Capitalisme : no future (depuis un siècle)

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Fête des travailleurs* : la gauche genevoise optimiste
* et non la " fête du travail " en quoi voulurent la transformer les régimes fascistes

A Genève, la journée du 1er Mai a été placée par ses organisateurs sous le slogan fort optimiste " capitalisme : no future ! ". Quant aux " anticapitalistes ", ils iront clamant " nous ne paierons pas leur crise ", ce qui n'est pas moins optimiste. " Capitalisme : no future "… Nos syndicats virent-ils punk (avec trente ans de retard) ? Que non point : ils réaffirment seulement la vieille certitude que " le capitalisme est un système économique qui n'a pas d'avenir ". Certitude qui, elle, a un long passé : ça fait plus d'un siècle qu'on la cultive. Et que le capitalisme, de crise en guerre et de guerre en crise, se réforme, avec notre aide. Car le capitalisme a bien un avenir, et c'est celui que nous lui assurons, avec les meilleures intentions et les plus légitimes volontés : aider les victimes des crises du capitalisme à les surmonter. Ce qui permet d'en refaire des producteurs, des consommateurs, des contribuables et des épargnants. En somme, de quoi reconstituer après chaque crise ce que chaque crise à détruit : des marchés et des profits. " Capitalisme : no future " ? La gauche a l'optimisme chevillé au corps.

Future or not future ?
" Cette crise n'est pas un accident, mais une faillite du système " capitaliste, proclame le comité d'organisation des manifestations genevoises du 1er mai… Une faillite du système capitaliste, la crise ? Plutôt son moteur. Un moteur que les Etats et les organisations internationales gavent, à milliards, de carburant et que la gauche lubrifie en défendant un système de protection sociale contre les effets des crises. On se résigne au moteur, mais on ne veut pas d'un moteur à explosion sociale. Pour le reste, ce qui a provoqué la crise actuelle n'est que rhétoriquement remis en cause : la recherche de la rentabilité immédiate, l'exercice purement spéculatif consistant à faire de l'argent avec de l'argent qu'on n'a pas, l'incitation à l'endettement des particuliers et des entreprises (parce que la dette est en elle-même une source de profits spéculatifs). " Il faut s'attaquer aux causes, pas seulement au conséquences ", proclame le manifeste genevois du 1er Mai, qui nous invite à " en revenir à notre but premier, à savoir une société qui assure une juste répartition des richesse produite, qui garantisse à toutes et tous un accès égal aux biens publics essentiels (...), qui donne la priorité à la production de biens et services socialement utiles ". Mais comment y " revenir ", à ce " but premier " qui est celui du socialisme, si l'on accepte ce qui précisément nous en éloigne : la propriété privée, la croissance quantitative, la mercantilisation de tous les échanges humains, la défense des situations acquises ? La rupture avec le capitalisme implique une rupture avec des décennies d'acceptation par le mouvement socialiste, toutes tendances confondues (ou presque), de ce qui fonde le capitalisme, c'est-à-dire la propriété privée des moyens de production, et la gestion par l'Etat des dommages collatéraux de la course au profit. La socialisation du capitalisme est la condition de sa survie, et les grandes victoires du mouvement ouvrier, lors même qu'elles furent acquises contre le capital, en ont assuré la pérennité. " Capitalisme : no future " ? c'est faire injure à l'intelligence du capitalisme et à notre propre dévouement à le " civiliser ". C'est-à-dire à le pérenniser.

Lien permanent Catégories : Politique 6 commentaires

Commentaires

  • "La capitalisme n'a pas de futur"... Certes... mais le "mouvement ouvrier", issu du XIXe siècle n'en n'a plus non plus. Quant au "but premier" que serait le socialisme, on en tombe sur le cul tant ceci relève d'un idéalisme niais d'adolescent boutonneux.

    Les leçons de morale prodiguées par la gauche en général et les syndicats en particulier relèvent d'une fatuité d'autant plus grotesque que ces mouvement vivent précisément du capitalisme...

    Camarââââde! Réveille-toi! Ils sont devenus fous.

  • Il est assez trajicomique de constater que ceux qui crient le plus fort " nous ne paierons pas leur crise " ne payent de toutes façons jamais rien a la communauté, et surtout pas d'impôts. Mais au contraire ils vivent aux frais de la société "capitaliste" de rmcas et autre aides sociales.

  • Oui et maintenant que l'on vit en mode "A gauche toute" et non pas une crise,
    On ne consomme plus, certains secteur n'ont plus besoin de se stresser, d'ailleurs il y'a meme quelque milliers de nouveaux employé qui n'ont plus besoin de favoriser les patrons de se mettre plein d'argent dans les poches, comme ils ne travaillent plus. ET en plus on vit en mode écologique, comme les gens n'ont plus de boulot pour servir ce foutu capitalisme, ils n'ont plus besoin de se déplacer avec leur voiture, donc ils polluent et consomment beaucoup moins :-)

    C'est tout "bénèfe"...

  • Les socialistes essaient par tout les moyens idéologiques de se venger de la faillite du socialisme et de son grand frère soviétique.Seul faillite économique avérée.

    Le capitalisme et en crise comme elle le fût plusieurs fois.Elle rebondi à chaques fois.Il n'y a pas d'alternative au capitalisme pour sortir de la crise,comme se fut pour toutes les autres crises.

    Et la nullité en matière d'économie des anti-capitalistes n'y changera rien.

    D.J

  • D. J. On ne vit pas une crise économique due àau capitalisme. Au début, le capitalisme à fait des erreurs, ca c'est certains, ce qui a eu pour conséquence des problème qui ont été "plus ou moins" réglés.
    Mais maintenant la crise est due au fait que l'on vive tel que le souhaiterait la gauche. On ne consomme plus, on ne cherche qu^à payer moins cher, on veut rien payer, etc...

  • "Mais maintenant la crise est due au fait que l'on vive tel que le souhaiterait la gauche. On ne consomme plus, on ne cherche qu^à payer moins cher, on veut rien payer, etc..."

    ...et aussi sur leurs slogan "on ne prête qu'aux riches" La crise subprimes sont le fruits des lois clinton pour que les pauvres puissent emprunter au banques et d'être aussi propriétères.Merci l'ètat d'avoir garanti ses prêts pourris pour qu'ont puissent dire "on prête aussi aux pauvres"

    D.J

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