Putain, un an…

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Ça grenouille déjà pour les élections au Conseil d'Etat de 2009…
Putain, un an…


A plus d'un an des élections cantonales, ça grenouille déjà à droite (et ça glandouille encore à gauche) : les partis tentent de clarifier leurs stratégies, pour le moins divergentes -et même de se mettre les uns les autres devant quelques faits accomplis. L'UDC a désigné le 16 juin son candidat pour l'élection du Conseil d'Etat, un an et demi avant l'élection. Le Parti libéral a emboîté le pas en annonçant qu'il désignera le colistier de Mark Muller avant la fin de l'année. Un an avant l'élection du Conseil d'Etat, on en a déjà marre. Suffisamment pour nous demander si la vieille méthode athénienne du tirage au sort des édiles ne pourrait pas être instaurée par la Constituante. Histoire d'éviter que la courbure du dos des candidats et de la ligne des partis finisse par confirmer la vieille règle énoncée par Jonathan Swift : " L'ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses : c'est ainsi qu'on grimpe dans la même posture que l'on rampe ".

Courbures et postures…

L'UDC a son candidat pour le Conseil d'Etat : Yves Nydegger, celui qui expliquait que la courbure du dos du cheval prouve l'existence de Dieu, et qui entend désormais démontrer que la courbure du dos des partis de l'Entente prouve la mortalité de l'âme en politique. Pourquoi Yves Nydegger ? C'est simple : c'est " le seul à pouvoir endosser de telles responsabilités ", selon le Secrétaire général de l'UDC de Piogre, Eric Bertinat, qui ne semble guère se faire d'illusion sur la qualité du vivier politique de son parti. En fait, si l'UDC désigne son candidat si tôt, c'est pour mettre l'Entente en général, et le parti libéral en particulier, face à un choix cornélien (du Corneille de la comédie, plutôt que de la tragédie) : s'allier avec elle, ou s'affaiblir face à l'actuelle majorité gouvernementale " centre-gauche " (mais surtout centre). L'UDC a annoncé qu'elle présentera de toute façon un candidat, que ce soit dans une alliance avec l'Entente ou dans une sorte de Sondertbund électoral avec les seuls libéraux (surtout si ceux-ci présentent aux côtés du représentant de la Chambre genevoise immobilière, Mark Muller, un crypto-UDC du genre Jornot). Pour l'heure (mais l'horloge tourne et les calculettes chauffent), le PDC s'est dit et redit totalement opposé à toute alliance avec une UDC genevoise " en raison de (sa) ligne blochérienne ". Même posture, chez les radicaux, qui posent trois conditions à l'UDC pour une alliance: un soutien clair aux bilatérales (Blocher ayant donné le ton, ça ne devrait pas poser de problème à l'UDC genevoise), " un soutien résolu au dialogue social ", ce qui ne mange pas de pain, et des garanties sur la forme des messages lors des campagnes électorales -en clair, la fin des campagnes nauséabondes auxquelles l'UDC se livre (avec succès) depuis une décennie. Cause toujours…

Lien permanent Catégories : Politique 7 commentaires

Commentaires

  • Juste pour vous donner la bonne orthographe Nidegger.
    Pour le reste, comment dit-on déjà : "Gouverner c'est prévoir" ?
    Oui, c'est bien cela.

  • Peut-on déduire de votre billet que le PS aura d'autres candidats que ceux qui sont malheureusement en place ?
    Chic !

    :o)

  • Je ne connaissais pas la phrase de Swift, mais elle est très imagée.

  • Au PS, on verrait bien Mesdames Fehlmann Rielle, Pürro ou Torracinta briguer un siège au Conseil d'Etat.

    Les Verts pourraient lancer Mesdames Bugnon ou Künzler.

    Au PLG, il faut encore ajouter Madame Isabel Rochat, brillante Conseillère administrative à Thônex, et peut-être aussi sa collègue Beatriz de Candolle, tout aussi brillante Conseillère administrative à Chêne-Bourg et Députée.

    Le Conseil d'Etat 2009-2013 sera donc très certainement celui du retour des femmes, et c'est une chose heureuse !

    Quant aux radicaux, c'est très simple : on a le meilleur de tous, et il arrivera en tête !

    Bien à vous,

    Murat Julian ALDER, Président des jeunes radicaux genevois
    Candidat à l'élection de l'Assemblée constituante (liste n° 1)

  • Deux remarues :
    1. Les socialistes présenteront de toutes façons une candidature nouvelle, puisque Laurent Moutinot ne peut pas statutairement solliciter un nouveau mandat. Et cette candidature nouvelle sera forcément celle d'une femme puisque les statuts du parti imposent la parité.
    2. ça n'est certainement pas Longchamp qui arrivera en tête à l'élection du Conseil d'Etat de 2009, mais plutôt David Hiler.

  • Avec ou sans parti je votrai pour Isabel ROCHAT, le plus tôt possible, précisément parce que je pourrais commencer à en avoir assez des partisans incapables de gérer et de prévoir le présent.
    Au delà du blabla, pour Genève, au Conseil d'Etat: ch'est Rochat¨!
    L'ancien parti Libéral c'est plus ou moins 50'000 voix pour un Conseiller d'Etat. L'élue s'occupera de près d'un demi million d'habitants dont plus de 220'000 votants! Dont la majorité, comme moi, hors parti!
    Merci Isabel de nous offrir votre savoir faire et votre candidature.

    Olivier

  • C’est bien un dialogue social qui tend à devenir un soliloque sans réponse. Une situation certainement peu plaisante pour n’importe quel côté pris.

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