Une armée fédérale de guerre civile

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A propos du 9 novembre…

On commémorera dimanche (à 17 heures 30, à la " Pierre ", sur la Plaine de Plainpalais, face à la rue Dancet) le massacre du 9 novembre 1932 -cette soirée où l'armée fédérale, appelée à l'aide par un Conseil d'Etat paniqué et se persuadant de l'imminence d'une révolution fomentée par les " rouges ", a tiré " dans le tas " d'une manifestation antifasciste, rassemblant toute la gauche genevoise, des anarchistes aux socialistes, protestant contre une parodie de procès organisée par l'extrême-droite locale contre les chefs du Parti socialiste, Léon Nicole et Jacques Dicker. On commémorera. Sans oublier que le massacre du 9 novembre 1932 se commet sur fond de crise économique et financière, à quelque temps de l'élection d'un nouveau président américain, un démocrate, triomphant de son concurrent républicain en mobilisant derrière lui les victimes de la crise…

" Plus jamais ça ", vraiment ?

L'armée suisse a beaucoup prêté à rire, ces derniers mois, entre les pitreries conjugales de son ancien chef, les trous de mémoire de son ministre de tutelle, les cafouillages de ses officiers et les pannes de son matériel. Historiquement, cependant, notre glorieux ost a de quoi susciter plus de méfiance que de ricanements : depuis sa création, l'armée fédérale a surtout été utilisée contre des Suisses et pour des opérations de répression des mouvements politiques et sociaux d'opposition : grévistes de 1918, manifestants antifascistes de 1932, autonomistes jurassiens de 1964… Crée, célébrée, engraissée en tant qu'instrument de la " défense nationale " (mais d'une défense nationale réduite à la défense d'un territoire, et délibérément rendue incapable d'être celle de la population qui y vit, et des droits de celles et ceux qui la composent), l'armée suisse n'a finalement jamais été pour l'essentiel qu'un instrument de la défense sociale -de la défense d'un ordre social, contre les forces qui le contestaient. Le 9 novembre 1932 n'est pas une dérive mais un révélateur. Et le 9 novembre 2008 ne devrait pas être qu'une commémoration, mais aussi une mise en garde.

Lien permanent Catégories : Histoire 30 commentaires

Commentaires

  • Vous allez nous la jouer encore combien de temps, cette sinistre farce hypocrite et purement démagogique ?
    "Cette affreuse "Armée" (avec un grand "A"), monstre froid, sanguinaire et sans âme, tuant par pur plaisir et sadisme le "Peuple en marche" - de valeureux militants innocents confrontés à la lourde mitraille de la classe possédante !"
    Vous pouvez clouer au pilori les imbéciles incompétents de l'époque - les politiques et personne d'autre - mais sûrement pas ces recrues paniquées, "commandées" par un premier jus aussi effrayé que sa troupe de gamins. Ils ont tiré, oui, par pur réflexe de défense parce qu'ils ne savaient pas comment échapper à la foule haineuse qui les prenait pour cibles et allait en faire de la chair à pâté.
    Ce mensonge à la gloire de la gauche héroïque et martyre n'a qu'assez duré.
    Mais de tels mensonges servent évidemment bien votre cause de "révolutionnaire nostalgique".
    S'il n'y avait pas eu des morts imputables exclusivement aux politiciens, votre présentation des choses serait à mourir... de rire.

  • Bonjour à toutes et à tous,

    Bonjour M. Holenweg,

    vous dites que l'Armée s'en est pris aux indépendentistes jurassiens... alors il est lieu de rappeler que ces mêmes indépendentistes jurassiens volaient les arsenaux militaires pour y dérober du matériel de guerre.

    Matériel qu'ils utilisaient pour commettre des attentats. Normal en somme.

    Peut - être auriez vous apprécié que l'Armée laisse faire afin que des armes de guerre circulent allègrement dans les rangs de quelques personnes ?

    Nous parlons ici de grenades, d'explosifs, de fusils, de munitions... alors votre angélisme est tout à votre honneur, mais en matière de réalité historique, il convient de remettre "l'église au milieu du village".

    Déformer l'Histoire pour s'en servir n'est pas très glorieux.

    Bien à vous,

    Stéphane

  • Vous parlez de notre armée comme si nous étions sous une dictature militaire!

    Vous omettez, probablement délibérément, de préciser que notre armée c'est avant tout nous, les citoyens, nous avons une armée de milice! Dieu merci notre armée n'a pas eu à défendre notre territoire autrement que par sa propre présence. Lorsque l'on défend un territoire, on défend aussi la population qui y vit.

  • Oui, notre belle Armée, qui nous a sauvé de horrible indépendantiste terroriste jurassien ... et ben ... faut pas avoir peur de dire des bêtises.

  • "genevoiserie" est en phase de devenir le synonyme de débilité mentale. A mon avis, ce n'est pas un effet du hasard.

  • Cher Pascal,

    Merci d'avoir ouvert une discussion sur ce fait historique, car certains de ses aspects restent effectivement d'actualité.

    Pas tellement dans le risque de dérive vers une dictature militaire... Mais plutôt dans l'incapacité viscérale d'une certaine gauche a pratiquer la démocratie des urnes.

    Ils ont beau avoir des représentants sous la coupole, publier des feuillets, lancer initiatives et referendums.... Ca reste tellement meilleur de pratiquer "l'exercice de ses droits démocratiques" en descendant dans la rue avec un manche de pioche pour fracasser quelques symboles bourgeois... Et si la police riposte, c'est carrément jubilatoire, on pourra hurler au martyr.

    G8, OMC, contre manif au défilé de l'UDC a Berne, et j’en passe. La loi de la matraque n’est pas du côté que vous croyez.

  • "Et le 9 novembre 2008 ne devrait pas être qu'une commémoration, mais aussi une mise en garde."

    Mise en garde, prévention, tout ça, c'est un peu du pareil au même...

    Notons qu'à la même époque où de jeunes soldats, absolument pas préparés à des missions de maintien de l'ordre, perdaient tout contrôle de leur tête et de leurs nerfs, les bolcheviks chaux-de-fonniers assassinaient le docteur Eugène Bourquin, président de la section neuchâteloise des Jeunesses nationales.

  • Ajoutons aussi que les temps n'étaient pas si lointains où l'abejct Humbert-Droz* titrait un article de "La Sentinelle", journal socialiste :

    "La grippe venge les travailleurs"...

    La grippe ? La grippe espagnole qui tuait des milliers de soldats suisses, faisant des milliers de veuves suisses et plus de milliers encore d'orphelins suisses.

    Quand on a ses racines dans une telle fange, le mieux serait encore de ne pas remuer le passé. Parce que s'il pue, il ne pue pas que d'un seul côté !!!

    * Rappelons que ce type, dont (une partie de) la Chaux-de-Fonds s'enorgueillit a été, aussi, la taupe et l'espion de Staline au sein du Parti communiste "français" !

  • Scipion se lance dans le révisionnisme ou a des lacunes dans ses connaissances médicales.
    Pour l'affaire Bourquin, voir le site du Musée d'histoire de La Chaux-de-Fonds d'où je sors cette citation :
    " [...] des bagarres éclatent entre les Jeunesses communistes et les Jeunesses nationales. Dans la bousculade, le chef des Jeunesses nationales, le Dr. Eugène Bourquin, succombe à une crise cardiaque."
    Comment on fait pour "assassiner" quelqu'un par crise cardiaque ? On lui fait "Bouh!"

    Lien : http://cdf-mh.ne.ch/default.asp/4-0-502-8018-229-307-2/5-0-502-8018-230-307-0/

  • "Le 9 novembre 1932 n'est pas une dérive mais un révélateur. Et le 9 novembre 2008 ne devrait pas être qu'une commémoration, mais aussi une mise en garde."

    Une mise en garde d'un seul évenement qui c'est passé il y 76 ans? L'armée a déjà fait depuis longtemps son examen de conscience sur cet évenement.Mais pas les gauchistes dont leurs seul arme est de casser ce qui ne leurs plait pas.

    On là vu recemment lors de la mise à sac d'un bistrot à Fribourg lors d'une préparation à une soirée gothique.Leurs action c'est voulu un acte ant-fasciste.Avec de tel procédés c'est à ce demander qui sont ceux qui ont des methodes de facho?

    D.J

  • Monsieur Scipion,

    Il y a toujours eu des "cons" et il y en aura toujours! Et dans tous les camps: ceux de gauche, de droite, de devant, de derrière, de dessus, de dessous et j'en passe !

    Mais comparer les écrits d'un Humbert-Droz et les tirs à balles réelles de l'Armée est bien plus abject que les pamphlets outranciers du dit H-D.

  • "... comparer les écrits d'un Humbert-Droz et les tirs à balles réelles de l'Armée est bien plus abject..."

    C'est vraiment une question de point de vue. Entre cracher sur la tombe de braves types qui laissent femmes et enfants, ou tirer parce qu'on perd les pédales, il y a toute la distance qui sépare l'outrage prémédité et le mauvais réflexe de peur...

    Comme je pense que vous n'avez pas pris le temps de réfléchir, je réserve l'expression de mon mépris...

  • "...voir le site du Musée d'histoire de La Chaux-de-Fonds..."

    Je vous laisse deviner l'orientation politique de l'équipe dirigeante du Musée d'histoire de La Chaux-de-Fonds et depuis toujours, M. Hubler...

  • "Comment on fait pour "assassiner" quelqu'un par crise cardiaque ? On lui fait "Bouh!"

    Tout en lui donnant un très violent coup sur la tête avec un objet contondant, de type manche de pioche, dans le cas particulier.

  • Monsieur Scipion,

    Ne réservez pas l'expression de votre mépris: j'ai réfléchi! Vous pouvez l’utiliser, je le méprise, mais votre mépris n’est pas un argument.
    Il n'y a pas plus sot que celui qui fait semblant de ne pas comprendre ! D'un coté un homme déraille "verbalement", complètement, seul et à l'aide d'une plume : la mort est extérieur à l’acte d’écrire. De l'autre, une troupe qui déraille "physiquement", complètement, ensemble et avec des armes, la mort est l’acte! Cherchez la différence!

    Vous semblez être un historien, alors dites nous à quel niveau de la hiérarchie on a perdu les pédales, aussi bien avant, pendant et après les évènements de ce triste jour du 9 novembre 1932,

    Selon vous, les immondes actions de Pinochet, de Staline, de Bush, seraient alors aussi toutes des réflexes de peur? La peur n'est-elle pas, plutôt, utilisée comme prétexte: les atroces communistes qui mangent les enfants, les méchants capitalistes qui affament le peuple, les vilains terroristes qui cachent des armes de destruction massive ?
    Ces actes sont donc moins graves que les écrits d’un Louis Ferdinand Céline ? La plume d’un seul plus meurtrière que les fusils d’une armée ?... J’ai un doute !!!

    Vous constaterez que j'ai utilisé des exemples de l'extrême droite, de la gauche communiste et même d'un républicain qui se dit être un défenseur de la démocratie. De cette manière tout le monde est servi!

  • A Conakry il y a quelques années, une foule du même type - excitée non par des communistes mais par des islamistes, mais où est la différence ? - que la racaille genevoise a réussi à prendre un garde : ils l'ont émasculé, pendu et brûlé.
    Ils ont eu vachement raison de tirer en 32, à mon avis...

  • Et tiens, j'oubliais l'essentiel. Je suis arrivé le 9 novembre 2002 à Montepuez en provenance de Pemba. La Renamo avait provoqué des émeutes que la police n'avait pas osé réprimer. Six policiers ont été pris par la foule, émasculés, jetés dans un puits, arrosés d'essence et brûlés. De nombreux témoins ont affirmé avoir vu une femme jouer avec le sexe d'un des flics comme s'il s'agissait d'un téléphone portable...
    Mais il ne s'agit que de nègres, n'est-ce pas, Holenweg ? Jamais la racaille de Genève ne se serait comporté de cette manière. Pas comme la racaille parisienne, avec ce mec qui brandissait la tête de certaine aristocrate sur une pique, et s'était fait une moustache de ses poils pubiens...

  • L'argument est original : une émeute mozambicaine de 2002 justifie une fusillade genevoise de 1932. Et la sauvegarie des émeutiers de la RENAMO (ou des émeutiers parisiens de 1789 ou de 1793) justifie la connerie des soldats de l'Armée suisse., de leurs sous-officiers, de leurs officiers, du Conseil d'Etat et du Conseil fédéral de l'époque. Les émeutiers de la RENAMO charcutent des policiers du FRELIMO ? Les soldats suisses ont donc le droit de mitrailler des antifascistes genevois. N'importe quelle émeute,. n'importe quand, n'importe où et pour n'importe quelle motif, à défaut de raison, justifie n'importe quelle répression, n'importe où, n'importe quand, contre n'importe qui... Le raisonnement peut être élargi (après tout, on est pas dans l'analyse, mais dans la théorie appliquée du chaos) : n'importe quel événement en justifie n'importe quel autre...

  • Géo, avec son "Ils ont eu vachement raison de tirer en 32, à mon avis..."
    reprend ses arguments à coups d'armes à feu !

    Dans tous les sens du terme: Il utilise des arguments à deux balles ! Celles d'un FAS 57 avec lunette de visée ?

  • "Il n'y a pas plus sot que celui qui fait semblant de ne pas comprendre !"

    On ne saurait mieux dire.

    "D'un coté un homme déraille "verbalement", complètement, seul."

    Humbert-Droz n'a pas déraillé et pas verbalement, ou si vous préférez, il n'a pas déraillé parce que pas verbalement.

    Il a écrit une phrase dont il a soigneusement pesé les mots, en disposant de plusieurs heures de réflexion, avant de les écrire et après les avoir écrit. La préméditation exclut donc l'hypothèse du déraillement.

    Puisque vous vous acharnez à ne pas comprendre, je vous invite à réfléchir à ce qu'on dirait, aujourd'hui encore, de Georges Oltramare, s'il avait osé dire : "L'Armée a vengé ses morts de 1918 !"

    "Vous constaterez que j'ai utilisé des exemples de l'extrême droite, de la gauche communiste et même d'un républicain qui se dit être un défenseur de la démocratie."

    J'ai constaté, ouais... Et effectivement, tout le monde est servi. Avec la même mesure : Pinochet et ses trois mille disparus, Staline et ses millions de morts, Bush le jobard, aspirant au Nobel de la Paix en tant que cheville ouvrière du réglement définitif du sac d'embrouilles proche-oriental.

    C'est de l'objectivité "à la Amnesty" du temps de la guerre froide !

  • "Ils ont eu vachement raison de tirer en 32, à mon avis..."

    Vous êtes le dernier des salopards pour avoir écrit cela.
    Un conseil: conservez très soigneusement votre anonymat.

  • "Ils ont eu vachement raison de tirer en 32, à mon avis... (...) Vous êtes le dernier des salopards pour avoir écrit cela."

    J'imagine que vous écrivez cela parce que vous n'acceptez pas l'idée que des énergumènes vociférants de chez nous, pourraient se comporter comme des sauvages africains déchaînés.

    C'est bien ce que vous avez voulu dire ?

  • "répression"...
    S'il doit y avoir une prochaine manifestation du genre, je propose une solution pragmatique: mettre les politiciens face à la foule déchaînée et haineuse.
    Ils pourront ensuite - à condition de survivre à l'événement - nous faire part de leurs idées sur la peur et "la légitime défense" dans des situations extrêmes voulues par des extrêmistes et exploitables pour longtemps par de nouvelles générations d'extrêmistes.

  • "Vous êtes le dernier des salopards pour avoir écrit cela.
    Un conseil: conservez très soigneusement votre anonymat."
    J'ai déjà donné mon patronyme assez souvent pour ne pas avoir à recommencer, non ? Et Olivier, c'est une identité ?
    Je réponds durement à des affirmations hyper-violentes d'un dénommé Holenweg, extrémiste patenté et fou furieux. Et stupide :
    "L'argument est original : une émeute mozambicaine de 2002 justifie une fusillade genevoise de 1932." Vous mettez une foule d'excités qui agitent des machettes à deux mètres de policiers beaucoup moins nombreux mais armés de kalachnikovs, cela ne peut que très mal se passer. N'importe qui comprend cela, et moi je l'ai vécu.
    Alors je le redis, les soldats ont eu bien raison de tirer en 32, sinon ils auraient été massacré par la racaille.

  • Damned ! Me voilà démaqué ! Sous l'apparence d'un paisible socialiste genevois se dissimulait traîtreusement un "extrémiste patenté" (qui diable délivre les patentes ?) doublé d'un "fou furieux", au risque de la redondance. Heureusement, l'"extrémist fou furieux" est stupide : ça atténuera (ou annihilera) au moins ma dangerosité.
    Pour le reste, l'argumentation paludéenne de "Géo" reste la même : puisque les porteurs de kalach' du FRELIMO ont dû tirer sur les porteurs de machettes de la RENAMO en 2002 au Mozambique, les porteurs de mousquetons de notre glorieuse armée fédérale ont eu raison de tirer sur les porteurs de casquettes du PS et du PC et des groupes anars (la "racaille", donc), et sur quelquies passants flingués au hasard, à Genève en 1932.
    Le massacre du 9 novembre a eu deux conséquences intéressantes : d'abord, il a amené les socialistes au pouvoir pendant trois ans à Genève. Ensuite, il a (jusqu'à présent du moins) rendu impossible toute intervention de l'armée pour réprimer une manifestation à Genève. Et le souvenir des événements de 1932 à renforcé l'antimilitarisme traditionnel de la République -qui a accordé, avec le Jura et pour les mêmes raisons, une majorité de suffrages à la plupart des initiatives antimilitaristes lancées en Suisse depuis 70 ans... A quelque chose malheur est bon...

  • Paisible, Camarade Hollenweg, faut le dire vite. En tout cas pas dans vos imprécations, qui sont tout de même assez radicales (Hihi) et souventes fois agressives.
    Lorsque vous appelez à une mise en garde, et que je le relie à quelques appels ou menaces voilées de guerre civile et de révolte violente que j'ai lu ici ou là ces derniers temps (pas sous votre plume, vous voulez juste supprimer les prisons...)je me dis que le débat sur le poids de la plume et le choc des armes n'est pas dépourvu d'intérêt.
    En l'occurrence, en France, après les règlements de comptes de la Libération, la justice, de Gaulle et l'opinion publique avait tranché: les Céline et autres écrivains fachos de Je Suis Partout étaient condamnés, les miliciens et autres fusilleurs de base absouts.
    Quant à 32, je n'y étais pas et aucun des intervenants de ce blog non plus. Mais pour avoir pas mal dirigé de services d'ordre à Paris comme à Cannes face à des petis cons fachos, et plus tard avoir assisté à des lynchages par des foules en délire, certains mortels, d'autres qui auraient fort bien pu le devenir, en Haïti, au Yémen, et dans divers pays d'Afrique Noire et Blanche, j'ai tendance à penser deux choses.
    Une foule quelle qu'elle soit est éminemment dangereuse, monte les tours et perd les pédales à grand coup d'adrénaline sans que cela soit véritablement contrôlable, sauf par la peur. Le problème étant que la peur peut pousser à s'enfuir aussi bien qu'à réduire en lambeaux l'artisan de cette peur...
    Le fait de porter une arme, en de telles circonstances, incite à s'en servir, et sortir les armes face à une foule très supérieure en nombre est le type même d'action qui met le feu aux poudres. Selon le cas, la foule s'enfuira, ou étripera les porteurs d'armes, mais dans tous les cas, des morts resteront sur
    le carreau.
    Personne n'y peut rien, ce sont des réflexes naturels. C'est pourquoi il est sage, dans nos démocraties, que depuis quelques décennies, les troupes de maintien de l'ordre ne portent pas d'armes létales.

  • Il faudrait tout de même rappeler aussi que la manifestation communiste n'avait pas d'autre but que perturber un meeting fasciste. Et si cela avait été l'inverse, Pascal Holenweg ? Vous vous perdriez en louanges sur ces braves pioupious du 17ème qui auraient, en tirant sur ces cochons de fascistes, sauvé la République !!!

    Philippe Souaille@ Il vaut nettement mieux éviter les armes létales, le pire est toujours assuré. Cela dit, les Genevois n'ont pas l'air d'avoir trouvé la solution pour assurer la sécurité de leur ville "internationale", comme ils se la pétent à la qualifier à longueur de journée. 15 voyous du black-block ridiculisent des centaines et des centaines de robocops sur-équipés, sur-entraînés et sur-payés. Une ville internationale dirigée par les derniers des ploucs communaux, qui n'ont certes plus de bouse sur leurs bottes, mais entre leurs oreilles...

  • Il se pourrait bien que, dans les recrues de 1932, il y avait des sympathisants ou adhérants au PS ! Là, cela serait plus ennuyeux pour les fanatiques de cette commémoration. Maintenant, il est vrai que jamais un socialiste (ou communiste, c'est selon l'appellation contrôlée des pays) n'aie tiré sur une infime partie d'une population où que ce soit ! Les tueries dans les pays du bloc de l'Est sont que de la démagogie ! On voit la paille dans l'oeil..........!

  • Effectivement, si les tueries dans les "pays de l'est" justifient les tueries dans les "pays de l'ouest", celle de 1932 est parfaitement justifiée. Mais il faut alors cesser de se poser en alternative et de se définir comme le "monde libre". Et reconnaître au passage ce qu'on devrait savoir depuis bientôt mille ans : que l'Etat est une machine à tuer.

  • Pascal, vous devez reconnaître que ces quelques morts "genevois" ne sont pas grand chose à côté des 20 millions de morts dû au socialisme (ou communisme, c'est selon). Les nazis ont tués moins de monde que l'idéoligie gauchiste !

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