Défendre la liberté des media en Turquie

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solifonds.jpgDemokratik acil durum

"Dans les Etats qui respectent les valeurs démocratiques, les journalistes qui rapportent fidèlement les faits ou des événements sont récompensés. En Turquie, leur conscience professionnelle les envoie en prison", résume le co-président de l'association de journalistes indépendants "Dicle Firat Gazeteciler Dernegi" (DFG), Serdar Altan. Car en Turquie, les  journalistes des media indépendants sont confrontés à de considérables obstacles pour faire leur travail, et de non moins considérables menaces quand ils arrivent à le faire. Ils sont régulièrement arrêtés, jetés en prison préventive, condamnés dès que les relations qu'ils font des faits, ou les opinions qu'ils expriment, sont contraires à ce que le régime veut qu'on dise, écrive, filme. Des journaux sont fermés, des comptes Twitter bloqués. Les journalistes libres ne baissent pas la plume, mais leur travail est rendu de plus en plus difficile, et leur liberté de plus en plus incertaine. Le DFG vient en aide aux journalistes arrêtés, leur apporte un soutien moral et personnel en facilitant les visites de leurs proches en prison. Il combat pour la défense de la liberté des media et de la démocratie en Turquie. Le SOLIFONDS le soutient dans cette lutte : soutenez  ce soutien en soutenant le SOLIFONDS !

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www.solifonds.ch
CP 80-7761-7

Que les portes se ferment qui sont celles des autres

"Nul n'aurait jamais eu connaissance de la luttes des Kurdes sans le travail des journalistes" de Turquie, rappelle Serdar Altan, de l'association DFG, dont le nom turc, "Dicle Firat Gazeteciler Dernegi", signifie "Association des journalistes Tigre-Euphrate". L'association se définit comme une organisation de solidarité pour et par les journalistes libres". Etre un journaliste libre en Turquie, c'est se retrouver forcément, à un moment ou un autre, menacé, condamné, emprisonné, pour le crime d'avoir rapporté des faits : assister à une conférence de presse du parti HDP, à forte composante kurde, c'est risquer la prison. Décrire, comme quatre journalistes l'ont fait, la torture et l'assassinat de villageois kurdes, précipités dans le vide depuis un hélicoptère en vol, c'est s'y retrouver, en prison, même si un rapport médical a confirmé leur relation des faits.

DFG apporte un soutien financier et moral aux journalistes incarcérés, elle recherche et paie des représentants légaux de ces prisonniers, assiste aux audiences des tribunaux, organise des campagnes de soutien, envoie des lettres de solidarité. Pour cela, pour continuer à pouvoir le faire, et lefaire savoir, pour continuer à fournir un appui aux professionnels des media libres, le DFG a besoin de soutien. Le SOLIFONDS le lui apporte, et c'est donc en apportant notre soutien au SOLIFONDS que nous pouvons soutenir, avec le DFG, la possibilité pour les journalistes de relater la réalité, la liberté des media et donc la démocratie en Turquie

Que les portes se ferment qui sont celles des autres,
Qu’elles se ferment à jamais,
Que les hommes cessent d’être les esclaves des hommes,
cet appel est le nôtre.
Nazim Hikmet

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Lien permanent Catégories : libertés, Médias 2 commentaires

Commentaires

  • Je n'ai pas même lu ce billet tant il me semble déplacé.
    D'abord parce que nous ferions mieux de voir ce qui se passe chez nous où la presse est inféodée au pouvoir. Mais pas au pouvoir politique, au pouvoir du fric qui est le véritable maître de nos élus.
    Alors avant de faire la leçon à d'autres, faudrait peut-être nettoyer devant sa porte.

  • La presse inféodée au fric, dit-il ?

    Monsieur Jenni, n’êtes-vous pas vous-mémé inféodé au fric ?

    Là, nous parlons de l'islamisme étatique qui se profile également en Suisse et dans toute l'Europe, d'ailleurs, cet islamisme ne contrôle pas uniquement la presse turque, mais une grande partie de la gauche, incompréhensible, vous direz

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