Soutenir les travailleuses et les travailleurs du Pakistan  face à l'austérité, la corruption et l'intégrisme

Imprimer

Capture d’écran 2021-09-15 020253.jpgMême dans un pays ravagé par la corruption et l'intégrisme religieux, des mouvements sociaux se constituent et luttent pour le respect des droits fondamentaux. D'entre ces pays, il y a le Pakistan, sur le peuple duquel pèse au surplus le programme d'austérité imposé par le FMI, et la crise engendrée par la coronapandémie. Au Pakistan, la fédération syndicale NTUF forme des syndicalistes pour qu'elles et ils puissent intervenir dans des conflits du travail, aux côtés des travailleuses et des travailleurs, pour les épauler juridiquement. Renforcer les mouvements sociaux face à l'austérité imposée, à la corruption et à l'intégrisme sévissant de concert et se nourrissant l'un de l'autre , former leurs cadres et leurs militantes et militants, c'est un objectif de solidarité internationale. C'est ce à quoi nous invite le Solifonds, en lançant un appel au soutien à la NTUF. Répondons à cet appel !

SOLIFONDS
www.solifonds.ch
mail@solifonds.ch
CP 80-7761-7

Nourrir l'intégrisme ou soutenir les mouvements sociaux, il faut choisir

Avant même que la coronapandémie ne montre le bout de son virus, le Pakistan était déjà ravagé par la corruption, et le théâtre de l'islamisme. Il était aussi un espace économique et social où la majorité de la population active travaillait dans le secteur informel, sans contrat de travail, sans protection sociale, sur appel et à des salaires de misère (quand encore ils sont versés). La pandémie a fait exploser le chômage et chuter le revenu moyen, et à la fin 2020 trois millions de personnes licenciées étaient restées sans travail, pendant que des entreprises engageaient un personnel nouveau à des conditions pire encore que celles qui étaient imposées au personnel ancien. Des salaires dus ne sont pas versés, des primes promises sont retenues. Et pour aggraver encore la situation, le gouvernement, sur pression du FMI a, en contrepartie d'un crédit,  supprimé des subventions destinées à plafonner les prix de services et de denrées de première nécessité (électricité, alimentation, gaz) et dévalué la monnaie. Le coût de la vie a subi une hausse aussi vertigineuse que la chute du revenu disponible de la population (sauf une petite minorité de privilégiés). De cela, de la corruption et du marché noir (seul à pouvoir fournir, par exemple, des vaccins contre la covid), l'intégrisme peut se nourrir, comme en Afghanistan.

. Le Solifonds nous demande de le soutenir dans sa propre action de soutien à la fédération nationale des syndicats NTUF (National Trade Union Fédération),  formant des militantes et des militants capables d'épauler efficacement celles et ceux qui se mettent en grève, manifestent, bloquent des usines, pour obtenir le versement de leurs salaire, le respect de leurs droits et l'annulation de licenciements. La multiplication de ces mouvements, répondant à la multiplication des atteintes aux droits les plus élémentaires des travailleuses et des travailleurs, met à rude à rude épreuve la capacité du syndicat de former les cadres du mouvement de résistance à l'exploitation du travail des Pakistanaises et des Pakistanais, et à une politique gouvernementale qui privilégie le remboursement de la dette extérieure à la couverture des besoins élémentaire de la population. De tels gouvernements, de telles politiques, de telles situations, nourrissent, au Pakistan comme en Afghanistan, l'intégrisme.


Nourrir l'intégrisme ou soutenir les mouvements sociaux, il faut choisir. Le Solifonds a choisi. Soutenons son choix !


SOLIFONDS CP 80-7761-7

 

Lien permanent Catégories : Solidarité, syndicats 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.