avaient il y a trois quarts de siècle sacrifié la Tchécoslovaquie "pour sauver la paix". Il n'avait sans doute pas compris que sans entrer en guerre, ils allaient tout faire pour qu'elle lui soit, et soit à la Russie, la plus coûteuse possible (en hommes, en matériel, en ressources financières), tout en étant un coût acceptable pour l'Europe et les USA. Poutine est un magicien : il a ressuscité l'OTAN, renforcé l'Union Européenne, va y faire adhérer l'Ukraine, poussé la Suisse à s'aligner sur les sanctions européennes et à s'interroger sur le sens du mantra neutraliste, et va même sans doute faire réélire Macron sans qu'il ait besoin de faire campagne.  Poutine, c'est le Mickey de l'"apprenti sorcier" du Fantasia de Disney... Chapeau, l'artiste !

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