• Confinement des résidents des EMS : Groupe à risque de solitude

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    Ma'Dalton.jpgMa' Dalton est en EMS. A 95 ans, elle en a le droit. Mais elle n'a plus le droit de voir ses proches, ni ses proches de la voir. Alors du coup, pour la première fois, Averell  a envie de célébrer la Fête des Mères, ce vieux machin pétainiste récupéré par les fleuristes. Il paraît que les plus de 65 ans font partie d'un "groupe à risque". Mais c'est un groupe à risque pour eux-mêmes, pas pour les autres. Ensuite,  à la mi-avril, l'âge médian des décès du Covid en Suisse s'élève à 84 ans. Mais quel est l'âge moyen des décès en général, pour toutes les causes possibles ? 83,6 ans en 2017. Autrement dit, quand on meurt du Covid, on en meurt plus vieux que si on meurt d'autre chose. Il est un groupe à risque qui ne l'est que de solitude...

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  • Trois ans de Macron... et après ?

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    Macron masqué.jpgUne présidence jouée à la roulette russe


    Dans une semaine, il y aura trois ans qu'un personnage apparemment (mais seulement apparemment) sorti de nulle part était élu à la présidence de la République française, sur les décombres de PS et des Républicains. Tous deux, il est vrai, s'étaient littéralement suicidés : le PS en se réduisant à un parti de gouvernement gouvernant contre son programme de parti, les Républicains en présentant un candidat, Fillon, d'abord incapable de rallier le "centre", puis piégé par ses propres pratiques de politicien "à l'ancienne". Bref, Emmanuel Macron était élu. Parce qu'il n'y avait personne en face de lui,. sinon Marine Le Pen. Et qu'un choix politique déjà réduit  par une élection au scrutin majoritaire se réduisait encore plus par l'identité, personnelle et politique, des deux protagonistes. De sorte que si on ne voulait pas de Le Pen on ne pouvait que voter pour Macron, que si on ne voulait pas de Macron on ne pouvait que voter pour Le Pen, et que si on ne voulait ni de Macron, ni de Le Pen on ne pouvait que voter blanc, nul, ou s'abstenir. Et donc sortir du jeu et laisser le terrain aux deux seuls joueurs qui y restaient. Et trois ans plus tard, où en est-on ? malgré tout ce à quoi s'est heurté Macron, des "gilets jaunes" à la pandémie en passant par la mobilisation contre la réforme des retraites, on est est presque au même point, avec comme horizon une présidentielle en 2022 se jouant vraisemblablement, au deuxième tour, entre Macron et Le Pen... A moins que...

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  • Les derniers sont les premiers

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    Bienvenue chez nous.jpgL'option préférentielle pour les pauvres du Covid-19


    D'où nous vient-elle, cette épidémie ? De Chine, sans doute, mais comment ? transbahutée par une armée, comme la grippe espagnole de 1918 ? non : diffusée par des cadres d'entreprises en voyages d'affaires, des représentants politiques en mission, des touristes en goguette, des supporters de foot en Italie, des teufeurs à Verbier et des fidèles évangéliques à Mulhouse... Et qui sont les premiers et les premières à la subir, le plus durement, ici et ailleurs ? celles et ceux qui n'y sont pour rien, qui n'ont jamais mis les pieds en Chine, ni à Verbier : les requérants d'asile, les précaires, les travailleuses domestiques "au gris", "au noir" ou clandestines, les travailleurs pauvres mis au chômage partiel, les petits indépendants, les sdf... toutes et tous ignorés des plans de relance du Conseil fédéral... Il y a en Suisse quand tout va bien pour "l'économie" et les finances publiques 660'000 personnes touchées par la pauvreté. Et maintenant, combien y ont-elles sombré ? Que les derniers soient les premiers fut à la fois une promesse évangélique et un programme socialiste. Que les derniers à propager une épidémie soient les premiers à y succomber n'est qu'une faillite sociale.

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  • Pétrole maudit !

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    dimanche sans voiture.jpgLe baril de brut à zéro dollars ? on va pouvoir s'en regoinfrer...

    Mardi matin, le prix du baril de brut WTI américain livrable en mai est carrément passé en-dessous de zéro à New York : Les traders offraient jusqu'à 40 dollars pour qu'on les débarrasse du brut dont ils ne savaient pas quoi foutre, ni où le stocker, tellement l'offre dépasse la demande : les terminaux de stockage sont pleins, et leur location coûte un saladier. Pour le brut livrable en juin, le prix atteignait seulement dix à douze dollars le baril à New-York, vingt dollars à Londres pour le Brent de le Mer du Nord. Avant la pandémie, la planète cramait 100 millions de barils par jour. Depuis, la consommation s'est effondrée : 40 % de moins au plan mondial (avec des mesures immédiatement perceptibles :  deux tiers de circulation en moins sur l'autoroute Genève-Lausanne la semaine, 85 % de moins le dimanche, entre 50 et 80 % de moins de demande dans les stations-service). Mais la production, elle, a continué à 88 % de ce qu'elle était. Et comme la demande s'est effondrée, les rares  lieux de stockage qui restent disponibles se louent quarante fois plus cher qu'à fin février. Que faut-il craindre le plus ? que cette crise de la consommation perdure et mette en danger l'industrie pétrolière, les grandes compagnies, et les pays dépendant du pétrole pour leur balance économique (l'Algérie, le Nigéria, le Vénézuéla), voire la politique pétrolière de Trump basée sur l'extraction (fort onéreuse) de l'huile et du gaz de schiste par des compagnies très endettées (elles avaient émis des obligations pourries, très rentables quand tout va bien mais calamiteuses quand en temps de crise) ? ou, au contraire, qu'une fois la pandémie maîtrisée, la goinfrerie de carburants fossiles reprenne*, et avec elle la dégradation environnementale qu'elle implique et provoque ?

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  • Israël : Coronaccord de gouvernement

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    Israel.jpgPalestiriens

    Dimanche soir, des milliers de manifestants portant masques de protection et brandissant des drapeaux noirs (en signe de deuil des libertés), se sont rassemblés sur la place Yitzhak Rabin à Tel Aviv, en respectant entre eux la "distance sociale" de deux mètres des temps de pandémie, pour une manifestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qualifié de "Ministre du crime". "Laissez la démocratie gagner", exigeaient les manifestants. Prescients, ils dénonçaient par avance un accord de coalition passé sous prétexte d'union nationale entre Netanyahu et son concurrent (plus que son opposant) centriste Benny Gantz, des négociations qui ont provoqué le départ de deux partis de la coalition centriste Kakhol lavan. L'accord laisse Netanyahu au poste de Premier ministres, Benny Gantz sera ministre de la défense puis,après 18 mois,devrait prendre la place de Netanyahu. Si Netanyahu ne s'accroche pas à son poste. A la manif de dimanche, le chef de Yesh Atid, Yair Lapid, qui avait appelé à voter pour Gantz, a accusé Netanyahu d’avoir détruit la démocratie israélienne et  Gantz de l’avoir laissé faire. « C’est ainsi que les démocraties meurent au 21e siècle. Elles ne sont pas anéanties par des chars envahissant le Parlement. Elles meurent de l’intérieur. Il y a cinq ans, la Turquie était encore une démocratie qui fonctionnait. Il y a quatre ans, la Hongrie était encore une démocratie. Elles sont mortes de l’intérieur. Parce que les bonnes personnes étaient silencieuses et les faibles se sont rendus". Ou se sont vendus. On ne se demande même pas, ni leur demande-t-on,  ce que pensent les Palestiniens de cette escroquerie politique, ils ont bien d'autres sujets d'indignation : ni la pandémie, ni la crise politique n'ont entravé la colonisation et l'accaparement, sous divers prétextes, de leurs terres, leurs maisons, leur espaces palestiniens... avec la bénédiction de Trump.

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  • La servitude en temps de pandémie

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    Sindomestico.jpgSolidarité avec les travailleuses domestiques

    Le SOLIFONDS n'a pas renoncé à mener, comme chaque Premier Mai, une action de solidarité avec des travailleurs et des travailleuses engagés dans une lutte inégale pour la défense de leurs droits. Cette année, cette action est de solidarité avec les employées de maison brésiliennes. Et le Covid-19 n'y est pas pour rien : dans le pays de Bolsonaro et des évangélistes négateurs de l'épidémie elle-même, son impact risque d'être dévastateur, et les employées de maison, sans droits, sans accès au système de santé, menacées à tout moment d'être licenciées, victimes de violences sexuelles, comptent parmi les personnes les plus menacées d'être à la fois victimes et propagatrices du coronavirus.

    SOLIFONDS, mail@solifonds.ch, www.solifonds.ch, compte postal 80-7761-7

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  • On n'était pas confinés, mais on sera déconfinés

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    évasion.jpgEn mai, lis ce qu'il te plaît

    Donc, en Suisse comme ailleurs, on déconfine. Par étapes. Pas parce que l'épidémie a pris fin : parce qu'on craint que l'économie prenne fin. Et on déconfine contradictoirement : les coiffeurs pourront rouvrir lundi prochain, pas les libraires. Et on ne pourra toujours pas rendre visite à nos vieux parents en ems. Eux étaient réellement confinés, comme les détenus des prisons et les patients des hôpitaux. Et on vient d'annoncer que, confinés, ils resteront deux mois. S'ils ne meurent pas avant, sans avoir pu retrouver aucun de leurs proches. Mais nous ? Le confinement, partiel, et en grande partie volontaire, était ici une gène, mais pas un drame : on est loin du "confinement presque complet" qui "détruit presque complètement notre économie" qu'évoque l'UDC : aucune des infrastructures indispensables au fonctionnement social n'a été arrêtée, toutes ont fonctionné, les unes au ralenti, d'autres en surchauffe, mais toutes ont fourni ce qu'on avait besoin qu'elles fournissent -et on a pu au passage distinguer nos besoins de nos envies... On n'a coupé ni l'eau potable, ni l'électricité. L'alimentation a été garantie. On n'a manqué d'aucune source d'énergie fossile (puisqu'on continue à s'en goinfrer). Les réseaux n'ont pas été coupés : ni le téléphone, ni l'internet. Les media ont continué de fonctionner. Les transports public aussi. Et même l'aéroport. On ne pouvait plus aller boire un pot sur une terrasse à Barcelone, à Paris, à Berlin ou au Molard, mais on pouvait s'en passer. On pouvait se passer de coiffeur pendant quelques semaines. Et si nous sommes quelques uns à avoir eu quelque peine à nous passer de libraires, nous savions que ce n'était qu'une sorte de moratoire sur la satisfaction de nos désirs de livres. En mai, on lira ce qu'il nous plaît. Aussi vite que possible, aussi lentement que nécessaire.

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  • Nouvelle "législature" municipale : Interrègne confiné

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    pangolin de faced.jpgLes élections passées, leurs résultats validés, les instances politiques municipales devraient être en état de marche -celles qui terminent leur mandat le 31 mai, celles qui commencent le leur le 1er juin. Mais le 18 mars, le Conseil d'Etat avait demandé (ou plutôt imposé...) aux conseils municipaux de suspendre leurs travaux, tant en plénière qu'en commissions, et placé la gestion des affaires communales sous la seule responsabilité des exécutifs -conseils administratifs, maires et adjoints. Depuis, les Conseils municipaux trépignent, veulent se réunir à nouveau, fût-ce virtuellement, sans savoir si des décisions prises dans de telles conditions seraient juridiquement valides,  ni quelles décisions prises par eux sont réellement indispensables et ne peuvent être reportées en mai. Pendant quoi les élues et les élus dans les conseils administratifs négocient entre eux la répartition des dicastères et les partis politiques s'occupent comme ils peuvent à préparer la transition d'un délibératif en fin de course à un délibératif qui n'a pas encore prêté serment et ils alignent les fonctions comme des noix sur un bâton (qui présidera, vice-présidera, le futur Conseil municipal ? c'est le tour de quel parti ? de quelle élue ou de quel élu ? et puisqu'il paraît qu'il en faut un ou une, qui sera chef-fe du groupe parlementaire municipal ? et qui va dans quelle commission)... Etrange interrègne confiné, temps institutionnel un peu suspendu, qui devrait être propice à des réflexions sur les choix politiques fondamentaux plutôt que sur les titres et les postes, non ?

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    Lien permanent Catégories : commune, élections, Genève, Politique 0 commentaire
  • A la recherche d'une "sortie de crise"

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    avion à Genève.jpgVol au dessus d'un nid de Covid

    Pour atteindre l'objectif de l'Accord de Paris, la quantité d'équivalents CO2 émis en moyenne par personne et par année à Genève (actuellement 10 tonnes) devrait être réduite... de 90 %. C'est ce que le  COVID-19 est en train de provoquer... Et le Léman Express aurait sans doute commencé à réduire le trafic en Ville de Genève de 12 %... si un virus malin ne l'avait arrêté à la frontière et n'avait réduit ses cadences à celles d'un dimanche. Reste que le trafic aérien a chuté et que la fréquentation des aéroports s'est écroulée -or l'aviation représente 19 % de l'impact climatique. Et que la sortie de crise sanitaire pourrait être une entrée de ce secteur (comme bien d'autre) dans une réduction directe (pas par compensation hors de lui) de ses émissions. D'ailleurs, une lettre ouverte au Conseil fédéral va dans le sens d'une réelle maîtrise environnementale du trafic aérien, avec à la clef, par exemple, un  impôt sur le carburant des avions et un soutien au retour des trains de nuit.  Signée notamment par la Conseillère aux Etats genevoise Lisa Mazzone, elle lui a valu d'être accusée de trahir les intérêts du canton qu'elle est supposée défendre, comme si une sénatrice était fonctionnaire. La position qu'elle défend est pourtant d'entre celles qui lui ont permis d'être la mieux élue, au Conseil des Etats l'automne dernier. Et, cerise sur le gâteau, c'est une position ratifiée par le peuple lors de l'acceptation de l'initiative pour un "pilotage démocratique de l'aéroport", inscrivant dans la Constitution cantonale la limitation  des nuisances pour les riverains et l'environnement. Bref, Lisa Mazzone n'a peut-être pas défendu les intérêts du Conseil d'administration de l'aéroport, mais elle a défendu ceux des Genevoises et des Genevois -autrement dit, en démocratie et en République, celles de Genève...

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  • Deuxième tour des Municipales genevoises : A gauche, les villes!

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    2eme tour.jpgBon, c'est fait (sous réserve évidemment de recours possibles des perdants) : les 21 dernières communes genevoises à n'avoir pas élu, activement ou tacitement, leurs exécutifs l'ont fait. A un taux de participation à quelques points en dessous de la norme déjà médiocre, les 5 % habituels de vote au local s'étant réduits à un petit pourcent avec la réduction de tous les locaux de vote à une boîte  unique pour tout le canton -ce qui nous rappelle de vieux souvenirs de nos premiers vote, lorsqu'un local unique pour tout le canton s'ouvrait au Collège Calvin le mercredi et le jeudi avant les locaux de quartier et de commune, le vendredi, le samedi et le dimanche (c'était avant l'introduction du vote par correspondance). Au passage, il nous semble que les conditions particulières de ces élections municipales coronapositives devraient suggérer à nos Magnifiques Seigneurs de réintroduire le vote par internet. Tout cela dit, on est très satisfait des résultats de ces élections (malgré la disparition du Parti du Travail du Conseil municipal de la Ville, où il siégeait depuis 70 ans, et de la gauche de la gauche du Conseil administratif, où elle siégeait depuis 50 ans) , avec des majorités de gauche en Ville de Genève, à Meyrin, Onex, Vernier, Lancy, Carouge, Versoix, Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries, et au Grand Saconnex.  Onex et Carouge ont même des exécutifs totalement féminins...

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  • Les élections passées, place aux choses sérieuses

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    Ubu.jpgFaites vos jeux !

    On ne connaîtra sans doute le résultat de l'élection des exécutifs municipaux genevois que demain, mais n'espérez pas pour autant pouvoir échapper à nos commentaires : ils tomberont à leur heure. On se contentera aujourd'hui de se dire qu'un peu de démocratie dans ces temps de confinement et d'exécutifs régnants sans contre-pouvoirs, ça ne pouvait pas faire de mal,et qu'exercer un droit démocratique est au moins aussi important que faire des stocks de papier de chiotte. Qu'on cesse alors de geindre sur les entraves à la campagne électorale en temps de confinement relatif : il y a beau temps que les partis politiques n'avaient pas été placés dans une situation aussi égalitaire en période électorale, et que les campagnes des plus démunis n'étaient si ressemblantes à celles des plus riches... La participation est médiocre (29,12 %)  ? Certes, mais elle n'est que médiocre, comme à son habitude... et après tout, dans la majorité des communes il n'y avait pas plus de candidatures que de sièges à pourvoir... L'élection passée, on peut donc passer aux choses sérieuses : la création imminente, à partir de la Gauche Dugong, de l'Oupopo (l'ouvroir de politique potentielle) et du Collège de patapolitique.

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  • Genève, terre de contrastes électoraux communaux

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    funambule.jpgMosaïque d'alliances

    Il vous reste deux jours, citoyennes et citoyens, pour voter au deuxième tour des Municipales genevoises. C'est court si on a attendu aujourd'hui pour s'apercevoir qu'il y a des élections, mais c'est  suffisant si on le savait et qu'on est prêt-e à déposer ou à faire déposer son enveloppe dans la boîte aux lettre du Service des votations et élections (25 Rte des Acacias, de 8 heurs à midi et de 14 à 16 heures).  La Cour de Justice ayant repoussé la demande de SolidaritéS et du MCG d'annuler le deuxième tour, et le taux de participation s'annonçant comme bien moins mauvais qu'on le pouvait craindre, on saura mardi soir qui composera les exécutifs des communes, et d'entre elles des villes, et d'entre elles celle de Genève : ces mêmes exécutifs qui auront dès le 1er juin à prendre les décisions nécessaires pour amortir les conséquences sociales et économiques de la crise sanitaire... En attendant quoi on constate  que Genève est une belle terre de contrastes électoraux communaux : en Ville, le MCG et l'UDC appellent à voter PLR mais à Vernier, c'est la gauche qui appelle à voter PLR. En Ville et à Chêne-Bougeries, les Verts libéraux soutiennent la candidate et les candidats du PDC et des Verts et à Onex la gauche appelle à voter pour la candidate du PDC. Et si en Ville les partis de gauche n'appellent à voter que pour leurs candidates et candidats, nombre de militantes et de militants socialistes et vert-e-s appellent à y ajouter, pour le cinquième siège à pourvoir, soit pour la candidate du PDC, soit (avec la Jeunesse Socialiste) pour celle du Parti du Travail, soit, plus discrètement, pour le candidat de SolidaritéS. Avouez que ça aurait été serait dommage d'annuler des élections aux alliances si foisonnantes...

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  • ça y'est, cette fois c'est sûr, c'est la crise finale du capitalisme...

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    pangolin sujspendu.jpgMektoub !

    On a pris l'habitude d'annoncer, au moins une fois par génération, que la crise finale, définitive, du capitalisme était là, sous nos analyses pertinentes, et que ce matin, que c'était l'aube du Grand Soir. On s'est toujours trompés ? Oui, mais seulement dans la scansion, le timing. On a seulement eu raison trop tôt en 1914, en 1918, en 1929, en 1933, en 1939, en 1945, en 1974, au moment des "subprimes"... Mais cette fois, pas de doute, on y est : le Pangolin a mis à bas le néolibéralisme, la mondialisation, le mercantilisme. Et on sortira de la crise sanitaire, de l'épidémie, en sortant du capitalisme. Forcément. Mektoub.

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