Du développement durable comme tarte à la crème (bio, la crème)

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Un consensus qui sonne creux :
Du développement durable comme tarte à la crème (bio, la crème)


Quand un concept fait l'unanimité, il y a de fortes chances pour que ce soit en raison de sa vacuité. Et quand tout le monde, de l'UDC aux Communistes, et nous compris, prône le " développement durable ", c'est vraisemblablement que le concept ne gênant personne, il ne sert à rien. Sinon à remplir les discours de campagnes électorales. C'est le principe du tambour : ça résonne parce que c'est creux.

Développement du râble

Ce qu'il y a de plus durable dans le concept de " développement durable " est bien l'usage qu'on en fait pour tenter de pérenniser des comportements et des modes d'organisation sociale qui sont tous contradictoires des beaux objectifs proclamés. Il n'y a pas de développement " durable " concevable dans la poursuite d'une croissance fondée sur l'utilisation de ressources non renouvelables, sur la production et de la consommation de biens marchands acquis non pour leur utilité mais pour le signe d'intégration sociale qu'ils manifestent et sur l'appropriation privée de l'espace. Bref : il n'y a pas de développement durable sans rupture avec notre mode de vie actuel -pas de développement durable sans décroissance. Or tel qu'il nous est vanté, le " développement durable " n'est qu'une forme de croissance. Une croissance light, soft, fit, tant qu'on voudra, mais une croissance. Or c'est bien, désormais, la décroissance qui devrait s'imposer, et avec la décroissance, un changement radical des répartitions de la richesse, des ressources et du pouvoir. La crise financière actuelle pourrait-elle le provoquer ? Les Etats font et feront tout pour qu'il n'en soit rien. Avec les plus de 1000 milliards de dollars affectés par les USA et les Etats européens et asiatiques au sauvetage d'un système financier parasitaire, on éradiquerait la faim, l'analphabétisme et la plupart des maladies endémiques qui ravagent encore la périphérie; on assurerait l'accès universel à l'eau potable et aux soins. Et quand on s'inquiète ici sur le coût d'un plein pour sa bagnole, on a des soucis d'une toute autre nature ailleurs : 1,5 milliard de personnes, soit le quart de la population mondiale, sont menacées par la dégradation croissante des terres desquelles elles dépendent directement. Et la flambée des prix des denrées alimentaires a entraîné une augmentation de 50 millions du nombre des affamés dans le monde.

Commentaires

  • Il faut quand même noter que les mots "développement durable" prononcée par un Antonio Hodgers ou un Soli Pardo n'ont pas particulièrement le même sens !

  • Combien de candidats à la Constituante s'engagent-ils en faveur de la décroissance ?? C'est une indication de vote déterminante !

  • Je ne sais pas combien de candidatEs à la Constituante s'engagent en faveur d'un projet de décroissance. Je doute que l'on soit très nombreux : électoralement, le projet n'est pas très porteur. Même (ou surtout) s'il est le seul à répondre aux enjeux. Le "développement durable" passe mieux. Surtout quand, comme le relève "Djinius", il peut être évoqué (avec des contenus totalement contradictoires) par un Soli Pardo et un Antonio Hodgers. C'est dire si le concept est flou.

  • A mon avis le développement durable est un developpement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.

  • Le "développement durable" passe mieux. Surtout quand, comme le relève "Djinius", il peut être évoqué (avec des contenus totalement contradictoires) par un Soli Pardo et un Antonio Hodgers. C'est dire si le concept est flou.

  • Je ne sais pas combien de candidatEs à la Constituante s'engagent en faveur d'un projet de décroissance. Je doute que l'on soit très nombreux...

  • Une croissance light, soft, fit, tant qu'on voudra, mais une croissance. Or c'est bien, désormais, la décroissance qui devrait s'imposer, et avec la décroissance, un changement radical des répartitions de la richesse, des ressources et du pouvoir. La crise financière actuelle pourrait-elle le provoquer ?

  • à mon avis le développement durable est le dernier gadget que le néolibéralisme a crée pour tenir occupés les révolutionnaires de pacotille des cartiers bourgeois...quand ils ont rien à foutre et pas de pauvres à défendre, enfin faire semblant de défendre...hem...

    car les pauvres gens du tiers monde ne savent même pas de quoi il s'agit, puisque eux ont des problèmes plus ponctuels comme par exemple survivre...et ils survivent fournissant de délicieuse bouffe bio pour ces humanistes respectueux de l'environnement , ils sauvent le monde et la nature depuis leur chaise en osier, avec leur cul bien au chaud dans leur magnifique maison secondaire en Provence...


    pendant que les misérables du monde continuent à vivre dans la merde polluée et à ne pas avoir du futur...


    puah...

Les commentaires sont fermés.