• Action du Premier Mai du Solifonds

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    solifonds.jpgDes fraises et des luttes

    La province espagnole de Huelva est le centre de la culture des petits fruits, comme les fraises, dont la production est assurée par une main d'oeuvre essentiellement féminine et immigrée, venue du Maroc, et ne disposant que de permis de travail saisonniers. Ces travailleuses surexploitées (au lieu du salaire minimum de 48 euros par jour, elles n'en touchent souvent que 32), hébergées dans des baraquements, souvent victimes de violences sexuelles, soumises à des interdiction de travail de plusieurs jours lorsque leur rendement est jugé insuffisant par leur employeur, licenciées et expulsées quand elles se plaignent, sont défendues par un syndicat, le SOC-SAT, qui mène une lutte dans des conditions extrêmement précaires, mais qui a acquis leur confiance et leur permet désormais de déposer plainte et de signaler les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations. Le SOLIFONDS (fonds suisse de solidarité avec les luttes sociales) apporte au SOC-SAT un soutien indispensable, qui rend nécessaire notre propre soutien au SOLIFONDS :

    SOLIFONDS, Quellenstrasse 25, 8005 Zürich
    mail@solifonds.ch www.solifonds.ch

    compte postal 80-7761-7

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    Lien permanent Catégories : Agriculture, Solidarité, syndicats 0 commentaire
  • Loi fédérale sur les mesures policières "antiterroristes" : Retour de la police fouineuse ?

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    trou de serrure.jpgLe 13 juin, le peuple se prononcera (notamment) sur une loi de mesures policières "antiterroristes" adoptée par les Chambres fédérales en septembre de l'année dernière et contre laquelle un référendum a abouti, lancé par la Jeunesse socialiste, les Jeunes Verts et Verts libéraux, le Parti pirate et le "Computer Chaos Club". Une large coalition d'ONG a lancé fin mars sa campagne contre cette loi, qui donnerait à la police fédérale le pouvoir d'user de mesures de contraintes contre des personnes (même mineures) n'ayant commis aucun délit mais jugées potentiellement dangereuses. "Même une action de protestation légitime pourrait être poursuivie comme 'acte terroriste'", dénonce Amnesty International. Pour le comité  de campagne contre la loi, elle met en danger des droits fondamentaux et est porteuse d'un risque d'arbitraire policier, dès lors qu'elle laisse à la discrétion de la police fédérale des décisions qui devraient relever de la justice, et à la police la capacité de décider de ce qui est du terrorisme et décider de mesures de contrainte, sur la seule base d'indices, voire de soupçons, mais sans preuves, et sans même qu'aucun acte répréhensible ait été commis. Retour de la police fouineuse ?

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    Lien permanent Catégories : Suisse, terrorisme, votations 1 commentaire
  • Petit prêche de rentrée pascale

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    lapin de Pâques.jpgDu travail, des vacances et des valeurs

    Peut-être venez-vous de prendre quelque vacance pascale, et en revenez-vous frais et dispos, prêts à reprendre votre travail, vos fonctions, votre place sociale... et puisque la plupart d'entre vous êtes sans doute salariées et salariés, à recommencer à mériter votre salaire par la tâche qu'il paie -alors qu'en réalité, ce n'est pas votre travail que votre salaire vous paie, mais la part de votre temps dont vous êtes dépossédés (y compris le temps de la reconstitution de votre force de travail).  Le salariat est en effet le système même par lequel l’individu est dépossédé du temps, ce temps vendu étant toujours, irrémédiablement, du temps perdu, et par la transformation du temps, même celui des vacances,  en argent.   Edgar Morin avait tort de dire que"la valeur des vacances, c'est la vacance des valeurs"...  il est vrai que, lui, ne parlait ni de la valeur d'usage, ni de la valeur d'échange mais de celles qu'on se donne, librement.

    il ne s’impose plus de libérer le travail, mais de libérer du travail

    Ce par quoi dans le travail, aujourd’hui et dans le capitalisme socialisé, le travailleur est exproprié de lui-même n’est pas la captation du produit du travail, mais la captation du temps passé au travail. C’est par le salariat que le travailleur est exploité, par le salaire que la force et le temps qu’il vend lui sont achetés, par le salaire que cette vente aboutit à la vente du travailleur lui-même, par lui-même, en tant que travailleur.

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    Lien permanent Catégories : salaire, revenu, Travail 2 commentaires
  • Préavis municipal sur le projet de Cité de la Musique : Un NON politique

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    Cité de la Musique, maquette.jpgLe 13 juin, les habitantes et les habitants de la Ville de Genève y disposant du droit de vote se prononceront sur le préavis municipal au plan localisé de quartier devant permettre l'installation dans le quartier des Nations d'une "Cité de la Musique" largement financée par la Fondation Wilsdorf. L'installation d'une institution culturelle importante dans un quartier qu'on ne peut guère qualifier que de trou du culturel de la Ville,  lui donnerait en effet un sens et une vie, quand il n'en a guère. L'implantation du projet de la Cité de la Musique est son meilleur argument, et vouloir le déplacer ailleurs, par exemple au PAV, n'a aucun sens. Tout le reste est, ou doit être, ou devenir, discutable, négociable. A commencer par la place donnée aux différents acteurs accueillis (dans le projet actuel, la Haute Ecole de Musique et l'OSR s'y taillent la part du lion) et à ceux qu'il n'est pas prévu d'accueillir. Et à continuer par le sort à réserver au bois privatif (évoquer une forêt serait excessif) qui occupe une grande partie de l'espace prévu pour la Cité de la Musique, et à la villa "La Feuillantine". Ce n'est donc pas un raisonnement environnemental, ni un raisonnement architectural qui nous convainc de nous préparer à voter "NON" au préavis municipal au projet de Cité de la Musique, c'est, qu'on nous pardonne, un raisonnement politique :   ce "NON" est le seul moyen de pousser à une évolution du projet, qui fasse, avant la décision cantonale, une plus large place à d'autres musiques que celles patrimoniales.

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  • Deux fois OUI pour en finir avec les pesticides dans l'agriculture suisse

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    pesticides

    Changer d'air, d'eau, de terre...

    Le 13 juin, deux initiatives populaires "anti-pesticides" seront soumises au vote du peuple et des cantons  : la première propose l'interdiction dans les dix ans des pesticides de synthèse; la seconde, "Pour une eau potable propre et une alimentation saine"de ne plus accorder dans un délai de huit ans de paiements directs qu'aux exploitations agricoles n'usant pas de tels pesticides, ni, pour l'élevage, d'antibiotiques. Ces deux textes sont dans l'air (pur) du temps : en 2017, selon un sondage, les deux tiers des Suisses.ses se prononçaient pour un usage plus rare des pesticides dans l'agriculture, la moitié étaient favorables à ce que les subventions publiques à l'agriculture soient réservés à sa part biologique (10 % de la production indigène en 2019) et les trois quarts n'admettaient pas la présence de pesticides dans l'eau potable. Les organisations agricoles et la droite vont faire campagne, avec le Conseil fédéral contre ces initiatives, qui, selon elles et lui, vont "mettre en péril toute la production agricole non biologique". En face (c'est-à-dire de notre côté), on notamment trouve Uniterre, Bio suisse (regroupement des producteurs bios), l'Association des petits paysans, Pro Natura, Aqua Viva et les Médecins pour l'environnement, qui soutiennent généralement (comme nous, ici) les deux initiatives, certaines organisations ne soutenant que la première (celle qui interdit les pesticides).

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    Lien permanent Catégories : Agriculture, alimentation, Suisse, votations 4 commentaires
  • Nos Pâques à nous : la Commune de Paris

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    Commune de ParisPassion, résurrection ?

    Dimanche dernier, il y avait 150 ans, jour pour jour, que la Commune de Paris était proclamée. Et dimanche prochain, ce sera la Pâque chrétienne, dans le calendrier grégorien. Trahison, procès, exécution, martyre... Vous parle-t-on alors, ici, de la Passion du Christ ou de celle des Communards ? Des deux, frères et soeurs... Et puisqu'après l'exécution, il y a la résurrection, et après la résurrection l'Ascension, et après l'Ascension la Pentecôte, on s'autorisera à une récupération politique parfaitement blasphématoire (mais nous tenons le droit au blasphème comme un droit fondamental) : la Commune de Paris, c'est nos Pâques à nous. Des Pâques de 72 jours. Sans résurrection ? Allez savoir... En tout cas, pas sa récupération : 498 rues et places et 190 écoles portent en France le nom de Louise Michel, qui avait si grande "hâte de s'échapper du vieux monde" , dont pourtant elle ne put pas même s'échapper en étant déportée en Nouvelle Calédonie, où ce vieux monde détruisait celui. plus vieux encore, de ses nouveaux amis, les Kanaks. Ce vieux monde, c'est toujours le nôtre...

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    Lien permanent Catégories : Histoire, Politique 16 commentaires